111 pages
Français

Vous pourrez modifier la taille du texte de cet ouvrage

Au seuil de l'autre réalité

-

Obtenez un accès à la bibliothèque pour le consulter en ligne
En savoir plus

Description

Lors de cette entrevue, Sylvie Martin ignorait qu’elle était sous couverture derrière un CV. Elle découvrit peu à peu que son métier était dangereux. Avant de devenir l’assistante du chasseur d’ombres, elle devra passer des épreuves très ardues. Cependant elle possède un don très particulier comme celui de son père. Fille unique d’une mère inconnue, elle vit sous la protection de son père et devra combattre les forces obscures avec l’aide du chasseur d’ombres. Tout le long de cette aventure le garçon aux cheveux rouge devient son ami. Il était le neveu de Bartha, une sorcière redoutable. Elle devra l’emmener loin de Saint-Baudille car le chasseur d’ombres pense qu’il pourra commettre des méfaits plus tard.

Sujets

Informations

Publié par
Date de parution 15 juillet 2014
Nombre de lectures 0
EAN13 9791029000768
Langue Français

Informations légales : prix de location à la page €. Cette information est donnée uniquement à titre indicatif conformément à la législation en vigueur.

Au seuil de l’autre réalité

Neary Marley
Au seuil de l’autre réalité
Tome 1
L’assistante du chasseur d’ombres














Les Éditions Chapitre.com
123, boulevard de Grenelle 75015 Paris




























© Les Éditions Chapitre.com, 2014
ISBN : 979-10-290-0076-8
Au seuil de l’autre réalité est une série d’aventures qui se déroule à Mazamet.

ATTENTION ! Les personnages et les villes cités dans cette aventure existent
réellement et vont jouer un rôle important.

Par conséquent, si vous décidez de vous promener dans ces pages, vous risquerez
d’être effrayé par les cahots dans cette autre réalité.

Mais j’espère que vous constaterez, que le voyage dans cette autre réalité méritait
d’être fait. Mon but est de vous mettre dans la peau du personnage.

ATTENTION ! CERTAINS CHAPITRES PEUVENT VOUS CHOQUER, ÂMES SENSIBLES
S’ABSTENIR.













Cette aventure est dédiée à mes collègues du relais 81 que je côtoie tous les jours
pendant deux ans. Toute cette aventure se déroule à Mazamet et ses environs.

Il m’a simplement fallu rester dans la discrétion totale pour comprendre mes
collègues et m’ont chaleureusement attribué des surnoms assez sympas.

J’ai eu droit à tous les surnoms comme par exemple : tahitienne et Neary Mathieu cité
par Chiguer Djilali et bien entendu, la fameuse phrase de notre cher Djilali, KESKOU SI ou
alors vat’coucher ! Neary Christmas cité par Yoann Bussard avec sa fameuse phrase
BOULISH AIME LES PARTOUZES. Nearyruana cité par Jérémy Poulain et enfin néné ou
Neary Marley citée par Céline Menelle son surnom est cécé et Joanna Vandekerkhove son
surnom est Jo notre poissonnière au tapis, mais la liste est bien longue…

Vous découvrirez tout le long de cette aventure des surnoms de chaque personnage
et d’autres garderont leur véritable prénom.

Je tiens à vous dire que les événements dans ce livre sont imaginés et d’autres sont
vrais.
Il appartiendra au lecteur de démêler le vrai du faux. Il me faut remercier tout
particulièrement Guillaume Manéro, Franck Tomaszczyk et à Thierry Poulain.

Enfin, je dois une profonde gratitude à toute l’équipe du relais 81 pour prêter leur
nom et prénom à ce projet qui pouvait vous sembler étrange.

Le thème est basé sur le fantastique et son mystère…
P r é f a c e
La légende raconte qu’à bout du pont de L’Arn est marqué par un mystère.

Cependant, beaucoup de gens ont trouvé la mort à cet endroit au cours d’une
violente catastrophe naturelle, alors que les frères du monastère tentaient de combattre les
forces maléfiques menaçant la ville de Mazamet.

Vinrent alors des événements surprenants et inexpliqués.

Quand ils s’achevèrent, tout avait changé, même l’atmosphère et le nom des villes
dans la région.

À présent, sur ce plus haut sommet des montagnes, il ne reste aucune trace de ce qui
y fut accompli, il y a si longtemps.

