Juste une illusion

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90 pages
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Perle vient de se rendre compte que l'amour de sa vie, Oumar, s'est marié sans qu'elle ne soit informée. Comment et pourquoi après toute ses années ensemble a t-il pu lui faire un coup pareil? Devrait elle se laisser aller à la déprime? Comment reconquérir son amour dans ses conditions?

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Date de parution 03 décembre 2014
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EAN13 9782312028972
Langue Français

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Juste une illusion
Raïssa koné
Juste une illusion LES ÉDITIONS DU NET 22, rue Édouard Nieuport 92150 Suresnes
© Les Éditions du Net, 2014 ISBN : 978-2-312-02897-2
1
Perle franchit ce soir la porte de son appartement le cœur lourd et la mine défaite. Elle venait de vivre le pire après midi de sa vie. – Quelque chose ne va pas Perle ? Interrogea Mireille lorsqu’elle vit le visage de son amie. – Non, tout va bien. Répondit celle-ci en montant les escaliers en direction de sa chambre. Connaissant les sautes d’humeurs de Perle, Mireille l’aurait laissé seule quelques instants avant de lui reparler. Cependant, elle avait le sentiment que son amie n’allait pas bien. Elle se leva du sofa dans lequel elle était couchée, et suivit son amie dans sa chambre. – Pourquoi ai-je l’impression que tu me dis pas la vérité ? Tu me fais penser à un zombie sorti de sa tombe ? Qu’est ce qui ne va pas ? Insista Mireille. – Rien j’ai dit. Tout va bien. Contre toute attente, Perle fondit en larmes devant une Mireille surprise de ce qui se passait. – Hey, dis-moi ce qui t’arrive ma puce ? Dit-elle en enlaçant Perle. – C’est Oumar ! – Oumar ? Mais que lui est-il arrivé ? Où l’as-tu retrouvé ? Explique ! – Il s’est marié ! Lâcha t-elle. Perle ne pouvait plus s’arrêter de pleurer. – Comment cela il s’est marié ? Mais, je ne comprends rien à ce que tu me raconte Pipa ? – J’ai rencontré Zeynab cet après midi comme je l’avais dit, vu que je n’avais aucune nouvelle de lui et tout et là, elle m’annonce cela avec un sourire moqueur. – Attend, Zeynab Touré t’a annoncé que son frère s’est marié ? Et cela s’est passé quel jour ? – Ça fait plus d’un mois d’après ce qu’elle m’a dit. Continuait Perle en sanglotant. Mireille, pourquoi m’a-t-il fait ça ? Tu peux m’expliquer ? Je ne comprends rien ! Que lui ai-je fais mon Dieu ? Perle passa toute la nuit à se lamenter dans les bras de son amie. Elle lui rappela comment elle s’était toujours tenue disponible pour Oumar, comment elle avait accepté et essuyé l’indifférence de la mère et la méchanceté de sa sœur principalement. Elle parla de cet amour inconditionnel qu’elle lui portait. Perle finit par s’endormir dans les bras de Mireille bien longtemps après et celle-ci la coucha dans son lit. Incroyable ! Oumar, marié à une autre femme que Perle ! Mireille se remémora leur relation, qui avait débuté de façon banale mais qui avec le temps était devenue sérieuse.
