Petit ABC Rustica du potager bio

Petit ABC Rustica du potager bio

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Description

Manger sainement, voir pousser ce que l’on a semé ou planté, faire des économies… voici autant de bonnes raisons pour créer un potager et y cultiver de manière bio ses légumes ! Ce guide pratique vous donne toutes les bases du jardinage bio, puis vous propose une sélection de 50 légumes. Chacun fait l’objet d’une fiche de culture basée sur des dessins en pas-à-pas précis et légendés. De nombreux astuces bio complètent l’ensemble, vous indiquant comment réussir vos cultures, produire vos propres semences, éloigner les parasites, composter, pailler…

Un guide visuel idéal pour réussir facilement son potager bio !


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Informations

Publié par
Ajouté le 11 mars 2016
Nombre de lectures 46
EAN13 9782815308946
Langue Français
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S O M M A I R E
Jardiner bio
Une taille « sur-mesure »
L’emplacement idéal
Le sol idéal
Sol bien travaillé, réussite bien engagée !
Les débuts de la culture
Entretenir le potager
Récupérer l’eau
Faire son compost

Le potager bio de A à Z
Ail commun
Artichaut
Aubergine
Bette À Carde (poirée)
Betterave
Cardon
Carotte
Céleri-branche
Céleri-rave
Chicorée
Chou brocoli à jets
Chou de Bruxelles
Chou-fleur
Chou frisé (chou vert)
Chou pommé
Chou-rave
Concombre et cornichon
Courgette
Cresson alénois
Crosne du Japon
Échalote
Endive
Épinard
Fenouil bulbeux (fenouil doux)
Fève
FraisierHaricot
Laitue
Mâche
Navet
Oignon
Oseille
Panais
Piment et poivron
Pissenlit
Poireau
Pois
Pomme de terre
Potiron et courges
Pourpier
Radis
Rhubarbe
Roquette
Salsifis et scorsonère
Tomate
Topinambour

