La Légende d'Améthyste

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83 pages
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Description

L'éveil est en chacun de nous...


Gabriel, jeune auteur, présente avec beaucoup d'appréhension, son manuscrit à une maison d'édition.
Suite à des circonstances particulières, le jeune écrivain se retrouve impliqué dans l'histoire de son propre roman. Étrange, n'est ce pas ?
Entre loup garou, magie et vampire, Gabriel devra faire face à sa propre destinée, non sans avoir lutté contre cette folie qui l’entraîne dans son tourbillon.
Avec "La Légende d’Améthyste », Steve Allister signe un roman audacieux qui plaira, sans nul doute, à tous les amateurs d'heroïc fantasy.

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Nombre de lectures 4
EAN13 9782368325070
Langue Français

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La Légende d’Améthyste
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Steve Allister
La Légende d’Améthyste
1.Le réveil...
Sous un silence pesant, l’atmosphère semblait lourd e.
Doucement, la nuit s’éveilla sur une terre blessée, causée par des combats d’un autre temps.
Le vent caressait le sol, comme pour murmurer des l égendes oubliées.
Des cris, des pleurs accompagnèrent l’écho d’une br ise soudaine. Il ne resta, ici et là, que l’angoisse d’un temps qui s’enfuit.
Laissant ainsi le présent devenir le passé d’un futur inévitable, tout paraissait étrange et mystérieux…
Des images se succédèrent alors…
Des yeux tapis dans l’ombre observèrent la folie de s hommes…
C’était les souvenirs de combats oubliés.
Dans l’ombre de ces souvenirs passés, croisé entre deux mondes, un fleuve s’écoulait alors près de rivages ombragés, où la végétation se mblait abondante.
Au cœur de cette végétation, des hurlements se succ édèrent...
Était-ce des loups, des lamentations de bêtes inhum aines?
Des hommes, protégés d’armures médiévales, tremblai ent face à ces hurlements.
Étaient-ils prêts au combat ?
Leurs attitudes hésitantes prouvaient le contraire !
Des druides, placés derrière-eux, encourageaient ce tte vaillance. Face à cette bataille devenue angoissante, le conflit semblait inévitable
Soudain, ces hurlements laissèrent place à une atmo sphère à nouveau pesante…
C’est alors qu’un tremblement de terre eut lieu, la issant une épaisse poussière s’échapper vers le ciel.
Sortant de cet intense brouillard, bêtes inhumaines et êtres fantastiques déclenchèrent le combat face à ces hommes terrorisés !
Était-ce un rêve, un cauchemar ?
Tout ceci semblait irréel !
Des cris s’échappaient des corps blessés. Du sang r uisselait sur le sol où s’accumulaient les corps des femmes et des hommes p ris dans la bataille.
Des jets de lumières et explosions se dessinaient à travers le ciel. La mort s’invitait inexorablement sur cette terre…
Un jeune garçon, tapi dans l’ombre, figé par la peu r, semblait être spectateur de ce désastre. Regardant autour de lui, il n’existait au cun moyen de s’enfuir.
Observant attentivement ce qui l’entourait, il monuments ornés d'inscriptions mythiques !
Où était-il ?
Que se passait-il ?
déco uvrit des sépultures et des
Aucun repère ne permettait de confirmer ce qui étai t vrai de ce qui était faux.
Le souffle court, la peur commença à l’envahir. Il voulait fuir, mais il restait immobile face à tout ce qui se passait.
Il semblait étranger à tout ça !
C’est à ce moment-là qu’un homme apparut et se mit devant lui.
Cet homme portait une tunique blanche ornée d’une c apuche dévoilant de longs cheveux attachés. La ceinture attachant sa tunique portait des inscriptions qui ne lui semblaient pas étrangères...
Qui était-il ?
Que voulait-il ?
Semblant protéger le jeune homme, il leva les bras et fit jaillir une lumière opaque tout autour des deux hommes…
Des êtres fantastiques, alors, s’approchèrent d’eux d’un air menaçant.
Remarquant ces êtres fantastiques se projeter vers eux, un frisson parcouru son dos.
L’étranger sembla reconnaître, à leur approche, un grand loup de plus de deux mètres de hauteur ainsi qu’un être blafard, aux dents acér ées. Habillé tout en noir, il portait deux ailes qui brillaient dans son dos.
D’où venaient-ils ?
Cette vision ne pouvait pas être possible.
C’était de l’ordre de la fiction, de l’imaginaire. Ce ne pouvait être qu’un rêve…
À l’approche de cette lumière, ces combattants rest èrent figés et, peu à peu, leurs corps se cristallisèrent pour devenir un ensemble d e pierres fantastiques !
L’étranger recula de quelques mètres, la peur prena nt le pas sur la stupeur. Secouant la tête, il n’en croyait pas ses yeux.
Que faisait-il là, transformé en pierre ?
Mythes, magie, légendes… Rien ne lui semblait norma l.
Il s’adressa alors à l’homme qui le protégeait, ris quant sa propre vie en utilisant cette étrange magie…
- Qui... Qui êtes-vous ? Où suis-je ?
Ce dernier tourna la tête vers l’étranger. Son rega rd était déterminé.
- Il est temps… Il est temps de te réveiller… Il es t temps d’accomplir ton destin !!!!
Une étrange douleur, à ces mots, transperça l’espri t de l’étranger qui s’évanouit instantanément…
Le souffle coupé, des gouttes de sueur perlant sur son front, Gabriel se réveilla, dans sa chambre d’hôtel, complètement paniqué…
2.Le rendez-vous...
Tremblant, Gabriel regarda autour de lui.
Un profond soupir s’échappa de sa bouche.
Instinctivement, il prit sa tête de ses deux mains.
