Répercussions

Répercussions

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Description


"Répercussions" a remporté le prestigieux prix Dora-Suarez du Premier Roman 2018.



Kevin White est amnésique partiel et séquentiel depuis l’enfance. Pour résumer, chaque jour, à partir de 17h jusqu’au réveil le lendemain matin, il ne se souvient absolument de rien.


Pour pallier à ce handicap particulièrement gênant, Kevin organise sa vie de façon méthodique : repères de temps, post-it, aides psychotechniques... Toute sa vie est minutée et organisée pour qu’il subisse le moins de préjudices possibles.


Mais un jour, sa vie bascule. Kevin se réveille dans la salle des coffres d’une banque fédérale ! Trois millions de dollars ont disparu alors que les portes de la banque sont restées fermées toute la nuit et qu’il n’y a ni témoin, ni braqueur.


Sans souvenir, il devient aux yeux des enquêteurs le suspect numéro 1 de ce casse pour le moins insolite.


Mis en examen, Kevin va alors devoir remonter dans son passé pour découvrir la vérité sur cette histoire... et sur sa vie.




Ce qu'ils en ont pensé :


"Bluffant, Surprenant, Captivant, un véritable page-turner ! Un thriller psychologique que je vous recommande." Les lectures de Cath


"Ce roman m'a complètement retourné le cerveau et croyez-moi dans le bon sens du terme! Cela faisait longtemps que je n'avais pas lu un thriller aussi bien ficelé, aussi machiavélique, aussi incroyable, aussi imprévisible! Cette lecture aura été un pur régal du début à la fin, à tel point que j'ai eu beaucoup de peine à m'arrêter le soir tellement j'étais accro à cette histoire." Évasions Littéraires


"Et là, commence tout le machiavélisme de l’auteur.. J’ai émis 1000 hypothèses, j’étais sûre d’avoir deviné, je tenais le coupable, j’avais le modus operandi ! Et à chaque théorie que j’échaffaudais, patatra ! Il fallait recommencer, ce n’était pas la bonne.. Je dois dire que je n’ai pas vu venir la chute et c’est ce que j’ai aimé le plus dans ce livre." Et tu lis encore


"Quel plaisir de lire une histoire de braquage étant donné que c'est très rare ces dernières années. Une vraie et pure histoire de casse comme on aime. Exit les thrillers sanglants et les policiers à la dérive. Ici on parle d'intelligence extrême, de manipulation, mais aussi de maladie et de schizophrénie." Évadez-moi


"Tout est bien ficelé, on va de rebondissements en retournements de situation. On ne peut pas imaginer une fin pareille! Donc un tout bon du début à la fin et ça il fallait le faire. De plus, le personnage de Kevin est excellent, attachant, bourré d'humour, on ne peut que l'aimer. Un premier thriller bluffant qui se lit d'une traite tellement il est prenant. Je verrais bien cette histoire adaptée sur grand écran d'ailleurs ça donnerait un super film à suspens !" Livres Addict


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Publié par
Ajouté le 29 novembre 2016
Nombre de lectures 15
EAN13 9782368451199
Langue Français
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©2016–ISEdtion
MarseileInovation.37rueGuibal
1303MARSEILLE
www.is-edition.com

ISBN(Livre): 978-2-36845-18-2
ISBN(Eboks): 978-2-36845-19-9

ResponsableduComitédelecture: PascaleAverty
Directriced'ouvrage: MarinaDiPauli
Ilustrationsdecouvertureetintérieures: © Shutterstock

Colection«Sueursglaciales»
Directeur: HaraldBénoliel

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del'articleL.35-2etsuivantsduCodedelapropriétéintelectuele.

XAVIERMASÉ

R É P E R C U S S I O N S

RÉSUMÉ

Kevin White est amnésique partiel et séquentiel depuis l’enfance. Pour
résumer, chaque jour, à partir de 17h jusqu’au révei lelendemainmatin,
ilnesesouvientabsolumentderien.
Pourpal r àeiulicreièntmeên gh ecidna pactrapise sa na,tK venio grna
vie de façon méthodique : repères de temps, post-it, aides
psychotechniques… Toutesavieestminutéeetorganiséepourqu’il
subiselemoinsdepréjudicesposibles.
Maisunjour,saviebascule.Kevinseréveila sans l eadledescofres
d’unebanquefédérale! Troismilionsdedolrapsla u sro euqs lears ont di
portes de la banque sont restées fermées toute la nuit et qu’il n’y a ni
témoin,nibraqueur.
Sans souvenir, il devient aux yeux des enquêteurs le suspect numéro 1
dececasepourlemoinsinsolite.
Mis en examen, Kevin va alors devoir remonter dans son pasépour
découvrirlavéritésurcet.e eihtsio… re set survia

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DÉDICACE

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Àmonpère.

