Le fou qui volait la tête en bas

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Transformée en vampire, Jessica a intégré le clan d’Orvano, un très vieux seigneur vampire basé près de Clermont-Ferrand. Celui-ci voit loin et nul n’a conscience de la complexité de ses desseins. Tandis que le caractère volontaire et le dynamisme de Jessica amènent les vampires là où Orvano le désire sans que Jessica s'en aperçoive, la guerre avec les humains se profile à l’horizon. Lorsqu’elle éclate, le monde se retrouve à feu et à sang, les deux camps rapidement débordés par l’apparition d’un troisième ennemi qui n’épargne personne : les Fous.
Devant l’ampleur de la menace, vampires et humains sont obligés d’enterrer la hache de guerre et de coopérer, tandis que la survie s’organise en sous-sol, seul endroit où les Fous ne se rendent pas. Et s’il existait un remède à cette folie qui permettrait de reconquérir la surface...?

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EAN13 9782364754157
Langue Français

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LEFOUQUIVOLAITLATÊTEENBAS
Patrice Verry Illustrateur : Mathieu Seddas © Éditions Voy’el 2017 ISBN : 978-2-364754-15-7 Nous nous engageons à vous proposer des livres sans DRM, en échange, merci de ne pas diffuser cet epub sans autorisation de l’auteur ou de l’éditeur. Le piratage est un fléau pour les éditeurs, surtout les petits, car le numérique permet bien souvent des rentrées d’argent dont nous ne pouvons nous passer. En vous engageant à acheter nos livres légalement, vous nous aidez à vous faire découvrir de nouveaux talents, de nouveaux univers.
AVERTISSEMENT
Les vampires qui interviennent dans ce texte ne son t pas les morts-vivants traditionnels des romans fantastiques. Il faut les voir ici comme une race à part, qui, à l’instar d’extraterrestres, possèdent une biologie qui n’a pas été décryptée. La létalité du soleil et la nécessité de s’abreuver de sang ont été conservées, mais pas l’aspect mystique. Ce sont des créatures étranges mais vivantes. De la même manière que les modèles d’univers sont e ncore soumis à caution et posent parfois plus de questions qu’ils n’en rés olvent, les capacités spéciales dont font preuve ces vampires sont à mettre au rang des mystères scientifiques non résolus.
Ô mémoire implacable, ô pensées tyranniques ! Pourquoi brouiller mon âme et troubler ma vieilless e ? Quel impérieux besoin me saisit et me presse De mettre par écrit tous ces instants tragiques ?
Que puis-je craindre encore, moi qui ne peux mourir Si ce n’est de l’oubli la fatale morsure ? Aussi ne puis-je faire à l’Histoire l’injure De garder lèvres closes et simplement sourire.
J’ai porté dans mes mains la destinée du monde, Et le choix que je fis à l’ultime seconde Décida de la vie des siècles à venir, Sans qu’un autre à ma place eût un rôle à tenir.