« Encore un cauchemar » pensa ce jeune homme de 25 ans.
En effet, depuis quelques mois, Gabriel faisait sen siblement le même rêve, celui de se retrouver dans un lieu inconnu avec pour seul thème :
Celui d’une guerre entre l’humanité et des êtres fa ntastiques...
- Il faut vraiment que j’arrête de faire ce genre d e rêves !
dit-il tout en levant les yeux.
Par ailleurs, ce rêve récurent était à l’origine d’ un roman qu’il venait de finir. Il s’était très largement inspiré des souvenirs de ce rêve.
Cette journée, pour lui, était particulière.
En effet, il devait rencontrer un responsable d’une maison d’édition qui semblait être intéressé par son roman.
Motivé par le rendez-vous, il se leva, se prépara u n café et alluma la télévision.
Comme souvent, des images de conflits, de guerres o u d’ombres politiques se succédèrent, accompagnées de catastrophes naturelle s.
Pensif et à la fois empathique, Gabriel avait le se ntiment profond que ses rêves étaient liés à toutes ces actualités.
Pour lui, une impression de déjà vu l’oppressait…
Un frisson lui parcourut le dos tandis qu’une étran ge sensation lui glaça le sang face à cette pensée !
Différent des autres enfants de son âge, Gabriel, d epuis sa plus tendre enfance, avait été détecté « hyperactif ».
Ceci avait provoqué des difficultés relationnelles vis-à-vis de ses études et des autres personnes qui pouvaient l’entourer.
Successivement, au cours des années qui suivirent, cette pathologie fut accompagnée, lors de son adolescence, d’ un autre handicap provo quant une perte de connaissance immédiate.
Cette perte de connaissance était provoquée par une maladie épileptique dite « temporale »…
Ces troubles comportementaux associés entraînèrent un isolement et des difficultés d’adaptation, d’acceptation auprès des autres perso nnes de son âge.
Souvent, de ce fait, il se sentait seul et incompri s.
L’écriture fut donc un exutoire face à ses handicap s.
Malgré cette passion grandissante, il réfléchissait , avec beaucoup d’incertitudes, à son avenir…
Mais le temps n'était pas à la réflexion, il était temps de finir de se préparer et d’aller à son rendez-vous.
Quittant son hôtel, Gabriel se rendit à l'adresse q u’on lui avait indiquée.
L’immeuble était sommaire, sans prétention aucune.
Il rentra dans le hall et chercha l’appartement num éro 7.
Une personne l’interpella de loin et lui indiqua da ns quelle direction aller.
Arrivé devant le seuil de la porte, il sonna avec fermeté…
Une femme lui ouvrit quelques secondes plus tard et l’invita à rentrer.
Le lieu se composait de 4 pièces toutes décorées d’ affiches de romans et de films de science-fiction.
La jeune femme lui demanda de s’installer sur une c haise et d’attendre qu’on vienne vers lui pour le recevoir.
Durant ce temps, il ouvrit son sac et y sortit un m anuscrit.
Il contenait son roman. Gabriel espérait le faire é diter.
Plus qu’un moyen de se faire connaître, c’était un moyen pour lui d’être fier d’avoir été au bout de son objectif, celui de laisser un hérita ge sur cette terre.
Peu de temps après, la porte d’en face s’ouvrit et un homme l’invita à le rejoindre.
Gabriel rentra et fut surpris de constater une tell e simplicité en terme de décoration. Il s’installa sur une chaise face à un bureau rempli d e feuilles et d’un ordinateur entre-
ouvert.
L’homme s’installa à son tour en face du jeune écri vain et se présenta :
- Je suis monsieur Beauman, responsable des édition s «Calice». J’ai lu attentivement le mail que vous m’avez envoyé… comme vous me l’avi ez indiqué… vous avez un manuscrit avec vous, car vous n’avez pas pu me l’en voyer par internet ! je vous reçois donc comme convenu…. Exceptionnellement !!!
Cet homme, les lunettes descendant le long de son n ez, eut tout à coup un léger sourire du bout de ses lèvres.
Gabriel, remarquant cette attitude, se sentit, sans raison apparente, mal à l’aise.
Devant lui, cette personne impressionnait par son a llure directive. Il portait une barbe grisonnante, son regard était glacial.
Il eut alors, au fond de lui, une certaine appréhen sion de voir cet homme juger son œuvre avec beaucoup de sévérités et refouler la pos sibilité d’éditer son manuscrit.
Sur le mail qu’il avait envoyé, il avait fait un ma igre résumé de l’histoire qu’il avait écrit. Son roman parlait de sorcellerie, de pierres mystiq ues et de légendes perdues…
Dans ce mail, Gabriel ne parla pas du titre donné à son roman.
Le directeur le regarda attentivement et lui présen ta les styles de romans édités. Il semblait réellement intéressé par le thème de son m anuscrit. Il ne pouvait pas promettre que cette œuvre serait retenue par l’ense mble de la maison d’édition, mais il avait visiblement envie de lire ce livre. Il lui ex pliqua toutes les modalités à suivre et l’encouragea à lui laisser quelques jours son manus crit.
Gabriel, à nouveau, ressentit des frissons parcoura nt son dos. Une sensation de vertige l’envahit.
Avait-il peur de se faire avoir ?
La possibilité d’un succès l’angoissait-il ?
Où était-ce tout simplement autre chose ?
À nouveau, un énorme mal de tête transperça le jeun e écrivain…
Remarquant ce mal-être, le directeur se leva et se présenta à côté de lui. Il lui proposa d’aller lui chercher du paracétamol. Gabriel accept a sa proposition, un peu embêté par la situation.
Le directeur sortit, laissant quelques minutes le j eune homme seul dans cette pièce.