PROLOGUE

Vendredi3mai-18heures27

Ungrandflou.
C’eststdie j eaiguinnarvuo ney sel tux.uo tecq eu
Acompagnéed’unbourdonementfracastnaam ,ituau dêt tjoe
marteau piqueur. J’avais du mal à maintenir mes paupières ouvertes,
moncrânemefaisaitmaletilmefale dntvae irfasrm isuesea nitu pluut
surface.Jem’étaislégèrementredreséetaps do mau:uryu é jen’avais
paslaforcedemelevercomplètement.
Unemulite mitlambses ons ed edus de la tre coind seq auapvrneri
pièce;jen’yvoyaispourtantpersone e traud’iom euq.C’était
sûrementunefetd’écho.
Imposibledebouger,j’étaisencoretropfatigué.
Les voix – d’hommes et de femmes – commençaient à se faire
entendre plus précisément, mais je n’avais toujours aucune idée de leur
provenance.
Lasaledanslaquelejemetrouvaisétaitasg notûoediom à efrz .Le
sol était en marbre gris et la teinte des murs, sinon identique, s’en

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raprochaitfortement; surtroispans,despeitt sioris srrepusépo ts,s ou
numérotésetclasésenordrecroisant: difj eq eu elicirpteind’cer teré
voyais.
Enfacedemoi,uneimmenseporte,difd eneetrée cesuttolesque
j’avaispuvoirdanslesmagazinesdebricolage: eleparaisaitblindée.
Dixminutesplustard,ladouleurquimevril cnerâ cainçmeom t àel tia
s’estomper, mais mon bras droit était ankylosé et des fourmilementsse
firentsentir: pourl’aideràseréveil’mtéj ee,r umechn aiirom c.ta
J’avais la sensation d’être dans le potage, comme lors de ces
lendemains de fête où, au réveil, vous ne faites fièrement qu’une seule
promese: «Plusjamaisjeneboirai! ».
Mon cerveau commençait à émerger, je décidai donc de me lever.
Ooh! Çatangue! Alezmongars! Courage! autre après l’itfan Os pan u
etonsortdecetepièce.
Jemerap ed mi’loriahclégèrte e pomensâbitnertne eremléeety
aposaimesdeuxmainspourlapous .eJf sus rurpsirsve’e lérxturie re
parsonpoids: elepesaitaumoinsunetone! emendouct, els lEir to’vu
centimètreparcentimètre,jusqu’àmepermetre de paserdel’autre
côté.
Surleseuil,jestopainet.
Comme si cela pouvait m’aider à comprendre, l’une de mes mains se
mitmachinalementàgratermatêteavantdeselaiserfinalement
tomber le long de mon corps, comme un poids mort. Je restai droit
comme un piquet, complètement ahuri par ce qu’il se pasaitsousmes
yeux.
Ilyavaitlàunnombreimpresionantdepersonent ivaiseq a’tcius
danstouslesens: ieic, rscoseisurlopers…et,sS MA,Up moip
Jerestaisansvoixmaisdansmatête,unepeit tnenria tourasee ph
boucle: Maisoùjesuislà? Qu’est-cequisepas!e bo nasgn?

