Un présent plus que parfait

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Livres
29 pages
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Description


Un déménagement à la période de Noël, un cadeau inattendu et pas comme les autres...




RÉSUMÉ


Forcé de quitter sa ville, Elliott déménage pour l’Ariège.


Malheureux et en colère de laisser ses amis et ses repères derrière lui, il décide de ne pas fêter Noël. Pourtant, durant cette nuit-là, il reçoit une étrange visite qui le pousse à s’aventurer dans la forêt, vers un voyage au-delà du temps et de l’espace...




EXTRAIT


J’entends ma respiration, légère, régulière. Je me retourne dans le lit et ferme les yeux. L’instant suivant, je les ouvre à nouveau. Je n’arrive pas à chasser cette image de mon esprit.


Tel un fantôme pâle, le visage peiné de ma mère me hante. Ce soir, elle a perdu son éternel sourire devant mon refus de participer au réveillon de Noël. Seulement, je ne me sens pas mieux, ce serait plutôt le contraire. Loin de me soulager, sa détresse n’a fait qu’augmenter mon mal-être.


Je viens de comprendre que la vengeance n’apaise pas les déchirures, elle les amplifie à l’infini...




NOTE DE L'EDITEUR


Cette nouvelle numérique existe aussi sous format papier, dans le recueil "Un Noël pas comme les autres".


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Informations

Publié par
Nombre de lectures 11
EAN13 9791096622443
Langue Français

Informations légales : prix de location à la page 0,0011€. Cette information est donnée uniquement à titre indicatif conformément à la législation en vigueur.

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Marie H. Marathée Un présent plus que parfait Nouvelle © EDITIONSPLUMESSOLIDAIRES
© EDITIONSPLUMESSOLIDAIRES ILLUSTRATIONDECOUVERTURE: PIXABAY RÉALISATIONDECOUVERTURE: IMANEYITAYO CORRECTIONSETVÉRIFICATIONSDUBONÀTIRER: AUDREYMOUI COLLECTIONNUMÉRIQUE: PLUMESLIBELLULES ISBN : 979-10-96622-44-3 © TOUSDROITSRÉSERVÉSPOURTOUSPAYS NOVEMBRE2018
Dans la même collection
LADANSEDESTATOUAGES– IMANEYITAYO L’APPELDUDESTIN– IMANEYITAYO L’ENFANTAUXMILLESOURIRES– MARIEH. MARATHÉE HÉRITAGEFAMILIAL– MARIEH. MARATHÉE ESMERALDA,MONAMOUR– MARIEH. MARATHÉE LERENDEZ-VOUSDESMORTS– MISSHUAKINTHOS L’ODEURDUMIMOSA– MARGUERITEGAUTHIER UNPRÉSENTPLUSQUEPARFAIT– MARIEH. MARATHÉE
Note de l’éditeur
Cette nouvelle existe également en format papier, v ia le titre « Un noël pas comme les autres ». Belle lecture, et Joyeuses fêtes de fin d’année !
Les Éditions Plumes Solidaires
Marie H. Marathée Un présent plus que parfait Nouvelle © EDITIONSPLUMESSOLIDAIRES
«r, de celles qui non seulementIl est des années qui vous marquent dans votre chai vous font grandir, mais qui vous transforment à tou t jamais et changent votre regard sur le monde. Car un souvenir précieux demeure une peti te trace d’éternité qui scintille quelque part au fond de nos âmes.» C’est décidé, cette année je ne fêterai pas Noël! Pas question de célébrer ma nouvelle vie dans ce bled paumé du bout du monde! Notre maison est ridiculement petite, elle ressemble un peu à celle des sept nain s de Blanche Neige. D’ailleurs, y a déjà la forêt, manque plus que la sorcière… Je regr ette cruellement notre bel appartement lyonnais, design et high-tech. Rien à v oir avec cette vieille bicoque à moitié délabréen plat, Wi-Fi… Ma! Là-bas, il y avait tout le confort moderne : écra chambre était immense, et je possédais ma propre té lé avec console de jeux, le paradis des ados. J’y ai grandi jusqu’à aujourd’hui … jusqu’à mes quatorze ans. J’avais tout : de chouettes copains d’école, un collège ext ra où il faisait bon aller le matin… J’avais une vie… une vie géniale dans laquelle Téo, mon meilleur ami, tenait une grande place. J’avais absolument tout… et ils m’ont tout pris. Que m’importe ce stupide lopin de terre abandonné, à la lisière de la forêt! Qui a besoin d’un jardin quand il peut vagabonder le long des allées du parc de la Tête d’ Or? L’âge des cabanes dans les arbres est largement révolu pour moi! La cerise sur le gâteau, c’est qu’il n’y a même pas de réseau. Pas d’Internet, pas de Facebook, ni de téléphone. Rien ne passe dans ce coin perdu de la Terre! — ELIOOOTT! Je fais la sourde oreille et fixe la porte fermée d ’un œil morne. Peut-être ma mère va-t-elle renoncer à m’appeler et retourner à ses occu pations… Ce qui me met le plus hors de moi, dans cette histoire, c’est que tout le mond e fait comme si tout allait bien. Avec son horrible bonne humeur, elle m’exaspère particul ièrement. Ma chère génitrice est un être désespérant, perpétuellement à la recherche du bon côté des choses, surtout lorsqu’elles n’en ont pas. Voilà le topo : — Mon chéri, ton père a perdu son travail, nous dev ons tout vendre et partir vivre dans un endroit dont personne n’a jamais entendu pa rler… Une merveilleuse aventure, n’est-ce pas? Céréales ou tartines? C’est exactement comme si elle vous annonçait avec un visage épanoui : — Chéri, c’est la fin du monde, ketchup ou mayo? Qu’elle le garde aux lèvres, son éternel sourire! Moi, j’ai bien vu que son regard s’était assombri. Je ne ferai pas semblant d’être h eureux pour leur bon plaisir. Ils peuvent raconter ce qu’ils veulent, il y avait forc ément une alternative à ce travail… ici! Cela aurait dû être le plan B. Non, plutôt Z! D’ailleurs, l’alphabet ne contient pas assez de lettres! Papa n’a même pas daigné m’écouter. La seule solu tion, tu parles! C’était SA solution, pas la mienne. Jamais je n’aurais trah i mon enfant de la sorte! Ils m’ont volé mon existence, sous prétexte que la nouvelle s erait meilleure. Cette vie-là ne m’intéresse pas. Ils n’avaient pas le droit! J’essuie rageusement les larmes qui inondent mes yeux clairs et dégringolent le long de mes joues. Je serre les dents. Je vais grandir, et je vais repartir. Hélas, avant, il me faut affronter le collège… qui n’a absolument rien à voir avec celui que je laisse der rière moi. Il est certes plus coloré,
mais tout petit, étriqué. Y a tellement peu d’élève s qu’ils se connaissent tous! C’est la condamnation à croiser perpétuellement les mêmes vi sages, encore et encore, sans espoir de nouvelles rencontres. Aucune ouverture d’ esprit, aucun oxygène, la mort par asphyxie. Ils ne savent rien de la civilisation, la plupart n’utilisent même pas de téléphone portable, c’est dire! La porte s’ouvre d’un coup, et je sursaute. — Eliott! Ça fait dix minutes que je t’appelle! Maman est légèrement essoufflée, et des mèches de c heveux châtain s’échappent de son chignon. Elle pose sur moi son regard lavand e, et je détourne les yeux.
Ce matin, tout le monde est en effervescence, je pe ux sentir l’excitation dans l’air...