Le Cercle

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Description

En Angleterre, durant l'époque victorienne où les découvertes sont légions, Charles Wilson et Carolyne Fisher rêvent de découvrir le continent qui leur fait face, une mer emplie de diverses richesses. Passionnés par les matières scientifiques, les deux enfants essayent alors d’inventer un engin propre et silencieux capable d'explorer les lointains horizons, et réalisent leur première maquette à propulsion élastique.


Séparés lors de leur scolarité, ne se voyant que pendant de rares vacances, les deux enfants rusent pour correspondre pendant plusieurs années, chacun contribuant par sa réflexion et ses expériences à améliorer leur futur bateau ; un grand tournant se dessine quand ils décident de le rendre également submersible. Peu à peu, au fil des ans, ils construisent leur projet dans le plus grand secret, épaulés par le père de Carolyne.


Pendant cette période, de sombres événements surviennent. Des usines innovantes brûlent, des aéronefs sont détruits, les plans de nouvelles inventions disparaissent ou sont volées juste avant les dépôts de brevets, et des ingénieurs sont assassinés. Chaque sabotage est signé d'un cercle et deux lignes, signature d’une mystérieuse société secrète appelée le « Cercle », qui fait piétiner la police et prend de plus en plus d’ampleur.


Le Cercle ayant eu vent de leur projet, l’étau finit par se resserrer autour de Carolyne et Charles, qui vont être entraînés bien malgré eux dans des péripéties inquiétantes...

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EAN13 9782368452769
Langue Français

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51rueduRouet.1308Marseile

www.is-edtion.com

ISBN(Livre): 978-2-36845-275-2

ISBN(Eboks): 978-2-36845-276-9

ResponsableduComitédelecture: PascaleAverty

Directriced'ouvrageetcorections: MarinaDiPau

Couverture/ ilustration(s): RebecaCovers/ Depo

Colection«Asiclarow»

Directeur: HaraldBénoliel

li
sitphotos

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utilisationcolective.Toutereprésentationoureproductionintégraleoupartiele,faitepar
quelqueprocédéquecesoit,sansleconsentementdel'auteur,desesayants-droits,oude
l'éditeur,estiliciteetconstitueunecontrefaçon,auxtermesdel'articleL.35-2etsuivantsdu
Codedelapropriétéintelectuele.

EDWIGEIVY

LECERCLE

I.
CAROLYNE & CHARLES

a ligne déchiquetée de la côte s'estompe. Comme une respiration
L
calme, les vaguelet se nsioatd o'dnlutev-eitnt un va-sculpten
blondes.
Carolyne est fascinée en découvrant ce spectacle, tous le sensenalerte.
L'odeur.Immédiatement,elesesentenvelopéipue nu rap esante
présence.
Leson.Infatigable,ilbercesonoreile, uorem alm seusechariedes
cailouxquisepolisent.El eux lst sledoi taér etluse com eels barpne duq
d'unepatientecarese.
Sansl'avoirdésiré,eletombeenamourdumliueq ius eédovile.
Puis,àsespieds,el etiovir mteoider bis ilg rehcor el ,ïe As.réac nuxjosant
serévèletraître,elesoufuog ,uo sedon sen gleur stesdesangperlent; enfin,
elesaisitlecoquilencoau, n trre ucn e eirl e'adsnvoon cge leté itroséiri a és
poursasœur,bébéHelen.Lafiletl l aanucnes rune rapide coup d'œil veres 
etrabatviteladentelesurl'écorchure; ,eÉ nirdmlri craen àiesomnolesurle
siège,lemouvementdelamerl'endort.
Maintenant,lapeitp iu'dnutê ealt intaà e e inpica's egamisantbateau,entre
sescils,elefiltrelesoleil,àenpleurer.El paysages; eeércsed enface,c'estla
France avec des montagnes bleutées. Soudain, les crêtes s'écroulent dans les
larmesprisonièresentresespaupières.

4

À l'image de son époque fascinante, Carolyne est en ébultiondansson
cerveauneuf.Elen'apasencoredixansetnes'enuiejamais,oùqu'elese
trouve.Commeencesinstants,loindesafamilrerérpa r rupucée po uès ne
forterougeole.
Lesanimaux.Au-desusd'ele,desoiseauxcriailne,tl seou metessontplus
agréables à voir qu'à entendre. Carolyne revient à tere,eleobserve,àses
pieds,lesablemouilé qui seicedsnuls ecuus cleberara tuos evèlnu ,nim
sauve,endansantsurlecôté; es der vac cntheli , am ssnirtos outrdson rut sed
fautdécrirecelaàHelen.
Ce premier contact avec la mer se révèle rempli d'aventures.
Maintenant,lesalguesluisantesatintrea samnic rueisu,ec omme une
ofrandeprésentée,letoucherestdoux…
Émlies'éveile,el:tê ele-ef roubeenut tusne sp
«Mademoiseltse'c ,alec zehclâ, nelyroCae sale… »
Lapeitp évl raeib al n rlianub untjon .eC moem eospuriil ren aemia-ts re
paspropre?