Index
CopyrightJARDINER BIO
Cultiver ses propres légumes pour manger sain, voir pousser ce que l’on a semé ou
planté, initier ses enfants au jardinage par la gourmandise… on en rêve tous. Que l’on
soit propriétaire d’un véritable jardin, d’un jardinet de ville ou même d’un balcon en
ville. Mais voilà, pour se lancer il faut quelques bases. C’est ce que nous vous proposons
dans cet ouvrage, du concret et du pratique pour faciliter votre initiation au potager
« bio ».
Ne pensez pas « autarcie » mais « plaisir »… Cultivez dans votre jardin ce qui est onéreux
et sans saveur sur les étals, les légumes que vous aimez, etc. Ensuite si vous avez
davantage de temps, vous aurez tout loisir d’agrandir votre potager.
Une taille « sur-mesure »
Pour cultiver des légumes, créer un véritable potager n’est pas forcément nécessaire. Vous
pouvez d’abord planter des légumes parmi les fleurs dans vos plates-bandes déjà établies.
Outre les herbes aromatiques, certains légumes – bette à carde, artichaut, rhubarbe,
fraisier, etc. – sont assez décoratifs pour y trouver leur place sans déparer. Veillez tout de
même à ce que vos récoltes restent accessibles. Malgré une petite production, vous aurez
au moins le plaisir des yeux et du palais !
Si vous avez davantage d’ambition, par exemple nourrir votre famille une partie de l’année
grâce à vos récoltes, aménagez-vous un véritable potager. Adaptez ses dimensions à vos
besoins et au temps que vous avez à y consacrer.
Vous n’avez que le week-end…
2Une surface moyenne environ 80 à 100 m vous permettra une belle diversité d’espèces si
vous étalez les récoltes. L’idée est d’avoir toujours quelque chose à déguster en toute
saison, même en hiver. Son entretien exigera à peine une demi-journée par semaine au
printemps (de mars à mai), voire un peu moins, et un à deux week-ends à l’automne. C’est
la surface parfaite pour un potager de maison de campagne, mais aussi pour des actifs qui
n’ont pas le temps de s’occuper du jardin dans la semaine.
PRINCIPAUX RENDEZ-VOUS AU POTAGER
Mars-avril : préparation du sol (affinage, désherbage, etc.) et
semis.
Mai-juin : plantations et entretien (binage, désherbage,
paillage, arrosage, etc.).
Été : arrosages et récoltes.
Octobre-novembre : dernières récoltes, travail du sol et
fertilisation.Vous rêvez d’autosuffisance…
Pour subvenir aux besoins en légumes frais durant toute la saison de culture de votre
2 2famille, comptez 50 m par personne, soit un potager de 200 m pour une famille de quatre
personnes. Envisagez au moins une demi-journée d’entretien par semaine, de mars à juin,
et deux à trois week-ends à l’automne. Si vous souhaitez nourrir toute votre famille durant
2une bonne partie de l’année, il vous faudra environ 80 m par personne à nourrir y compris
2les enfants, soit environ 350 m pour une famille de quatre personnes, vous aurez
également de quoi alimenter conserves et confitures « maison ». Votre potager couvrira
ainsi une bonne partie de vos besoins durant l’hiver, période où l’on récolte peu. Mais
avez-vous une journée par semaine à consacrer à votre potager entre mars et juin et deux
à trois week-ends à l’automne ?
L’emplacement idéal
Le soleil et la lumière sont indispensables au bon développement des légumes. Aussi évitez
la présence d’arbres, sauf en pourtour, et encore, du côté sud, afin que leur ombre ne nuise
pas à la croissance des légumes. Il est préférable que l’endroit soit le plus plat possible
afin de retenir les eaux de pluie ou d’arrosage, sur place, auprès des légumes. Vous
apprécierez la proximité d’un point d’eau – l’arrivée d’eau d’un arrosage intégré ou des
cuves pour récupérer l’eau de pluie – lors des arrosages. Privilégiez un accès facile et un
contour géométrique, carré ou rectangle. Des bordures fixes éviteront l’invasion des
mauvaises herbes des allées surtout si elles sont engazonnées.
GARE À LA POLLUTION !
En ville, établissez votre potager sur l’arrière de la maison
pour qu’elle fasse obstacle aux poussières nocives de la
circulation. Si ce n’est pas possible, plantez entre la voie de
circulation et votre potager une haie touffue, bien dense à la
base, assez haute, environ 2 m.
À la campagne, méfiez-vous des nombreux traitements que
pratiquent bon nombre d’agriculteurs. Si les champs alentour
sont cultivés, bordez votre jardin d’une haie touffue côté des
vents dominants : elle vous préservera de ces embruns
indésirables. Installez votre potager le plus loin possible des
champs avoisinants.
Le sol idéal
Les légumes sont globalement exigeants sur la qualité du sol et notamment sa teneur en
éléments nutritifs. Le changer est impossible. Le connaître vous permettra de choisir les
espèces les mieux adaptées et d’adapter vos pratiques culturales pour l’améliorer au fil
des ans. Un sol lourd colle aux outils. Dès qu’il pleut, le terrain se transforme en gadoue. Il
se réchauffe lentement au printemps – on doit attendre la mi-mai pour y planter et semer
les légumes les plus frileux – et devient très dur en été s’il fait sec. Il retient bien l’eau et
les éléments nutritifs : il peut être fertile moyennant quelques améliorations. Allégez-le en
apportant compost, fumier décomposé ou tourbe.
Au contraire, en toute saison, le sol léger est facile à travailler et entretenir : les outils s’y
s’enfoncent sans effort et la terre est facile à soulever. Envers du décor ! L’eau d’arrosage
ou de pluie est vite absorbée et la surface de la terre sèche rapidement, devenantpoussiéreuse en été. Votre sol se réchauffe vite au printemps, permettant une mise en
place précoce des légumes, mais les plantes y souffrent de la sécheresse en été.
Sol bien travaillé, réussite bien engagée !
Bien entretenu d’année en année, le sol s’améliore et devient de plus en plus fertile.
Premier potager
Préparez votre nouveau potager, à l’automne de préférence, surtout en sol lourd et
