La croisée des chemins
224 pages
Français

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La croisée des chemins

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Description

Lorsque Victoire quitte New York et retourne en France pour le décès de sa grand-mère, elle n’imagine pas l’avalanche d’évènements aussi inattendus qu’improbables qui vont bouleverser sa vie.
De retour dans la maison de son enfance, la découverte d’un secret de famille l’entraînera, bien malgré elle, dans une quête initiatique dans le passé, le présent et ailleurs...
Vous croyez un peu aux contes de fées, encore au prince charmant et aux fins presque heureuses ? Les paradoxes et l’impossible ne vous font pas peur ? Alors cette histoire est faite pour vous.



Et ne dites pas que vous n’étiez pas prévenus...


***


Victoire haussa les sourcils.


— Je ne t’ai pas appelée ! Qui es-tu ? répéta-t-elle plus fermement.


L’enfant éluda la question.


— Va à la fenêtre et dis-moi ce que tu vois.


Sans trop savoir pourquoi elle obéissait, elle s’y dirigea, impatientée.


— La pleine lune éclaire le vallon enneigé sous un ciel tout étoilé. Je ne l’ai jamais vue aussi grosse ! Le vent secoue les arbres et la nuit paraît très froide, il y a du givre sur la vitre.


— Bien. Regarde en bas maintenant. Que distingues-tu ?


Victoire baissa les yeux et après un temps d’arrêt, murmura.


— Je vois... je ne suis pas sûre... mais... on dirait un cheval. Elle hésita à poursuivre.


— Continue, lui dit l’enfant patiemment, comment est-il ?


— Un cheval noir... euh... Elle buta sur le mot... ailé ?


« Non, ce n’est pas possible, ce n’est pas moi qui ai dit cela ! » pensa-t-elle incrédule. Elle écarquilla les yeux pour être certaine qu’elle ne rêvait pas.


« Qu’est-ce que c’est que cette histoire ! » marmonna-t-elle.


La fillette l’avait rejointe. Elles étaient tout près l’une de l’autre maintenant. Victoire tourna la tête vers elle et fut accrochée par son regard.


« Je connais ces yeux... » se dit-elle indécise.


— Qui es-tu ? redemanda-t-elle pour la troisième fois, irritée.


— Je suis le Passeur, répondit l’enfant tranquillement.


— Le Passeur ? répéta-t-elle perplexe.


— Prends ma main et ferme les yeux, lui intima-t-elle.

Sujets

Informations

Publié par
Nombre de lectures 40
EAN13 9791034806072
Langue Français
Poids de l'ouvrage 1 Mo

Informations légales : prix de location à la page 0,0060€. Cette information est donnée uniquement à titre indicatif conformément à la législation en vigueur.