La brise fait tourner en désordre les pages du livre que Carolyne délaise;
eleatropdechosesnouvel.vers unidéà s etec snad rirvuoc
Lelendemain,elent. patiemmeriv ee cndmot ennsdavéd eliouq ees i
Dansl'Angleterecorsetéeetvictorienvier'snes ned seons sati Ce,e ynolar
desoncorps…
Eleporteunerobevaporeuse.Faceàlamer,els nov siga ene e présente
souriant,délicieusecares.eseL ou besclru bs nes uoostnsed elévmentouce.
Lapeiteposèdelasagesr n eretiine ivctinstfiter dee de protn ,oprul i'snat
lemeileur.Lapousièred'orlatentetrop,eluha ces sô etesures,pourposer
un pied nu, puis y plonger voluptueusement les deux dans le sable chaud.
«MademoiseleCarolyne,quefaites-vous?»
Émlieveile.LafiletS uo selnem ia.nouliers e, ses sc alsiahv tn sre reieev
grandparasol,eleselaisefroterlesorteils.
Nousommeseules,ici: pourquoignore-t-onceteplagesidouceetsibele?
sedemande-t-ele.Eledevinequebeaucouppasans ur sonhedu bnte c àé ôt
levoir.

5

Quandeleretourneprèsdelafrangeécumeuse,elerêvedetoutesces
créaturesquiroulentdansl'ondegénéreuse.Poure-tials nu eou jler
aprochersanscrainte…
Puiseleentendencore:
«Vousoubliezl'ombrele,mademoisele! »
Modeduteintblanc,maisCarolynerésiste,elrtpop lâ eted cée se trouve e id
denepasécouter.Puisqu'el soc redsr ,luueoit e douveretrle aeuc tnq uaat soit
aveclesoleil…

Imposibledereprendrelalecture; leglis en ua tneves pagesement d
l'apelepasasezfort.El'equs ore toe se truen tla'cseleaperçoituntriose
découper sur l'horizon. Un garçon blond se dirige vers ele,sescheveux
brillee ncvadel It.neuc ahfeurembarasé dessiègespliants,une
gouvernanteporteunpanier.
Ignorantlesadultesquitâtonisiohc re ruel rou pnte edxucememplales nt,
enfantsseraprochent,etserencontrentenfin.
Charlesseprésente,ensouriant.Iladépase uzetêt à ,tsujod ee d'une
demians. De loin, il avait remarqué les boucles brunes, de près la vivacité des yeux
bleuspailetéslecharme.
Spontanément,elas eruc xe emirpe' uuqlieile mour té piosiledécouvre.
Luinonplusneconaiséamedic nadsnl ap til saôc a .etesC'sot pèn , re
capitale, qui l'envoie reprendre des forces, car l'hiver ne l'a pas ménagé :
–Hier,j'aieumadernièreséancedebainsdemer.
Maintenant,ildésireap alyneCarons. lrendreiram serètsym seprouve
avecenthousiasme:
– Il y a beaucoup à découvrir, même en n'observant que la surface.
Gouvernanteetnurseserap Tety,one lauchrehco ,tnfeur,nesedécidepas
àrepartir.Émlieestbienagréableàl'œil.
Avecnaturel,l'hommejustfineiditou aL . tnaq eld neilpéserée nce psa
mancheteatireleregarddesdeuxfemmes: «EncoreuncoupduCercle! ».
L'article résume que le gang du Cercle a démoli une usine dans le nord du
pays:
«Cetem cé eediruqf basee lambiqan nuecane ,eép tim sation la direc
n'avaitprisaucunemesuredesécurité.

6

Lesdégâtssechifrentenmil licea poe. Li sslebdhiénreeemro.rsplI vcin
n'aaucunepiste.»
L'auditoirefémininresentlefrisétrospecon r àen onn'rit xue iuq fitc ed
craindre, mais aucun n'ignore que la destruction d'un outil de travail peut
aporterlamisèredansunfoyer.
Aveccourtoisie,Tonydéplielatable,lasilhoueted'Émlieluiparaîtbien
plaisante. La gouvernante débalsoe pan apéra evinrep érSa c soin.
gourmandiseestirépresible.Lacolationatend.
Carolyne et Charles, à quelques pas, commentent l'ouvrage technique qu'il
tientenmain: lapétile sait pas qu'etnaaC eylorn enleprovoquelepremier
éblouisementdugarçon.

7

I.
PROJETS

e lendemain, les deux jeunes se retrouvent, et la conversation
mécanLcute dise enomptlic re ,suuq arb lI .drat sulp rSa. lnsntmereaieuqiélé
reprendavecnaturel.
Charlesestintrigué.Lafiletesembleconn livre aître so ed
revientsursescours:
– J'ai un précepteur exigeant, je déteste ingurgiter des listes: autantleslire,
il n'y a rien à comprendre. Mais quel régal quand on fait des expériences en
science!
Carolyneluidemande:
–Alorstudésiressuivrelemétierdetonpère?
Laréponsefuse:
– Ah non, je veux être un inventeur, et un explorateur !
Lapeiteréfléchit,celaparaîtintéresant.
Legarçonrespectelecourtsilence,puisreprend:
– J'ai un projet d'engin pour visiter la planète, et découvrir des endroits
inconnus. Beaucoup de cartes sont déjà révisées, mais nous sommes loin d'en
avoirterminé.Lateretsym sed elècer ches ri, deèressesdetoutesespèces.
Sacompagneaprouve:
–Oui,vraiment,c'estcaptivant.

