Le Rugby pour les Ignorants, les Chauvins et les mals élevés

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Livres
129 pages
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Description

Un livre d’amour et d’humour sur le rugby. Dès l’enfance l’auteur a baigné dans le monde du rugby et il en a observé les us et coutumes. Il jette un pavé d’histoires délirantes, dialogues savoureux, théorèmes fumeux, raisonnements spécieux qui illustrent cet univers fabuleux.

Attention, l’auteur est un Plaisantin car né à Plaisance du Gers et donc, sa mauvaise foi, son chauvinisme ne nous étonnent pas.

Il donne des conseils inadmissibles pour gagner, vante les exploits de rugbymen indignes, la totale, quoi !

Ce livre est à lire comme une bande dessinée humoristique avec les exagérations propres à ce genre littéraire. Heureusement que les noms cités sont rigoureusement inexacts afin d’échapper à toute poursuite.

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Date de parution 21 mars 2013
Nombre de visites sur la page 1 359
EAN13 9782350683348
Langue Français

Informations légales : prix de location à la page 0,0045 €. Cette information est donnée uniquement à titre indicatif conformément à la législation en vigueur.

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André Rouquet
Le Rugby
pour les ignorants, les chauvins et les mal élevés
Le rugby aux éditions Cairn :
Qu’ont-ils fait de notre rugby? Jean-Paul Rey
Raconte-moi le rugby, Julie Christolhomme, Pierran Denisty
Illustrations et maquette de couverture : Christian Gasset
Tous droits de reproduction, d’adaptation et de tra duction, intégrale ou partielle réservés pour tous pays.
ISBN : 978-2-35068-334-8
© Editions Cairn, 2013
À mon père Odon
Préface
1 Né dans un village gascon , j’ai baigné dès l’enfance dans le monde du rugby. Mon père jouait dans l’équipe locale. Puis il fut dirig eant, arbitre. J’ai pu suivre sa carrière, je revois encore les licences des joueurs qu’il gardai t dans son bureau, je le revois en train d’assister avec passion aux matchs de son équipe fa vorite. Je me souviens de beaucoup de matchs des Jaunes et Noirs alors qu’enfant, j’ét ais à l’affût sur le bord du terrain de tout ballon qui pouvait me parvenir afin de le renv oyer à l’ailier d’un maître coup de pied.
Puis, je fus joueur bien sûr, mais exilé au loin à Bordeaux pour des études universitaires, j’ai joué à Bègles en juniors et j’ ai fini ma carrière avec un titre de vice-champion de France militaire. Un « vice » qui me fa it mal encore car je comprends la douleur de perdre une finale.
Mon père m’a transmis sa passion et je lui dédie ce livre.
D’ailleurs pourquoi ce livre ?
Je dirais, pour rendre hommage à ce sport merveille ux que j’aime tant. Et auquel je dois 2 tant de moments d’intenses émotions .
Mais je mets en garde le lecteur. Ceci est un livre d’amour et surtout d’humour. Attention, ne pas prendre tout ce que je raconte au premier degré, toutes mes histoires vraies ou imaginaires, mes raisonnements de mauvais e foi, c’est plutôt de l’humour british et non de l’humour gaulois. C’est un prof d ’anglais qui s’est amusé à écrire ce livre ! Et l’influence anglaise y est désastreuse. D’ailleurs, l’idée de ce livre m’est venue en lisant un livre anglais «The art of Coarse rugby» (L’art du rugby grossier) par Michael Green et j’ai écrit le mien dans cet esprit-là. Un livre qui m’avait fait rire aux éclats.
Pour ma part, je me contenterai de vos sourires et vous souhaite de passer d’agréables moments.
Je sais, j’ai une tendance naturelle à l’ironie don c à un certain détachement indispensable à l’humour « A jest with a sad brow » a écrit Shakespeare « Une plaisanterie avec un front triste ».
J’ai un grand respect pour les acteurs et les spect ateurs du rugby – j’appartiens à cette grande famille, nous partageons le même amour pour ce sport fantastique et c’est un lien qui nous unit pour toujours.
Les noms de personnes ou de clubs cités ne correspo ndent pas la plupart du temps à la réalité, ils sont souvent fantaisistes et je don ne aussi libre cours à ma verve gasconne,
