Dans la tête des mecs

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Livres
171 pages
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Description

Impertinent, sans tabou, toujours bien vu et toujours drôle, Jooks répond aux questions que l'on ne pose qu'à son meilleur ami.
- Couple, à partir de quand cesse-t-on de se galocher ?
- Est-ce forcément relou de draguer la serveuse ?
- Est-ce que la muscu, c'est pour les beaufs ?
- Peut-on vraiment porter sa casquette à l'envers ?
- Pénible, cette soirée de ouf où tu n'étais pas
- Gênant, ce pote d'enfance devenu un gros beauf
- Assez, ces gens qui veulent te montrer un truc sur YouTube
-...
Pour les mecs, Jooks c'est la bible du savoir-vivre 2014.
Pour les filles, c'est le livre qui décrypte ce qui se passe vraiment dans la tête des mecs.



Une plongée hilarante dans la tête du mâle contemporain.

Qui est derrière Jooks ? La question a agité Internet, où le site Jooks est très suivi et commenté. Pour la promo, l'auteur, romancier et dialoguiste pour le cinéma, va se dévoiler.



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Informations

Publié par
Date de parution 13 novembre 2014
Nombre de visites sur la page 398
EAN13 9782370730268
Licence : Tous droits réservés
Langue Français

Informations légales : prix de location à la page 0,0075 €. Cette information est donnée uniquement à titre indicatif conformément à la législation en vigueur.

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couverture
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DANS LA TÊTE
DES MECS

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Sommaire
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COUPLE : À PARTIR DE QUAND CESSE-T-ON DE SE GALOCHER ?

Attention, ça arrive très vite.

Dans la vie, il y a encore de bons moments, parfois, heureusement.

Généralement, le début d’une relation amoureuse en fait partie.

On connaît la chanson, et elle est jolie : on baise à volonté et à discrétion, inconsciemment on fait tout pour que l’autre tombe amoureux alors on est cool, et très vite on se surprend à parler avec une drôle de voix d’enfant de 5 ans vaguement geignarde sur l’oreiller. Mais pas de complexe à avoir, ça fait du bien de se lâcher un peu, on n’est pas des monstres.

Quelqu’un a dit : « Il n’y a pas d’amour, il n’y a que des preuves d’amour. » Et il semble bien, en termes de rapports physiques, que le roulage de pelle, la galoche, également nommée « french kiss » outre-Atlantique, en soit la meilleure.

Les ados l’utilisent à outrance, chiens fous qu’ils sont.

Les adultes plus du tout.

Et entre les deux, il y a vous. Et votre copine.

 

Et force est de constater que plus le temps passe, moins vous vient l’envie et même l’idée de lui sucer la poire pendant des heures comme jadis. C’est étrange, mais vous vous emballez de moins en moins, au fil des mois, des années. Assez vite, vous avez cessé de le faire sans raison, pour ne vous y adonner que lorsque vous baisiez. Et maintenant, même là, vous ne le faites plus trop.

Et pourtant votre couple fonctionne et ne montre pas d’autres signes d’essoufflement. Mais pour ce qui est de la soupe de langues, peu à peu, vous avez lâché l’affaire, dans un consensus implicite.

Galocher toujours la même personne, c’est un peu comme limer, au bout d’un moment, ça va, quoi.

 

Faites le test : trompez votre meuf avec une autre fille.

Vous verrez que si celle-ci l’accepte, vous l’emballerez comme à vos grandes heures du collège, à l’époque où votre langue s’agitait frénétiquement comme un poisson hors de l’eau dans les bouches des jeunes filles. Et que si elle l’accepte encore, vous voudrez limer le plus longtemps possible, quitte à penser à votre mère s’il le faut pour ne surtout pas écourter ce beau moment.

Une fois ce test effectué, rentrez chez vous, et roulez une belle et longue galoche à votre chérie. Vous constaterez qu’elle en sera surprise, et qu’elle pensera probablement que vous avez fait un truc pas bien avant. Fuck.

 

Pour répondre quand même à la question initialement posée, nous dirions que ce petit manège baveux se ralentit après douze mois de relation, pour généralement cesser entièrement après vingt-quatre.

 

Allez, bonne chance !

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PEUT-ON DRAGUER DANS LE MÉTRO ?

C’est un peu chaud, car sous terre, on passe vite pour un pervers.
Mais parfois, ça peut valoir le coup de forcer un peu le destin.

Le métro, c’est l’enfer. Ça pue, il fait chaud, on se fait chier, et les gens sont moches. Ils sont tristes, banals, c’est des gens, quoi.

Mais parfois, Dieu décide de vous faire un petit cadeau : juste en face de vous, il place un petit colis. Jeune et jolie, elle est pile dans votre champ de vision, et vous dans le sien. Pour au moins quelques stations, l’idylle peut démarrer.

Une légende urbaine raconte que le dernier wagon, dans le métro parisien, est celui des célibataires, et qu’on pourrait donc y chiner à sa guise. Mais bon, comme personne ne le sait, ça ne risque pas de marcher.

Non, vous, vous êtes dans le troisième wagon, mais vous avez vraiment l’impression que cette fille vous regarde…

Pour en être certain, soyez patient.

Un eye contact, ce n’est rien. Simple prise d’information.

Deux eye contacts, ça peut être un malentendu. Elle tripe sur votre coupe de cheveux, ou trouve que vous ressemblez à son cousin.

Mais à partir du troisième contact visuel, ça commence à devenir crédible, votre affaire.

On est quand même dans le métro, ce ne sont pas les tarés qui manquent, alors si cette meuf vous a regardé trois fois, c’est qu’elle vous kiffe.

 

Même là, pourtant, il faut attendre encore. C’est vrai, elle peut descendre de la rame à tout moment, mais pas le choix. Avant d’amorcer quoi que ce soit, il faut être sûr que vous lui plaisez, et que votre démarche audacieuse ne sera pas complètement hors de propos.

Et pour ça, vous devez lui arracher quelque chose de simple, mais de très, très important. Un sourire.

Si elle vous sourit, c’est gagné. Vous pouvez aller lui parler, cela ne sera pas saugrenu. C’est intime, un sourire, c’est rare, destiné à un inconnu.

 

Comment l’obtenir ?

 

La technique qui consiste à la regarder dans la vitre est pas mal. Si elle le fait aussi, cela peut créer une petite complicité, un petit truc qui lui plaît.

Sinon, vous pouvez essayer de faire le con. Ça peut marcher. Faites n’importe quoi, du moment que c’est inattendu, surprenant. Mais un truc mignon, pas dégueu.

 

Ou plus simplement, souriez-lui.

Ne faites pas le mec mystérieux, contrarié. Soyez rassurant, jovial.

Mais souriez-lui, bordel. Pour ce que ça coûte.

 

Car c’est ça qu’il faut bien garder en tête. Quoi qu’il arrive, aussi gigantesque que soit le râteau que vous allez peut-être prendre, vous ne reverrez jamais cette personne. Vous allez descendre du train, et ce sera fini, pour toujours. Ça aide à relativiser. À l’inverse, qui n’a pas connu cette frustration, celle de s’être matés avec une meuf pendant tout le trajet, et de voir la rame s’éloigner, avec à son bord la belle inconnue qui disparaît sans doute pour l’éternité ? Si ça se trouve, cette petite brune dans son manteau Sandro était la future mère de vos enfants, et vous, vous avez eu peur d’aller lui parler, comme une merde. C’est terrible, et inacceptable.

 

Alors oui, il faut draguer dans le métro. Parce que les bâches qu’on y prend restent sous terre. Et que la vie est courte.

 

Allez, bonne chance !

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