Le revenant d'Aix

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61 pages
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Description

Madame Michèle de Villardonnet est trouvée dans la rue, hagarde et délirante, par l’inspecteur Loutil.


Quand le policier la raccompagne chez elle, il découvre, dans une chambre, le cadavre sanglant de sa fille.


Les soupçons du juge d’instruction chargé de l’affaire se portent très rapidement sur deux hommes, l’oncle de la victime et une relation de la mère.


Le premier suspect, n’ayant aucune confiance en la justice, demande de l’aide au célèbre détective marseillais, Marius PÉGOMAS.


Celui-ci, délaissant les pistes officielles, va se focaliser sur les plates-bandes de bégonias piétinées par l’assassin...


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EAN13 9782373476248
Langue Français

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AU LECTEUR
***
MARIUS PÉGOMAS, Détective marseillais, se présente :
Simple citoyen de Marseille devenu, par la force des choses, le détective français le plus réputé, il va raconter ses merveilleuses aventures dans des livres numériques.
Chacun d'eux contiendra un romancomplet et absolumentinédit, de 3.000 lignes que, grâce aux progrès des moyens techniques,OXYMORON Éditionspeut offrir au prix de moins deUNeuro.
En lisant, à chaque parution, ces romans stupéfiants plus saisissants encore parce qu'ils sont vrais, le lecteur ne pourra manquer d'éprouver une émotion intense, et quand il en aura parcouru un, il voudra les connaître tous, car ils sont dus à la plume dePierre YRONDY, l'auteur deThérèse Arnaud, Espionne française.
MARIUS PÉGOMA,S Détective marseillais, est un type véritablement extraordinaire, qui, au milieu des situations les plus tragiques, c onserve sa bonne humeur, son ironie mordante et cette blague inimitable chère aux enfants de la Canebière. MARIUS PÉGOMA,S Détective marseillais, n'a pas son pareil pour ré soudre les énigmes les plus obscures. Et bien souvent, la police doit faire appel à sa collaboration. Les romans de cette série pourront être mis entre toutes les mains. Ils sont le type parfait du roman familial.
Petits et grands se passionneront, et attendront avec impatience la prochaine parution qui leur apportera trois heures de lecture saine et captivante.
***
EN VENTE PARTOUT SUR INTERNET.
Marius PÉGOMAS
DÉTECTIVE MARSEILLAIS * ** ***
LE REVENANT D’AIX
De Pierre YRONDY *** ** *
CHAPITREPREMIER
UNE FEMME ERRAIT...
Le commissaire de Police d'Aix-en-Provence venait à peine d'arriver à son bureau que l'inspecteur Loutil entra. M. Marquet leva la tête interrogativement vers son subordonné. Mais, l'inspecteur attendit la question.
— Qu'est-ce ? demanda le commissaire.
— Voici, monsieur le Commissaire. Ce matin, en sortant de chez moi et en traversant la grand-place, mon attention a été attirée par une fe mme, distinguée, fort bien vêtue qui semblait errer dans la ville. Sa physionomie était bouleversée. À certains signes de nervosité, on discernait qu'elle était en proie à un étrange malaise. Elle tremblait. Elle avait des gestes saccadés qui ne s'adressaient qu'à des êtres imaginaires. Je m'approchai. L'inconnue n'en continua pas moins son manège. Elle prononçait des paroles sans suite, s'adressant à des interlocuteurs qu'elle semblait apercevoir... Je co nstatai également que divers détails dénotaient qu'elle s'était habillée hâtivement et q u'elle avait quitté son domicile précipitamment. Je posai quelques questions. Je n'o btins que des réponses dénuées de bon sens.
— Alors : une folle ? coupa le commissaire qui ne prenait qu'un intérêt très modéré au récit de son subordonné.
— Je ne crois pas, monsieur le Commissaire.
— Pourtant, d'après ce que vous me dites...
— Non ! J'imaginerais plutôt quelqu'un qui a eu peu r ou qui est sous le coup d'une émotion, et qui, momentanément, a perdu sonself-control. Si vous la voyiez vous-même, vous vous rendriez mieux compte...
— C'est bien ! Faites-la entrer ! décida le magistrat d'un ton ennuyé. L'inconnue pénétra dans le bureau de M. Marquet, en compagnie de l'inspecteur Loutil. Elle ne paraissait pas se rendre compte de l'endroit où elle se trouvait. Ses yeux, dans lesquels flottait une expression d'indicible épouvante, continuaient de se fixer au loin, sur des personnages invisibles.
— Vous vous êtes trouvée souffrante, Madame ? demanda le magistrat.
Il n'obtint aucune réponse. Du geste, il désigna à l'inspecteur, le sac à main que tenait l'inconnue. — Voyez, ordonna-t-il. Identité, adresse !...
L'inspecteur prit le sac à main. L'inconnue ne fit aucune résistance, et ne manifesta aucun étonnement. Le policier commençait d'examiner le contenu de l'élégant sac.