Mais on en garde la mémoire, on l’appelle les chasseurs d’ombres…

1
L ’ é l u e
Lorsque Sylvie se présenta à son entretien, la nuit commençait à tomber. Une longue
et dure journée s’achevait et elle s’apprêtait à rentrer chez elle pour dîner. Mais quelqu’un
l’appela, c’était un homme qui la reçoit aussitôt dans son bureau. Elle entra d’un pas
assuré, se dirigea vers la chaise et s’assit. L’entrevue commença alors…
« Nous allons nous présenter d’abord, si vous voulez bien.
– Oui, d’accord !
– Je suis Franck Tomaszczyk.
– Et moi, je suis Sylvie Martin. Mais vous pouvez m’appeler Sylvie.
– Appelez-moi Franck alors…
– Vous êtes venue pour un poste d’assistante ? C’est bien ça ? Vous en êtes capable ?
Demanda-t-il en l’examinant d’un air dubitatif.
– Euh… Capable de quoi ? Demanda-t-elle.
– Capable de faire ce qu’on vous demande de faire ! Affirma-t-il.
– Ça dépend de ce que vous me demandez de faire ! Répliqua-t-elle.
– D’accord, ne vous inquiétez pas ! Vous verrez bien et ce n’est pas bien méchant !
Lui répondit-il de nouveau. Nous recherchons quelqu’un de courageux.
– Je suis ! Et pourquoi vous me dites, vous ? Je n’ai que dix-sept ans »
La jeune fille ne dit pas un mot.
« Et… Dans votre CV… Vous avez affirmé que vous travailliez dans la vente ! C’est
bien ça ?
– Oui ! En apprentissage, répondit-elle.
– Et vous faisiez quoi ?
– Je faisais l’inventaire, je cintrais et réceptionnais les vêtements et je suis aussi
étalagiste. Je suis une semaine sur deux à l’entreprise »
Le chasseur d’ombres observa son CV et réfléchit, il finit comme même par lui
répondre « D’accord ! Vous êtes disponible quand ? Dit-il en la vouvoyant de nouveau.
– Euh… Je suis disponible tout le temps ! Réponds la jeune fille.
– D’accord Sylvie ! Je vous rappelle dans la semaine, ça marche !
– Oui, ça marche ! » en hochant de nouveau la tête.
La jeune fille se leva brusquement et se dirigea vers la porte d’un pas rapide. On
aurait dit qu’elle était pressée. En sortant de l’entrevue, sur le parking de l’entreprise, la
pluie tombait abondamment depuis trois jours. Sa parfaite chevelure brune trempée
dégoulinait. Les arbustes et les buissons de ronces à l’horizon commençaient à
bourgeonner, mais le printemps tardait à venir. Fille unique, d’un père aimant, attentionné
et d’une mère inconnue. Et l’inquiétude d’un père est de voir sa fille grandir, devenir
femme et assurer son avenir. Pas question de léguer sa fortune à n’importe qui ! Les
parcelles de terre, se réduiraient à chaque génération jusqu’à ce qu’il n’en reste rien selon
la tradition. Un père, normalement, doit léguer sa terre à son fils aîné et comme il n’en a
pas, les parcelles de terre lui reviennent de droit. Pas si grave s’il est mal vu du voisinage.Elle était l’enfant au don extraordinaire, elle pouvait gérer sans difficulté toutes les
situations improbables. Toutes les possibilités avaient été épuisées. En désespoir de cause,
M. Martin envisageait de l’envoyer comme assistante auprès du chasseur d’ombres dans
l’entreprise R 81 à bout du pont de l’Arn. C’était du moins ce qu’elle croyait comprendre.
Elle aurait dû se douter que quelqu’un fût derrière tout ça… Ce quelqu’un était derrière
beaucoup de choses longtemps depuis son enfance… Mais qui ? C’était son héritage cette
parcelle de terre. Comment un père, aurait-il pu permettre un tel héritage ? Sa mère n’est
plus de ce monde. M. Martin lui raconta qu’elle venait d’Europe de l’Est, il lui disait, si on
l’écoutait attentivement, on remarquait sa façon particulière de prononcer certains mots.
N’allez pas imaginer qu’il voulait se débarrasser de sa fille quelque chose de ce genre !
Elle en avait plus qu’assez de voir son père donner autant d’effort pour cacher son don,
de toute façon. Et ce que les Mazamétains appelaient la « fille bizarre » n’était qu’une
jeune fille ordinaire. Elle n’avait aucune envie d’utiliser son don et d’y passer le reste de
ses jours sous la protection de son père. Dans un sens, l’idée de devenir assistante du
chasseur d’ombres lui plaisait. C’était probablement plus intéressant que de rester auprès
de son père. Seulement, ce n’était guère rassurant. Elle devrait apprendre à manipuler les
forces obscures, à se protéger et contrôler le don qu’elle possède en sa faveur afin de
protéger les habitants ; affronter toutes sortes de créatures serait son lot quotidien. Car
telle était la tâche du chasseur d’ombres, et elle allait, semblait-il, devenir son assistante.
« Qu’en penses-tu, toi, Guillaume ? Demanda le chasseur d’ombres à son collègue.
– Je pense qu’elle va y arriver, elle en est capable, il faut avoir confiance collègue »,
répondit-il.
Le chasseur d’ombres hocha la tête et se tourna face à la fenêtre de son bureau.
À l’horizon, le parking lui semblait vide, comme s’il avait vu et entendu quelque chose.
Puis, haussant les épaules, il déclara…
« Ce n’est déjà pas une vie facile pour un homme élevant seul une enfant, alors, pour
une jeune fille… ! Vous pensez qu’elle en sera capable ?
– Elle est forte, elle sera notre meilleur élément dans la société R 81, » affirma
Guillaume en se redressant de toute sa taille. Même ainsi, sa prestance arrivait au même
niveau que son collègue, le chasseur d’ombres. Soudain, celui-ci sourit. Personne ne s’y
attendait. Son visage semblait dur, et jusqu’à cet instant, il avait paru redoutable. Sa veste
sombre lui donnait l’allure d’un homme très sérieux, mais quand il vous regardait dans les
yeux son expression évoquait plutôt celui d’un homme ordinaire prêt à vous aider dans
des situations difficiles.
La couleur de ses cheveux était châtains clairs et toujours bien soignés, bien rasé
aussi. Il avait les yeux marron. En revanche, il y avait un détail intéressant chez le
chasseur d’ombres… Il est toujours à l’écoute de ses recrues. Ça, bien sûr, la jeune fille
l’avait remarqué à l’entrevue. Mais elle venait seulement de remarquer qu’il aimait
plaisanter. Cette particularité lui plaisait en tout cas.

