Prédateur

-

Livres
238 pages
Lire un extrait
Obtenez un accès à la bibliothèque pour le consulter en ligne
En savoir plus

Description

Hermine et Olivier sont des tueurs. Leur employeur? Une branche secrète d’Interpol. Partis en Allemagne pour éliminer un groupe terroriste décidé à exécuter les membres d’un groupe de rock en pleine tournée, ils vont découvrir que leurs ennemis n’ont rien de commun avec leurs cibles habituelles. Si bien qu’Hermine devra compter sur ses dons pour le moins singuliers pour mener à bien son affaire et rester en vie… Fidèle à l’univers métalleux et vénéneux de son précédent opus, Patricia Cornuz déchaîne sur ses personnages torturés des forces qui les dépassent. Imprévisible, déroutant, Prédateur est un thriller déviant qui ravira les amateurs du genre.

Sujets

Informations

Publié par
Date de parution 01 mars 2012
Nombre de visites sur la page 64
EAN13 9782748379235
Langue Français

Informations légales : prix de location à la page 0,0094 €. Cette information est donnée uniquement à titre indicatif conformément à la législation en vigueur.

Signaler un problème
Prédateur
Patricia Cornuz Prédateur
Publibook
Retrouvez notre catalogue sur le site des Éditions Publibook : http://www.publibook.com Ce texte publié par les Éditions Publibook est protégé par les lois et traités internationaux relatifs aux droits d’auteur. Son impression sur papier est strictement réservée à l’acquéreur et limitée à son usage personnel. Toute autre reproduction ou copie, par quelque procédé que ce soit, constituerait une contrefaçon et serait passible des sanctions prévues par les textes susvisés et notamment le Code français de la propriété intellectuelle et les conventions internationales en vigueur sur la protection des droits d’auteur. Éditions Publibook 14, rue des Volontaires 75015 PARIS – France Tél. : +33 (0)1 53 69 65 55 IDDN.FR.010.0117022.000.R.P.2011.030.31500 Cet ouvrage a fait l’objet d’une première publication aux Éditions Publibook en 2012
À mon amie Nicole.
Chapitre 1 Comme à son habitude Olivier était entré très discrète-ment dans le dépôt qui servait à la fois de couverture, de bureau, de stand de tir, accessoirement de loft pour lui, et d’atelier de peinture pour Hermine. C’était un homme très grand, presque deux mètres, athlétique, le cheveu châtain très court, et qui ne paraissait pas la cinquantaine qu’il avait pourtant entamée. Il était plutôt bel homme, même s’il avait souvent le visage dur, fermé, voir méchant, lorsque cela l’arrangeait. Il avait du charme, et savait l’utiliser, pouvait être un véritable séduc-teur pour arriver à ses fins avec la gent féminine. Il commença par accrocher son blouson de daim à la patère près du « canis », avant de chercher où se trouvait Hermine. Il avait vu sa voiture dans le hangar d’entrée du dépôt, et avait trouvé cela étrange à une heure aussi avan-cée de la soirée. Il s’aperçut qu’il y avait un peu de lumière dans la direction du bureau, et plus précisément des ordinateurs. Blonde, le cheveu court, le regard tantôt brun tantôt vert, Hermine était de ces femmes sur lesquelles les ans n’avaient que peu de prise. Pourtant la vie ne lui avait fait aucun cadeau. Elle tra-versait la quarantaine avec, dans les yeux, une lumière que rien ne semblait pouvoir altérer. La taille dans la moyenne supérieure, elle se trouvait plus jolie que belle, mais savait avoir tout ce qu’il fallait, là où il fallait, et faisait son possible pour en tirer avan-tage. C’était une femme douce, tranquille, généralement
9
sereine, en apparence aux antipodes d’Olivier, et pourtant particulièrement complémentaire à lui. Il s’approcha doucement, pensant la surprendre en pleine concentration. Elle avait les écouteurs sur les oreilles, et regardait fixement une photo qui lui sembla tout de suite familière. La photo d’un homme qu’il avait plusieurs fois vu en compagnie d’Hermine. Un chanteur d’origine américaine installé en Suisse. En s’approchant un peu plus, il s’aperçut qu’elle pleu-rait. Olivier se sentit gêné, sa démarche devenait soudainement maladroite. Il faillit faire demi-tour, puis se ravisa. Hermine était certainement la personne qui lui était la plus proche, il avait partagé avec elle bien des secrets que même ses maîtresses ignoraient. Ils s’étaient connus une quinzaine d’années plus tôt, lorsqu’elle avait épousé son frère aîné, et durant les dix années où elle avait vécu avec son époux, elle s’était plu-sieurs fois réfugiée auprès de lui, pour échapper aux délires et fureurs de celui-ci. Olivier avait veillé sur ses neveux et nièces, comme sur ses propres enfants, et sur Hermine comme sur sa propre sœur, n’avait jamais fait de différence entre les trois aînés, qui étaient d’un premier mariage, et les deux plus jeunes, qui étaient de son sang. Il avait essayé de l’aider à comprendre l’étrange folie qui rongeait certains membres de la famille, et lorsqu’elle avait compris qu’elle ne pouvait rien pour le père, il s’était battu à ses côtés, pour sortir le fils de ce cercle infernal. Et lorsqu’Hermine s’était retrouvée seule, brisées phy-siquement et moralement par la tyrannie de son ex-époux, il l’avait vu se battre contre la souffrance et la maladie, avec une force hors du commun. Malgré cette vie mouvementée, elle avait, elle aussi, toujours été là pour lui, l’avait toujours écouté avec atten-tion, lui disant toujours avec la plus grande franchise et
10