Une vie chez les nonnes

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120 pages
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San Leonardo, couvent suisse... C'est là que Franck a disparu. Là que son ami Raymond est appelé et où il découvre un cadre si éloigné de la personnalité de son camarade à la vie amoureuse tumultueuse. Seuls moyens de comprendre ce qui lui est arrivé: ses carnets consignant son existence entre ces murs, ses fonctions de jardinier et de guide, mais encore et surtout ses rencontres avec d'autres résidents des lieux... Ou plutôt des résidentes répondant aux prénoms d'Olga et Stefania. Qu'est-il advenu de Franck-Hyppolite Roux? Une question angoissante et lancinante qui traverse un roman qui place, de manière troublante, les pas de son narrateur dans ceux du disparu. Un homme certes pensionnaire chez des religieuses, mais dont on apprend les mésaventures beaucoup moins sages au fil d'un texte qui se plaît à cultiver le suspense... évoquant tout autant des déboires triviaux que des explications plus surnaturelles...

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Publié par
Date de parution 25 octobre 2012
Nombre de lectures 30
EAN13 9782748394962
Langue Français

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Une vie chez les nonnes
Raymond Terra Une vie chez les nonnes Publibook
Retrouvez notre catalogue sur le site des Éditions Publibook : http://www.publibook.com Ce texte publié par les Éditions Publibook est protégé par les lois et traités internationaux relatifs aux droits d’auteur. Son impression sur papier est strictement réservée à l’acquéreur et limitée à son usage personnel. Toute autre reproduction ou copie, par quelque procédé que ce soit, constituerait une contrefaçon et serait passible des sanctions prévues par les textes susvisés et notamment le Code français de la propriété intellectuelle et les conventions internationales en vigueur sur la protection des droits d’auteur. Éditions Publibook 14, rue des Volontaires 75015 PARIS – France Tél. : +33 (0)1 53 69 65 55 IDDN.FR.010.0117699.000.R.P.2012.030.31500 Cet ouvrage a fait l’objet d’une première publication aux Éditions Publibook en 2012
La narration des quatre drames humains survenus en montagne n’est pas fiction. Il s’agit de faits historiques récents et bien réels.
1. Franck a disparu Le mail que je viens de recevoir précise : « Franck a disparu, votre ami vivait en Suisse. Venez au couvent San Leonardo à Müstair im Müstertal Schweiz pour ses dernières volontés. » Il va donc falloir me lancer sur les traces de Franck. Une carte routière est sommairement consultée et l’itiné-raire à emprunter rapidement connu : Saint-Étienne, Genève est un parcours familier, vivement réalisé. L’auto-route dans cette partie de la Suisse offre maintenant d’admirables points de vue, furtivement retenus, avec en contrebas le bleu du Léman et le château de Chillon. Ce paysage est couronné par les impressionnantes Dents du Midi, toutes en neige et rocs. Très rapidement, je pénètre dans le canton du Valais en épousant un long tracé rectiligne, celui du Rhône descendu de son glacier, cent kilomètres en amont et qui vient puri-fier ses eaux torrentueuses dans le lac. Mon coeur bat très fort au large de Martigny, cité que j’affectionne, mais que, malheureusement, je ne pourrai visiter aujourd’hui. Cha-monix est proche par derrière les monts et il est mieux de la découvrir partant de cette localité. Passé le col de La Forclaz, elle apparaît plus belle encore, en empruntant une route vertigineuse sinuant à travers le vignoble. Certes, à main gauche, il y a toujours l’immuable tracé rhodanien. Tout en bas sont les maisons, avec, face à moi, cette impo-sante masse montagnarde aux sommets en toutes saisons
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enneigés. Il y a en Valais une cinquantaine de cimes de plus de 4 000 mètres ! Je suis souvent venu ici car l’ingénieur Léonard Gian-nada, en mémoire à son frère cadet Pierre, décédé dans un accident d’avion, avait décidé de créer une fondation de-vant perpétuer son souvenir. J’ai pu voir dans ce centre culturel l’exposition d’oeuvres des plus grands peintres internationaux, le plus souvent un nom chaque année, mais quels noms ! Giacometti, Toulouse-Lautrec, Modigliani, Miro, Gauguin, etc. Fidèle habitué, j’ai par ailleurs pu ad-mirer une cinquantaine de véhicules anciens et un parc de sculptures où voisinaient Rodin, Dubuffet, César et son pouce, Calder et ses mobiles, La Roue Oriflamme de mon excellent ami, le sculpteur Jean Arp, etc. Mais rapidement fuient les souvenirs d’un pèlerinage virtuel. La voiture file au large de Sion, chef-lieu du can-ton du Valais qui ressemble avec ses deux sommets et leurs châteaux à la ville française du Puy en Velay. La vision de Franck me revient en mémoire, lancinante. A-t-il été emporté par un mal pervers ou victime du surin d’un mari trompé (je sais de quoi je parle !) ou plus vraisem-blablement d’une chute en montagne ? Je quitte le Bas-Valais francophone pour la partie haute du canton, germanophone. Voici Brig et enfin, quarante kilomètres plus haut, Münster. Je ne parle pas l’allemand. Les gens à qui je demande la direction du couvent San Leonardo me dévisagent avec étonnement. Ils me font comprendre qu’ils ne savent pas jusqu’à ce que j’interpelle un quidam qui me répond en un français très pur : — Vous cherchez San Leonardo, vous ne le trouverez pas ici pour la bonne raison que ce couvent n’existe pas. Vous voyez bien cher ami que l’on vous a fait un canular ! Je suis désappointé et réplique :
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