1- Cartel Robotique

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Description



Présentation de la série :




Après une guerre planétaire, quelques cités survivantes devinrent des mégalopoles repliées sur elles-mêmes et totalement indépendantes, tant d’un point de vue énergétique qu’informatique, transformant le réseau internet en un système local. Les décisions politiques et sociétales se limitèrent aux habitants de ces tentaculaires rassemblements humains.



Dans l’une de ces mégalopoles coupées du reste du monde, les drones se sont développés au point d’être omniprésents, au détriment des robots en général, et des androïdes en particulier. Historiquement compréhensible, cet état de fait est devenu le quotidien des millions d’âmes vivant au sein de cette immense cité.



Cette situation de monopole satisfait les habitants et le consortium à la tête des industries productrices de drones, mais un groupement de sociétés spécialisé en robotique complote. Au fil d’années de lutte industrielle, les deux responsables de ces puissantes holdings ont depuis longtemps dépassé le point de non-retour dans leur antagonisme.



L’affrontement est devenu inévitable !




Episode 1 :


Au sein de la mégalopole utilisant les drones multidisciplinaires, les professeurs masqués dispensent leurs cours à distance. Les étudiants y assistent par drone interposé. D’autres en bricolent dans leur garage. Certains même sont spectateurs ou participent à des combats de drones clandestins organisés dans les bas-fonds.


Autrement dit, la population profite des avantages octroyés par les drones omniprésents dans leur société survivante.


Cependant, plus haut dans la sphère des affaires, deux consortiums opposés, tant par leurs domaines d’activités que par leurs dirigeants, atteignent, puis dépassent les limites de la simple divergence d’opinion.


Le début d’une longue réaction en chaîne qui entraînera bien des changements dans l’existence d’une poignée d’adolescents.

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EAN13 9782369762003
Langue Français

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Christian Perrot

Cartel Robotique
Episode 1

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Collection Lune Etoilée
Lune Ecarlate Editions
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© 2016 Christian Perrot. Illustration © 2016 Nathy. Édité par Lune-Écarlate 66 rue Gustave Flaubert 03100 Montluçon, France. Tous droits réservés dans tous pays. ISBN 978-2-36976-200-3. Le code de la propriété intellectuelle interdit les copies ou reproductions destinées à une utilisation collective. Toute représentation ou représentation intégrale ou partielle faite par quelques procédés que ce soit, sans le consentement de l'auteur ou de ses ayants droit, est illicite et constitue une contrefaçon au terme des articles L,122,-5 et L,335-2 et suivant du code la propriété intellectuelle.


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 Mes plus sincères remerciements

à Marc pour avoir cru en ce roman,

à Anne pour l’avoir sublimé,

et à Nathy pour son travail constant.


 PROLOGUE


La guerre mondiale fut terrible ! Un pléonasme… Elle prit naissance dans le Proche-Orient avant d’enflammer l’ensemble du « vieux continent », de l’Europe à l’Asie. Au plus fort de la mêlée, tous les moyens de destruction furent utilisés sans discernement dans la folie collective : des satellites armés de lasers aux unités mécanisées commandées à distance.

Des pans entiers de la planète devinrent de vastes champs stériles, voire même radioactifs. Ce qui contribua à faire migrer les survivants. En plus des pertes humaines, de nombreuses avancées technologiques disparurent avec les cerveaux qui en maîtrisaient le fonctionnement. Aussi, une longue période fut nécessaire au regain d’activité scientifique dans de nombreux domaines.

Dans l’intervalle, le monde s’organisa en vastes mégalopoles où s’étaient rassemblés des centaines de milliers de réfugiés fuyant les affrontements. Du fait de la solitude de ces nouveaux centres de vie, séparés des autres par des terres souvent impraticables, chacune développa un profond sentiment d’autarcie. Chaque cité s’évertua à devenir totalement autonome à la manière d’îlots discriminés dans l’océan de la destruction.

Par exemple, l’alimentation électrique devint exclusivement dédiée à chaque mégalopole. Développant un sentiment de paranoïa aiguë, les habitants conçurent également un réseau informatique local déconnecté de l’antique Internet, depuis longtemps détruit en même temps que ses principaux serveurs. Plus facile à maintenir en état, certes, mais bien éloigné de sa fonction première.