à un besoin d’exagérer qui tend vers la caricature. Donc c’est un livre à lire comme une bande dessinée. Les histoires et les dialogues sont inspirés de faits réels, ils reflètent la réalité mais ils ont une grande part d’imaginaire.
Qu’est-ce que le rugby ?
Caractères essentiels de ce jeu :
Premièrement, c’est un sport viril.
Deuxièmement, c’est un sport intelligent.
Troisièmement, c’est un sport fatigant.
Mais tous les experts sont d’accord : c’est le sport roi.
L a « royauté » du rugby est indiscutable puisque to us les pratiquants et tous les amateurs de ce jeu partagent le même avis.
Pour les profanes, je me dois ici d’énoncer une loi générale. Celui qui parle de rugby – qu’il s’agisse d’un joueur, qu’il s’agisse d’un sup porter – a toujours raison.
Quiconque le contredit a tort.
Cette loi a été maintes fois prouvée. Je veux ici a pporter des exemples pour que je sois compris.
Exemple I :
Un supporter de l’équipe de Montréal – club de quat rième série – suivant les évolutions gracieuses de son équipe face à l’Union Sportive Pl aisantine manifeste son mécontentement car le juge de touche Plaisantin vol e des mètres précieux. Il l’interpelle, l’injurie de mots grossiers que ma pudeur naturelle n’ose ici rapporter.
Le juge de touche reste sourd aux sarcasmes qu’il j uge immérités. Il est juge, n’oublions pas… Qu’advient-il ?
Un supporter de l’Union Sportive Plaisantine, stupé fait de voir l’intégrité du juge mise en doute, interpelle le maugréant, l’injurie de mots g rossiers que ma pudeur naturelle n’ose ici rapporter.
Si vous avez bien compris ma loi – et je le pense p uisque vous êtes intelligent –,
Premièrement, les deux supporters ont raison, vu qu ’ils parlent de rugby.
Deuxièmement, les deux supporters ont tort, vu qu’i ls se contredisent.
Alors le dilemme, me direz-vous ? Comment le nœud s e dénoue-t-il ? Eh bien ! c’est
très simple.
Dans 90 % des cas, les deux supporters commencent p ar se taper dessus et une bagarre générale s’ensuit, les femmes ne s’y mêlent guère à moins qu’elles ne possèdent un parapluie. Il est vrai qu’on en soupço nne beaucoup d’amener le parapluie pendant les jours de beau temps.
Le taux de 90 % s’abaisse malheureusement à environ 50 % dans les matchs entre clubs de haut niveau. Puis-je ici avancer une expli cation toute personnelle de ce triste état de fait ? Je pense qu’il est dû au manque d’in timité et de promiscuité nécessaires à l’échauffement des spectateurs. Les tribunes des grands clubs sont immenses et il arrive hélas que des supporters d’un même club ne se conna issent guère. Ce qui heureusement n’est pas le cas de l’Association Sportive de Montréal : ils s’appellent tous par leur petit nom. Après et avant le match, ils se retrouvent dans le même bistro.
Exemple II
Un petit monsieur maigre, avec une moustache brune et coiffé d’un chapeau melon, est accoudé au comptoir d’un café devant un verre de Ri card :
« Ah ! Le rugby, parlons-en, des brutes, Monsieur, des sauvages, à enfermer, ouais »
Un gros monsieur trapu, ancien pilier du C.A.Montre uil, qui boit également du Ricard, vide son verre et dit :
« Dites-donc, mon petit bonhomme, la politesse, ça ne vous démange pas, non ? » Et il lui ajuste une bonne tape dans le dos, ce qui a pou r effet de faire étouffer le petit monsieur dans son Ricard.
Qui a raison ?
Bien sûr, vous avez deviné, il s’agit du gros monsi eur. Pourquoi ?
Premièrement, il a joué au rugby, au C.A.Montreuil en l’occurrence, donc il sait de quoi il parle.
Deuxièmement, le malingre, lui, n’est pas d’accord avec le gros ; donc il le contredit et qui pis est, se permet de dénigrer le sport roi.
Puisqu’il le contredit, il a tort.
La tape qu’il reçoit dans le dos est bien méritée.
Exemple III :
Qui n’est pas nécessaire puisque maintenant vous av ez compris mais je me dois de le donner pour échapper aux critiques du présent livre .
Vu que l’auteur parle de rugby – ayant été joueur, ayant été supporter
il a toujours raison.
Ceci étant dit clairement, essayons d’aller plus av ant dans la connaissance du rugby.