Stress à la douzaine...

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Une question se pose en effet: la vie existerait-elle si le stress n'existait pas? Après tout, ce n'est peut-être qu'une forme moderne de cette lutte pour la vie dont les Anciens parlaient déjà. Pourquoi, alors, plutôt que de céder à la tristesse et à la résignation de pas aborder positivement le stress? Puisque la pensée positive est, elle aussi, à la mode, pourquoi ne pas essayer de la combiner avec le stress dans une synthèse hardie? La suite de cet ouvrage d'une extrême profondeur philosophique tend à démontrer qu'il existe dans les situations réputées stressantes presque autant de raisons de se réjouir que de s'attrister. Aux discours graves et sérieux pour répondre au stress, J.-F. Mattei préfère la légèreté, l'humour, la prise de distance et l'ironie... Ainsi compose-t-il cet « essai » qui, s'il ne prétend jamais au titre de panacée en la matière, permet toutefois de dédramatiser bien des situations. Typologie et remèdes méconnus, satire et impertinence, exploration irrévérencieuse de l'actualité et maniement joyeux des mots, traits pince-sans-rire et autres facéties sont les voies qui s'offrent à vous dans ce texte par lequel l'auteur continue à faire montre d'un esprit impertinent.

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Date de parution 26 décembre 2013
Nombre de visites sur la page 12
EAN13 9782342017380
Langue Français

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Stress à la douzaine…
Jean-François Mattei Stress à la douzaine…
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Retrouvez notre catalogue sur le site des Éditions Publibook : http://www.publibook.com Ce texte publié par les Éditions Publibook est protégé par les lois et traités internationaux relatifs aux droits d’auteur. Son impression sur papier est strictement réservée à l’acquéreur et limitée à son usage personnel. Toute autre reproduction ou copie, par quelque procédé que ce soit, constituerait une contrefaçon et serait passible des sanctions prévues par les textes susvisés et notamment le Code français de la propriété intellectuelle et les conventions internationales en vigueur sur la protection des droits d’auteur. Éditions Publibook 14, rue des Volontaires 75015 PARIS – France Tél. : +33 (0)1 53 69 65 55 IDDN.FR.010.0119126.000.R.P.2013.030.31500 Cet ouvrage a fait l’objet d’une première publication aux Éditions Publibook en 2013
Préambule Les énervés, les chagrinés, les irrités, les pressés, les « trop occupés », les tendus, les agacés, les frustrés, les épuisés, les prêts à éclater, et, plus généralement, tous les francophones qui sont sous pression ou en ont ras le bol partagent la conviction que leurs maux n’ont qu’une seule et même origine : le STRESS. Ils ont recours, malgré la richesse reconnue du vocabu-laire français, à un mot d’origine anglaise pour caractériser leur profond mal-être. Cette dérive angliciste, bien que regrettable, est cepen-dant excusable : les Anglais comptent en effet dans leurs rangs les personnes les plus énervantes du monde occiden-tal et il est donc légitime d’avoir été chercher chez eux le court substantif permettant d’expliquer de façon rapide pourquoi ceux qui sont à bout de nerfs sont dans cet état. Aujourd’hui, si l’on en croit les informations conver-gentes qui nous sont quotidiennement fournies sur le sujet, le stress serait partout : au travail, à la maison, sur la route, etc. Il envahirait tout : ni le monde politique ou du specta-cle, ni les religions, ni la médecine, ni le monde du sport ou celui de l’éducation ne seraient épargnés. Même l’agro-alimentaire serait, dit-on, touché ! Et, comble du comble, on trouverait même des traces de stress dans les loisirs ! Quelle évolution depuis le temps où les nains de Blan-che-Neige chantaient en travaillant : voici que, maintenant, on se stresserait même en s’amusant !
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Une corrélation s’est insidieusement établie entre ce mal universellement répandu et tout ce qui ne va pas bien ou pourrait aller mieux. Une mode du stress omni-responsable s’est fait jour ! Elle consiste à essentiellement imputer au stress toutes lesSituationsTendues,Révoltantes,Enervantes,Stupides ouSurprenantes rencontrées dans le monde entier et ses environs. A l’exception de la mode de Caen – qu’on a dans les tripes –, aucune mode n’est innée et définitive. Toutes finissent par passer. Peut-être celle du stress envahissant disparaîtra-t-elle donc un jour comme elle est venue ? Si c’est toutefois pour être remplacée par celle de l’angoisse rampante, on ne gagnera pas vraiment au change.
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La mode du stress véhicule toute une série d’expres-sions dont les journalistes usent et abusent entre deux fautes de français. Par exemple, toute personne stressée sera, selon la si-tuation, dite « en souffrance » ou « proche de la rupture parce qu’on lui a mis la pression ». L’expression « péter un câble » est aussi employée, en cas de stress à effet momentanément dévastateur sur le comportement. Elle est extrêmement forte et son usage est d’ailleurs interdit chez les électriciens et les fabricants de téléphériques. De même, le «burn out», qui caractérise l’épuisement par un stress durable, est interdit d’usage tant chez les Pompiers de Londres que chez ceux de Paris.
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