L'été d'un chien

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46 pages
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Description


Filou, un berger-allemand de deux ans, est abandonné au pied d'un arbre par ses maîtres.


Il reste ainsi durant plusieurs jours, en plein soleil, mourant de faim et de soif. Il finit par tenter de se libérer en rongeant sa laisse, alors qu'une femme le recueille et le dépose dans une fourrière, seul, triste, croyant toujours que ses maîtres vont venir le chercher.


Filou attend longuement et sagement dans sa cellule. Il croisera quelques-uns de ses congénères qui ont subi le même sort, qui l'aideront à renaître et à retrouver la joie.


Une histoire magnifique dans laquelle Cassandra nous oblige à nous glisser dans la peau d'un animal de compagnie, bien déçu par l'attitude de certains humains. Après cette lecture, vous ne regarderez plus votre chien ou votre chat du même œil...


Un texte très bien écrit et qui ravira les enfants, dès 9 ans.

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Publié par
Date de parution 03 janvier 2016
Nombre de visites sur la page 14
EAN13 9782372222631
Licence : Tous droits réservés
Langue Français

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Cassandra Bouclé
L’été d’un chien
© Cassandra Bouclé – Bookless-edtions
Tous droits réservés Décembre 2015 Isbn : 9782372222631
Chapitre I : L’abandon
Voilà, c’était enfin l’été, pour l’occasion mes maîtres avaient décidé de partir en vacances. J’avais trop hâte d’y être, d’autant plus que le so leil était au rendez-vous. Cela faisait maintenant plusieurs heures que nous roulions en voiture. Pour m’occuper, je regardais joyeusement, le paysag e défiler devant mes yeux. Curieusement, après un certain temps, le véhicule s ’arrêta. Mes maîtres descendirent, pour ensuite me mettre mo n beau collier et ma belle laisse. Je crois bien avoir compris leur intention. Nous allions sûrement faire une petite balade, pour nous dégourdir les jambes. J'étais super content, j’avais vraiment besoin de s ortir.
Après seulement quelques minutes de marche, mes maî tres m’avaient attaché à un arbre. Je ne savais pas pourquoi ils avaient fait ça. Il devait bien y avoir une raison. C’est alors que je les vis me tourner le dos. Ils partirent alors, sans me jeter un dernier regard. Vu leur réaction, ils allaient sûrement revenir. Peut-être étaient-ils même partis chercher de quoi faire un pique-nique ? Ce serait super ! J’adorais les pique-niques.
Cela faisait maintenant deux heures que j’attendais leur retour. J’étais certain que mes maîtres allaient bientôt re venir. Oui ! J’en étais sûr. Je ne savais plus, depuis combien de temps je les a ttendais ! Le soleil était presque de l’autre côté du ciel. Ils étaient longs à revenir. Se seraient-ils perdus ? Le soleil allait presque s’éteindre, laissant bientôt place à la nuit. Je commençais vraiment à m’inquiéter. Je restais ainsi assis, fixant l’horizon, attendant leur retour. Alors que la nuit était bercée par les étoiles et m es inquiétudes, je réussis quand même à dormir. Néanmoins, je me réveillai très tôt pour guetter l’ arrivée de mes maîtres. La fin et la soif commençaient fortement à se faire ressentir. En plus, il faisait très chaud. Je ne comprenais pas ce qui se passait. Je n'avais toujours aucun signe, venant d'eux. Pourtant, je les attendais gentiment. Soudainement, j’eus une idée de génie. Et si je man geais ma laisse ? Je pourrais ainsi la rompre et les chercher moi-mêm e. Si ça se trouve, ils s'étaient vraiment perdus en c hemin. J’espérais vraiment que mes maîtres allaient bien ! Bref, chose dite, chose faite. J’avais déchiré rapidement ma laisse, par chance el le était en cuir. Elle ne valait rien face à mes crocs. Je sentais qu’elle allait bientôt se briser. Malheureusement, la nuit commençait à tomber alors que je n’avais pas fini.
