Suisse – suivi d'annexes

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567 pages
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Nouvelle édition 2019 sans DRM de Suisse de Alexandre Dumas augmentée d'annexes (Dumas, sa vie, son temps, son œuvre par de Bury).

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EAN13 9791027302550
Langue Français

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LISTE DES TITRES
SUISSE
ALEXANDRE DUMAS – SA VIE, SON TEMPS, SON ŒUVRE
Alexandre Dumas : Œuvres complètes Retour à la liste des œuvres
SUISSE
Impressions de voyage Pour toutes remarques ou suggestions : editions@arvensa.com Ou rendez-vous sur : www.arvensa.com
Edition de référence : Calmann Lévy 1888
SUISSE Liste des titres Table des matières du titre
Table des matières
Exposition Montereau I Jean sans Peur II Napoléon III Lyon IV La Tour du Lac V Une pêche de nuit VI Les salines de Bex VII Le beefsteak d’ours VIII Le col de Balme IX Jacques Balmat ditMont-Blanc X La mer de glace XI Marie Coutet XII Retour à Martigny XIII Le Saint-Bernard XIV Les eaux d’Aix XV Aventicum XVI Charles le Téméraire XVII Fribourg XVIII Les ours de Berne XIX Première course dans l’Oberland XX Deuxième course dans l’Oberland XXI Troisième course dans l’Oberland XXII Le Faulhorn XXIII Rosenlauwi XXIV Le mont Gemmi XXV Les bains de Louèche XXVI Obergestelen XXVII Le pont du Diable XXVIII Werner Stauffacher XXIX Conrad de Baumgarten XXX Guillaume Tell XXXI Gessler XXXII L’empereur Albert XXXIII Pauline XXXIV Histoire d’un âne, d’un homme, d’un chien et d’une femme XXXV Histoire de l’homme XXXVI Histoire d’un chien XXXVII Histoire de la femme XXXVIII Une connaissance d’auberge XXXIX Les poules de M. Chateaubriand XL Righi XLI Alcide Jollivet XLII Ponce-Pilate XLIII Un mot pour un autre XLIV Histoire de l’Anglais qui avait pris un mot pour un autre
XLV Continuation de l'histoire de l'Anglais qui avait pris un mot pour un autre XLVI Continuation de l'histoire de l'Anglais qui avait pris un mot pour un autre XLVII Fin de l'histoire de l'Anglais qui avait pris un mot pour un autre XLVIII Zurich XLIX Les muets qui parlent et les aveugles qui lisent L Prosper Lehmann LI Une chasse au chamois LII Reichenau LIII Pauline LIV Un coup de tonnerre LV Pourquoi je n’ai pas continué le dessin LVI Constance LVII Napoléon le Grand et Charles le Gros LVIII Une ex-reine LIX Une promenade dans le parc d’Arenemberg LX Reprise de l’histoire de l’Anglais qui avait pris un mot pour un autre LXI Dénouement de l'histoire de l'Anglais qui avait pris un mot pour un autre LXII Kœnigsfelden LXIII L’île Saint-Pierre LXIV Un renard et un lion LXV Prise du château de Granson LXVI La bataille LXVII Pourquoi l’Espagne n’aura jamais un bon gouvernement LXVIII Comment saint Éloi fut guéri de la vanité LXIX Pauline LXX Les îles Borromées LXXI Une dernière ascension LXXII Épilogue
SUISSE Liste des titres Table des matières du titre
Exposition
Il n’y a pas de voyageur qui ne croie devoir rendre compte à ses lecteurs des motifs de son voyage. Je suis trop respectueux envers mes célèbres devanciers, depuis M. de Bougainville, qui fit le tour du monde, jusqu’à M. de Maistre, qui fit le to ur de sa chambre, pour ne pas suivre leur exemple. D’ailleurs, on trouvera dans mon exposition, si cou rte qu’elle soit, deux choses fort importantes qu’on chercherait vainement ailleurs : une recette contre le choléra et une preuve de l’infaillibilité des journaux. Le 15 avril 1832, en revenant de conduire jusqu’à l’escalier mes deux bons et célèbres amis Liszt