Perle gara sa BMW à son parking et monta rapidement les marches qui menaient à son coquet appartement. Agée de 30 ans, elle en paraissait moins à cause de sa petite forme. Svelte mais pas mince, elle avait des chaires bien dissimulées et possédait un charme et une sensualité dont elle savait le pouvoir sur les hommes qu’elle rencontrait. Cela faisait maintenant un an qu’elle cohabitait avec Mireille, jeune
femme dans la trentaine d’année assistante de direction. Elles habitaient dans son spacieux studio de 4 pièces dans le quartier chic de Beverly Hills. Mireille avait vu l’annonce de Perle dans un magazine spécialisé dans l’immobilier, qui cherchait à partager son appartement trop grand pour elle toute seule et depuis lors, il existait une très bonne entente entre elles. – Humm ça sent bon ici dis donc, lançât Perle quand elle franchit la porte de la cuisine. Qu’est-ce que tu nous cuisine Mimi ? – J’ai fait du gratin de pommes de terre avec de la viande hachée et en dessert, un gâteau au yaourt. Tu penses que cela ira ? Ou dois-je faire une entrée ? – Non ! Pour ma part je pense que cela convient pour un petit diner. L’ami de David ne va pas faire de manière pour cela, non ? La phrase arracha un sourire à Mireille. – Dis donc mademoiselle, est-ce des façons de parler de l’ami de ton frère ? – Mimi nous les recevons chez nous, David m’a confié que c’est un homme influent et tout. Il peut être le roi chez lui, mais si David nous ramène un ami compliqué, nous ne sommes pas sorties de l’auberge je te le dis ! Tu connais David et ses fréquentations, ajouta Perle le regard plein de sous entendu. Allez, vu que j’ai encore une demi-heure devant moi, j’en profite pour prendre ma douche et faire mes prières avant qu’ils n’arrivent. Perle finissait de se vêtir d’une courte robe bleue, lorsqu’elle entendit la sonnette de l’entrée et perçut la grosse voix de David en pleine conversation avec Mireille. Elle sortit de sa chambre et se dirigea vers le salon pour les recevoir. Elle aperçut tout d’abord son frère David, comme de coutume en train de plaisanter avec Mireille, et fut saisi par un bel homme assis dans son fauteuil, dans sa maison. – Salut petite sœur, lança David tout joyeux en la serrant dans ses bras. Tiens, je te présente un bon ami à moi. C’est mon compagnon de tous les jours, il s’appel Oumar. Oumar Touré. Oumar, je te présente ma petite sœur adorée, Perle. Perle put constater de plus près la beauté de l’ami à son frère et le dévisager à souhait. Il devait bien faire 1 m 90, un corps athlétique, de teint noir avec des épaules bien larges qui invitaient à se reposer éternellement enlacé dans ses bras, un nez fin et surtout, il avait un sourire qui lui donnait un air de Brad Pitt à vous détourner la tête. – Bonsoir monsieur, susurra Perle avec un petit sourire en lui tendant la main. Ravi de vous rencontrer. – Oumar s’il vous plaît, appelez moi Oumar. Bonsoir, je suis ravi de rencontrer enfin la sœur de David. Ils prirent le temps de papoter avant l’annonce du diner. – Le diner est servi les amis, nous pouvons passer à table, invita Mireille. Le repas se passa dans une bonne humeur générale. Ils abordèrent tous les sujets et bien souvent, Perle et Oumar se lançaient des regards très appuyés. – Oh oh, là je crois que j’ai exagéré avec la nourriture ! Merci beaucoup Mimi pour ce très bon plat que tu nous as cuisiné. Complimenta David. – Permettez-moi également de vous remercier mesdames, pour votre accueil chaleureux et ce très bon repas que vous avez bien voulu partager avec moi, dit Oumar en regardant Perle droit dans les yeux. – C’est toujours un plaisir pour nous d’avoir David à notre table et nous avons été très contentes qu’il soit venu avec vous Oumar. N’est-ce pas Pipa ? Interrogea
Mireille l’air complice. – Evidemment Mimi. Nous allons passer au salon et on servira le café ? Proposa Perle. Alors Oumar, dites moi, mon frère et vous, comment vous êtes vous connus ? – Nous nous sommes rencontrés au terrain de golf. Je pratique le golf tous les samedis matin et c’est ce sport qui nous a permis d’échanger et de nous rendre compte que nous avons beaucoup d’autres points en commun ! – Il est vraiment bon ce mec je vous l’assure les filles ! Vraiment. Assura David. La conversation se prolongea et quand ils regardèrent l’heure qu’il faisait, la pendule affichait deux heures du matin. – Ouh là là, nous allons devoir prendre congé de vous les beautés. Nous n’avons pas vu le temps passé, remarqua David. Tous se levèrent en direction de la porte d’entrée. – Encore merci pour cette excellente soirée Perle et Mireille, dit Oumar en