Point de contentement et point de vains regrets ! Si je cède au futur les mots de mon secret, Je pourrai désormais vivre sereinement Au fond de mon caveau, jusqu’à la fin des temps. Mémoires de la Mère des clans – Ex-libris
PROLOGUE(ANNÉE1054)
C’est donc ainsi que tout commence : par un poème ! J’y ai enfermé mes actes, j’y ai magnifié les mots, je les ai dotés de toute la souffrance d’une vie, de toute la douleur d’un m onde. Pourtant la véritable origine, la cause primordiale , restera pour toujours invisible à nos yeux. Le créateur (ou l’implacable mécanique de l’Univers) les fit homme et femme à travers une longue évoluti on de près de quatre milliards d’années, mais aucun de nos plus anciens n’a conservé le souvenir de cette autre ascendance qui engendra le vampire. Il demeure une certitude : pendant des millénaires, nous fûmes les prédateurs du genre humain. Puis, un jour, l’un de nous crut que la symbiose se rait possible. Mémoires de la Mère des clans – Volume I (Commencem ents) Après un quart d’heure d’immobilité totale, le moindre de mes sens, la moindre de mes terminaisons nerveuses tendus vers mon envir onnement, j’étais capable de dresser la carte de ce qui m’entourait. La posit ion des petits animaux nocturnes, craintifs et prudents, la variété des od eurs de la végétation rase du causse, et celle, plus lointaine, de ceux que je tr aquais, étaient aussi précises que si j’en avais fait l’inventaire depuis le dos d’un aigle. Un quartier de lune s’enfonçait derrière l’horizon boisé, et la nouvelle étoile, apparue depuis quelques mois, jetait ses feux inqui étants au beau milieu de la nuit. Nul, ici, ne semblait l’avoir vue, tant étaient puissantes les préoccupations de la terre et de la survie quotidienne. Je n’ai que p eu d’affinité avec les croyances des humains, mais leur compréhension m’éclairait so uvent sur les comportements, étranges à mes yeux, que je constata is chez eux. Auraient-ils remarqué cette étoile ? Ils en auraient fait un pré sage heureux ou maudit, auraient adapté leurs actes en conséquence, quitte à modifier de façon irrationnelle l’avenir de leur société locale ou régionale. Si cet astre récent me préoccupait, c’est qu’il cor respondait à l’apparition des fous, un fléau très concret, celui-là. J’ignorais s i les événements étaient liés ou s’il s’agissait d’une de ces coïncidences dont est frian d l’univers, mais je ne pouvais négliger ce fait tant que l’énigme des fous n’était pas résolue et le danger maîtrisé. Je me décidai à bouger. Un renard fila entre mes ja mbes, et je le saisis à la gorge, presque par réflexe. Malgré mon envie de planter mes crocs dans sa chair palpitante, je le relâchai. Il s’enfuit sans demand er son reste. Je n’étais pas en manque de sang, et je n’étais pas venu pour cela. Je laissai derrière moi le buis qui m’abritait pour m’élancer sur la steppe blafarde en direction du nord. À fleur de sol, la b lancheur du calcaire conférait au paysage un aspect fantomatique. Genévriers, chardon s, lavandes, érines, campanules et autres plantes endémiques parvenaient à peine à rappeler que la vie existait dans ce lieu quasi désertique. J’aimais cet endroit, ses contrastes, les nuances de ses senteurs. J’aimais le calme de cette montagne usée, plus vieille que le plus vieux de mes semblables.
Et je ne pouvais supporter qu’elle fût livrée à une horde d’êtres déments dont j’ignorais tout ! Au bout de quelques minutes, j’atteignis un petit s entier qui dévalait le long de la falaise, marquant l’extrémité du causse. En prov enance du ravin, un vent léger agitait les maigres buissons accrochés dans la roca ille, et propageait l’odeur des fous, effluves mélangés de terre humide, d’excréments, de saleté corporelle et de quelque chose d’indéfinissable qui me mit mal à l’aise. Je m’engageai prudemment dans la déclivité. Ce n’était pas une chute que je craignais. Je pouvais rivaliser d’adresse et de rap idité avec la plupart des animaux alpins, et à plus forte raison du causse. C ependant, je n’étais pas certain des capacités dont pouvaient faire preuve les fous, et je ne voulais pas me laisser surprendre. J’avais été témoin de la vit esse avec laquelle ils transmettaient la maladie à leurs victimes. Je n’en visageais pas de terminer mes jours dans leur communauté. Il était heureux que cette région