Le Midi de la France – suivi d'annexes

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Nouvelle édition 2019 sans DRM de Le midi de la France de Alexandre Dumas augmentée d'annexes (Dumas, sa vie, son temps, son œuvre par de Bury).

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EAN13 9791027302567
Langue Français

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LISTE DES TITRES
LE MIDI DE LA FRANCE
ALEXANDRE DUMAS – SA VIE, SON TEMPS, SON ŒUVRE
Alexandre Dumas : Œuvres complètes Retour à la liste des œuvres
LE MIDI DE LA FRANCE
Impressions de voyage Pour toutes remarques ou suggestions : editions@arvensa.com Ou rendez-vous sur : www.arvensa.com
Édition de référence : Méline, Cans et Cie, Œuvres de Dumas, Tome cinquième. 1842. ***
LE MIDI DE LA FRANCE Liste des titres Table des matières du titre
Table des matières
I. La caravane II. Fontainebleau III. Le 20 avril IV. Le docteur M. V. Chinoiseries VI. Bourbon-L’Archambault VII. Rome dans les Gaules VIII. Messieurs de Cinq-Mars et de Thou IX. Lyon moderne X. Vienne la belle, Vienne la sainte, Vienne la patriote XI. Saint-Péray XII. Valence XIII. Orange XIV. Roquemaure XV. Les bons gendarmes XVI. La chambre numéro trois XVII. Le maréchal Brune XVIII. La fontaine de Vaucluse XIX. Le pont du Gard XX. Reboul XXI. Aigues-Mortes XXII. Une ferrade XXIII. La Tarasque XXIV. Arles XXV. Les Baux XXVI. Crau et Camargue XXVII. Le Martigao XXVIII. Marseille antique XXIX. Marseille gothique XXX. Le Prado XXXI. La maison phénicienne XXXII. La chasse au chastre
LE MIDI DE LA FRANCE Liste des titres Table des matières du titre
I La caravane
Nous partîmes de Paris le 15 octobre 1834, dans l’i ntention de visiter le midi de la France, la Corse, l’Italie, la Calabre et la Sicile. Le voyage que nous entreprenions n’était ni une promenade de gens du monde, ni une expédition de savants, mais un pèlerinage d’artistes. Nous ne comptions ni brûler les grands chemins dans notre chaise de poste, ni nous enterrer dans les biblioth èques, mais aller partout où un point de vue pittoresque, un souvenir historique ou une traditio n populaire nous appelleraient. En conséquence, nous nous mîmes en route sans itinéraire arrêté, no us en remettant au hasard et à notre bonne fortune du soin de nous conduire partout où il y aurait que lque chose à prendre, nous inquiétant peu des récoltes déjà faites par nos devanciers, certains que les hommes ne peuvent rentrer dans leurs granges tous les épis que Dieu sème, et convaincus qu’il n’y a pas de terre si bien moissonnée, qu’il n’y reste pour l’histoire, la poésie ou l’imagination une dernière gerbe à glaner. La caravane se composait de Godefroy Jadin, que ses deux dernières expositions venaient de placer au premier rang de nos paysagistes ; d’Amaury Duval, que nous devions rejoindre à Florence, où il achevait, par l’étude des maîtres, la grande éducation raphaélesque qu’il avait commencée dans les ateliers de monsieur Ingres ; de moi, qui dirigeais l’expédition ; et de Mylord, qui la suivait. Comme les trois premiers personnages que je viens de nommer dans cette série de voyageurs sont déjà, par leurs œuvres, plus ou moins connus du public, je ne m’étendrai pas davantage sur leurs qualités physiques et morales, mais je demanderai la permission de revenir sur le dernier, qui jouera dans le cours de cette narration un rôle trop important pour que nous négligions de le faire, dès ces premières pages, connaître à nos lecteurs, à qui je le soupçonne d’être totalement étranger. Mylord est né à Londres, en 1828, dans une niche de l’hôtel de lord Arthur G... situé dans Regent-Street. Son père était un terrier et sa mère une bull-dog, tous deux de pure et