leur faisant la bise. Nous avons abusé de votre temps. – Pas du tout, ça nous a fait plaisir, répondit Perle. Allez, bonne nuit et toi David, appelle-moi pour me dire que tu es bien rentré d’accord ? – Oui maman. Fit David en dévalant les escaliers. Perle referma la porte de l’appartement et suivit Mireille dans la cuisine pour les derniers rangements. – C’est ce que j’adore dans les fins de repas ! Ranger la vaisselle ! Fit-elle avec une moue. – Finalement, nous avons passé tout de même une très bonne soirée. Et j’ai comme l’impression que le Oumar, tu lui plais bien. – Qu’est ce que tu racontes là Mimi ? Joua à l’étonnée Perle. – Tu crois que vos coups d’œil sont passés inaperçus ? Même David s’en ai rendu compte je te le dis. – Je ne vois pas du tout de quoi tu parles. – Ah oui ? Tu peux me dire alors pourquoi à chaque fois qu’il voulait quelque chose qui se trouvait sur la table, peut importe l’endroit où cette chose était placée, c’est à toi qu’il la demandait ? Tu peux m’expliquer le fait qu’il cherche toujours ton regard lorsqu’il parle ? – Perle éclata de rire suite au questionnaire de Mireille qui affichait une mine sérieuse. – Ok, je reconnais tous ce que tu viens de dire. J’avoue également que je le trouve bel homme, et le faite qu’il soit friqué me plaît aussi ! Seulement, tu sembles oublier Fabrice. – Oh, oui ! Comment je peux oublier Fabrice ! Fabrice qui oublie très souvent qu’il a une copine qui aimerait aussi être à ses côtés à la place des petites bimbos avec qui il tape des poses de stars dans les magazines people ! – Tu n’as pas besoin de me rappeler ça cocotte. Et je te rappel qu’il m’a donné une explication. Alors, on ne devrait plus en parler ! Allez bonne nuit Mimi, moi je suis crevée je monte me coucher. – C’est ça, arrêtons là ! Prend la fuite. Mais, je suis sûre que ça ne s’arrêtera pas à ce diner. La journée commençait chez Perle à sept heures. Sous Directrice du service
Communication à la primature, elle a su s’imposer grâce à l’expérience qu’elle possède, au sein de l’équipe qu’elle dirige. Elle entretenait de très bonnes relations avec son chef, et était un point clé dans la structure de par son dynamisme et sa rigueur dans le travail. Perle ouvrit la porte de son bureau, et alluma l’air conditionné avant de ressortir et se diriger vers la machine à café pour sa tasse de café. C’était comme un rituel pratiqué chaque matin. Après la tasse de café, elle passait dans les bureaux de certains de ses collègues pour passer le bonjour et papoter un petit peu. Ses petits moments de liberté savourés, le gros du travail consistait à vérifier l’agenda de son chef, les rendez-vous qu’ils devaient honorés ainsi que les réunions auxquelles ils devaient assister au cours de la journée. En règle générale à l’heure du déjeuner, soit elle restait au bureau et avalait un club sandwich sur place, soit elle sortait manger avec ses amies d’enfances. Son téléphone sonna à midi trente. – Allo ? Fit-elle. – Bonjour, Perle ? – Oui, qui est-ce ? – Oumar. – Allo ? Allo ? Perle ? – Oui. Oumar ! – Désolé, j’espère que je ne vous dérange pas ? Je ne voudrais pas paraitre impoli mais, j’ai demandé ou je dois avouer plutôt que j’ai harcelé David pour qu’il me donne votre numéro. J’espère que cela ne pose pas de problème ? Pour toute réponse, Oumar entendit un petit rire à l’autre bout du fil. – Et vous avez demandé mon numéro à mon frère pour quelle raison ? – J’ai beaucoup apprécié les moments que nous avons passé chez vous. Et j’aimerais bien que cela ne s’arrête pas là. Du moins, si vous ne voyiez pas d’inconvénient à ce que je sois votre ami ? – Demandez de cette façon, je ne vois aucune raison de refuser une amitié pareille. Répondit Perle avec une petite voix. – Vous ne descendez pas déjeuner ? Demanda à brûle pourpoint Oumar. – Non, je ne sais pas quoi manger alors, je vais rester à mon bureau et grignoter des biscuits. – Ok. Où sont situés vos bureaux ? e – Nous sommes situé à l’angle de la Rue des Ambassades, 33rue. – Oui, je vois l’endroit. J’avoue que je suis rassuré que vous ne soyez pas en colère du faite que j’ai pris votre numéro. Bon, je ne vais pas vous déranger plus longtemps. J’espère avoir la chance de vous inviter à déjeuner un de ses jours ? – Pourquoi pas ? Ça me ferait plaisir. Je vous souhaite un bon appétit ? – Merci Perle. Bye. – Bye. Perle raccrocha son téléphone et se demanda si elle ne venait pas de rêver ! Elle composa le numéro de David. Il décrocha à la seconde sonnerie. – Salut Dave. Dis moi, je ne savais pas que tu travaillais pour les services de renseignements ? Attaqua directement Perle.