ne soit pas trop peuplée, et que les fous ne se déplacent pas sur de longues distances. Je n’osais imaginer ce qu’aurait pu produire une propagation de grande ampleur, à Paris , par exemple. Je m’accroupis soudain derrière un rocher. Un group e de fous s’agitait de façon désordonnée quelques dizaines de mètres en de ssous de la sente. Malgré le peu de lumière prodigué par la lueur du quartier de lune qui avait presque disparu, je distinguai les tavelures étranges de le ur peau. Entièrement nus, ils ricanaient parfois, mais ne montraient aucune hosti lité entre eux. J’étais bien placé pour connaître leur agressivité envers les étrangers à leur communauté. Humains et vampires subissaient les conséquences de leur morsure d’égale façon. Les uns et les autres devenaient fous en que lques secondes, perdant les caractéristiques propres à leurs races. C’est ainsi que les rares vampires empoisonnés par leur morsure supportaient le soleil et ne se nourrissaient plus de sang. Quant aux humains, ils cessaient de consom mer leur nourriture habituelle. Comment les fous assuraient-ils leur su bsistance ? Mystère ! Ils ne dévoraient ni leurs victimes ni les êtres sains. Une semaine plus tôt, j’avais par hasard croisé la route du premier d’entre eux. Il ne m’avait pas fallu longtemps pour comprendre q ue je me trouvais en présence d’une nouvelle maladie. Jamais, au cours d e mes deux siècles d’existence, je n’avais rencontré une chose si effr ayante à travers mes pérégrinations sur le continent. Celui-ci venait ju ste d’agresser un paysan, de sorte que je fus dans l’instant confronté à deux fo us. Je les tuai en évitant leur morsure. L’examen de leurs cadavres ne m’apprit pas grand-chose. Je mis à profit les deux nuits qui suivirent pour parcourir rapidement la contrée, à la population clairsemée. Je forgeai ainsi mes pr emières convictions : la maladie ne pouvait être que récente, son extension géographique était lente, et son origine se trouvait à proximité. Malgré sa faib le propagation, une infection ancienne aurait fini par atteindre une région plus peuplée, où elle aurait fait un carnage. D’autre part, la fréquence à laquelle je r encontrai les fous augmentait quand je me dirigeais vers le nord. C’est donc là q ue je décidai de poursuivre mes investigations. Je tuai encore cinq fous (dont deux anciens vampires, que je reconnus comme de vieilles relations) avant de parv enir au bord du causse.
Je reléguai ces souvenirs au second plan pour me co ncentrer sur la chasse, m’interrogeant sur la conduite à tenir. Le groupe q ue j’épiais ne comportait pas plus d’une dizaine d’individus. Compte tenu de l’ét roitesse du sentier, il devait être possible de les contraindre à m’attaquer un pa r un, afin de les éliminer tous. Néanmoins, l’entreprise me parut osée. Au cas où le ur agilité leur permettrait de grimper directement à flanc de falaise, je risquais d’être encerclé et submergé. Cette éventualité valait qu’on y réfléchisse à deux fois avant de se jeter dans une bataille incertaine. Je focalisai mon regard sur la zone qu’ils occupaie nt. La Lune avait disparu et l’obscurité se faisait plus profonde. Les fous étaient-ils nyctalopes ? Dans le cas contraire, je possédais sur eux un avantage incompa rable. Je me ramassai, prêt à bondir. Leur agitation devenait moins virulente, leurs cris moins sonores. S’ils dormaient, je devais profiter de la situation. Soudain, l’un des fous effectua une pirouette impos sible, comme s’il avait été soulevé du sol par une main invisible, avant de retomber les quatre fers en l’air, déclenchant grognements et ricanements de ses congé nères. Au même instant, un personnage singulier sortit d’une anfractuosité que je n’avais pas encore remarquée. Il arborait des habits sombres sans sign e distinctif ainsi que la cape qui était de tradition chez les nôtres depuis envir on un siècle. J’avais, pour ma part, puisé par facilité dans les vêtements des hum ains de l’époque : bliaud, braies, chausses et un manteau qui me classaient sa ns conteste dans la noblesse aux yeux des paysans que je rencontrais. L’individu leva la tête vers moi et m’interpella : — Vous pouvez descendre. Ils ne vous feront rien tant que je resterai avec vous. J’hésitai, cherchant le piège. Mon interlocuteur so urit. En dépit de ses yeux clairs, sa dentition