Exrait

Addiction
Sylvie Roca-Géris Addiction (Seconde édition) Couverture :Maïka Publié dans laCollection Indécente Dirigée parEva Adams
©Evidence Editions2019
Mot de l’éditeur Evidence Editions a été créée dans le but de rendre accessible la lecture pour tous, à tout âge et partout. Nous accordons une grande importance à ce que chacun puisse accéder à la littérature actuelle sans barrière de handicap. C’est pourquoi nos ouvrages sont disponibles en format papier, numérique, dyslexique, malvoyant, braille et audio. Tout notre professionnalisme est mis en œuvre pour que votre lecture soit des plus confortables. En tant que lecteur, vous découvrirez dans nos di%érentes collections de la littérature jeunesse, de la littérature générale, des témoignages, des livres historiques, des livres sur la santé et le bien-être, du policier, du thriller, de la littérature de l’imaginaire, de la romance sous toutes ses formes et de la littérature érotique. Nous proposons également des ouvrages de la vie pratique tels que : agendas, cahiers de dédicaces, Bullet journal, DIY (Do It Yourself). Pour prolonger le plaisir de votre lecture, dans notre boutique vous trouverez des goodies à collectionner ainsi que des boxes livresques disponibles toute l’année. Ouvrir un livre Evidence, c’est aller à la rencontre d’émotions exceptionnelles. Vous désirez être informés de nos publications. Pour cela, il vous su3t de nous adresser un courrier électronique à l’adresse suivante : Email :contact@evidence-editions.com Site internet :www.evidence-boutique.com
Avertissement
Texte réservé à un public majeur et averti
Chapitre 1
Le vent s’était abattu sur New York, insidieux et froid. Samantha McAlistair resserra les pans de son manteau en cuir avant de descendre les marches duMetropolitan Museumà la recherche d’un taxi. Une longue limousine à l’avant orné d’un fanion du consulat russe vint s’arrêter le long du trottoir. Le chau%eur &t le tour du véhicule et ouvrit la portière arrière droite. Un homme blond en descendit, le regard fixé dans les yeux de la jeune femme. Elle détourna le regard et &t signe à unyellow cab qui ralentit juste devant elle. L’homme s’avança rapidement vers le musée et se retourna avant de monter les quelques marches. Elle jeta un coup d’œil vers lui et donna son adresse au chau%eur. Une sensation étrange l’avait gagnée, le regard bleu acier du Russe l’avait littéralement transpercée. Elle attrapa son portable qui bipait dans son sac, écouta le message et se replongea dans la contemplation de la rue. Le taxi stoppa devant son immeuble. Harry, un des portiers de laVan MeerTower, vint lui ouvrir la portière et l’accompagna jusqu’à l’entrée. — Bonsoir, miss McAlistair, comment avez-vous trouvé l’exposition ? — Un véritable bonheur ! Je passerais des heures à admirer ces tableaux, j’ai toujours eu un faible pour les impressionnistes français. — Ce doit être dû à vos origines, rétorqua le portier, faisant allusion à la mère de la jeune femme. — Sans doute, dit-elle avec un léger sourire et elle s’engouffra dans l’ascenseur. Arrivé au dernier étage, l’appareil s’immobilisa dans un doux bruissement. Son appartement occupait le sommet de la tour, o%rant ainsi une superbe vue sur Central Park. Elle déconnecta l’alarme, enfonça la touche du répondeur et ôta ses bottes dans le salon avant de se servir un verre de vin blanc. Elle prit le dossier sur lequel elle travaillait en tant qu’assistante du procureur Max Sandoval. L’instruction s’avérait épineuse, mettre Freddy Bartoli en examen relevait de la gageure. À maintes reprises, il avait bénéficié de non-lieux. Pourtant, son implication dans le tra&c d’êtres humains, la drogue et le blanchiment d’argent était de notoriété publique. Mais l’homme savait s’entourer des meilleurs avocats. Son portable émit un bip, elle enclencha une touche. Le procureur lui &xait rendez-vous le lundimatin suivant dans un appartement de Brooklyn. Un témoin s’était présenté dans l’affaire qui les occupait. Elle &t la grimace, jusqu’à ce jour, tous les témoins potentiels avaient malencontreusement disparu. La plupart de mort brutale. Alexei Vladimir Dimitrievitch, consul de Russie, monta les marches qui menaient auMetropolitan et pénétra dans le musée à la recherche du conservateur. Il le trouva occupé à discuter avec un des gardiens. Ce dernier s’éloigna en voyant approcher le diplomate russe. Il n’aimait pas ce type, son regard bleu glacial le