– Pourquoi dis-tu cela ? – Je viens de recevoir un appel de ton ami Oumar…Quand comptais-tu me dire que tu lui as remis mon numéro sans m’en avoir parlé ? – Je sais, j’aurais dû te demander ton autorisation avant de donner ton numéro mais je ne pouvais pas faire autrement, il me la demandé avec une mine de chien battu Perle. Je te jure que si t’avais été à ma place t’aurais pas pu refuser ! – Tu aurais pu m’appeler pour me prévenir non ? Perle ne voulait pas que David se rende compte que l’appel d’Oumar lui faisait vraiment plaisir. – Oui, j’en avais l’intention, mais il m’a demandé de ne pas le faire pour ne pas que tu te sentes obligé de rester poli avec lui parce qu’il est mon ami. C’est un gars sérieux Pipa. Tu as dû te rendre compte qu’il n’est pas indifférent à ton charme ? Insinua David avec dans la voix, une pointe d’ironie. Moi, si j’étais une femme je ne cracherai pas sur un type pareil…Il n’est pas n’importe qui Perle. – David, je ne vois pas du tout pourquoi tu me parles de ça. Je vais te laisser. Je te souhaite un très bon appétit. Bye. Après la conversation téléphonique avec son frère, Perle se mit à réfléchir sur ses deux coups de fil. C’est vrai qu’elle niait être sous le charme de cet Oumar à son frère mais, quelle femme resterait insensible à un homme aussi charmant ? Le fait qu’il ait insisté pour avoir son numéro de téléphone lui procurait une joie. La sonnerie de son poste du bureau la tira de sa rêverie. – Perle à l’appareil. Comment ? Mais je n’ai rien commandé ! D’accord faite venir ce coursier. Perle entendit un coup frappé à la porte qui s’ouvrit pour laisser le passage à une personne. Elle éclata de rire devant le spectacle qui s’offrait à elle. Elle n’en croyait pas ses yeux. Se tenait devant elle, Oumar avec des sacs plastiques contenant de la nourriture acheté dans un restaurant de la place. – Je peux savoir ce que cela signifie monsieur Touré ? Demanda Perle en essayant d’avoir l’air fâché. – Vous m’avez dit ne pas savoir quoi manger. Et comme votre frère m’a fait la confidence que vous adorez la nourriture chinoise, je vous livre le repas au bureau. Perle était sous le charme. Il se tenait là devant elle, les bras chargés. Elle fit de la place sur son bureau pour lui permettre de poser les paquets, et déballa les plats afin de les servir de telle sorte qu’ils puissent y gouter. – Pourquoi avez-vous fait cela ? Demanda Perle au bout d’un moment. – L’idée de savoir que vous alliez grignoter des biscuits m’était insupportable. J’ai appelé David pour savoir quel sorte de cuisine vous appréciez et il m’a dit que vous aimiez bien manger chinois. – Est-ce dans les habitudes d’un futur Député de livrer les repas des honnêtes citoyens ou est-ce un moyen de gagner une voix ? Oumar éclata de rire à la question de Perle. – Je pencherai plutôt pour la raison que l’homme veuille simplement se rapprocher d’une femme vraiment attirante… Perle ne cessait de le regarder pour savoir à quel genre d’homme elle avait affaire. Ils passèrent l’heure de la pause-déjeuné à papoter et Oumar dû prendre congé d’elle à regret.