compact, ou au début du printemps (terres légères). Commencez par bêcher profondément
sa surface, éliminez les pierres, les mauvaises herbes et les souches présentes. Opérez en
lignes parallèles, dans le sens de la largeur (s’il est rectangulaire) : vous parviendrez plus
rapidement au bout d’une ligne, c’est moins décourageant. Si la surface est grande (au-delà
2de 250 à 300 m ), n’hésitez pas à louer un motoculteur.
Fertilisez toute la surface à cultiver, à raison d’une à deux brouettes de compost ou de
2fumier décomposé pour 10 m . Étalez en surface et mélangez à la terre avec le croc ou la
griffe.
Si vous opérez en automne, les intempéries hivernales affineront naturellement la terre. Au
printemps suivant, quelques coups de croc suffiront pour parfaire la finesse du terrain. Si
vous avez entrepris l’installation de votre potager au printemps, vous réaliserez toutes ces
opérations à la suite. Il est alors indispensable d’employer un compost ou un fumier bien
décomposé à cette période.
Les années suivantes
Investissez dans une fourche écologique qui aérera le sol sans le retourner. Son
maniement est simple. Vous plantez les dents de l’outil devant vous, vous imprimez aux
deux manches quelques mouvements d’avant en arrière et vous retirez la fourche que vous
plantez quelques centimètres en deçà pour renouveler l’opération. Travaillez toujours à
reculons pour ne pas piétiner le sol que vous venez de décompacter. Il est conseillé decompléter ce travail du sol, lorsqu’il est réalisé en automne, par l’étalement d’un
amendement organique (paillage) de 6 à 8 cm d’épaisseur.
Les débuts de la culture
Selon leur nature, votre technicité, la place dont vous disposez et votre patience, les
légumes se sèment ou se plantent. Bon nombre d’espèces potagères peuvent à la fois se
semer et se planter. Pour un même légume vous aurez moins de choix de variétés lorsque
vous l’achetez en plant plutôt qu’en graines. Le semis est plus économique, mais exige de
débuter la culture plus précocement, des soins réguliers jusqu’à l’apparition des premières
feuilles et des manipulations de jeunes plants fragiles. Les jeunes plants s’installent à leur
place définitive au potager.
LE B.A.-BA DU BÊCHAGE
Bien bêcher n’est pas inné. Tout d’abord on progresse à
reculons, ligne après ligne, afin de ne pas piétiner la terre
travaillée. Enfoncez la bêche verticalement sur toute la
longueur du fer (partie métallique plate de la bêche), soulevez
la motte de terre en faisant levier sur le manche et retournez
la motte de terre en faisant pivoter la bêche sur place.
Vous pouvez également remiser la terre de la première rangée
dans la brouette : vous créez ainsi une rigole. Vous y verserez
les mottes de terre de la deuxième rangée sans les soulever en
faisant pivoter le fer de la bêche de ce côté. Ainsi de suite
jusqu’à la dernière rangée que vous comblerez avec la terre de
la brouette.
Le semis
On sème les légumes en terrine ou caissette (récipient plat et large, le plus souvent carré
ou rectangulaire, pour les graines fines), en godet (pour les grosses graines) lorsqu’ils ont
besoin de beaucoup chaleur pour germer tels les tomates, aubergines, potirons et autres
courges, piments, poivrons, etc. Ainsi peut-on les entreposer au chaud : chez vous derrière
une fenêtre, en serre ou mini-serre. Semez en place les espèces supportant mal la
transplantation comme les légumes formant une racine, betterave, céleri, navet, carotte,
radis, etc. Enfin, on préfère le semis en pépinière pour tous ceux qui ont besoin d’un
repiquage pour renforcer leur enracinement : choux, poireaux, etc. Quel que soit l’endroit
où vous semez, la bonne germination d’une graine exige un contact étroit entre la terre et
la graine, beaucoup d’humidité, de la chaleur et une répartition homogène des graines.ASTUCE !
Essayez le semoir à main. Il s’agit d’une petite boîte plastique
dont l’ouverture se règle selon la grosseur de la graine. Elle
débouche sur un bec court qui permet de déposer la graine au
fond du sillon.
Le repiquage / éclaircissage
Lorsque les graines semées ont germé, que les jeunes plants ont trois à cinq feuilles, selon
les espèces, il faut transplanter à leur place définitive ceux cultivées en pépinière, en
terrine ou en godet. C’est le repiquage. Les jeunes plants sont alors arrachés avec
délicatesse. La plantation, en pot ou au jardin, doit se dérouler quasi déjà semés en place
sont souvent trop serrés. Au même stade, éclaircissez votre semis, c’est-à-dire éliminez les
plants les plus faibles pour laisser suffisamment de place à ceux qui restent afin qu’ils se
développent normalement.
La plantation
La plantation au jardin concerne les jeunes plants cultivés en pot à l’issue du repiquage ou
ceux achetés en jardinerie. Ces derniers se présentent sous deux formes : en godet de
plastique et en motte de terre compressée, sans pot. Pour la réussite de la plantation,
humidifiez bien la motte de terre des jeunes plants en les laissant tremper dans une
bassine d’eau quelques minutes avant de planter. Au printemps, plantez dans la journée,
de préférence un jour sans soleil, quand la température ambiante est agréable. En été,
préférez le matin ou le soir, « à la fraîche ».
Entretenir le potager
Désherber
Les espèces sauvages et indigènes ne sont « mauvaises » que parce qu’elles concurrencent
les légumes. Le potager étant fertile, elles trouvent là matière à prospérer. Plus vous
éliminerez les plantes indésirables jeunes et moins elles auront « pompé » de réserves
dans le sol. Elles sont d’ailleurs plus faciles à arracher à ce stade. Avant la plantation, un
désherbage soigneux est préconisé. Une fois les légumes plantés ou semés, binez souvent
entre les rangs de légumes pour éliminer les jeunes plantules. En outre, cette opération a