le cataloguait dans la même ra ce que moi, mais pouvais-je lui faire confiance ? — Mon nom est Orvano. Je vis seul et je suis respon sable de cela, dit-il en désignant les fous, mais je ne l’ai pas voulu. Vous les traquez n’est-ce pas ? Alors peut-être accepterez-vous de m’aider à trouver une solution. Son intonation, qui variait de l’indifférence au dé pit, ne trahissait pas d’agressivité, bien que je ressentisse une tension sous-jacente. Il semblait avoir un besoin urgent de communiquer avec ses semblables . Je n’étais pas particulièrement décidé à l’aider, mais je pouvais sans doute prendre le risque d’une rencontre. — Vlankë, me présentai-je. Moi non plus je n’appartiens à aucun clan. Je commençai à descendre le sentier, tous mes sens en alerte. Quand je passai à proximité des fous, leur odeur me prit à l a gorge. Ils grommelèrent et ricanèrent en roulant leurs yeux déments en directi on de leur... maître ? Comment appeler autrement celui qui se prétendait r esponsable de cette maladie ? Nous pénétrâmes dans l’anfractuosité. Je respirai t andis que la puanteur s’évanouissait derrière moi pour faire place aux ém anations souterraines que j’avais appris à apprécier au cours de mes allées e t venues. Le passage s’évasa rapidement pour atteindre une grotte de grande dime nsion, éclairée par des
torches accrochées aux murs à intervalles réguliers . L’endroit était sec, sommairement meublé, mais confortable. Une biblioth èque, adossée à l’une des parois, attirait l’œil par la diversité des grimoir es qu’elle contenait. Les parchemins les plus anciens offraient un aspect de conservation remarquable, ce qui démontrait le soin avec lequel son propriétaire les protégeait. Je m’en approchai, humant avec gratitude ce petit bout de c ivilisation. Il n’y a rien de plus agréable pour l’esprit que le parfum d’une bibliothèque ! — Des témoins de l’Histoire, dit-il en s’apercevant de mon intérêt. Cependant, même le plus vieux de ces grimoires est plus jeune que moi. Je haussai les sourcils, surpris. — Mes souvenirs s’égarent dans la brume des milléna ires écoulés, expliqua-t-il. Je crois avoir connu des chasseurs vivant dans des grottes, mais j’ai perdu la mémoire de mes origines, ainsi que le compte de tou s les noms que j’ai portés à travers les siècles. Orvano est celui d’un village italien que j’ai traversé en revenant d’un voyage dans le sud. La consonance me plaît. Je vais sans doute le garder un moment. Il s’interrompit, rêveur. — Je suis sûr de n’avoir jamais rencontré de vampir e plus ancien que moi, reprit-il. Suis-je le premier de notre espèce ? Peu t-être, et, si c’est le cas, cette longévité est-elle la cause de ma mutation ? — Votre mutation ? — Depuis peu, ma morsure ne transmet plus le vampir isme, mais la folie. Il en est de même pour ceux qui s’abreuvent de mon sang. J’en ai fait la désagréable expérience au cours d’une brève liaison avec une vieille connaissance. Il m’invita à m’asseoir et m’indiqua une cage où sautillaient des pigeons. — Ils sont sains. Servez-vous. Je refusai poliment. Ma curiosité restait plus forte que ma faim. — J’aurais pu me laisser aller à faire le lien avec la nouvelle étoile, murmura-t-il ensuite, comme pour lui-même, mais je ne crois pas à la magie. Je hochai la tête. Au contraire des humains, peu de vampires croyaient à la magie. Nous n’étions pas des personnages de légende , des démons ou des morts-vivants. Nous étions, sans conteste, beaucoup plus résistants que les êtres humains, tout au moins la nuit, mais notre sa ng coulait dans nos veines et l’on pouvait nous tuer. — Bien entendu, il pourrait y avoir un lien ordinai re avec cette apparition, dit encore Orvano, mais tant que nous ne comprendrons p as la nature exacte des étoiles, cette question a peu d’importance. J’étais en phase avec lui. Il y avait une raison à la mutation d’Orvano, tout comme il y avait une raison pour laquelle les humains supportaient la lumière du soleil, alors qu’elle était mortelle pour nous. Notre savoir ne nous permettait pas de la connaître. Il était donc inutile d’épiloguer sur le sujet, ou de faire intervenir Dieu et le Diable pour masquer notre ignorance. — Les fous vous reconnaissent comme l’un des leurs, remarquai-je. Votre présence calme leur agressivité. — C’est une paternité dont je me serais bien passé.
