Volcans et tremblements de terre

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Extrait : "Les Romains savaient que le Vésuve avait été autrefois en activité, mais ces souvenirs, qui se rapportaient à des époques très lointaines, s'étaient presque effacés. On habitait sans aucune inquiétude les villes construites sur ses pentes. Ces lieux, dit Strabon, en parlant d'Herculanum et de Pompéi, sont dominés par le mont Vésuve..."

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EAN13 9782335043334
Langue Français

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EAN : 9782335043334

©Ligaran 2015I
Le Vésuve
Première éruption. – Mort de Pline. – Herculanum et Pompei. – Éruptions de 1631, 1737,
1822 et 1858. – Ascensions. – Les champs Phlégréens. – La Solfatare. – L’Averne.
Première éruption
Les Romains savaient que le Vésuve avait été autrefois en activité, mais ces souvenirs, qui se
rapportaient à des époques très lointaines, s’étaient presque effacés. On habitait sans aucune
inquiétude les villes construites sur ses pentes. « Ces lieux, dit Strabon, en parlant d’Herculanum et de
Pompéi, sont dominés par le mont Vésuve, entouré de riches campagnes, excepté à son sommet, dont
la majeure partie offre une surface plane complètement stérile, qui a l’aspect d’un monceau de
cendres. Au milieu de rochers de couleur sombre, qui semblent avoir été consumés par le feu, on
aperçoit des couches crevassées. On serait tenté de croire que ces lieux ont brûlé jadis, et qu’ils
renferment des cratères où l’incendie s’est éteint faute d’aliment. »
La guerre servile qui éclata dans la Campanie, en l’année 73 avant notre ère, et qui tint si longtemps
en échec les armées consulaires, commença par la révolte de deux cents gladiateurs gaulois et thraces,
ayant Spartacus pour chef. Réfugiés sur le Vésuve, ils y furent attaqués par des troupes envoyées de
Rome, mais ils durent leur salut à l’une des crevasses de la montagne, par laquelle ils purent arriver
au-delà des cantonnements des assiégeants, qui, se voyant enveloppés, prirent la fuite, et laissèrent
leur camp au pouvoir de l’ennemi.
Le volcan, malgré son long repos, n’était pas éteint. Il devait se réveiller tout à coup par une
formidable éruption qui ensevelit plusieurs villes à ses pieds. C’était au mois d’août 79, après des
tremblements de terre assez violents, qui, dans le cours des seize années précédentes, avaient ébranlé
la contrée. Pline le Jeune, dans la lettre suivante, adressée à l’historien Tacite, fait le récit de cet
évènement, au milieu duquel son oncle périt victime de son humanité et de son amour généreux pour
la science.