Les aventures du Fils de Sherlock Holmes

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Quel est le lecteur qui ne se souvienne d’avoir suivi avec un intérêt parfois passionné le récit des aventures du célèbre Sherlock Holmes ? Mais voici plus de dix ans que le génial policier a cessé d’étonner les deux mondes par ses exploits prodigieux. Il a eu la bonne fortune d’entrer en possession d’un héritage qui en fit, presque du jour au lendemain, un des plus riches propriétaires du Royaume-Uni. Depuis lors, son existence se passa dans son manoir, au milieu de ses vastes domaines dans le Comté de Devon, où il goûte un repos bien gagné, après tant d’années d’une existence aventureuse, où sa vie fut si souvent à la merci du moindre incident. Son fils aîné, qui porte le nom de Sherlock, comme son père, vient d’atteindre sa vingt-sixième année ; il est sorti depuis trois ans du College of Physicians und Surgeons avec le grade de docteur en médecine. Sherlock Holmes, partisan de cet axiome que les voyages forment la jeunesse, a envoyé le jeune homme aux Etats-Unis, où l’a précédé le docteur Watson, l’ami et le confident de Sherlock. Depuis une dizaine d’années que Watson exerce la médecine à New-York, il a su s’attacher une importante clientèle, recrutée en majeure partie dans le monde des millionnaires, et sa clinique est devenue à la fois le lieu de rendez-vous des riches malades et l’école où viennent s’instruire les futures lumières de la science médicale. C’est sous cette haute et intelligente direction que le jeune Sherlock Holmes va débuter dans sa profession. Elégant et mondain, ami du plaisir, il cache sous des apparences un peu frivoles une intelligence très ouverte, un esprit curieux, un vif désir de s’instruire, un amour véritable de la science, et il se sent attiré irrésistiblement vers l’étude de la criminologie. Il s’y consacrera tout entier et mettra au service de cette science toutes les ressources de son esprit ingénieux et fécond. Très répandu dans la société élégante de New-York, où le grand renom de son père et sa fortune, et les manières affables du jeune homme lui ont valu le meilleur accueil, il va y trouver matière à d’intéressantes études et les aventures ne vont pas lui manquer. Ce sont quelques-unes de ces aventures, racontées par le docteur Watson — qui se fait l’historiographe du fils après avoir été celui du père — que le lecteur va lire. Il pourra se convaincre que, si Sherlock Holmes a disparu de la scène, son génie, comme son nom, va revivre dans son fils, en qui s’annoncent déjà toutes les qualités qui font les grands détectives... (Extrait de la Préface de l’édition originale).


Anonyme. — Publié aux Editions Richonnier (vers 1910-1914) à Paris. — « Les trois histoires de ce volume sont extrêmement divertissantes.


On ne peut qu’apprécier le mélange d’humour et de simplicité du Watson français... » (The Arthur Conan Doyle Encyclopedia).

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EAN13 9782366345919
Langue Français