8

Desoncôté,elrer les rudimentocmmneecà e pxollat ed s al mihce ei e
physiqueceteanée.Pasionée,els'exe s des or Is.urlc omêm ecrehed ne e
avoueêtrecurieux:
–Quelâgeas-tu?
–Jevaisavoirmesdixans.
Tranquilement,elst son p que c'e aédicédrè euq i iul ed eriaférp esice
suivre ces matières. Il a remarqué son intérêt quand elevisitesonusine.
Maiseleregret euq ecela ne soit pase ird ,uqèmer sa parn vu bieseun
plan de future femme du monde parfaite. Carolyne avoue :
–Jeladésespère.ElenesaitplusquelsiupeD . conv me raitiend eivétcait
plusieursmois,eles'efueiqLa. redoe eial tsum enter vers la brocr eedm o'ir
profeseuredepianoestunevieilefil unalm seru eocmm ee qui souffle
dragon…
Carolynepoufederire,lademoisel relbnos tiamertnoetm cénef tn ee
chignon.
Puis, pour le canevas, sa mère s'est obstinée plus d'une anée; elea
abandonplusont ts spoinel sé , lents que l'avacneéd u' nseacgr eotlat oi t ele ts
tachéedepeitesgoutesdusangdespiqûres…
Ellèe ron sveus drageelrahC repçrio t stes a'it le réqu'il su sédc ed.ticroB s il
sombres,sesyeuxvertsluiparaiserpxe sules pnt lesifsjamaisvus.
Carolyne ose lui raconter le pire souvenir infligé par sa mère afin de lui
aprendreundesacomplisementsféminins.

MadameJaneFisherdécided'unesortieetel reses et etuam nas novetê
botines.Pourquesafileresteene lple, e nudp ueuqtodieilerefusela
calèche.Eltita slalae done ,erag yloraC tne es eerses t àdnnetrèsintéresée
partoutcequ'el deouéc.erv eL ipator situqueam tnplunaatre mone sesez
bruyant,maisilfaitgagnerdutemps; agerà uqé'lperdre l ne pas ibre! Iles
amène jusqu'à la voie de la ligne de l'Omnium qui desertexclusivementles
usines.
Elsop .etsiaMe ,sreirvuo'd uep itvoe elru à àd jéevtntrou se ils carledoitse
metreunmouchoirsurlesnarinestelagés dst. leabrél tnemee ruedo' naMam
explique que ces wagons sont réservés aux trains populaires. La locomotive
puisantehurledesesrouesàpleinevitess inat pes sdet ee atémliquesau

9

freinage. Comme la combustion du charbon est mal réglée, des écharpes de
gaztraînentdanslarame.
Carolinesesentsaledel'airambiant.Elue xes d seecsenedn pt,s uiutto des
retrouventdansuneusinetextiledelavile:
«Regarde,mafilgera,er ien de bent comms ntgngas cefaeneiv ! tneruel »
Elenesaitpascequ'elinesmachdes uit e ael l'à é im ansoi mrb el ,rueirétxe
rugisantoulestourbilonsnoirâtresrabatusnad al suoc .r
Enentrantdansl'atelier,Carolyneafrisone sesé. Doçrag sedipar sn
tenaientenpostiond'équlibresurdegros .se seDbiv tnarnicaesquemés
gamines courbées sur l'ouvrage n'osaient lever la tête. Depuis l'âge de six ans,
certainstravailuoj ! r tcineqs'u iujx heà di parures
Avant de tourner les talons, sa mère lui montre les flancs luisants de deux
rouleauxénormes.Unjeuneagliseeu dprx l setnerée sesilyaunmois.
Alors,CarolynechuchoteàCharlesqu'el recore e tnerciosentirladouleur
dupeitouvrier.El une flaque sombp neesm mê eovriueiq es er suom alnacé
meurtrière. Maman l'entraîne brusquement hors de l'atelier :
«Ces eehru ep uo rnuheureusee ta malriaf ed ee.ri » bdedero

Carolynesetait,puiseleavoue:
– Tu sais, depuis, j'imagine tout ce qui aurait pu éviter cet acident.
Souslesoleilbienagréable,eleut e vverer niunà die ucssionpostive,
commederéalisersesrêves:
– Peux-tu me parler de ton projet pour explorer la tere?
Charles répond qu'il se trouve en pleine expérience. Carolyne est dévorée
decuriosité; eledemandecommentilprocède.Étoné,illaregardeet
déclarequ'iln'ajamaisrencontréunefileoc e emmle.Mêmesacousine
Clara,quijouelademoisele,nes'intéres tuot ud sap eIl. esnciescx au em mi
lacoursed'unpiston:
– Tu as déjà observé le mouvement linéaire à l'atelier de ton père, je
travaileuneminiaturisation.
Iltraceuncroquis,précisantquedepuisdesanchit à un mode é ,ser liélfé
de déplacement propre. Peu gourmand en énergie, et pas encombrant.
«Imagine,vivreetdormirdansicule, eon véh!éil ntreb »

10

Puisilprenduneboneinspirationetajoute:
«C'estmonpremierséjourici,etcelamedonu e.eédi enn,aiem De j
t'expliquerai, c'est le moment de commencer des expériences aquatiques.
J'inaugureraiuncarnetneuf.»
Lesenfantss'aprochentdelagrèvemouilée.
Charlesrespirel'airsalinavecbonheur,luiausd'u bun elilI .tse têv
ensemble clair. Il se tourne vers Carolyne, élégante dans sa robe brodée, et ils
secomprenent: ruop al pada eétt ess panuten'e ruri eid eocar l'envplage, cl a
monte,enforce.Eleexpliquesonexploit,quandeleamarchésurlesable,les
orteilsnus,c'estvraimentagréable… Tousdeuxs'aperçoiventquelesadultes
sontocupés.Alorsilssedéchausnfoncentent et eeisdd nal uesrp x les ou d
tapis, puis ils comparent leurs empreintes. Le garçon a roulé le bas de son
pantalon pour frôler l'écume. La liberté commence par le premier pas.
Laréusés eap red safbié-là, est favoriocneertnec ,té ti dtelee rurleses
toutes humaines : d'abord, une nurse est chavirée par un flirt, et une
gouvernante coule à cause d'une gourmandise insatiable.