*****

7

À peine étais-je sorti qu’un homme en uniforme de secouriste s’était
précipitéversmoi:
«Monsieur! Monsieur…çava? »
Je n’avais même pas la force de lui répondre. Je ne savais pas si cete
léthargie était due au choc visuel ou à ma migraine qui perdurait.
–Monsieur,çava?
Il avait radouci sa voix en me posant une seconde fois la question; il
avaitdûremarquerquejen’étaispasdansmonasi ete.
Je réuisà e i lunduaêm mq afin qu’es mots ruqleuqédrccoehit’a nil
pasàmequestionerunetrosièmefois.
–Ouiçava,jesuisjusteunpeusoné.
–Resteztranquile,quejevousexamine.
Pendant que le jeune homme procédait à une auscultation minutieuse
demoncorps,j’enprofitaipourl’interoger.
–Dites-moi,ilsepasequoici?
–Mais,vousnevousrap ? ssuoVeleap zts s e’q ius cez pasave ne
pasé?
Je tournai la tête vers lui, le regardai droit dans les yeux et, sans même
lui parler, parvins à lui faire comprendre que je ne plaisantais pas.
Ilbaisalatêteetcontinuadem’examiner.
Ilpalpamanuquepourunedernièrevérfi. onticae m li’uq àl tse’C
glisaunmesageàl’oreil à fenre disairelét,aer véudg oi n ertîaraperip al
gueuledeboisenunclaquementdedoigts.
–Monsieur,vousavezdûsubirunchocémotion sv uop sa ren pouel
rapeler…Vousdevriezaleràl’hôpital.
–Jevousaiditqueçaalait! ap tse’q ecs iuuj i etsteDimos-sé.
–Vousavezétévictimed’uncase elov ta su zev e àanqula Bdérae Fé
étéprisenotage.
Mesyeuxs’écarquilèrentsoudainetlefixèrent.
–Çava? at-ilrépété.
–Ça…çava…répondis-jeavecquelqueshésitations.

8

J’esayaisderembobinerlefilm,maisimposems d ebielnir.ouve
Surmagauche,ais le long d’un mu,ru end ziiaen eesar nd gngio’snon
depersonient avaore encacognu eus rlu eedpis eiop te sséil sgnal
figure.Lespolicierss’eforo pesidap ruspls el ertê’d tneiaçsiblepourles
libérer.
Je restais stoïque. Ébahi par la scène, je ne comprenais rien et regardais
bêtementuq ielrué attia e apeurés de ce eg sec srocne snourivé.
Lepluschoquantàmesyeuxétaitcetefemmeser fsat aniledansses
brascommesic’étaitladernièrefois. nJepae ap s àmivrneia se aginer c
qu’eleavaitdûrese ua ritned sruoc heu cespares séesdanslenoiràse
demandersielereveraitunjoursonenfant.Asa ilieparunetrouile
constante, chaque seconde a dû lui sembler une éternité !
Maisjen’étaispasleseulasl ed ap tu sèr paromméévenl é’ .oTemtn
mèredefamil tnemelbaborP ue,vaia tel nohmm een sang. visage
castagné par les braqueurs, il maintenait une poche de glace sur le haut
desatête.Dusang–maintenantàmotil euoéld eolgnhé – sécit c avaé
sachemise.Iln’étaitpasbeauàvoir: zurés pas yeux aaev ces spuel roc s
etsonnezfracasé,ilresemblaitàunpersonage .noitcif ed
Jemetâtainstinctivementledesde vire usérfnârc ud otsih ,eierpar
moi-mêmequejen’avaispasdeséquel à une quelconqu eettntavi e eeéil
héroïque de ma part… Après tout, j’avais pu esey ra seus cr toauvede s
gens, mais peut-être que ça s’était soldé par une boneraclée!
Étonamment,jen’avaisnicoupurenibosec etsuJ. etebonegueule
debois.
Alorsquetoutcepeitiga’tiatuot ruojon m sde nquea baial agdr eer,sj
dansonensemble.
Jesuposaiqu’ils’agisaitd’unebâtiseanciene : lapièceprincipale
étaitimmense.on f dd,Au m seianem sehcrae énormeent à unte p roet ,
les hauts plafonds à la française étaient recouverts de fresques à
l’italienL .eg sechuis et sseuaiteitns rum ardiote, parfaitementséngila
etsufisammentespacéspourpermetrcher as se mar egensaux ne p de
desusdanslafiled’atente.Derté ineiarèiom estat inlésquelques

