Haine 13
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Description




Chiffre 13 ! Mauvaise pioche pour une Nationale. Terminus pour un loser...


JE SAVAIS QUE CE PUTAIN DE CHIFFRE portait malheur, j’en étais intimement convaincu... Seulement après vingt-huit mois passés à la maison d’arrêt des Hauts-de-Seine, la RN 13 c’était la route directe pour rejoindre Caen en auto-stop.



La poisse lui colle à la peau comme un déterminisme fatal. Lorsqu’il lève le pouce sur la RN 13, on subodore que ce loser n’aura pas usurpé sa réputation. Pétrosky use des codes du noir avec un talent consommé.


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Publié par
Nombre de lectures 4
EAN13 9791023403824
Langue Français

Informations légales : prix de location à la page 0,0015€. Cette information est donnée uniquement à titre indicatif conformément à la législation en vigueur.

Exrait

Stanislas Pétrosky Haine13 Nouvelle CollectionNoire sœur
Je savais que ce putain de chiffre portait malheur, j’en étais intimement convaincu...
Seulement après vingt-huit mois passés à la maison d’arrêt des Hauts-de-Seine, la RN 13 c’était la route directe pour rejoindre Caen en auto-stop, et vu que les bagnoles s’arrêtent pas sur l’autoroute, il ne me restait que les routes nationales et départementales. Comme Jean Yann, j’aime pas les départementales, alors me voilà baluchon à l’épaule sur la RN 13 en attendant qu’une caisse s’arrête à ma hauteur pour emmener mon humble carcasse jusque dans la cit é bas normande.
C’était là ma destination : j’avais quelques comptes à régler avec une nana de là-bas. Cette garce m’avait balancé aux condés pour une minable histoire de came. Je n’avais pas voulu lui faire crédit sur l’herbe. Pourtant, elle avait voulu payer en nature, et faut avouer qu’elle était plutôt bien foutue : une jolie blonde, des petits seins en poire et un cul bien rond. À vingt-huit ans la chair est encore ferme. Seulement ses prestations n’étaient pas à la hauteur. Ce n’est pas le tout d’être bien gaulée, faut encore avoir le savoir-faire ! J’avais gardé la beu, elle avait porté plainte pour viol. Le baveux s’en était pas trop mal sorti, j’avais écopé de trente-six mois fermes, avec le jeu des réductions, j’en ai fait vingt-huit, ce qui en fait déjà autant de trop. Je lui réservais une dégelée de derrière les fagots, j’allais lui refaire le portrait sérieusement. La prochaine fois qu’un type la trouverait séduisante, c’est que le gus aurait une canne blanche dans une pogne et un labrador en laisse dans l’autre. Cette salope allait se souvenir de Quinquin ! Ouais, Quinquin, comme André Pousse dans le Pacha, sauf que pour ma gueule ce n’est pas le diminutif de Quentin trafiqué dans le jargon du mitan, mais l’abréviation de rouquin. Bref, je cherchais un tacot pour aller foutre une rouste à une blondasse normande. Ça faisait déjà plus d’une heure que je tendais le pouce comme un con, j’avais marché un peu, j’étais arrivé au niveau de Puteaux, je
commençais à fulminer sévère de pas voir un cocu s’arrêter, même les gros culs filaient direct, tu m’en foutras des routiers qui aiment les auto-stoppeurs ! Je peux vous garantir qu’en juillet mille neuf cent soixante-seize, il ne faisait pas froid à arpenter cette putain de route nationale. La sueur qui me coulait sur l’échine ne faisait qu’augmenter l’intensité de la trempe que j’allais filer à la Lucie, elle allait dérouiller, c’est moi qui vous le dis, j’allais lui tanner le cuir et le cul à la môme. Faut dire aussi, pendant que j’étais à l’ombre, un salopard avait repris mon marché sur l’Ouest parisien. Dans la came, vous disparaissez une semaine, aussitôt votre place est prise, et pas la peine de vouloir jouer les gros bras et virer le gus, les clients ont changé de crémerie, c’est mort. Pas grave, je vais la foutre au tapin, sur le ruban, la morue, elle va me rembourser avec son cul, mon fric et mes mois de liberté volée. Dans le pain de fesse, qu’il va investir le Quinquin ! Dans mon imagination, j’étais parti pour vivre quelques mois au frais >>>>>>>>>
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