« Combien de recrues avons-nous Franck ? Demanda, Guillaume, coupant le fil de
ses pensées.
Ils passèrent aux choses sérieuses…
– À peu près une douzaine pour le moment. Si cela te convient, on en recrutera
d’autres Sinon, il faudra attendre encore. »
Guillaume opina ; le recrutement n’était pas encore terminé. Ils quittèrent le bureau et
allèrent dans l’entrepôt. Guillaume remit au chasseur d’ombres une enveloppe kraft avecles instructions à suivre. Ils n’échangèrent pas de poignée de main. Personne ne voudrait
toucher le directeur de cette entreprise. Le chasseur d’ombres se comportait bravement,
tout en se tenant à distance de son collègue.
« J’ai à faire dans les environs, dit Guillaume. Je repasserai à l’entrepôt aux
premières lueurs du jour pour tout rangé. Assurez-vous qu’elle ne sache rien, de ce que
nous faisons ou alors allez la chercher, je n’aime pas que l’on découvre notre activité. »
Dès que Guillaume se fut éloigné, le chasseur d’ombres se sentit un peu soulagé…
« C’est une nouvelle aventure qui commence, pour la société. Je m’en vais alors ! »,
se dit-il.
Quand Sylvie entra dans la cuisine, M. Martin la regardait en souriant. Elle aime
beaucoup son père. Il est chaleureux, attentif et amical. Il a été une bonne chose pour
elle : il a le don de calmer son stress. C’est vrai que Sylvie est bien faite physiquement ;
elle est toujours coquette avec ses beaux yeux bleus, aussi sa peau irradie à la lumière des
jours.
« Je risquerai d’être prise cette semaine papa, lâcha-t-elle. M. Tomaszczyk doit
m’appeler à la première heure pour une offre ou bien venir me chercher. »
Le visage de son père s’éclaira…
« Il a accepté de te prendre !
Elle hocha la tête.
– Oui et non, normalement, il m’appelle ou il vient me chercher… Il m’accorde
quinze jours d’essai, je crois !
– C’est merveilleux comme même, princesse ! Je suis vraiment content pour toi. Je
suis sûr qu’il viendrait te chercher. »
Il lui arrive de voir des choses dans le noir, et un peu de lumières permet de les tenir
à distance si elle veut trouver le sommeil. Son père vint vers elle et l’entraîna autour d’une
table et lui pria de s’asseoir. C’est sa façon de lui annoncer quelque chose. Il finit par lui
dire en prenant ses mains dans les siennes.
« Écoute, ma chérie ! J’ai quelque chose à t’annoncer. Tu vas au R 81, tu as un don !
Il y a juste un petit problème…
– Comment sais-tu que c’est le R 81 ? Et je ne sais même pas quelle est cette offre !
Et quel est le problème ? Demanda-t-elle.
– Utilise-les. Tu sais pourquoi ?
– Non.
– Parce que moi aussi, je vois des choses que les gens ne voient pas. Je suis comme
toi, tu peux sauver beaucoup de gens grâce à ton don. C’est eux qui m’ont dit le nom de
la société.
– Qui ça eux ?
– Les êtres invisibles », répondit son père.
Elle se tut, pourtant, il y avait du vrai dans ces paroles. Mais le chasseur d’ombres
savait-il son véritable don ? Elle se leva et retira ses mains dans les siennes, et vit le visage
de son père s’attrister soudain.
« Oh ! Tu seras là pour noël ? »
Il paraissait si déçu qu’elle se sentit toute malheureuse à l’idée de partir pour R 81.
Son père avait prédit qu’elle avait quelque chose à voir avec le R 81, et il ne se trompait
jamais. « Je reviendrais à la maison, ne t’en fais pas ! » Promit-elle. Il s’efforça de sourire,
et elle le serra fortement dans ses bras.