Il eut un mouvement d'étonnement. Son regard se porta un instant sur l'inconnue. Puis, tendant au commissaire la carte de visite qu'il venait de découvrir, il murmura :
— J'avais bien deviné qu'il s'agissait de quelqu'un comme il faut...
M. Marquet se saisit de la carte et lut :
Michèle de Villardonnet...
— Vous êtes madame de Villardonnet ? s'enquit le magistrat...
La jeune femme parut ne pas entendre la question.
L'inspecteur remarqua :
— Évidemment ! Son sac contient plusieurs lettres à son nom…
Que faire ? L'inconnue ne causait aucun scandale ! Elle ne semblait pas atteinte de façon assez grave pour motiver son transfert à l'hôpital.
— Une crise ! murmura le commissaire. Sait-on jamai s avec les femmes ! Une contrariété ! Un excès de nervosité ! Avec un peu de repos, cela se passera ! Mais... inutile de la laisser errer ainsi en ville ! Reconduisez-la chez elle ! Là, sans doute, elle trouvera dans son entourage les soins que nécessite son état ! Voilà tout ! Dès qu'elle sera rentrée, elle se calmera... Prenez une voiture... L'inspecteur entraîna doucement Michèle de Villardo nnet, qui ne fit aucune difficulté pour le suivre. On sentait qu'elle n'avait aucune volonté et qu'ell e subissait passivement toutes les influences. En quelques minutes, le véhicule appelé par l'inspecteur atteignit la proche banlieue d'Aix et s'arrêta devant une luxueuse villa.
L'inspecteur Loutil accompagna la jeune femme traversant un plaisant jardin.
Au moment de franchir le seuil, Michèle de Villardonnet eut un brusque recul.
Son visage prit une expression d'épouvante : ses yeux devinrent hagards. — Non ! Non ! Je ne veux pas ! Je ne veux pas, clamait-elle, horrifiée.
— Voyons ? Qu'y a-t-il ? Pourquoi ne voulez-vous pas rentrer chez vous ? — Non ! C'est trop horrible !
Elle mit son bras devant ses yeux, comme pour effacer une vision effrayante.
Intrigué, l'inspecteur Loutil, pressentant quelque événement étrange pénétra dans la villa, laissant la jeune femme seule pendant quelques instants. Il voulait parcourir les pièces et lui donner l'affirmation rassurante qu'aucun fait anormal ne pouvait l'inquiéter.
Il traversa, au rez-de-chaussée, la salle à manger, le salon, la cuisine, un petit bureau.
Tout était parfaitement en ordre. Il monta au premier étage. Il entra dans une chambre.
Vraisemblablement, c'était la pièce où couchait Michèle de Villardonnet. Le lit était défait. Un déshabillé de nuit était tombé à terre. Probablement au moment où la jeune femme s'était levée et, en proie à quelque frayeur nerveuse, avait quitté sa chambre... L'inspecteur Loutil se dirigea vers la porte, demeu rée entr'ouverte, qui faisait communiquer la pièce, soit avec une autre chambre, soit avec une salle de bains. Soudain, il s'arrêta. Un spectacle effrayant s'offrait à ses yeux. Une jeune fille d'environ dix-huit ans, à demi nue, était étendue sur le sol, près du lit. Une affreuse blessure à la gorge béait. On jugeait, par le désordre qui régnait qu'une lutte sauvage avait eu lieu. Vraisemblablement surprise alors qu'elle dormait, la jeune fille s'était dressée et avait tenté d'échapper à son meurtrier. En plusieurs endroits, des flaques de sang et des éclaboussures démontraient que la victime avait été blessée à plusieurs reprises, avant que d'être mortellement atteinte.
L'inspecteur Loutil se pencha sur le corps.
Il se releva aussitôt.
Tout soin était inutile.
La jeune fille était morte. Le corps était déjà froid. Aussitôt, l'alarme fut donnée par le policier.
Quelques minutes plus tard, des agents arrivèrent en nombre, précédant de peu la venue de M. Marquet.
me M de Villardonnet était gardée à vue, dans une pièce du rez-de-chaussée. Était-ce elle qui, dans un moment de folie, avait tué sa fille ? Avait-elle été témoin de la scène sauvage au cours de laquelle la jeune Loïse de
Villardonnet avait trouvé la mort ?
C'était peu probable.
Si Michèle de Villardonnet était la meurtrière de sa fille, comment expliquer que ni son déshabillé, ni ses vêtements ne portaient de traces sanglantes !
Si elle avait été témoin, il fallait admettre que son rôle était demeuré absolument passif et qu'elle ne s'était même pas approchée ni de la victime ni du meurtrier ! Et cette attitude, de la part d'une mère qui voit sa fille attaquée et ne fait rien pour la défendre, était difficilement explicable.
N'était-ce pas, au contraire, en découvrant le cada vre de Loïse que Michèle de Villardonnet avait été secouée par cette crise nerveuse qui, momentanément, la privait de sa raison, de sa lucidité ? Le Commissaire de Police faisait les premières constatations.
Délaissant la victime, qui serait l'objet d'un examen médical pour déterminer le nombre de blessures et l'arme du crime, M. Marquet examinait la chambre.
On imaginait...