Aujourd'hui, Carolyne inaugure son costume de bain. Robe ceinturée et
foulard noué sur les épaules inspiré de la tenue de matelots. Le pantalon en
denteles'arr sur leou rseà sap esirotua'l ,alegalp êt lussoe .uoneg een aleC
Émlieveile.
Cela fait plus d'une semaine que Carolyne et Charles se retrouvent au bord
demer.Ilsnepeuvents'enuett a pivsfno tpsird e' touyer,ux ss desionés.
Lesidéesvienentsivitequ'eloperé'avtes tn ,arlei Chnt sraieses eobsuuc esl
neprenaitpaslapeinedenoteretdétaile ruveauté.toute no
En ce siècle remuant, beaucoup sont persuadés que la mécanique ira très
loin grâce à la force récemment domptée de la vapeur. Fini les phases
angoises ermitsivexplo tel,se lûru srblinf iesor lesgée sed stnad seam esais.
Lasauvageénergieestenfermée,canalisée,etredi stribuéeaugréde
l'utlisateur.Sapuis.sE tei gnaretnce a'l regaluos tuepeschtâe dinmahulene
chipotepassursonalimentation: à stset eliuh'l , isbo, es dmemêhac onrb
semblentprometeurs.Quipouraitl'arêter?
Lesenfantssetien lae dete nceics al ed stnated srpgoèr socsnent informés
technique. Et ils ont peine à comprendre certains adultes. De grincheux
pesimistesvoientl'avenirmorose.Ilsanphroene in fe dnoectnl aacatts

1

route. Imaginent-ils un précipice final, ou un circuit lasantetperpétuel?
Bref,ilsestimentquebientôt,l'humainseraarla co ed tuob ua évinaisance.
«Quelentnreniev!u iusd anusplraivqu, res à aeir en n »,selamentent-ils.
QuandCharlesentendcela,ilnepeutl'acpeet.r Cela lui rapeleune
croyancemédiévale.Àl'époque,pensantlaterte ednor e uneommete c pla
asietad rl snt edebmoaignt enp ouaicraecu,eb ou s'ae vide, folaientd'avoirà
tournersansfin…
Leshommesadorentsefairepeur,ilses dra dnsgo.d tnp seegèite scréee
Au loin, un promeneur semble plongé dans ses réflexions, il garde le creux
desamainprèsdel'oreiltin éléand,. Gred u'êvutne tagmmsuencamaïeude
brun.Quandlabrisesoulèvesacravateaparau tîé engnip tles rèigsoe,né
ronde,ornéedequatrepiersueicérps lI .seneiglo'émeteen lnçrot an, enst fen
lessourcils.
Cejour-là,Carolynetenteencoredechas segami sel etêta sder ede
l'acidentdupeitouvrier.Eleestasailions. tusee tedq euts piefoar disdoe
Commentévitercesdrames?
Pourcontrerledanger,ele toprimaut ut hméthdes eexeodesficaces:
« Mon père lui, dans son usine, il a posé des rampes, des tapis, des manetes
d'arêt.Etilsuputilt inbrui de crses uol setuses el eugitaf iuq emirot e
travaileurs.»
El qu'il d Charleslpqieuà exeent duedee af eqirbgirinu elesetpase
beaucoup de temps à améliorer les machines. Au début de l'anée,untrès
jeune ouvrier avait eu la vie sauve grâce au bouton d'urgence que le grand
frèreavaitactioné.
Legarçonécoute,ilapor evuemust.enlesiiencrè eenp I lrpféarler as lui p
desacp no.erè larmée cide sn,aravlir letasép idents du t
Tousdeuxontconscienced'apartenir,parnaisalc enuà , ceanse
privilégiée.
Les déplacements en calèche n'empêchent pas d'apercevoir certaines scènes.
Unenfantgrisquifouil uecavs turiét dsel ecrn heoc ut, fneemmepéd ianelée
qui tend la main. Seuls les véhicules motorisés gomment les détails durs,
parce qu'ils lâchent de la fumée, avec générosité, en frôlant la vitesed'un
oiseau.

12

Pourresterdanslesprojets,elvèrée ha C àleq eulrsep rès noest e s'à mis
exécuter des plans complexes depuis plusieurs mois. Elesereprendàsourire,
en expliquant qu'il envisage de créer une nouveauté dans la dentele.Le
contrasteestsaisisantentrelafines e senenu et les machiedl o'vuarego tb
nécesaires.Lapeitedécritsonimpresnd e quainoleavuleprototyperond
etmasif.Eleaimaginéuneénormefemmeaslisant dise réa ssed céro
minuscules avec ses doigts boudinés. L'image de la grosebrodeuseaamusé
sonpère.
Pour l'instant, ce projet reste encore une ébauche. Mais il est enthousiaste. Il
yemploieralesmeil.xueutneeursaux, métel se tinicethcles ens talplus
Eneftequurpo, drau foiiatr senhcât seia-tliu es red shumains quand ce
répétivespeuventêtreef, ueigat fnssa, eidalam snasctuéeemtnqieucénasem
nicongés?
Il en rêve. Grâce aux contrôles réguliers, il ne se produira aucun acident
vital,safiablint pe cecentour t éehd rpcoèspr.res us aeivi ed
CarolyneaprendàCharlesleproblèmequiguet sed eliba huspla le
brodeuses: trèsol ees auv,el icéti.tneauqnmelb, remaimét dioér
Maislamachine,elegardera«bonpiedbonœil».
Plus il découvre le tempérament de sa compagne, plus il apréciesonesprit
curieuxetinteligent.Ilcomprendégalementsonatachementadmiratif
enverssonpère; ieuxsoucmme l'hoti écéruals d es,yélomp ees sdegami eni li
etaprmfoceandes on silémrerosel rep l.o tulid ertvaiaa à éuqil
Tous les deux savent que l'ouvrière qui fabrique ces merveilesn'apasles
moyensdes'enoforaCenyl.rir tE :surteiledl i'dnle rêve révèle ildésire
produiredeskilomètresdetisluatio cecunqunoe dr h,cépén araurencerle
marchéétrangeretrendreleluxeacesible:
«Touteslesfemmespourontporterdeladentel » !e
Quandiluiditcela,elren uvee drdgauej sèrtemmoh en. ertuoul i
Safilrend'a lumrgt ennirpapicuq l li'e est lap erimrè e àneetltuiserapour
présentersacréation.
Charlesréfléchit,iladéjàobservédesdentel iestansèriléesdanslarue:
«ne crain Tu ec reilbdes pas our oi vtmrof eart e d'? »