Je devrais donc attendre demain pour terminer mon œ uvre. Heureusement, le matin réapparut rapidement.
Encore une fois, je n’avais pas vraiment réussi à b ien dormir. Je voulais vraiment rentrer chez moi ! Dormir dans mon panier… En plus, j’étais mort d’inquiétude pour mes maîtres .
C’est qu’alors que les oreilles dressées, je humais l’air. Je venais de sentir une odeur. Une odeur humaine ! J’espérais que ce soient mes maîtres ! Dans le doute, j’avais décidé d’aboyer. Après un petit moment, je vis une silhouette, se de ssiner au loin. Super ! C’était une dame avec un chien ! Elle allait peut-être pouvoir m’aider. Cette dame aux cheveux grisonnants était une person ne très gentille. Elle m’avait donné, sans aucune hésitation, des bis cuits et de l’eau. J’avais bu et mangé tout ce que l’on m’avait offert. J’avais appris de « Sam », le caniche, que cette hu maine s’appelait Katie. Sam m’avait aussi demandé, « pourquoi es-tu accroch é ? » Je n’avais pas pu lui répondre. Malheureusement, après quelques minutes Sam était p arti avec sa maîtresse Katie. Plus tard, je les avais revus avec une voiture roug e. La dame avait voulu que je monte dedans. Mais je ne savais pas si j’avais le droit de le fai re, mes maîtres ne m’avaient rien dit. Cependant, j’avais encore tellement faim, que j’ava is décidé de suivre Sam. Mes maîtres me retrouveraient sûrement, ils étaient intelligents. Katie, dans la voiture, m'avait donné de nouveau de la nourriture. Elle m’avait dit qu’elle allait « m’emmener dans un e fourrière ». C’est quoi, une fourrière ? Et pourquoi avait-elle un air si triste ?
Après quelques minutes, la voiture s’était arrêtée, j’étais donc descendu du véhicule. J'étais maintenant devant un immense bâtiment gris. Celui-ci sentait l’odeur de la tristesse. J’avais peur ! J’essayai de me débattre pour ne pas rentrer dedans . Mais plusieurs personnes m’y forcèrent. À l’intérieur, il faisait sombre et ça sentait l’od eur de plusieurs animaux. Katie est partie, et Sam aussi. J’étais maintenant seul. J’avais peur, vraiment très peur. Je voulais rentrer rapidement chez moi. Par la suite, on m’obligea à monter sur une table b lanche.
Elle sentait l’odeur d’autres chiens. Puis d’un coup, plusieurs humains regardèrent mon c orps, mes dents et mon poids. Que cherchaient-ils ? Serais-je chez le vétérinaire ? Si c’était le cas, mes maîtres allaient peut-être revenir ! Si, ça se trouve, ils étaient juste derrière cette porte, m’attendant simplement. Hélas, ils ne vinrent pas. Pourtant j’avais regardé attentivement cette porte, j’avais même remué joyeusement la
queue. Quelques minutes plus tard, une personne m’avait fa it descendre de la table. Puis elle m’avait conduit vers une autre porte. Derrière, j’avais entendu d’autres chiens et des ch ats. Leurs paroles étaient pleines de tristesse. Où étais-je ?
On m’avait ensuite conduit dans un couloir et mis d ans une pièce. Les murs étaient remplacés par des barreaux de méta l. On m’avait ensuite apporté de l’eau et de la nourri ture. Aussitôt, j’avais aboyé en signe de détresse, mais ils ne m’avaient pas écouté. Le sol était dur et froid. J’avais peur. Où étaient mes maîtres ? Après quelques minutes de réflexion, je crois que l ’on m’avait enlevé. Je devais donc m’enfuir de ce lieu ! Mes maîtres devaient sûrement s’inquiéter. J’avais d’abord essayé de manger les barreaux. Mais ça n’avait pas marché, j’avais juste eu mal au x dents. J’avais aussi essayé de creuser le sol. Mais maintenant mes coussinets me faisaient mal. L’odeur, le bruit… Tout était insupportable ici. Comme je n’arrivais à rien, je décidai de dormir. Peut-être que c’était un simple cauchemar. Si ça se trouve, demain, je serais dans mon panier au chaud, avec ma famille. Pourtant… Même en sachant cela. J’avais pleuré cette nuit-là.