Après la guerre planétaire, chaque mégalopole développa et accentua les compétences disponibles en son sein, se fermant plus ou moins sciemment à de nombreuses technologies et industries. Souvent à cause de la pénurie de matériaux spécifiques, mais aussi par choix délibérément orientés par de grands groupements de sociétés désireux de faire fructifier leurs propres intérêts avant ceux de la population.

Dans l’une de ces mégalopoles uniques, la population se tourna spontanément vers l’utilisation massive de drones multidisciplinaires et omniprésents. De l’autre côté de la balance, les robots en général et les androïdes en particulier, furent délaissés au point d’être proscrits par une grande part des habitants.

Cet état de fait perdura longtemps, des années de monopole exercé par un unique consortium omnipotent, sans déranger outre mesure les millions d’utilisateurs.

Pourtant, dans l’ombre, certains nourrissent encore des idées radicales sur la question…

 


ÉPISODE I


06 h 45 : dès l’heure programmée et avant même que son propriétaire n’ouvre un œil, le drone « majordome » de type D-Butler entamait sa chorégraphie quotidienne. Capable de se mouvoir de manière autonome grâce à ses huit moteurs orientables, le D-Butler quitta son socle de chargement électrique mural dans un vrombissement assourdi. Il entreprit ensuite de remplir ses tâches préétablies.

Passant en revue les différentes étapes de sa programmation, il commanda, en premier lieu, le lancement du D-Dust. Un drone glissant sur le sol, prévu pour avaler toute trace de poussière, dont la forme arrondie facilitait la tâche. L’aspiration ne durerait qu’une poignée de minutes, juste le temps nécessaire pour débarrasser le plancher de toute particule susceptible de blesser les pieds nus de l’habitant des lieux.

Orientant son antenne infra-rouge vers le mur extérieur dans lequel s’ouvrait l’unique fenêtre de la chambre, le D-Butler sollicita les moteurs intégrés aux tringles pour repousser les rideaux afin de permettre à la lumière du jour de pénétrer dans la pièce.

De la même manière, le drone activa à distance la machine à café, le grille-pain et le presse-agrumes automatique. Tous trois préparés, la veille au soir, par le propriétaire.


* * *


Brian Nilmac se leva en baillant à s’en rompre la mâchoire. Son radioréveil indiquait 07 h 00. Il était temps d’entamer sa journée. Sans un regard pour le « majordome » électronique indépendant, il se déshabilla, puis passa dans la salle de bain. Derrière lui, le petit engin volant ramassa son pyjama, à l’aide de la pince ornant la partie inférieure de sa carlingue, et le jeta dans la corbeille à linge sale.

Dès la cabine de douche refermée, une pulvérisation de gel recouvrit le corps masculin. Sans alcool et biodégradable, ce gel de lavage antibactérien1, capable de générer sur la peau un film à la fois nettoyant et hydratant, présentait tous les avantages : du gain d’eau douce non négligeable pour la planète, au gain de temps pour des consommateurs de plus en plus pressés. Un instant plus tard, une projection d’air chaud permit à l’homme de quitter la pièce, propre et sec. Dans l’intervalle, le D-Butler s’était chargé d’allumer la télévision murale, d’adapter la température de la pièce à la nudité de son hôte, sans oublier de lui apporter sa chemise et son costume, accrochés à un cintre, directement prélevés dans le vaste dressing.

Vivant seul, Brian ne se préoccupait guère de sa tenue. Il avait pour habitude de déambuler dans son logement de fonction dans la plus stricte nudité sans se soucier d’être vu par la fenêtre de l’immeuble qui faisait face au sien. En tenue d’Adam, il but son café, son jus d’orange et grignota ses toasts. Comme souvent, il les trouvait trop cuits et se promit, in petto, de diminuer le thermostat du grille-pain, pour oublier immédiatement cette bonne résolution.

Sur le mur, l’écran de télévision déroulait en boucle les dernières informations qui défilaient, en bas, dans un bandeau coloré. Le reste de l’écran était coupé en quatre : publicités, chroniques, feuilletons et films. Il y en avait pour tous les goûts ! Brian n’avait qu’un mot à prononcer pour que son drone « majordome » agrandisse la chaîne choisie en plein écran tout en basculant le volume sur « on ».

Dans le silence reposant de la pièce, il parcourut des yeux...