13

Lapeitrépoe a ysnepI .ése l qnd sue pone èrp uot persuadé qu'onra
toujours admirer ce savoir-faire, grâce à des œuvres sur commande en
modèle unique, ou en tirage limité. Il a pris la photographie en exemple :
«Malgrétouteslesreproductionspos, esarl'sttipee »vra.e viilnbtir

14

I.
ÉLASTIQUEETCAOUTCHOUC

epuislematin,ilfaitencoreuntempsmagnfià ,euq mreai fr tien
ChaDila fers e rnou tset eetv étisoiruc cevarels repose le carnlete:
les mauvaises langues qui prétendent que l'Angleterre reste
toujoursgrise.
1
«As-tudéjàesubdo cleyéae l»olcy ?
Ceterécenteinventionfaitfureurdanslabonté. Deux grandes es coéi
rouescoupléessontreliéesàunepluspeitsée ispoavanà l'ed einum t nu'd
guidonincliné.Ontrouvemêmeuneombrelp uo rage los ,lieintedut errde l
car les chapeaux s'envolent facilement. Le vent est très agréable sur le visage;
il fait croire à une rapidité de déplacement alors que le promeneur prend le
tempsdedétailerlepaysage.
Pourpersone llovéalerisp no tueèpic ,edde nombrchoisir uees s
décorations fantaisie sur les protections contre la boue et le réservoir à
combustible.Enefutjo aon, demoe rèinred al à ret respouret, i enup et
moteur.Lescubesdecharboncompreséspermetendet nu eler rouron envi
heure,sansefort.

1.Pouse-pouseamélioré.

15

Carolyneexpliquequesamèreposèdune ou de bllcycM .o siaelenes'est
pasmotorisée,carlebruitefx, et las oiseauria eeltiv eseneluiplaîtpas:
«Mamaninstalelechaufr pé poueurdes e irduon crefèrép li ,iuL .relad
chevaux,c'estmoinsfatigant.»
La mode du moment est de se réunir au parc. Et là se tient une rencontre
entredames.Samèrerefusequ'uneautrepersoneds noe eesvr e sengin. La
filetemeurtd'enviedetestercetia s,ém aetuonvue elenelaconaîtdonc
quedeloin:
–Celadoitêtreexcitantdedépas enstoié furlen u tnasiaiep nrel sep t
signe. Et il n'y a pas de danger, puisque maman a fait instalerlasécurité
pasageraprèsl'acdei dntne'uur nq esa iurep d udes doigts en lesg ilsant
danslesrayons.
Charlesleconfirme,cemodededéplacementestbie nagréable…maisile
deviendraencoreplus,bientôt.Ilbaisniof r'ld u'mrre la peu pouvoixe nu n
changementimminentsurleconfort:
– Les lamelsed euspsneis enuen, onjàdéc', t estma eoiléno ,arit
redécouvertedepuispeu.Maisjecon tnu e irpvéioqur eunigéinn usia
nouveauté… Il va chauserlesrouesdecaoutchouc!
–Chauser?Tuveuxdirequ'ilvaleshabils lec er ,ocmm eonsua ev
vêtementsimperméables?
Les enfants rient, puis ils discutent des progrès de ceteinvention.Legarçon
confirme:
–Ahoui! m mêit,eranatsg emins chr lee su erid xuep eJ eurceou dlae qus
malentretenus,etlespavésdisjoints.
Le chercheur lui a fait tester son idée, le mois dernier. En astuce
suplémentaire,ilacrée diglvé rreticuohuop e caoutcfs sur lser leeid ser:
«Demain,jevaisap pt,na ii ef arinje're qouu siuqorc el te snoteles ter or
oublier.»
Lesfemmesapelent,c'estle momentde partir.Lesenfantsse
retrouveront, le ciel promet encore un temps radieux, Charles montrera le
desindelarouenouvele.

