Nekromantia [Saison 1 - Épisode 3]

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Imaginez un peu... Vous vous réveillez un matin sur le Grand Monde, quelques années après qu'un terrible combat magique se soit déroulé entre le jeune sorcier Esklaroth et la reine des Ténèbres, Melena. Toutes les peuplades sont plongées dans une situation précaire, des plus désastreuses. La plupart des villes ont été détruites et les terres dévastées. Malgré tout, au fil du temps, les sociétés sont parvenues, tant bien que mal, à se réorganiser, malmenées par les guerres impitoyables, les trahisons et les épidémies qui auraient pu, à elles seules, porter un coup fatal aux cinq royaumes.

Cette histoire commence ici, à Belnigera, capitale de Lythuste, au moment où le roi Victor X convoque les siens. Avisés par une Divinité qu'une menace imminente vouera le Grand Monde à sombrer dans les Ténèbres, il ne leur restera que peu de temps pour déjouer les complots démoniaques des deux ennemis les plus redoutables du Grand Monde, sous peine de voir toute trace de vie disparaître dans un brasier magique des plus spectaculaires.

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EAN13 9782924664025
Langue Français

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Rose Berryl
Conseil de l'Ordre (Épisode III)
Le
© CKR Éditions, 2016 Illustration de couverture: Delphine Splingard, 2016 ISBN: 978-2-924664-02-5
Dépôt légal: mars 2016 Première version info@ckr-editions.com https://www.ckr-editions.com
Marvek fit irruption dans la salle du Conseil, où l e roi Victor le dixième analysait divers parchemins, les mains appuyées contre la lar ge table de bois massif. À sa droite, Kavan, le chef des armées du royaume Souver ain, avait les traits tirés et suivait avec attention le moindre mouvement du monarque. Lorsqu'ils virent se précipiter le messager, tous d eux levèrent les yeux, avant de replonger dans leur concertation. – Ils ont attaqué de ce côté, Majesté, indiqua l'el fe sur une carte de Pitherygand. En plein jour ! – Ne vous énervez pas, Kavan. Je suis parfaitement au courant. – Ils ont décimé une partie de mes hommes d'un simp le battement d'ailes. – Conservez votre calme ! ordonna le monarque, visi blement lassé de l'attitude de ce dernier. – Votre Majesté, reprit-il en un long soupir, avec tout le respect que je vous dois, nous ne pouvons laisser ces dragons agir à leur gui se. – Je comprends votre point de vue, Kavan. Mais il e st hors de question que Lythuste cautionne vos différends avec eux, surtout que les elfes n'avaient rien à faire sur les terres centaures. Ces querelles doivent cesser. Les peuples ont trop souffert de votre acharnement à vouloir vous approprier le pouvoir. – Dois-je comprendre que vous n'interviendrez pas p our faire partir ces écailleux ? Vous devriez, plus que n'importe qui ici bas, en vo uloir à cette sous-espèce, s'emporta Kavan en se passant la main sur la base de la cheve lure, atterré. – La disparition tragique de votre reine ne doit, e n aucun cas, être un prétexte à la guerre. Vous devriez pourtant le savoir. Vous et le s vôtres avez connu des pertes considérables au cours des derniers affrontements. Je pense, sans vouloir offenser les elfes, qu'il serait insensé de foncer tête baissée dans un nouvel affrontement. – Mais, ces dragons, rétorqua-t-il sans attendre, i ls… – Ne seraient qu'une poignée, selon nos sources, co upa le roi. Et probablement les derniers à rôder dans les environs. Il n'est donc p as nécessaire de renforcer davantage les remparts. Pas de suite, en tout cas. – Ils sont plus fourbes que vous voulez le penser, s'énerva l'elfe, avant de taper le poing sur le coin de la table. Il s'agit bien là d' un leurre ! Une manière détournée de vous éloigner de leurs véritables desseins. – Calmez-vous, Kavan ! Ou je n'aurai d'autre choix que de vous faire sortir, réitéra le roi. – Veuillez excuser mon emportement, votre Majesté. – Vous vouliez me voir, Marvek ? ajouta ce dernier, le regard toujours rivé sur le chef
d'armée. – Votre Majesté. On vient de nous signaler que les dragons ont rejoint les côtes au large de Spandila. – Combien sont-ils ? – Une poignée. Quatre ou cinq, tout au plus. – Vous voyez ! intervint aussitôt l'elfe. Quand je vous dis qu'ils sont bien plus dangereux que… – J'ai parfaitement compris ce que vous venez de m' exposer, Kavan. Sont-ils armés ? demanda-t-il au messager, le visage assombri par l'inquiétude. – Juste leurs écailles et leur feu magique. – Ils devraient bientôt être à court d'énergie. De plus, leurs Seigneurs ont consenti au traité sur la non-utilisation des enchantements sur nos terres. – Majesté, une fois de plus, croyez-vous sincèremen t que ces monstres respecteront leur promesse ? Ils n'ont que faire de vous ou de vos semblables ! – Eh bien nous leur ferons tenir parole, clôtura ra geusement le monarque, d'une voix forte. La porte s'ouvrit sans un bruit devant eux. Mylvera entra, suivie d'une jeune femme au visage grimé de larges griffes de peinture blanc he. Sa chevelure, aussi claire que les blés, était parcourue de petites perles nacrées , qui luisaient faiblement d'une teinte 1 orangée. Lorsque le roi les vit prendre place autou r de la table du Conseil , il se tut, avant de concentrer son attention sur elles. – Ah, vous v o i l à arrivées ! Content que vous ayez p u venir aussi vite. Où est Tarna ? – Je suis ici, votre Majesté, ajouta la féline en r eprenant son aspect humain. Et je sens que cette traîtresse de Fareylia ne tardera plus. Tarna jeta un rapide coup d’œil vers la porte, tand is que s'y infiltrait un faible nuage grisâtre, qui s'intensifia à mesure que les seconde s s'égrainaient. Mylvera fronça les sourcils, une main posée sur son épée, prête à répo ndre au moindre danger. Finalement, ce...