9

bureaux,etunpaneauacéhcor esceitnod tald riindiquai au mur
commodités.
Je tournai légèrement la tête pour entrevoir l’endroit où je m’étais
réveil’e Jé.c euaté’l tias aidement conclu q nvaia srtsèr paledescofres,
mais.q ecj euaf eiasiu’ qt-ess là-dedans? téia sémudés.J’
À côtédesguichets,lespolicierscommençaientàrecueilirdes
informations toutes fraîches auprès des témoins potentielementenétat
deparler.
Un groupe de flics discutait en faisant de grands mouvements de bras
pour tenter de simuler les faits et gestes des braqueurs. Reconsituer
toutes les scènes du crime et relever les empreintes leur prendraient
certainementdesjours!
L’un d’entre eux me fixait et je réalisai que j’en faisais tout autant.
Nonqu’ilm’eûtsembléfortsympathique: tagipof uo réup trntcoueinr
monanalysevisueltis milpmene tamon regard s’éta ,erêtédanssa
direction.
Ilsemitàdiscuteravecsoncolèguededroite,asezcoincéàmon
goûtdanssoncostardtrois-pièces.Ilsbaiss nt lèreue xsey elruus r
papiers, m’observèrent de nouveau, puis réexaminèrent leurs documents
avantdeseregarder…Aïe!
Lentement,ilsapivéd em te iom e.ntregèsant dhèreroc
–MonsieurWhite? medemandal’hommeaucostard.
–Heu.
Je n’osais pas dire oui : j’avais trop peur de ce qu’ils alaient
m’anoncer.
–MonsieurWhite?
Même si mon humour un peu sarcastique me le demandait, je ne
voulaispaslefairerépéterunetrosièmefois.
–Oui,c’estmoi.Etàquiai-jel’honeur?
– Je suis l’inspecteur Natchez, répondit Monsieur Costume, et voici
l’inspecteurSmith.
Smith? Celui-là,vulesouirchroéc dilu’ qesa’l siav ej ,eplerleMariole.

10

–J’imaginequevousvoulezmontémoignage?
Ils se regardèrent quelques secondes et le blanc qui s’instalaplomba
l’atmosphère.
– Monsieur White, comment vous expliquer ? Cela risque d’être un
peupluslongqu’unsimpletémoignage.
Jevisleursregardsedurcir.
– Écoutez, je risque d’avoir un problème pour témoigner…
Ilnemelaisapasfinirmaphrase:
–MonsieurWhite,ilseraitpréférablequevousnousuiviezauposte.
–Maispourquoi? Toutlemondeestinter!ogé srup alec rétorquai-je.
– Je pense vraiment que ce serait préférable, Monsieur.
–Bonécoutez,jesuiscrevé.J’aipase néutpl iôtennt é enuruoj nese
émotions, je pense que ça se voit sur mon visage. J’aimerais bien rentrer
chezmoileplustôtposf no tiasrol àl bli ae, neveto r ser le poua etfissra
demain.Çavousva?
J’étaisasde éuod zd el sna dneaiomermmcou amsiec ,j el ,àais n’av
visiblementpasembalémaclientèle.
LeMarioleregardaMonsieurCostumepuis’aphaocr.iom ed
Ilorientasatêteversmonoreileavantd’ycolera st d lIiavecuob .eh
penserquej’étaisourd.trèton ne t mlamCeu’ nted sec,ilcommençaà
meparler.Là,jesentisqu’ilnefalait pas en rajetuo.r
«MonsieurWhite,jevaisêtreclair: alB , àh’iuuodrauj, leradéfée quan
douze otages ont été ligotés, masqués et dénudés. Les portes de la
banqueétaientferméesdel’intérieur… Sivousêtesquelqu’unde
perspicace,çaveutdirequepersonen’enestresorti,niotageni
braqueur.Dansdessacspoubel retrouvé les frniugsee t ,sea no
téléphones portables des victimes. Mais vous, si on vous regarde
quelques secondes, Monsieur White, vous êtes le seul à ne pas avoir les
mainsliéesetvousneportiezpasdemasque.ar pesêts ou V aileurs
plutôt bien sapé et on vous a retrouvé sortant de la saledescofres.Je
pariequesijedemandeàvotrepeita suov oecd eenippeler,çava
vibrerdansvotrepantalon.»