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Tous droits de traduction de reproduction et d’adaptation réservés pour tous les pays.
Conception, mise en page et maquette : © Eric Chaplain Pour la présente édition : © PRNG EDITIONS — 2019 PRNG Editions (Librairie des Régionalismes) : 48B, rue de Gâte-Grenier — 17160 CRESSÉ
ISBN 978.2.36634.148.5 (papier) ISBN 978.2.36634.591.9 (numérique : pdf/epub)
Malgré le soin apporté à la correction de nos ouvrages, il peut arriver que nous laissions passer coquilles ou fautes — l’informatique, outil merveilleux, a parfois des ruses diaboliques... N’hésitez pas à nous en faire part : cela nous permettra d’améliorer les textes publiés lors de prochaines rééditions.
AUTEUR
raconté es par le DOCTEUR WATSON
TITRE
LES AVENTURES DU FILS DESHERLOCK HOLMES
INTRODUCTION uel est le lecteur qui ne se souvienne d’avoir suivi avec un intérêt parfois passionné le nombrQit. Hâtons-nous de les rassurer : Sherlockeux admirateurs en avaient éprouvé quelque dép récit des aventures du célèbre Sherlock Holmes ? Ma is voici plus de dix ans que le génial policier a cessé d’étonner les deux mondes p ar ses exploits prodigieux et ses Holmes n’est pas mort. Peu de temps après les dernières aventures dont le souvenir est encore présent à toutes les mémoires, Sherlock Holmes eut la bonne fortune d’en trer en possession d’un héritage qui en lit, presque du jour au lendemain, un des plus riches propriétaires du Royaume-Uni. Depuis lors, son existence se passa dans son manoir, au milieu de ses vastes domaines dans le Comté de Devon, où il goûte un repos bien gagné, après tant d’années d ’une existence aventureuse, où sa vie fut si souvent à la merci du moindre incident. Il y mène l ’existence du gentilhomme, partagé entre la gestion de son bien et l’éducation de ses enfants. Son fils aîné, qui porte le nom de Sherlock, comme son père, vient d’atteindre sa vingt-sixième année ; il est sorti depuis trois ans duCollege of Physicians und Surgeons(l’Académie de Médecine de l’Angleterre) avec le grade de docteur en médecine. Sherlock Holmes, partisan de cet axiome que les voyages forment la jeunesse, a envoyé le jeune homme aux États-Unis, où l’a précédé notre vieille connaissance, le docteur Watson, l’ami et le confident de Sherlock. Depuis une dizaine d’années que Watson exerce la médecine à New-York, il a su s’attacher une importante clientèle, recrut ée en majeure partie dans le monde des millionnaires, et sa clinique est devenue à la fois le lieu de rendez-vous des riches malades et l’école où viennent s’instruire les futures lumières de la science médicale. C’est sous cette haute et intelligente direction que le jeune Sherlock Holmes va débuter dans sa profession. Élégant et mondain, ami du plaisir, il cache sous des apparences un peu frivoles une intelligence très ouverte, un esprit curieux, un vif désir de s’instruire, un amour véritable de la science, et — effet de l’atavisme sans doute — il se sent attiré irrésisti blement vers l’étude de la criminologie. Il s’y consacrera tout entier et mettra au service de cett e science toutes les ressources de son esprit ingénieux et fécond. Très répandu dans la société élégante de New-York, où le grand renom de son père et sa fortune, et les manières affables du jeune homme lui ont valu le meilleur accueil, il va y trouver matière à d’intéressantes études et les aventures ne vont pas lui manquer. Ce sont quelques-unes de ces aventures, racontées p ar le docteur Watson — qui se fait l’historiographe du fils après avoir été celui du p ère — que le lecteur va lire. Il pourra se convaincre que, si Sherlock Holmes a disparu de la scène, son génie, comme son nom, va revivre dans son fils, en qui s’annoncent déjà toutes les q ualités qui font les grands détectives. Y
Le double réveil de monsieur Woodhouse
er CHAPITRE I : Mon mystérieux assistant epuis bientôt dix ans que j’ai émigré en Amérique, j’exerce la médecine dans la ville de D New-York où j’ai su m’attacher une nombreuse et élé gante clientèle ; je suis en outre e titulaire d’une chaire à l’école des « Post-graduate », dans la 23 rue Est. Un matin, dans les premiers jours du printemps de l ’année dernière, j’étais dans mon cabinet e dans ma maison de la 57 rue Ouest, attendant l’arrivée de mes deux assista nts : les docteurs Emmet Fordyce et Sherlock Holmes. La pendule venait de sonner onze heures, l’heure de ma consultation. J’avais passé une partie de la nuit auprès d’un malade auquel j’avais dû faire subir une longue et pénible opération, et je me sentais fatig ué. Je sonnai mon domestique et lui demandai sur un ton de mauvaise humeur : — Le docteur Fordyce est-il arrivé ? — Oui, monsieur, il est dans son cabinet, où il examine quelques cas de moindre importance. — Et le docteur Holmes ? Le portier se contenta de sourire et haussa légèrem ent les épaules. Le jeune docteur Holmes ne brillait pas par son assiduité. Fordyce est un homme d’environ trente-cinq ans, le type du médecin sérieux, grave, c’est mon homme de confiance. Holmes, le fils du célèbre détective, est sorti depuis trois ans seulement du « Collège of Physicians and Surgeons » avec le grad e de docteur ; il a vingt-six ans à peine. Ce jeune homme n’est pas dépourvu d’intelligence, ni d e beautés morales, et certainement il ferait quelque jour un chirurgien distingué s’il n’était m alheureusement gâté par la générosité de son père et l’excessive indulgence de sa mère. Je crain s bien que sa carrière médicale ne se trouve fortement contrariée par les prodigalités de sa famille et par les innombrables tentations offertes à un jeune homme qui a ses entrées dans les cercles les plus fermés de la société New-Yorkaise. — S’il y a des malades qui attendent, faites-les en trer, John, dis-je à mon domestique. Une minute après, M. Georges