mettait mal à l’aise. Le conservateur vint serrer chaleureusement la main de son visiteur. — Bienvenue, monsieur le consul, c’est toujours un plaisir de vous recevoir. — Merci, monsieur Fairbanks, la salle des impressionnistes est-elle ouverte ? — Je vous accompagne, nous avons reçu une nouvelle collection de toiles, répondit le conservateur. — J’ai croisé une très belle femme en arrivant : trente ans environ, des mèches blondes, des yeux verts. — Miss McAlistair, une de nos plus &dèles clientes, répondit Fairbanks, sourire aux lèvres. Elle travaille pour le procureur Sandoval. Dimitrievitch remercia son interlocuteur et, gagnant la salle des impressionnistes, saisit son portable et enfonça une touche. — Grigori, j’aimerais que tu fasses une recherche sur une certaine miss McAlistair. Elle fait partie du bureau du procureur, je veux tout savoir sur elle. — Bien, patron, je vais voir ce que je peux trouver, &t le chef de la sécurité du consulat, habitué aux demandes particulières de son patron. — Merci, fit ce dernier et il s’approcha des « Nymphéas ». Ancien colonel de l’armée russe, à trente-cinq ans, il occupait depuis trois ans le poste de consul à New York. Veuf depuis plusieurs années, il n’avait pas refait sa vie, mais collectionnait les conquêtes féminines. Son regard bleu acier faisait fondre ces dames malgré un caractère dicile. Doté d’un physique avantageux, un mètre quatre-vingt-cinq, musclé par des heures de sport intensif, il jouait de son charme slave pour séduire. Sans beaucoup d’efforts à vrai dire. Cependant, aucune de ses liaisons ne durait. Et à dire vrai, la dernière avec un mannequin avait failli lui coûter sa carrière, ou tout du moins lui valoir son rappel à Moscou. Et très franchement, il n’avait guère envie de rentrer au pays. Il avait donc décidé de faire plus attention à son attitude. Sa jalousie maladive aurait pu lui attirer de sérieux ennuis. Natalia avait voulu porter plainte et, sans son immunité diplomatique, il aurait eu a%aire à la justice américaine. Il avait donc présenté ses excuses à la jeune femme, lui avait o%ert un superbe bijou et mit un terme à leur relation houleuse. Il était seul depuis plusieurs mois, s’était plongé dans le travail. Mais sa rencontre furtive avec l’assistante du procureur avait éveillé en lui un nouveau désir. Brûlant. Il passa une bonne heure à flâner dans le musée avant de regagner le consulat. Il trouva son chef de la sécurité devant son PC. — Tu trouves quelque chose, Grigori ? — Oui, vive le Dieu Internet ! Je vous imprime ça. Grigori Kirilenko, après avoir servi cinq années sous les ordres de Dimitrievitch, avait suivi ce dernier lorsqu’il avait quitté l’armée. Depuis, il servait à la fois de garde du corps, de secrétaire particulier. De con&dent, parfois. Il aurait donné sa vie pour le consul. Il saisit les pages qui sortaient de l’imprimante, les tendit à Dimitrievitch. Lequel le remercia avant de regagner son bureau où il s’installa sur un canapé de cuir fauve. Les coupures montraient l’assistante lors de di%érents procès. Un résumé de sa carrière avait fait l’objet
d’un article dans leNew York Times. D’aucuns promettaient la belle à un brillant avenir. Sortie première de sa promotion à Harvard, elle avait tout réussi dans sa carrière encore jeune.
Chapitre2
Leportable de Samantha sonna, elle l’ouvrit en voyant le nom de l’appelant. — Salut, Susan ! — Salut, la belle, ça te dit un restau ? — Pourquoi pas, un chinois ? — Euh… on m’a parlé d’un russe qui vient d’ouvrir, il paraît qu’on y mange très bien. Je ne sais plus le nom, mais je dois avoir la carte quelque part… Samantha hésita un bref instant, le visage du diplomate croisé devant le musée lui revint en mémoire. Un frisson lui parcourut le dos. Eh bien, ma fille, se dit-elle,reprends-toi! — OK, on dit dans une heure, tu passes me prendre ? demanda-t-elle en refermant le dossier Bartoli. Celui-là, il pouvait attendre. — D’accord, à plus tard. Elle passa dans la salle de bains, se doucha et se remaquilla avec soin. Puis elle se planta devant son dressing. Son choix se porta sur une robe en cuir moulante. Elle l’avait dessinée elle-même, comme la plupart de ses tenues. Il lui su3sait ensuite de porter le croquis à Gino, couturier italien installé sur la Cinquième