Les recettes de Gloria

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133 pages
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Description

VACHEMENT BON, VACHEMENT SIMPLE, VACHEMENT DRÔLE !

Femme active et mère d’un ado désabusé qui ne jure que par les pizzas et la junk food, Gloria n’est jamais à court d’idées pour préparer une cuisine qui retienne son fiston au nid ou qui épate son chéri, ses amis.
Ce livre original associe ses 52 meilleures recettes (goûtées et appréciées par un public difficile), des photos sans trucage et des illustrations où le regard et l’humour de Gloria nous font craquer !


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Publié par
Ajouté le 27 mars 2015
Nombre de lectures 97
EAN13 9782317015885
Langue Français
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MARIANNE MAURYKAUFMANN PHOTOGRAPHIES DEDARIUS KAUFMANN
PRÉFACE UNE FEMME GLORIEUSE Je ne sais pas d’où vient Gloria, ni où elle est née, ni par quel hasard elle s’est aventurée un jour dans le magazine Version Fémina, mais je lui trouve l’aplomb des personnages qui ont toujours existé. Comme si Marianne Maury Kaufmann n’avait eu qu’à céder devant l’évidence pour lui donner forme, qu’à tendre l’oreille pour la faire parler, semaine après semaine, le téléphone calé entre la joue et l’épaule. Gloria partage avec toutes les femmes le privilège aristocratique de n’être qu’elle-même. Elle a la lèvre boudeuse, la mèche aléatoire, la paupière abaissée sur un monde intérieur où l’autocritique et l’amour de soi livrent leur éternel combat. Son sac est un fouillis d’objets. Son agenda est plein de rendez-vous. Son esprit déborde d’arrière-pensées. En ce moment, elle se penche derrière moi en se faisant les ongles, jette un coup d’œil au texte que j’écris. Son parfum flotte dans l’air. Va-t-elle intervenir ? Je courbe la nuque. Bien qu’elle s’obstine à garder le silence, je devine qu’elle n’en pense pas moins. Elle doit fourbir une phrase assassine, qu’elle laissera tomber d’un ton négligent. Si c’est le cas, malheur à moi : sa nonchalance est sans appel. Entre les deux manières de concevoir la vie, la prendre en main ou la laisser filer entre ses doigts, Gloria a adopté la seconde, ponctuée d’arrêts sur image et de retours sur soi. Elle fait partie des êtres qu’on croise chaque jour et qui nous intriguent par le miroir qu’ils nous tendent. Entre les deux manières de concevoir la vie, la prendre en main ou la laisser filer entre ses doigts, Marianne a choisi la première. Elle est volontaire, intrépide, insaisissable. En attendant que sèchent ses planches de dessins, elle a écrit un recueil de nouvelles drôles et acides : Pas de chichis ! Puis elle a bouclé d’un trait le roman d’un écorché, Dédé, enfant de salaud. Elle nous ouvre à présent la porte de sa cuisine, à laquelle nous n’aurions même pas osé frapper. L’imprévu, avec elle, est toujours certain. ChristopheCarlier
MMK ET LES TROIS OGRES On ne naît pas cuisinière, on le devient. Certes ce peut être par gourmandise, mais le plus souvent, c’est par nécessité : la vie nous presse vers les fourneaux, chaque jour. Dès que l’on est en charge de soi, et a fortiori des autres, on se met à « préparer à manger »... Il est demandé, à ce poste, de ne jamais fléchir, mais aussi de se renouveler, et puisque nourrir n’est pas uniquement sustenter les convives – ces gentils bourreaux qui réclament l’élémentaire mais rêvent d’excellence –, on emplit les estomacs, mais surtout on réchauffe ceux qu’on aime, on les fait grandir... Ce qui pourrait n’être qu’une tâche domestique fastidieuse et répétitive s’avère alors la plus agréable des missions, et le soin qu’en cuisine on s’apporte à soi et qu’on offre à autrui s’érige en une véritable philosophie de la vie, bienveillante et hédoniste. Mère de trois garçons, Marianne a dû – souvent avec peu – réussir cette gageure : alimenter tout en éduquant, procurer du plaisir tout en détournant l’appétit monomaniaque de sa progéniture pour la sainte Trinité pizza-frites-pâtes. Et si Gloria, son héroïne, son double, cette Parisienne aux drôles de petits seins, cette silhouette que l’on pourrait ne pas prendre au sérieux, cette drôlesse flirtant avec la futilité du monde, était plus « épaisse » qu’il nous avait paru ? Et si derrière ses recettes toutes plus alléchantes les unes que les autres se cachait une autre recette, plus capitale encore : celle du partage, du don, d’une vie meilleure ? Jean-FraoisDalle