Seconde chance

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210 pages
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La jeune femme paraissait ne pas comprendre ce qu'il lui arrivait, elle semblait perdue et son identité lui était inconnue. Elle avait l'impression d'être dans un cauchemar, quel était cet endroit? Connors, quant à lui, était étonné de la voir blessée de la sorte sans qu'elle ne manifeste une quelconque expression de souffrance, durant sa carrière, il n'avait jamais vu un tel phénomène. L'insistance de son regard, posé sur les différentes parties traumatisées du corps de la jeune femme, fit prendre conscience à cette dernière de la gravité de son état. — Qu'est-ce qu'il m'arrive? D'où viennent ces blessures? La jeune femme était terrifiée par ce qu'elle découvrait, son agitation influait de nouveau sur ce qui pouvait être comparé à un orage. Une force invisible la tira en arrière, la ramenant sur ses pas avec une vitesse de déplacement semblable à celle de sa venue. Et si nos intuitions étaient des messages venus du plus profond de nous-mêmes, saurions-nous les comprendre? Serions-nous à leur écoute? Et surtout, saurions-nous saisir la chance que nous offre parfois la vie? Dans cette suite de "Là où vont nos pensées", Connors Lewis et Robert Zimmermann auront pour mission de faire éclore des pensées salvatrices, mais devront également affronter maints dangers. Izzy, Laurett, Joe, Mike et Paul seront quant à eux confrontés à leurs doutes et découvriront Shirley-Ville sous un autre jour... Poursuivant son exploration de l'étrange, Samuel Fessard nous invite à nouveau sur l'île de Chestrum pour nous proposer une réflexion située à la frontière du rationnel, remettant en cause tout ce que nous croyions savoir.

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Ajouté le 12 novembre 2015
Nombre de lectures 44
EAN13 9782342044171
Langue Français
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Seconde chance
Du même auteur L’Éphémère renaissance d’une fleur rêvant d’éternité, 2012 Là où vont nos pensées, 2014
Samuel Fessard Seconde chance
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1 J’ai une cargaison qui doit arriver ce week-end, du matériel informatique, netbooks, iPad, tu vois quoi ! Il y aura un grand choix de téléphones 4G aussi, le volume sera important. Je te mets la quantité que tu veux de côté, il faudrait que tu me passes ta commande demain ou après-demain au plus tard, car j’ai de potentiels acheteurs, mais bon comme d’hab, tu passes en priorité,man. — OK, je dois voir cela auprès de mes habitués et faire une rapide estimation de ce que je pourrai écouler, dit Brad. — Pas de soucis, tu sais où me trouverman. Brad tenait un magasin dédié à l’informatique situé dans la rue Leonetti. Cette petite rue de Suticane, excen-trée du centre-ville, ne brassait pas beaucoup de passants, en dehors des riverains et de ceux connaissant l’existence des deux commerces installés dans cette rue. L’épicerie voisine réussissait à survivre grâce à des horaires d’ouverture tardifs, satisfaisant ceux étant sortis du cré-neau des grandes enseignes de distribution. Brad comptait, lui aussi sur son travail pour gagner correctement sa vie, mais contrairement à son homologue, il était moins scru-puleux sur les méthodes employées afin de mener à bien ses objectifs. Il recelait tout type de cargaison qu’il reven-dait à un cercle de petits diffuseurs arrondissant ainsi leurs fins de mois, tout en se faisant un bénéfice plus confor-table qu’eux. Certaines de ses connaissances devenaient parfois ses amis, avec qui il lui arrivait de sillonner Suti-cane. Cette métropole était située au nord de l’île de
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Cherstrum, île ancrée dans l’Atlantique et d’approximativement dix mille kilomètres carrés. Ceux désirant accoster sur le continent, situé à l’ouest de l’île, pouvaient le faire après une traversée en mer de près de cinquante milles marin. Cherstrum n’était accessible que par voie navigable. La plupart du temps, ils étaient vus dans les endroits les plus en vogue de la capitale, où ils flambaient une grande partie de l’argent malhonnêtement gagné. Ils misaient tout sur le paraître, attirant ainsi des filles vénales avec les-quelles ils ne restaient en contact que jusqu’à l’aube. Brad avait été élevé, même si ce terme n’était pas ap-proprié, dans la banlieue nord de Suticane, près du périphérique. L’espace confiné de la caravane, dans la-quelle il avait grandi avec sa mère et son frère, lui avait donné l’envie de vivre dans des endroits plus raffinés, con-traires à la promiscuité qui lui avait été imposée. Dès son plus jeune âge, il prit conscience que sans argent, il lui serait impossible de changer d’environnement, ce qui le conduit, très tôt, à commettre de petits larcins. Sans guide, en dehors des individus de son voisinage étant pour la plu-part dans la même situation que la sienne, il était difficile de suivre une orientation légale permettant d’avoir des revenus aussi lucratifs que lui offraient ses magouilles. « La société m’a créé » se disait-il. Mais sans le savoir, lui aussi contribuait à créer la société, c’était un cercle vicieux. Tyler était accoudé au bar, un double whisky posé de-vant lui, il patientait depuis une bonne demi-heure, attendant la venue de Brad. Tyler faisait partie des habi-tués écoulant les marchandises commandées auprès de Brad et, était devenu un de ses amis.
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