Avenue. Elle choisit des bas gris fumé, enfila une paire de bottes à lacets. Regardant le résultat dans le miroir, elle sourit à son image. Satisfaite d’elle, elle se parfuma et en7la son manteau. Il était temps de rejoindre son amie. Le portier l’accompagna jusqu’au taxi où l’attendait Susan, qui émit un si9ement avant de donner l’adresse au chauffeur. — Eh bien, pour un simple dîner entre copines, tu t’es mise sur ton trente-et-un ! fit-elle remarquer. — Comme si tu avais prévu de rentrer sagement après dîner ! Tu ne comptes pas aller en boîte après ? — Tu lis dans mes pensées ! rétorqua son amie en riant. Tu connais leBlue Moon? — J’en ai entendu parler, le propriétaire est russe, je crois ! Décidément, tu fais dans le russe, c’est nouveau ? — J’en ai rencontré un en faisant mon jogging, samedi matin… en7n rencontré est un bien grand mot, je dirais croisé. Samantha se tourna vers son interlocutrice, le sourcil relevé. — Et tu comptes le voir ce soir, dans ton restaurant ? Tu sais combien il y a de restaurants russes à New York ? — On peut toujours rêver ! Et si je ne le vois pas, il y aura peut-être des gens intéressants ! — Je ne le crois pas, tu es indécrottable ! Et comment sais-tu qu’il est Russe, ton jogger ? demanda Samantha en secouant la tête.
— Il est monté dans une voiture diplomatique avec le drapeau russe ! Son amie enregistra l’information, surprise et demanda : — Un grand blond avec un regard bleu absolument glacial ? — Non, celui-là, c’est le consul… Moi, je parle d’un brun à la coupe militaire et super baraqué ! — Je ne connais pas ! Le taxi vint stopper devant le restaurant, mettant 7n à la conversation. Provisoirement. Les deux femmes descendirent de voiture. Elles avaient à peine atteint la porte que Susan demanda : — Et toi, tu le connais d’où, le consul ? — Je ne le connais pas, je l’ai croisé devant le Met, et je vais te dire une chose, je n’ai pas aimé son regard ! — Il a une sacrée réputation de séducteur ! — Ah oui, tant mieux pour lui ! Il ne m’intéresse pas ! Un serveur en tenue folklorique les conduisit à leur table. Samantha le remercia en russe. L’homme eut l’air surpris, sourit en leur tendant les menus. — Désirez-vous un apéritif ? — Une vodka sur glace pour moi, et toi Susan ? — Un whisky plutôt, merci. C’est sympa comme endroit, ajouta Susan en laissant son regard errer sur les autres tables. — C’est assez typique en effet, répliqua son amie. Samantha jeta un coup d’œil à la décoration, elle avait séjourné à plusieurs reprises à Moscou et Saint-Pétersbourg. Elle aimait énormément la Russie, son histoire la fascinait. Elles passèrent leur commande tout en sirotant leurs boissons. Et au moment où le serveur apportait les entrées, Susan poussa une exclamation de surprise. Levant les yeux, Samantha suivit le regard de son amie vers l’entrée de la salle. Deux hommes se tenaient sur le seuil. Un grand blond au regard bleu acier et un brun à la coupe militaire et super baraqué. Le consul avait aussi aperçu les deux convives et leur souriait. — Tu vois que le monde est petit ! fit Susan, aux anges. Son amie lui jeta un regard noir. À travers ses cils, elle vit les deux Russes venir vers elles. Le consul s’arrêta face à leur table, s’inclina avant de se présenter : — Alexei Vladimir Dimitrievitch, consul de Russie, ravi de vous rencontrer à nouveau, miss McAlistair. Samantha leva les yeux sur la main que l’homme lui tendait, hésita quelques secondes et 7nit par tendre la sienne. Le diplomate la porta délicatement à ses lèvres et la jeune femme ressentit un brusque Fot de chaleur envahir son corps. Elle retira précipitamment ses doigts, présenta son amie : — Susan Waters, avocate au barreau de New York. — Grigori Kirilenko, mon chef de la sécurité, fit Dimitrievitch en désignant son compagnon. — Monsieur ! — Positivement enchantée ! s’exclama Susan en plantant ses yeux bleus dans le regard du Russe. Le chef de la sécurité les salua d’un signe de tête. — Je vous souhaite un bon appétit, mesdames. Les deux hommes s’éloignèrent de la table, gagnèrent l’autre extrémité du restaurant. — Il s’est renseigné sur toi, on dirait ! chuchota Susan en les suivant du regard. Allons, ne fais pas cette tête ! — Je n’aime décidément pas ce type, rétorqua Samantha. — Tu as vu comment il te regarde ? demanda son amie.
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