16

Encebelaprès-midi,lechaufeurTonyar avae enivetl csuri lcn,elp a.ega
Émlil .àC ahlrsei snpecte l'horizon, eesn'pat ens recoaun sel p en segaiarsent
pasmenaçants.Ildésireprocéderàdesesaralony e quand Caisrivera.
Soudain, à son côté, Tony part, il aperçoit au loin Émlieaveclesbras
chargés. Carolyne porte une robe avec des volants roses qui s'agitent dans la
brise.Lafiletenerésistepas,elepre se nu tiafte engisseverslegarçonde
loinquiobliqueverseleausi.
Charless'amusedel'empresementdesonchauf :rue
«Tuasvu,ilsembleseplaireavecÉmlie.»
Galamment, Tony se charge des sièges et les déplie. Émlie,rougeet
esouflée,sermonelapeite:
«Unedemoiselenesaluepasavecfamlira neté itt urcoe p ne sap!cilbu »
Lajeunenursenesaitplussielap ro uelli uosle est eol céeorrap al alaba ed
chahut de son cœur. Mais cet homme est vraiment charmant, et telement
atentioné…
Les enfants déjà s'éloignent. Ils vont tester une invention, et en douce,
encore ôter leurs souliers pour toucher le sol soyeux e tiède.
Quefaitdonclagouvernantequisedoitdeveil Eahlrse? res ruC levitun
rêveaveclabrisequicaresstat iny es Marei.sobdn serojeus see léedansle
siège confortable avec ses mains pleines de douceurs sucrées: c'estsagrose
faiblese.
TonyveutconterfleureteàlamignoneÉmlilis ecnetèhcel ee dors il ae, al
sacompagneenap.sesidnac ahattnro fri desjourque
Charlessortd'unsacunpeittiaf alec ,siob enu eaat b 'ulips q temlque que
réfléchit à un moyen de propulsion. Carolyne lui demande pourquoi il ne
songepasàl'équiperd'unevoile.Illt moye cest uen eiur duqpénoisédepuis
desmil de plusy a l n'nu ese t ,'cevtnénreai ms, fiable. Quand iia slin e'tsp sa
catastrophe. Un de ses oncles pratique les régates, et une fois, il était resté sur
placeplusd'unejournée.Unepeiteer reur xiohc ed al rus à e utroteunprem
lui avait fait perdre la course, mais pas son humour: àtable,ilavaitditqu'il
regretmauesr ,réeisnr des galle temps tiaras…b sed ecrof al àr retin 'e surpo
Maintenant,legarçonéquipel'arléci eneb iu sban aute'u d hneèid eros e
qu'ilatailéeetpolieavecsoin.Ell a e. Iolervu vu neéà ituqlésa ee pdleosu cst
avions avec ce moyen de propulsion, enfin, des miniatures bien sûr. Les deux

17

enfantsretienentleursoufou d pzedsiee dsiohf ei tianeible, la mare c, long
l'embarcationestlâchée,Charlesconclut:
«Cen'estpasunegranderéusite.»
L'estiv C .e ,gaportn egzzier tnemia ieslora eny iulamede ndurpooique l
bateauestailéavecunnezsilarge.
«Jel'aitestépoursastabliueiqst e'é lstlacne eroétsil ,amroule dét deemen
troprapide.Jedoisaus et,anndpeCe. ce r'léhilir veiolesembledéjàmieux
quelaprécédente.»
Ilvafouil uesr sac sur la plagred na selar ct ne petsiluop es ruitronu r
crayons. La forme est à repenser, et il note scrupuleusement les observations
surl'esaidujour.Legarçonaptnd a'avrul ens rolie Caue dmarql eier acére
l'embarcation. Un regard féminin paraît important pour le projet.
Au loin crachote un caboteur à vapeur, ses rouages et son acastilageen
cuivreetlaitonbrilus le tongines eutle sca l,si snte sles ouM .lielommoc sia
laiseunesignature: rt.eioâr du ciel est sal iap ralf mueén eluelbrup
Charlespensequelepremieresauteban soe duxeirés iaceu ns re ava
moteur. Mais pas comparable à ce qu'ils ont sous les yeux. Il va s'ataquerau
problèmeducharbon; selonlui,ondoitcombatalc arre serejetéeetlebruit.
Sesexigencessontdéjàbienafirmées.
Puis tous deux vont se réconforter avec un goûter partagé gaiement. Les
deuxfemmesausisesontraprochées.Lespâtisont eseirgna sials se
délicieuses; quiapréparécesexquismufiéirav sng aL ? srnanouvee te d
Charles,biensûr.Elpliments les comis tossu eor siuirane niac nete ,med
encore.
LasemaineprochaineCharlespenseretravailioprn eueoq clar irteé.
Àpeinearvi,él eojrus iuc noenrate tnom ntvail, uv o sre ile ptre t quroje
prendunebonetournure.Carolyneaprouvelabeleligne.Maiseleest
intriguéeparledesindel'arière bde conr œu:eL .rag noç tir
«Tuestrèsobservatrice.»
Puisiluidemandesielredrag tuep eaIl ret. secr un pelequel'élastique
resteunpis-al'dnum toértaoi nant la craire avMt iraeuoep.mren e slias va p
imiterlecaboteurcraseux.
Alors il faut étudier avec soin la solution, car les dificultéssontennombre.