Branscombe fut introdu it. C’était, en même temps que mon client, un ami personnel. Sa maladie, je suis heure ux de le dire, n’était qu’une légère amygdalite comme il y en a tant en ce mois d’avril, où l’atmosphère de nos rues est particulièrement froide et humide. En s’en allant, M. Branscombe remarqua : — A propos, c’était un curieux cas de maladie de cœ ur que celui de Central Park ; comme médecin, cela doit vous intéresser. — Qu’est-ce ? demandai-je. Je n’ai pas vu cela dans les journaux ce matin. — Non, mais ceux du soir ne parlent pas d’autre cho se, dit Branscombe, tirant de sa poche une des premières éditions publiées chaque matin par les journaux dits « du soir ». Lisez, ajouta-t-il, si vos malades vous en laissent le temps. Il était à peine sorti qu’un autre client fut intro duit, de sorte que je n’eus pas le loisir de jeter un coup d’œil sur le journal. Le cas de ce malade étai t très compliqué et m’occupa un bon bout de temps. Comme je rédigeais une ordonnance, il me dit à brûle-pourpoint : — Avez-vous jamais entendu parler, docteur Watson, d’un cas plus curieux que celui de cette femme qu’on a trouvée morte dans une cabane d’entre preneur de bâtiment ? Personne ne s’est aperçu de rien, et pourtant cela se passait dans Central Park, une des voies les plus fréquentées de la ville. — Quelle cabane d’entrepreneur ? demandai-je... — Mais, celle de Woodhouse ; vous savez bien, celle qui est devant les Ramillies, cette grande maison de rapport qu’il fait construire en face du parc. Vous connaissez Woodhouse, le riche entrepreneur ? Je vois le journal sur votre table ; je pensais que vous veniez de le lire.
— Woodhouse... mais c’est un de mes vieux clients ! m’écriai-je comme l’homme s’en allait. Bien que d’autres malades attendissent dans l’antichambre, je pris le journal et le dépliai. Devant mes yeux s’étalait en grosses lettres rouges ce titre :
MORT MYSTÉRIEUSE ! Ce matin, à la première heure, le policeman Brennan, de la trentième circonscription, en faisant sa ronde dans Central Park, regarda par hasard dans le bureau mobile de l’entrepreneur près des Ramillies, la grande maison de rapport que fait bâtir M. H. B. Woodhouse, et il lui sembla distinguer dans la cabane le corps d’une femme renversé dans un fauteuil. Au premier abord il ne put en croire ses yeux, car la cabane de l’entrepreneur, qui est de la forme habituelle à ces constructions légères, avait ses fenêtres protégées par de solides réseaux de fils de fer et sa porte fermée par une serrure Yale. Il fit part de sa découverte au mécanicien qui venait d’arriver pour mettre en train la grue à vapeur, et il leur sembla à tous deux que c’était le corps d’une femme. Une minute après Brennan et le mécanicien rencontrèrent le veilleur de nuit qui s’en allait, sa tâche terminée. Le veilleur possédait une clef du bureau. Ils ouvrirent la porte et ils pénétrèrent dans la cabane où ils trouvèrent à leur grande surprise, le cadavre d’une belle et élégante jeune femme. Le corps était renversé dans le fauteuil placé devant le bureau. Le couvercle de celui-ci avait été rabattu pour la nuit. Les seuls objets qui fussent restés dessus étaient quelques plans, une paire de cisailles à découper le métal, le règlement des entrepreneurs et l’appareil téléphonique. Comment la jeune femme est-elle entrée dans la cabane ? Cela demeure quant à présent une énigme, car le bureau de l’entrepreneur est toujours fermé à clef, la nuit. La cause de sa mort est-elle aussi mystérieuse, bien que tout fasse présumer qu’elle a succombé à une maladie de cœur. Le veilleur de nuit, James Flym, dit que pendant toute la nuit, de six heures du soir, heure à laquelle il avait pris son service, jusqu’à six heures du matin, il n’avait rien vu d’anormal autour de la cabane ou dedans ; mais, comme la façade du grand bâtiment en construction s’étend sur plus de cent pieds le long de l’Avenue, il n’avait pu accorder à la rue au-dehors qu’une attention distraite et passagère. Quand il avait pris son service la veille, la cabane était fermée à clef et l’employé, M. Hollis, était parti. Flym est absolument sûr qu’il n’y avait personne dans la cabane à cette heure, car il avait regardé par l’une des fenêtres, pensant que Hollis pourrait bien être encore là. La jeune femme n’était pas seule quand elle entra dans la cabane, car la porte était fermée à clef. Alors, pourquoi la personne qui l’accompagnait n’a-t-elle pas donné l’alarme à la police ou cherché du secours pour l’infortuné ? Cela paraît successivement suspect et tendrait à détruire l’hypothèse de la mort naturelle. La police suppose que cette personne qui accompagnait la jeune fille était son amoureux et qu’il a préféré laisser celle-ci sans secours plutôt que de se voir dans l’obligation de révéler son identité. Dernière heure. De nouvelles découvertes prêtent un intérêt considérable à cette triste affaire. Rien ne prouve à présent que la jeune femme fut accompagnée lorsqu’elle entra dans la cabane. On a découvert, en effet, que la porte décoche automatiquement dès que la porte se ferme. Une fois entrée dans la cabane, la jeune femme a pu tirer la porte et se trouver ainsi enfermée. Maie pour quelle raison était-elle entrée dans cette cabane ? Là-dessus on se perd en conjectures. On a en outre établi l’identité de la morte. C’est la gouvernante des enfants de M. H. B. Woodhouse, le riche entrepreneur, qui fait construire le grand bâtiment pour son compte personnel. Vivant dans la famille de l’entrepreneur, il se pouvait fort bien qu’elle possédât une clef de la cabane. Le nom de la malheureuse est Miss Hélène Stickney Clawson ».
En lisant ce nom je tressaillis ; je me rappelai av oir vu la veille au soir vers neuf heures, dans Central Parc, la jolie gouvernante et mon jeune ass istant, le docteur Holmes, marchant côte à