Balzac et Zola au miroir d'une mise en scène

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Ils ne se sont jamais rencontrés, les forces de l’esprit les réunissent le temps d’une nuit à une époque qui n’est plus la leur. Si Balzac (1799-1850) est mort trop jeune pour avoir pu connaître Zola (1840-1902), celui-ci admirait Balzac et rêvait d’écrire une nouvelle "Comédie humaine". Que se diraient les deux grands écrivains s’ils dialoguaient ensemble afin d’évoquer leurs œuvres respectives et leur renommée posthume? Avec talent et passion, Michel Frontère donne vie à un concept audacieux et original: la rencontre, au parc Monceau, à Paris, de ces deux génies dont les vies mises bout à bout couvrent l’ensemble du XIXe siècle. Assauts à fleurets mouchetés ou affrontements à couteaux tirés, sur fond de querelles littéraires, scandent dans un jeu de miroir ce dialogue vivant dont la littérature sort victorieuse.

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Date de parution 16 mai 2012
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EAN13 9782748384765
Langue Français

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Balzac et Zola au miroir d’une mise en scène
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Michel Frontère Balzac et Zola au miroir d’une mise en scène Publibook
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« À propos, avez-vous lu tout Balzac ? Quel homme ! Je le relis en ce moment. Il écrase tout le siècle. Victor Hugo et les autres – pour moi – s’effacent devant lui »
(Émile Zola,Lettres d’un enthousiaste, lettre à Antony Valabrègue, 29 mai 1867)
« Zola a bien mérité de la patrie, en ne désespérant pas de la justice en France. Ne le plaignons pas d’avoir enduré et souffert […]. Envions-le, sa desti-née et son cœur lui firent le sort le plus grand : il fut un moment de la conscience universelle »
(Anatole France,Éloge funèbre d’Émile Zola, 5 octobre 1902)
Introduction Ils ne se sont jamais rencontrés. Pourtant l’histoire littéraire qui ignore les lois spatio-temporelles les rapproche sans cesse. Que se diraient Balzac (1799-1850) et Zola (1840-1902) s’ils dialoguaient ensemble afin d’évoquer leurs œuvres respectives et leur renom-mée posthume ? Ces deux fortes personnalités ne se ménageraient sans doute pas le temps de cette conversation d’outre-tombe. Laissant aux Vautrins contemporains les mochetés de Fleury-Mérogis, ils débattraient à fleurets mouchetés puis, très vite, à couteaux tirés. Voilà quel a été le point de départ de mon projet d’écriture. Un duel entre deux génies de la littéra-ture au-dessus de qui plane l’ombre tutélaire d’autres grands écrivains (Flaubert, Maupassant, etc.). J’ai imaginé cette rencontre, que beaucoup ont rêvée, dans une mise en scène qui se passe au parc e Monceau, à Paris, au XX siècle, et plus précisé-
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1 ment pendant la nuit du 10 au 11 décembre 1923 , c’est-à-dire bien après la mort de mes deux prota-gonistes. Autre licence que je me suis autorisée, pour les mettre sur un pied d’égalité,j’ai supposé que cha-cun d’eux connaissait parfaitement la vie, l’œuvre et la postérité de son confrère. Si c’était exact pour l’auteur deL’Assommoir qui admirait Balzac et rêvait de refaire pour le Second Empire ce queLa Comédie humaineavait été à la monarchie de Juil-let, son inventaire et son acte d’accusation, c’était, et pour cause, impossible pour celui duPère Go-riotqui mourut trop jeune pour connaître Zola. Mais il restait l’omniscience que l’on prêtera avec générosité à l’auteur… Grâce à ces choix éditoriaux, à l’adoption de l’échange oral, par la magie du verbe restitué dans un dialogue que j’ai voulu parfois vif, j’ai pu ra-e conter une partie de l’histoire littéraire du XIX siècle et tenter d’aborder à de nouveaux rivages de la critique. Je l’ai fait, et j’ai donc nourri mon texte, à partir de plusieurs sources d’inspiration : - la principale, elle est issue de la création littéraire, de mon imagination ;
1  Je remercie M. Denis Fougassié deMétéo Francepour les précisions qu’il a bien voulu me fournir sur les conditions climatiques observées cette nuit-là
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