Le lendemain, un nouvel humain avec de la nourriture apparut. J’avais tenté de le faire déguerpir en grognant con tre lui. Mais il n’était pas parti. J’avais quand même tenté de fuir en essayant de pas ser entre la porte et l’humain. Mais quelque chose m’en empêcha. C’était la voix d’un vieux chien : « tu ferais mieu x de ne rien tenter. » Surpris, je me tournai vers cette voix. Elle venait d’un colley. Il était allongé au sol dans une cage à côté. Il avait l’air fatigué et vieux. Je lui répondis de « s’occuper de ses affaires. » Puis quand je me retournai, l’humain était déjà parti. Un peu énervé, je demandai à ce chien « de quoi tu te mêles ? ». Alors que j’allais bientôt m’enfuir. C’est là que j’appris ma véritable situation. D’une voix calme et triste, il me répondit : « Ça ne sert à rien, tu es maintenant un chien aban donné ». Abandonné ?! Que voulait dire ce mot ? Il m’a alors expliqué que mes maîtres ne viendraien t jamais. Qu’ils m’avaient abandonné, car j’étais sûrement un e gêne pour eux. Devant cette révélation, je reculai, les yeux tristes. Hélas, aucune larme ne tomba de mes yeux, je pleura is juste en silence.
Seul… J’étais seul maintenant.
Plus personne ne serait là pour moi. Mais pourquoi ? Pourquoi m’avoir abandonné ? Alors que j’étais gentil, joueur, obéissant, et surtout un bon gardien. Pourquoi ! Je me repliai sur moi-même, murmurant quelques mots . Le vieux colley m’interpella alors : « mon nom est Alban, quand tu auras repris tes esprits, viens me parler. » Je l’écoutais d’une oreille. Puis je décidai de dormir seul avec ma tristesse.
Quand je me réveillai, l’humain du matin était là, remplissant les bols de nourriture. Il repartit ensuite sans rien dire. Devant cette nourriture, je me décidai à manger, ca r je n’avais rien pris depuis hier. Je remarquai enfin les alentours. Il y avait ainsi plein de cages, avec différentes races d’animaux. Je pouvais voir des chats, des chiens, des furets, et même des lapins. Comme moi, ils étaient abattus. « Alors, ça va le jeune ? » Je me retournai, voyant Alban, il était assis et il me fixait gentiment. Je répondis que « non ». Il me demanda alors mon nom. Je répondis fièrement « Filou ». Puis, je me rappelai que c’étaient mes maîtres, qui m’avaient appelé ainsi. Devant mon air abattu, Alban continua de parler. M’expliquant où j’étais ! J’appris que ce bâtiment s’appelait « fourrière ». Un lieu où allaient les animaux abandonnés. Dégoûté par ces propos, j’entendis Alban me demande r mon âge. Je lui répondis alors : « deux ans ». Il soupira : « tu as de la chance ». Surpris devant son propos, je lui demandai « pourqu oi ? ». Il m’expliqua alors le terme de « l’adoption ». Un chien pouvait avoir une deuxième chance, surtout s’il était très jeune. Ce qui n’était pas le cas d’Alban, qui avait bientô t neuf ans. De plus, il avait été sauvé une fois, mais il avait été à nouveau abandonné. Bref, à cause de son âge, il avait peu de chances d e trouver une nouvelle famille. Devant sa réaction, je l’encourageai, lui disant qu ’il avait encore une chance. Il me répondit alors avec un soupir triste, suivi d ’un « tu es gentil ».
Hélas, notre conversation s’arrêta vite, car un hum ain arrivait. Il prit plusieurs chiens avec lui, moi y compris. Ils étaient tous heureux, remuant la queue. Curieux, je leur demandai « pourquoi cette agitatio n ? » Comme seule réponse, je n’eus que le mot « balade » . Un terme, que je connaissais bien. Bref, nous étions plusieurs à marcher dehors avec u ne laisse. Mais ça n’avait rien d’une promenade individuelle. Celle qui était normalement faite avec un maître ai mant. En ce lieu, elle avait plus le goût de l’obligation , car l’humain avec nous n’avait pas l’air satisfait. Par la suite, la journée passa, mais je ne vis pas Alban de l’après-midi. Il fut ramené seulement vers le début de la...