Il ouvrit la cage, attrapa un pigeon terrifié et mo rdit dans sa gorge. L’odeur du sang attisa ma gourmandise et je finis par l’imiter. — Ça ne vaut pas le sang de l’Homme. J’approuvai silencieusement. — J’ai dû me limiter. Si je ne les tue pas, ils deviennent fous. — Avez-vous tenté de mordre un fou ? Orvano hésita. — Avez-vous essayé de mordre un vampire ? Évidemment ! Si l’expérience pouvait être intéressa nte, cela devait ressembler à l’anthropophagie pour les humains. — Je ne peux imaginer que la maladie finisse par se répandre à un point tel que je sois obligé de me nourrir de mes semblables. Il doit y avoir une autre solution. Il me tendit un carré de tissu blanc afin que je m’ essuie les lèvres qui dégouttaient du sang du pigeon. Je le remerciai d’u n hochement de tête tout en réfléchissant. La transmission par le sang, nous en avions l’expérience. Les plus érudits d’entre nous avaient mis en évidence que, l ors d’une morsure, nos gencives saignaient. Cela suffisait à faire passer nos victimes, mais nous n’en connaissions pas le mécanisme exact. J’étais, pour ma part, convaincu que nous découvririons un jour comment cela fonctionnait. En attendant, nous devions nous contenter d’observer. Il en était de même pour cette étrange transformation qui avait affecté Orvano. S’il était vain d’essayer de la comprendre, du moins pouvions-nous expérimenter. J’avais toujours été passionné par la façon dont l’ humanité progressait à travers ses découvertes. Mes voyages m’avaient conf orté dans l’idée que les contacts entre les cultures favorisaient cette prog ression. Chaque civilisation avançait à sa manière et leurs rencontres, si elles étaient capables de dépasser le stade des conflits, permettaient à chacune d’éch anger ses techniques. Malheureusement, trop de progrès étaient freinés pa r des croyances qui n’avaient aucun rapport avec la réalité des choses. Les vampires n’avaient pas ce handicap. Ce qui ouvrait le champ des possibilités d’investigation au-delà de ce que les humains pouvaient ou osaient faire. Comme s’il lisait dans mes pensées, Orvano déclara : — J’ai réfléchi à trois pistes. Le soleil, le sang, les plantes. On peut éliminer le soleil. Les fous vivent de jour comme de nuit. Je n’ai pas constaté de modification de leur comportement irrationnel de jour, qu’ils aient été vampires ou humains à l’origine. Leurs activités nocturnes fonctionnent a u ralenti, mais je ne crois pas qu’ils dorment. Cela me paraissait logique. Si la folie rendait les vampires insensibles au soleil, pourquoi le soleil permettrait-il la transformation inverse ? — Les humains utilisent volontiers les plantes pour soigner, dis-je. Mais je n’ai jamais entendu dire qu’un vampire ait été retransformé en humain par ce biais. — Moi non plus. Faut-il pour autant écarter cette hypothèse ? Il tendit la main vers sa bibliothèque. — J’ai ici des documents qui répertorient les plant es et leurs effets connus. D’autres sont des raretés qui traitent de choses be aucoup plus étranges.