18

Ilcitelespointsdesaréflexion:
1°) la dimension doit être impérativement réduite, tout en conservant
delapuisance.
2°)lepoidsausiestimportant,ilestnéceseruvro tdee ira enu
matièrelégère,solideetsuportantlachaleur.
3°)lasouplesedurégimeestindispensable.
Charles désire un engin très réactif. Il veut vaincre la force d'inertie qui
ralenitoutemanœuvre.Ilrésumesonambtion:
«Jetravaileàutliserla“vapeurglisrbiud ecnenhaebt ,a”lt. »reje de t et
Ilconclutsagementquelesprochainesanseil neipmereé sedseront b sa vie
aveclesinventionsetlesmisesaupointnéces.esari
Depuislanaisdae lnsa d ecnamuayoR ue-Uni, la mer es trtsèi pmroattn
culturebritanique.Garderlapréminencemartimese oé tnu erpcupation
de longue date, avant même la victoire sur l'Invincible Armada. Tous les
progrès réalisés ont permis aux générations de pionniers d'avoir une bele
avance.Maintenant,lesposesoleb.uo rudg emf youaelt no tidu Rons
Lesdeuxenfantssetienentfaceauxvagueletécl fnnotne teo , es eurs
orteils nus dans la matière tiède à peine humide. Carolyne respire avec délice :
« J'aime beaucoup l'odeur et la vue de la mer. Dans ma familepaternele,
nous avons des ancêtres qui étaient de hardis navigateurs. Du côté de ma
mère,nousavonsungrand-onclearmateur.»
Charlesausiposèdedesascendantsat lI ocerrisé par les océans.naîtêtre
tombésouslecharmeendécouvrantlelitoral.
Sonpère,jeuneveuf,metal rarp lorpegnorsoie des ssp edicale tuisquoe mé
avecsonfilsunique.Ilestdésaptsnoc ed étniopa la atersiondel'aventure
chez son enfant, tout en gardant l'idée que c'est une pasade.Iln'hésitepasà
racontersesplusbeauxcascliniquesetsessucin tédecLe mès. ul id eneet
donerenviedes'atr iféd ua reuqaé par laeprésent.m ladaei
Il tient énormément à ses ouvrages de chirurgie et d'anatomie, mais les a
laiséssoussonregardpouratiep p enudre ,eies rasc ruoisité. Jusque-là,
Charlesnes'estpasentiunevocationmédicale.
IlraconteàCarolynecequ'ilconerèp. ed noslae ie va dît

19

Sa clientèle est dans le beau monde, alors il ne révèle pas en détail les
pathologies de ses patients. Mais il jouit d'une solide réputation pour ses bons
diagnosticsetsesméthodeseficaces.
Ilaconçurécemmentunapareilquirévolutionblème sp roainscert e
2
respiratoires, le Pneumodon. En efet,ledocteur«bricole»,commeille
déclare,pourasteisler mas delaU .sg endnarad ealv io tiud eml Eie. le
étoufb ua ,siofrap ti, seaial mdud orietnb eltes not aui afolaitsonépoux.
Aucunpraticienn'avaitréus ava Luienséit parud reg.tnemelbà i laou sle
qu'uneaidedisponibleentoutemédier à sa détrpmeop siavuer tse.
Enquelquessemaines,ilavaitasn ulémbefia sotiidpssezempiriquepour
luiinsuf performiore leseic llemsa léannecme si oa,vs mDes oi'a l. ireled r
indications de sa patiente. Le débit devient réglable selon le resenti,etdes
émanationsd'huilesesentielesactrajet pour apaiopmgaentnl e res seleiov s
respiratoiresenflammées.Lamaladedéclarequ'eltîaner e.
Pourquelebruitn'éveileperson le, te r asom eruet charbonéserve às no t
cachésder ete blou dune èrirap ésrevart rumepuiu. Dtuya un itne aap,ul sep
s'éloigne sans crainte de son domicile, même en journée, grâce à l'engin
portatif réalisé par le médecin. Dès que la femme se sent mal, une domestique
solidepostéeenpermanenceseprécipite.El etulrot an eisgè e tadsnl l'assoie
l'équipedumasqueléger.Puiselrnou tent anc ria'l émirpmoait ui firerrespel
levolantmunid'unemanete.
Carolyneécouteavecintérêt,el dtsrisp ee esm ilardeem iuq séuovétent
leurtalentauservicedesautres.Unefiletoc d eas enaisance,quiade
l'asthme,profiteraitsûrementdeceteinvention.
Ilsdoiventsequit xnitsuremtn ser c'e, ete tsrocnva er cereeg Ct.meomeu d
de musique qui se répondent, leur entente est naturelementharmonieuse.
Demain,ilsaurontbeaucoupàsedire.
Lecoupled'amoureuxn'arony sontlie et Ter.rÉ ims eésapià sap ev
acome ch'mo.eL uart à'l ld,n 'u rleareg ,sé raphcornaîtdessucèsféminins,
maisilsesentprisdansunehistoiredife avec la jeune unsr.eE étnerle,si
réservée,neserecon .eé al riosîa .sulp tendeUn rus ez-voruumtsm adsnér ,
Charles a l'ouïe fine, mais il fait celui qui n'a rien entendu. Laisons

2. Aistancerespiratoire.

20

tranquilci eed sa uesvr tno enu ; x sliem rieple vienbiereauurtes tos le
familes.Unpeudebonheurnenuitpas…
En partant, il se heurte presque à un promeneur solitaire, absorbé dans ses
pensées. Son costume trois-pièces est discrètement tisétonsurtonde
pastiles.Charlesaperçoitunemagnfiatavcre drsloe al eeué qeld ipgn
bousculade.
Legarçonseretourne,pourunpeitsigneàlafil lete.