et Boulanger, qui avaient passé la soirée à se prémunir avec moi contre le fléau régnant en prenant force thé noir, je sentis que les jambes me manquai ent tout à coup ; en même temps, un éblouissement me passa sur les yeux et un frisson dans la peau ; je me retins à une table pour ne pas tomber : j’avais le choléra. S’il était asiatique ou européen, épidémique ou contagieux, c’est ce que j’ignore complètement ; mais ce que je sais très bien, c’est que, sentant que, cinq minutes plus tard, je ne pourrais plus parler, je me dépêchai de demander du sucre et de l’éther. Ma bonne, qui est une fille fort intelligente, et qui m’avait vu quelquefois, après mon dîner, tremper un morceau de sucre dans du rhum, présuma que je lui demandais quelque chose de pareil. Elle remplit un verre à liqueur d’éther pur, posa sur son orifice le plus gros morceau de sucre qu’elle put trouver, et me l’apporta au moment où je venais de me coucher, grelottant de tous mes membres. Comme je commençais à perdre la tête, j’étendis machinalement la main ; je sentis qu’on m’y mettait quelque chose ; en même temps, j’entendis une voix qui me disait : — Avalez cela, monsieur ; cela vous fera du bien. J’approchai ce quelque chose de ma bouche, et j’avalai ce qu’il contenait, c’est-à-dire un demi-flacon d’éther. Dire la révolution qui se fit dans ma personne lorsque cette liqueur diabolique me traversa le torse est choses impossible, car presque aussitôt je perdis connaissance. Une heure après, je revins à moi : j’étais roulé dans un grand tapis de fourrures, j’avais aux pieds une boule d’eau bouillante ; deux personnes, tenant chacune à la main une bassinoire pleine de feu, me frottaient sur toutes les coutures. Un instant, je me crus mort et en enfer : l’éther me brûlait la poitrine au dedans, le frictions me rissolaient au dehors ; enfin, au bout d’un quart d’heure, le froid s’avoua vaincu : je fondis en eau comme la Biblis de M. Dupaty, et le médecin déclara que j’étais sauvé. Il était temps : deux tours de broche de plus, et j’étais rôti. Quatre jours après, je vis s’asseoir au pied de mon lit le directeur de la Porte-Saint-Martin ; son théâtre était plus malade encore que moi, et le moribond appelait à son secours le convalescent. M. Harel me dit qu’il lui fallait, dans quinze jours au plus tard, une pièce qui produisît cinquante mille écus au moins ; il ajouta, pour me déterminer, que l’état de fièvre où je me trouvais était très favorable au travail d’imagination, vu l’exaltation cérébrale qui en était la conséquence. Cette raiso n me parut si concluante que je me mis aussitôt à l’œuvre : je lui donnai sa pièce au bout de huit jours au lieu de quinze ; elle lui rapporta cent mille écus au lieu de cinquante mille : il est vrai que je faillis en devenir fou. Ce travail forcé ne me remit pas le moins du monde ; et, à peine pouvais-je me tenir debout, tant j’étais faible encore, lorsque j’appris la mort du général Lamarque. Le lendemain, je fus nommé par la famille l’un des commissaires du convoi : ma charge était de faire prendre à l’artillerie de la garde nationale, dont je faisais partie, la place que la hiérarchie militaire lui assignait dans le cortège. Tout Paris a vu passer ce convoi, sublime d’ordre, de recueillement et de patriotisme. Qui changea cet ordre en désordre, ce recueillement en colère, ce patriotisme en rébellion ? C’est ce que j’ignore ou veux ignorer, jusqu’au jour où la royau té de juillet rendra, comme celle de Charles IX, ses comptes à Dieu, ou comme celle de Louis XVI, ses comptes aux hommes.