antique généalogie ; de sorte que leur fils réunit en lui les qualités caractéristiques des deux races : c’est-à-dire, au physique, une tête grosse à elle seule comme le reste du corps, ornée de deux gros yeux qui deviennent sanglants à la moindre émotion, d’un nez à moitié fendu qui découvre une partie de la mâchoire supérieure d’une gueule qui s’ouvre jusqu’aux oreilles, pour se refermer comme un étau ; et, au moral, d’une ardeur de combat qui, lorsqu’on l’excite, s’exerce indifféremment sur toute espèce d’animal et de chose, depuis le rat jusqu’au taureau, depuis la fusée volante qui s’échappe d’un feu d’artifice jusqu’à la lave qui jaillit d’un volcan. Lord Arthur G... était un grand amateur de paris, et souvent le père et la mère de Mylord lui avaient fait gagner des sommes considérables, le premier en combattant contre des animaux de son espèce ou en faisant des prises sur des tisons enfl ammés ; la seconde, en étranglant dans un temps donné un nombre déterminé de chats et de rats. Le rêve de lord Arthur G... avait longtemps été de réunir les qualités de ses deux chiens dans un seul, et il avait déjà tenté plusieurs essais infructueux, lorsque Mylord vint au monde ; il fut en conséquence appeléHope,mot qui, comme chacun sait, veut dire en anglaisespoir. Plus tard, nous dirons à quel concours de circonstances il dut son changement de nom. Soit influence patronymique, soit dispositions natu relles, le jeune élève de lord Arthur G... ne tarda point à tenir plus encore qu’il n’avait promis : à quatre mois, faute de champions étrangers, il faisait déjà des prises charmantes sur son père et sur sa mère, et à six mois il étranglait huit rats en trente secondes et trois chats en cinq minutes. Ces qualités naturelles et acquises ne firent, comme on le pense bien, que se développer avec l’âge ; de so rte qu’à deux ans, le jeune Hope, quoique au commencement de sa carrière à peine, avait déjà une réputation qui allait de pair avec les plus grandes, les plus vieilles et les plus nobles réputations de Londres ; il est inutile de dire que nous
n’entendons parler ici que de l’aristocratie canine. Hope était à l’apogée de sa gloire, lorsqu’en 1831, Adolphe B., le fils d’un de nos plus riches banquiers, alla passer quelque temps à Londres, muni de lettres de recommandation dont l’une était adressée à lord Arthur G... La révolution de juillet venait d’éclater : c’était l’objet des conjectures de toute l’Europe. Il n’était point encore de trop mau vais goût d’avouer qu’on y avait contribué ; de sorte qu’interrogé sur la journée du jeudi 29, Adol phe raconta quelques détails de la prise des Tuileries, à laquelle il avait assisté. Entre autres détails, il y en avait un assez curieux et dont nous garantissons l’authenticité. Le peuple, en se répandant à travers le château, avait pénétré jusqu’à la salle des Maréchaux, ce magnifique musée de notre gloire militaire. Cependant, au milieu de ces grands noms, il y en avait quelques-uns, il faut bien l’avouer, qui avaient ce ssé de jouir de la faveur publique, et qui, en échange, avaient acquis le privilège de porter au plus haut degré l’exaspération du moment. L’un de ces noms était celui du comte de Bourmont, à qui Alger n’avait pu faire pardonner Waterloo, et celui du duc de Raguse qui, par sa fidélité à Charles X, était loin d’avoir fait oublier son ingratitude envers Napoléon. Or, ces deux noms se trouvaient inscrits dans la salle des Maréchaux, le premier sur un cadre vide, car on n’avait point encore eu le temps de le faire remplir autrement que par une tenture de moire rouge ; le second, au bas d’un magnifique portrait en grand costume de général, peint par Gérard. Le peuple, en