1

Ilatenditquelquesecondesavantdepoursuivre:
«Etleplusimportant,MonsieurWhite. siollimsnoi ed odTr larsont
disparu,etjen’espèrequ’unechose: que cet argens,lu pon ap a’n tn iul ,s
quitule form ma doncnauqalb eer.eJ é :hW retion Meusimadee,nd je
veux que vous me suiviez non pas pour témoigner, mais pour que vous
m’expliquiezcommentvousenêtesarvi éàl .uSis-je clair? »
Pendantuninstant,jem’étaisdéconceétiscuald d esionetesayais
demerapelercequiavaitpusepaser.
«MonsieurWhite? WurtehiMoiens setjuotov ,ê suus?c no aveours »
MesyeuxclignèrentcommesijerevenaissurTer e, te eugnal am
coléeàmonpalais,n’arivaitpasàsedélier.
Je palpai discrètement le côté droit de mon pantalon en espérant qu’il
se trompait, mais je sentis bien mon téléphone. Dans l’autre poche, je
perçuscommeunbruitdefrois n àm iaétir’lnitouteur eim salmene.tJ
doucementpournepasafedl aâghcteet ,et en re cerols oi ressortisun
peitpap …rein Ustpot -i!
Il n’y avait pas grand-chose à en tirer. Il y était noté : «17heures,
rapele-toi! ».
Bien,génial! Legenredemesageoùl’onsedit:«Ah! oui,c’estvrai,je
merapelemaintenant! Jerueiqplex suov tuot siav .ah H!haa Qu’eleestbête
cetehistoire! ».Maislà,cenefutpaslecas.
J’étais toujours abasourdi par ce qu’il venait de me balancer.
Ceboutdepapiermerapdimeemtnleia tvé chose; quelque ilétait
dans ma poche de façon permanente depuis maintenant pas mal
d’anées.D’aileurs,quandl’encrefinitpars’efacer,j’enrécrisunau
propre,avectoujourscetemêmepeitephrase:«17heures,rapele-
toi! »meteairfpat aiumsér ti-tsop eC .avaine s je maisei ,amv ei ntnb ap s s
commentleleurdire.
Jeregardaiencorecetesibylot emmoc sel suioptrisc, ecavn ine in
jours,lamêmeréaction: «Ah! oui,c’estvrai.J’avaisoublié».
Commentleuranoncercetemagnfiquenouvel?trnanonceme ce À
monavis,çan’alaitpasarangermoncas.
«Je.je.»

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Jen’arivaispasàparler.
–Jenemesouviensderienpourlasimpleetbone qu jeiar nose
soufred’amnésiepartieleetséquentielje, e. J’ai beau mec ersurel aêtet
nevoispas.lé. s eJ siuoséd
– Bien, Monsieur White, il est vraiment temps de venir avec nous. Je
suisûrquenoustrouveronsunsujetdediscusn.io

*****

MesdamesetMesieurs,jem’apelW niveK eusoe jet, tehifredepuis
l’enfanced’unemaladierare:jesuisateni t’dmaénrtpae siieleet
séquentielels iu stcn sueprd’hujouje sui, A .e ud acrémunu oseleplus
étrange qui soit. À cet instant, la seule chose dont je suis sûr, c’est que je
suistrès,très.mal bar à cuanté. Q telf ia iem euqesc’, urpes lu p ec euq t
casenesoitquelapartieimmergéedel’iceberg.

Voicimonhistoire.

13

1

Vendredi3mai-19heures30

Entremesmains,jeserl eu sleipep ,duahc iom ruoéfb ei nsic eacat
réconfortdumoment.
J’avais froid. La lumière tamisée de la pièce et sa température glaciale
nefaisaientrienpourmerasurer.
Faceàmoi,unmiroirdedeuxmètrescarviros ené eus.nJ posaisque
derière,lesdeuxcompèrespolicierssefrotq ,sisau aient les main
certainsd’avoirélucidél’afairedusiècle.
À moins que ce géant glacé ne soit là que pour créer le doute.Si
c’étaitlecas,çafonctionaitsurmoi!
Jereniflailesvapeursdececaféfortagréable: celamepermitd’efacer
unpeudesalesouvenirslaisésparcete hist ed erio.euqnab
Ilyavaitmaintenantrenteminutesquej’atèierlociend strais,ie patég
pour faire craquer et parler plus rapidement les suspects, j’imagine. Ils
rencontreraientnéanmoinsunproblèmeavecmoi: rte impopeu euq ec
j’avais fait, je ne saurais pas quoi leur dire pour l’expliquer.
Fixantceteglaceavecousanstain,jecriai:

