Il était une fois les Jeux africains

Il était une fois les Jeux africains

-

Livres
96 pages
Lire un extrait
Obtenez un accès à la bibliothèque pour le consulter en ligne
En savoir plus

Description

Au moment où l'Afrique sportive célèbre le cinquantième anniversaire des premiers Jeux Africains, créés par les Africains pour les Africains, mon entourage familial et mes amis ont eu l'idée de m'encourager à laisser une trace écrite de ces anecdotes inédites et de tant d'autres souvenirs émouvants liés à mon rôle de cofondateur des Jeux africains en 1965 au Congo-Brazzaville. J'ai trouvé l'idée bonne. Ce petit livre-entretien témoigne de l'essentiel de cette vaste entreprise qui a fourni et fournit encore un nombre impressionnant de championnes et de champions africains au sport mondial. Retour sur la genèse des Jeux africains et découverte de leurs coulisses à travers cet ouvrage qui donne la parole à J.-C. Ganga qui oeuvra longtemps et sans relâche pour cet événement qui en arrive à sa onzième édition. L'occasion pour le lecteur de découvrir un homme de tête et d'engagement, amoureux du sport et défenseur de valeurs humaines fortes, qui évoque ici la grande et les petites histoires liées à cette compétition. L'occasion encore de croiser quelques-unes des grandes figures africaines récentes, comme Mandela ou Senghor, entre autres... En somme, un livre inspirant et riche de révélations.

Sujets

Informations

Publié par
Ajouté le 27 août 2015
Nombre de lectures 58
EAN13 9782342041422
Langue Français
Signaler un abus
Il était une fois les Jeux africains
JeanClaude Ganga Il était une fois les Jeux africains Révélations inédites
Publibook
Retrouvez notre catalogue sur le site des Éditions Publibook : http://www.publibook.com Ce texte publié par les Éditions Publibook est protégé par les lois et traités internationaux relatifs aux droits d’auteur. Son impression sur papier est strictement réservée à l’acquéreur et limitée à son usage personnel. Toute autre reproduction ou copie, par quelque procédé que ce soit, constituerait une contrefaçon et serait passible des sanctions prévues par les textes susvisés et notamment le Code français de la propriété intellectuelle et les conventions internationales en vigueur sur la protection des droits d’auteur. Éditions Publibook 14, rue des Volontaires 75015 PARIS – France Tél. : +33 (0)1 53 69 65 55 IDDN.FR.010.0120543.000.R.P.2015.030.31500 Cet ouvrage a fait l’objet d’une première publication aux Éditions Publibook en 2015
« Le sport est l’art par lequel l’homme se libère de soi-même. »
Jean Giraudoux
Avantpropos. JeanClaude Ganga : toute une vie au service du sport
Jean-Claude Ganga est né le 28 février 1934 à Brazza-er ville, dans le 1 arrondissement de Bacongo, un quartier réputé difficile à administrer naguère, parce que les trois quarts de sa population avaient la bougeotte kôngo collée au corps. Et parce qu’aussi, au cours des années cinquante, ce quartier-là avait inventé la « sape », un mouvement socioculturel qui n’est jamais passé de mode jusqu’à pré-sent, de part et d’autre des rives du grand fleuve, qui est la deuxième divinité aquatique du monde après l’Amazone. Fabuleux Congo dont les rives hébergent depuis deux siè-cles Kinshasa et Brazzaville, les deux capitales les plus rapprochées de la planète. Autre passion maladive des gosses de Bacongo du siècle dernier : la musique et le sport, le football en particulier. Dernier petit rappel pour mieux cerner le comportement de certains gamins dyna-miques de Bacongo de ce même siècle : la conscience d’appartenir à un peuple qui fonda le royaume de Congo, capitale Mbanza-Congo. Ses descendants se répartissent de nos jours encore, sur trois pays du bassin du Congo, à savoir : nord de l’Angola et sud du Congo-Brazzaville et de la République Démocratique du Congo. Dans l’Histoire de la colonisation moderne, le peuple kôngo est celui qui a donné le plus de fil à retordre aux colonisateurs portugais, belges et français, bien que ses ancêtres se soient convertis sans difficulté au christianisme dès leur première ren-e contre avec l’Occident chrétien au XV siècle. Enfin, un fait historique qui, comme la lumière ne peut être mis sous
9
le boisseau : ce peuple-là est aussi celui qui, en 1960, reçut des mains des colonisateurs belges et français, par le biais des leaders politiques de l’époque, Fulbert Youlou pour la rive droite et Joseph Kasavubu pour la rive gauche, l’indépendance du Congo sans frontières. Et ce n’est pas pour lui tout seul, mais pour toutes les tribus peuplant cet immense Congo-là. Le peuple kôngo est depuis la nuit des temps l’inventeur dumbongi communautaire. Celui-ci est un genre de « restaurant du cœur » et de point de rencontre à l’échelle du quartier dans chaque village. Le partage des repas et des palabres communes à la vie des villageois en est jusqu’à ce premier quart du nouveau siècle la règle d’or. C’est dans ce cadre-là aussi que Jean-Claude Ganga a inscrit, sa vie durant, son action de combattant hardi dans le domaine sportif de l’Afrique entière. Partager en-semble, sans discrimination d’aucune sorte, les joies et les déceptions du sport sous toutes les latitudes. Mais reve-nons aux années de jeunesse et de sa vie sociale. Né de parents profondément chrétiens (religion catholique), Jean-Claude Ganga fait ses études primaires à l’école Saint-Joseph de Bacongo puis les secondaires au collège Chaminade de Brazzaville tenu par les frères marianistes venus de Saverne et de Bordeaux. Son frère aîné devenu séminariste étant tombé gravement malade puis exclu du séminaire, Ganga interrompt les études secondaires pour entrer dans la vie active afin d’aider ses parents à couvrir les frais des soins onéreux occasionnés par la maladie de l’aîné : il devient maître d’école de l’enseignement privé catholique. Homme dynamique à l’esprit éveillé, Ganga ne tarde pas à devenir dans le corps enseignant un syndica-liste ardent de la Confédération syndicale Chrétienne. Il fait partie du groupe de militant qui engage, au cours des années 1950, en compagnie d’autres collègues de l’enseignement confessionnel, la lutte âpre pour la parité des salaires avec les enseignants de l’école publique. Une lutte qui se terminera par une brillante victoire jusqu’au
10