Voilàunejournéebiendif.inesesamer snrèi sedcee dteenér
Eles'étireentristese,celafaitunebonpaèr-simidq eu e partie de l'
Carolyneatend,seule,prèsdelamareauxesais.
Émlieestauborddelacrisedelarmes; a sap tse'n yTonrivé.Eleregarde
les empreintes de pas nus de l'enfant sur le sable mouiléetneditrien.Elese
contentedetendremachinalementlaserviete pour que la peitese
débarasedesgrainsfinsursespieds.
Legoûterestrangé; quandlafilet enom,son ne de tnelelèvelatête.
Charles court et devance Tony. Hors d'haleine, il tombe à genoux :
«Monpèreestarod e sie inpesue rb jetrtuom eenm evu ce mivé . Ilatin
repartircesoir.»
Personen'at li'ur ap és ruo eémedicn.enaLd t iela grçon explique qu
échaperàlasurveilancepaternelI .etnaetérp a lvo atéexai lire, texigrès sé
soncarnet.
Lavenuedudocteuraun sérieuxmotif.Lasaison descadetsva
commencer. Sur son ordre, Charles doit se préparer pour entrer à l'école de la
marineroyale: stime qu'on a tolie ceexb sruoju'd nioselentsmédecins.
LevisagedeCharlesestdéfait,ilseraprisonc ede reitedécisionaumoins
six ans. Les congés sont limités à deux coupures annueles.
Leslarmesd'Émliecoulent,abondantes,else se acni tneed elbapet res l. iren
Sedétournantpourcachersapeine,elt eetne ed rsesoainer:
« Je savais bien que cela ne pouvait pas durer… »
Lamaisonfamlicteur esle du doolgién e trtpoé on Tety urpoue qae lese
rencontrentsouventàLondres.Elan se jol lesfiies euqlgtotuse eotlesdeson
quartiervontluiprendrelecœur,etqu'il'oubliera enyTo. saiedelarasurer,
inquietdesonchagrin,maisilseresslI es er e.éumui lêm-mntent découvre

21

trèsate rels si, i. Ouniseesamio s ertevés lachà l''un eneuartsnd m ioront,
promet-il.Cocher,chauf partie érer une leptug ue,ri spme.s edt no
Avantledépart,Carolynesesenttriste,maiseluisq eeseunsourire.
Charlesremarquelapeitefosetearodns els ruoj a eu àieei p vneibis
veloutée.Elos ent ols'ique irupocpuebuaro ee cnrans à tdées d'i ruomrofp re
réaliserl'invention:
–Tuasmisenrouteunebeleébultinsdan orec nom et ,uaevojets prs
sontpasionants.
–Tonénergieestprécieuse,avectessugestions. Psseaq eutsoi nedl
abandoner,note-les.
Charlesplongedanslesyeuxpailetés,impos a'n l Carliere. Iolynbio'bueld
jamais découvert autant de charme dans une même persone.
Alorsiluidoneunpeitbristolavecl'adresn vaocell é' eed t,enémos Pe.al
ilprécisequelasurveilanceestsericlpni euqsa imléela, is ditaire.Lescadets
doivent se concentrer sur l'obtention de leur brevet de sous-oficier.Maisil
estcertaindepouvoirétablirunecor esi, ceanseopdnleledésire.
Ilgardeensouvenirsonsourirespontané.
PuisCarolyneréfléchit,disinea uofdn ,te psas anbi, heoc el elumd notrac
lui demande un crayon. Charles remarque l'écriture élancée et ferme, sur le
carneteleinscritsesproprescordonées.Ele préices:
«Tuvoudrasbienindiqueraudosdel'envelopu eerda enseasez
lointaine pour que mes parents ne cherchent pas à rendre visite aux tiens…
Mamansemontretrèsstricte,pirequ'unamiral.»
Elesaitquesamèrenetoléreraitpasunecorndpoceanesêm , em
scientfique,avecungarçon.
Charlescomprend,sonpèreaustnomi eri es le sur cntraitabonmm e euqi' l
lesbonesmanières.Pourquoirisquerdecomprometreleurprojet?
Beaumanoirestunepropriétéfamliaeld uémedcin, dans le Sufolk.Aux
beauxjours,ilss'yretrouvententrecousins.Elue porayenvoyerles
misives; entoutelogique,ilferasuivre.
Illuiprendlamainsoleneleeme ses retalere detomprt entsais,avec
minutie.Lanouvelecoqueseramieux,as, ncertoueelm a av ravu-trel.-it E
enfinsurplan.

2

La séparation ne leur semble pas aisée. Carolyne ne s'est jamais sentie
autant à l'aise en compagnie de quelqu'un de sa génération. De son côté, ele
déclarequ'eltuepbuo e en codéeruverlia sm re .eCetd eala évei séjour lédes
atirancesprofondes.
Sesancêtresontexplorédeshorizonsinconnena,te us, maintledésire
dépaserleslimitessurlatere.Alorsel aifs reà c èdeleeterécentepasion,et
commelui,eler des e envisagp érèfereerpo: snignrp s
«Penses-tuposes cse dganin orruo nojuqu'lb eitram sesruoimessans
moteursale?»
Pourquoipas?Tousdeuxlesouhaitent.
S'efna toçrio redv promet de lui fari eaptr ble coné ôts desohc ,serahC sel
des soucis, même minimes, rencontrés lors de la navigation.
Pourresterpostil iuo os nèper li tuaf,fe dre quom cenprfrel'ocasionde
décrire objectivement la vie sur un bateau. Le garçon se munira de carnets,
envisagerad'éventuelessolutions; el ,es edc no tresd'autre tuê- aepa rutô,é
idées.Oui,ceteexpérienceserévèlerautile.
Commel'écoledelamarinedonvelèens agé éuxuenacno ce té éch, saiera
de convaincre ses parents pour séjourner en bord de mer durant la bele
saison.
Lesenfantsresententquecetu eautpees lni uté eudne'd e rlpsuq 'uelene
lessépare.
Ilaquiteenpromett annu.x e'àquuériconqocéar l',xi d ueno tslv

23