passant devant le cadre vide et en lisant le nom du comte de Bourmont, se jeta sur cette moire rouge comme fait le taureau sur le manteau écarlate du matador, la mit en morceaux, et la foula aux pieds. Il avait à peine fait sa justice de ce côté, que d’autres cris de rage se firent entendre, excités par le portrait du duc de Raguse. En même temps, plusieurs coups de fusil partirent, dirigés sur le tableau ; trois balles atteignirent la tête, deux la poitrine : c’était autant qu’en avait reçu le maréchal Ney. Une seconde décharge allait suivre la première, lorsqu’un homme s’élança sur le cadre, le fit tomber en le tirant à lui, coupa la toile avec son couteau, passa la pointe d’une pique à travers, et, la levant au-dessus de toutes les têtes, il en fit la bannière de cette troupe dont il paraissait être le chef. Je rencontrai cet homme et je lui offris ce que j’avais sur moi, cinquante ou soixante francs peut-être, pour ce lambeau de peinture à laquelle il ne devait pas attacher une grande importance d’art. Il me refusa. Adolphe, qui le rencontra après moi, fit mieux ; il lui offrit son fusil : l’homme accepta. Adolphe, possesseur de ce bizarre trophée, courut le mettre en sûreté chez lui et revint assister au reste de ce drame qui dura trois jours, donnant naissance à chaque instant à des épisodes d’une telle étrangeté, qu’on ne peut s’en faire une idée quand on ne les a pas vus. Lord G... était grand amateur non seulement de chiens et de chevaux, mais encore de curiosités de toute espèce. Il possédait la bible de Marie Stuart, les pistolets de Cromwell, le chapeau de Charles Ier, la pipe de Jean Bart, la canne de Voltaire, le sabre de Tippoo Saheb et la plume de Napoléon. Il sentit qu’un souvenir de la révolution de juillet manquait à sa collection historique, et sur-le-champ il offrit à Adolphe B. de lui donner ce qu’il voudrait en échange de ce souvenir du 29 juillet 1830. Adolphe avait fait voir ce portrait à tous ses amis et connaissances, et ne savait plus personne à qui le montrer. D’ailleurs, on commençait à compren dre sourdement que de pareilles reliques pourraient compromettre un jour les fidèles qui les posséderaient. Enfin, et plus que tout cela encore, il avait cette peinture depuis un an, et c’est tout autant de possession qu’il en faut pour détacher le cœur d’un Français de choses bien autrement précieuses. Il connaissait, pour les avoir vues à l’œuvre, les brillantes qualités du chien de lord Arthur ; il promit d’envoyer le portrait en Angleterre si on lui permettait d’emmener Hope en France. Le troc fut accepté. Quinze jours après, la peinture était à Londres, et Hope faisait ses exercices à Paris sous le pseudonyme de Mylord, qu’Adolphe avait cru devoir lui donner, d’abord en l’honneur de son prem ier maître, ensuite par un sentiment de convenance dont nos lecteurs ne nous demanderont po int l’explication, pour peu qu’ils soient familiers avec un des noms les plus honorables de l’aristocratie financière de la capitale. Mylord eut bientôt acquis, dans sa patrie adoptive, une réputation égale, si ce n’est supérieure, à celle qu’il laissait sur sa terre natale. La qualité que cultivait son nouveau maître était surtout so n instinct d’extermination contre la race féline et sa haine implacable contre les rats. Si on l’avait laissé faire, Mylord aurait dépeuplé la banlieue en un mois, et Montfaucon en six semaines. De temps en temps aussi, Adolphe le conduisait à la barrière du Combat, et, ce jour-là, c’était fête pour les gamins, qui, toujours appréciateurs d u vrai mérite, n’avaient point tardé à estimer Mylord à sa juste valeur. C’est qu’en effet Mylord donnait, comme je l’ai dit, sur tout, depuis le rat