14

«Vousn’auriezpasuneclope? »
Pas de réaction. À croire qu’ils m’avaient posé dans cetepièceetqu’en
bonsfonctionairesilss’étaientdit: «Ah! Ilest19heures! Lajournéeest
finie.Onreviendrademainpourluiparler».
Maisquelstratagèmealaient-ilsutlire csaevoi m L ?toa rutrl ,e se
brûluresdecigaretes? Non… lalumièreenpleinvisageavecdescoups
derépertoiretéléphonique: çanelaisetiaractr e.as pe dFautquej’arête
deregarderdespolarsàlatlé!
Jestresais.Àforced’atneuait eà asvejnacméb cmomam dariet, ler
d’ele-même.Ilfaloduo tap s ne surtôle pourrtnoc al ej euq itanerde
quoimangeràcesdeuxpeitspoulets.
Jesuisasy a softn ,amsii lz reetueuspectiméu dilu’ qersec ed xte sneg
unechosequ’ilfautsavoiraveclesflics. desêts ou vSi al ed étôc nob u
bar vsis ountco, reel sc rusetênad as de, poièraP rem .boèl erplimateur,
vousavezintérêtàvousacrocher! runn E tden ie ,limespulhc spéent
toutevotrevieetpeuventvousmet mreabinele nedxus cenodes. Ils ont
carte blanche pour vous faire dire ce qu’ils veulent. Les plus groses
pointures peuvent devenir de véritables agneaux face à ces types.
Alorsqu’untrosièmeangepasècpi le,poa néig tiasnad al l a eed eoptr
pivota.
Çayest,c’estlemoment,ilsarivent! piOre!uf ore… , uff,ou,nivser ripseK e
Jesouflaiparpeit s-àinim durpos upcoerts nom reus.
Moncœurbatait ,ej morptur àot een enoc lôrt siauspla mmbja je,
transpirais.io d érfm eopru Je n’étais pas ’J .neibu ialavagéor gneaf cdee
ranimeretfixailaportequis’entrebâilait.
MonsieurCostardfitsonapartionetrefermaderièrelui: ilsne
seraientdoncqu’unpourlemoment.
Ils’asitenfacedemoietposaundose.lbat al rus rei
Ilmefixait,jelefixais.
Pasalequatrièmeange.
Cetelongueat sannde,s itnorfcaesocd es.rfnes e unn Etneem asu e
réfléchir, j’avançai légèrement ma tête vers lui, le regardai sans me
démonteretluidis:

15

«Etmaclope? »
Jenesaistoujourspaspourquoij’avaisditça!
J’avaisunetrouilid iul à siavuor tjee que osche l aeslunees ,tee immre,
c’était«etmaclope? »!
Ilfautcroirequelestresriaf ed riovuop a le ree sortirchezl’homme
autantdecouragequedestupidité.«Etmaclope? ».J’ycroispas,je
démaretropbienl’interogatoire!
Çanefitpasiritémn utipesot ripu te p ej sue Monsiue roCtsmu.eI l
liredanssesyeuxceàquoiilpensait:«Tunemanquespasd’airtoi,
profites-en! ».
Sansdécrocherunmot,ilcommençadefeuilereto don ssier.Demon
côté,j’es vous, mais s en sia sapruopvaou lite.ire J recv iolip q ’us deayai
encequimeconcerne,j’aibeaucoupdedife’l revnil àà ericultés s.
Ilnesepasaitriendepuiscinqbonesminutes: Costardlisaitetmoi
j’atendais… Jusqu’ci,ij eamtîiras lissia attun io!
Brusquement,laportepivotasursesgondset–quelesurprise! –son
copainleMarioleentra.J’auraisdûm’endouter.
Ilsedrià , leab tlar su asop te etiord , mainm a éedmitirpxoa sur mage
unecigareteetunbriquet.
–Onn’apasdecendrier,m’anonçat-il.
–Çalaiseàdésirerpourunquatreétoiles!
Maispourquoij’aiditça?
–T’esunrigolo,finalement! T’étaispasausrô dia l àleabqneu ,ottu
àl’heure.
–C’estbon,çasufit! intervintCostard.
Mariole me regarda et fit demi-tour, refermant la porte derièrelui.
– Tu prends ton gobelet comme cendrier, dit Costard.
Moi qui suis d’ordinaire si calme et si gentil, je n’en revenais pas de ma
répartiedansunesituationpareile.opçou sTout homme sensénéd’un
telcrimepaniqueraitetesayer sid eapedn ia tesrima, drene’âsi. iom
pas! ics.el senfr sed slfvouloir,Sans le sia ev cj eojau

16

Calme-toi…calme-toi…Calme-toietarredie dteêoc sed neries! Fumerva
t’aider.Alez,prendscetecigarete!
Toutenalir mces airdgare ej ,epolc am tn umaparent àpot arsnio r –rt
mon goût – pour tenter d'apercevoir les agents qui étaient cachés
der ej ,iomaluov enu Ae.ère dndfoa’iis pas montrer drogance,maisje
ne sais pas pourquoi, j’avais comme une envie soudaine de jouer au plus
malin.
Costardrefermasondosioastnl sne nrcs, es doigteite res sai moi jitgn
telunpolticiensepréparantàan de ncerellenouvofmr sérose.
–Arêtez-moisijemetrompe,commençat-il. Monsieu rhWti,ev uo s
êtesnéen197ez donc vous av te.siorsna nertt-et
–Stop! criai-je.
–Qu’yat-il?
–Taisez-vous,bonsang! Vousale irfae mezgourer.
Jemarmonai.
– Oui, c’est ça. Trente-trois ans, vous avez raison.
Maisqu’est-cequejedis?
Jevoyaissonvisagesedécomposerenunmélangede«Restezen.»et
« Cole-luiunebafe! Çavalecalmer».
Jesuposailepirederièrelaglacesanstain.
–Jereprends,m’anrbmae d. reonça mon interloctuue rner seattn
Vous avez donc trente-trois ans, habitez au 43, rue Victor Stanley à New
York; célibataire,voustravailinmanate tntisrosna nad nu s ezeiu sd pe
supéreteentantquemanutentioncaxe tse’C .eria?t
–Ben…enfait…
– Monsieur White, répondez simplement, ça vaut mieux pour vous !
Je pensais que des deux flics, c’était lui le plus serein, mais en même
temps,c’étaitpeut-êtreceluiqu’ilnefalia tap ssacotir te!
–Heu.uo C .itse’axe tc.
–Bien.tre s vo dani luJ a’odsierquevoussoufrezd’uned’amnésie
particulière.C’estcequevousnousavezaféan r mbel aqàu utto i à
l’heure,exact?

17

–Oui.
–Dites-m’enplus.tehi WrueisnoM ,eirp s voue jeladie maovrtu r
– Heu, je ne devrais pas parler en présence d’un avocat ?
– Vous pensez donc avoir besoin d’un avocat, Monsieur White ?
Quelefâcheusemanieilavaitderépétermonnom àchaquefinde
phrase! Ilavaitledondemegonfleravecça.
–Non,jen’enaiabsolumentpasbesoin! e nimesrt e cov aveMais
scène,jemeposedesquestions.
Ilmeregardaitetatendait…Çavoulaitdire: «Raconte-moitonhistoire,
quejerigoleunboncoup! ».
Je soupirai et, pour la énième fois de ma vie, me lançai dans mon récit :
– Au début, j’étais tout le contraire d’un handicapé. Vous alezire,
mais j’étais le plus jeune surdoué de ma génération. À sept ans, j’avais
déjàlecerveaud’unhommedevingtans!À l’âgeoùlesautres
aprenaienttoutjusteàlire,j’étaisdéjàaucolège. eu mon uis Pj’ai
diplômedefind'études,àonzeans!Jevouspasaç on, entila me
risqueraitdefrustrercertainsdevoscolèguesderièrelaglace. Mon
cerveauétaitenébultionon canst;aç naiee veomment cel set ,sem hcso
je ne sais pas pourquoi, mais je voyais la solution à tous les problèmes.
C’étaitlerêve,jusqu’àceque.
–Ques’est-ilpasé?
Jeseraimonpoingsansqu’ildad ie pisprret e eiov ecsu aidsnl sion.
–J’ensaisrien.Enfait,person slet.aiee nans e douze l â’egd C e’tsà
que mes parents s’en sont aperçus. J’ai commencé par avoir des trous de
mémoire, à être incapable de répéter des choses dix minutes après qu’on
me les ait énoncées. Par exemple, dans l’heure qui suivait un repas, je ne
me souvenais plus de ce que j’avais mangé. Ou alors, je disais bonjour à
un proche alors que je l’avais vu peu de temps avant. Il n’y avait pas de
règles dans ma maladie. Autant, pendant deux jours, je me souvenais de
toutdanslesmoindresdétails–telDustinHof–, n » MaiaRni s «d namna
autant je pouvais vous dire que je venais de manger des carotesrâpées
alorsqu’unfiletdeharicotvertétaitencoreacedtn!cor am à éh Aufil
desanulovte éeidaé a melè’e se lobprtsa , la maléesgravé.

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