Vivre la Corée

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Livres
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Description

Coincée entre la Chine et le Japon, la Corée du Sud a longtemps été un dragon asiatique oublié. Mais voilà, les succès économiques (Samsung, LG, Hyundai, etc.) et culturels (Gangnam Style, Kim Ki-duk, etc) ont remis sur la carte de la mondialisation la 15e économie du monde. Des dizaines de milliers de jeunes occidentaux y viennent désormais chaque année y tenter une autre vie.

Vivre la Corée passe à la moulinette la société coréenne par les questions de tous les jours. Comment on conduit, comment on loue un appartement, comment on s’aime, etc. Chaque question permet de comprendre le pays et sa culture.

Vivre la Corée est ainsi à la fois un guide pratique, qui permet de bien préparer son projet de vie à l’étranger, mais aussi un recueil d’expériences et de choses vues qui permet de comprendre l’un des pays les plus étonnants du monde.

Il s'agit de la deuxième édition du guide. Elle a été entièrement mise à jour et enrichie de 150 pages début 2014.

Vivre le monde est ainsi la première collection qui s’adresse au désir grandissant des Français et des Européens de vivre à l’étranger.


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Informations

Publié par
Date de parution 14 janvier 2014
Nombre de visites sur la page 137
EAN13 9782367740201
Langue Français

Informations légales : prix de location à la page 0,0112 €. Cette information est donnée uniquement à titre indicatif conformément à la législation en vigueur.

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C O N T E N U S
Vivre la Corée
Vivre le Monde
Découvrir la Corée
Dans la rue
Economie
Les chaebols
La météo
Histoire
Géographie
Les Coréens
Le voyage
Organiser son voyage
Exigences sanitaires
Visa et permis de résidence
La douane
Se Loger
Quel type de logement ?
Quel quartier choisir ?
Le Global Village center de Seorae
Acheter un logement
Louer
Se meubler
L'eau, le gaz, l'électricité, les poubelles
L'aide à domicile
Les agences de relocation
Rencontre avec Ida Daussy
Travailler
Trouver un travail
Rencontre avec le president
de la Chambre de commerce franco-coreenne
L'accord de libre-échange Corée-Europe
Les salaires et les conditions de travail
Travailler avec des Coréens
La main d'oeuvre coréenne vieillit
Les jours fériés et les vacances
Faire un stage
La protection sociale
Le chômage
Etudier
Une bonne nouvelle : la Corée du Sud ouvre les bras
Le coût de la vie étudiante
Rencontre avec Marie, étudiante française à Séoul
L'argent
La monnaie coréenne
Les banques
Ouvrir un compte bancairé
̀
Le fonctionnement d'un compte
Les cartes bancaires
La présence internationale
Les étrangers en Corée
Les chambres de commerce
Les ambassades
Les organisations et associations francophones
Rencontre avec le Consul de France a Seoul
Conduire
Pour conduire en Corée, votre permis de conduire national
Acheter sa voiture
Louer sa voiture
Les règles de conduite
Et la moto
Se déplacer
Le bus
Le métro
Le vélo
Le train
Le Taxi
L'avion
Les impôts
Les impôts sur le revenu
Parler le Coréen
De la nécessité de parler le coréen en Corée
La langue coréenne
Apprendre le coréen en France
Apprendre le Coréen en Corée
Se soigner
La médecine de tous les jours
Les gros accidents
Accoucher
La chirurgie plastique
La sécurité
Allo la police ?
Et la Corée du Nord ?
Séoul a peur de la pollution
Les enfants
Les établissements français
La crèche
L'école coréenne
Les bourses pour les enfants français
Les loisirs
Rester connecté
Le téléphone
Samsung, symbole du miracle coréen
Internet à la maison
Internet mobile
MangerAperçu de la gastronomie locale
Petite histoire de la cuisine coréenne
Trouver des produits alimentaires importés
Les restaurants
Le shopping
S'habiller
L'électronique
Le commerce électronique
Les animaux
Emporter son animal
Adopter un animal
Acheter un chiot ou un chaton
Les aninmaux exotiques
Sortir
La vie nocture
Dans quels quartiers sortir à Séoul ?
La nuit gay et lesbienne
La culture et les loisirs
Le cinéma
Le pays des dramas
Les spectacles
La musique
Le sport
Les religions
Le bouddhisme
Les séjours au temple
Le catholicisme
Le protestantisme
L'islam
Le judaïsme
Le chamanisme
Le confucianisme
L'amour
Le pays de l'amour pas si calme
Le B.A.-BA du couple coréen
Se marier
Divorcer
Divorce en Corée : témoignage
Les vacances en Corée
Les différentes régions touristiques
Quelle destination à quelle saison ?
Le tourisme alternatif
La randonnée en Corée
Les festivalsVivre la Corée
VIVRE LA CORÉE
par Anthony Dufour.
Un livre de la collection Vivre le monde.
Un livre écrit avec l’aide de Minju Song, Maria Skalli, Alizée Gonzalez, Minji Seo
Directeur de publication : Anthony Dufour.
Éditrice : Marie Duchaussoy.
Maquette et mise en page : Chase media & co. http://www.chase-mediagroup.com
Relecture : Yannick Dufour.
Diffusion et distribution : Les Belles Lettres DD.
Crédit photo de couverture : © Anthony Dufour. Détail du toit d’un palais princier à Séoul.
Photographies pages intérieures : tous droits réservés sauf mention contraire.
Merci à l’équipe de Corée Voyage et au Seoul Global Center
Hikari Éditions © Hikari Éditions
4, avenue Foch, 59000 Lille (France).
ISBN 978-2-36774-012-6 (version papier) et 978-2-36774-020-1 (version numérique)
www.hikari-editions.com
Aucun guide n’est parfait, des erreurs et des coquilles se sont peut-être glissées dans celui-ci
malgré tout le soin apporté à la rédaction comme à l’édition. Les informations peuvent
également avoir été modifiées entre l’écriture de ce guide et le moment où le lecteur le prend
en main. Merci de nous suggérer toute correction utile, que nous pourrions intégrer dans la
prochaine édition : contact@hikarigroupe.com
Toute reproduction partielle ou intégrale, faite sans l’accord préalable et écrit de l’auteur et de
l’éditeur, est strictement interdite. Il en est de même pour la traduction, l’adaptation ou la
transformation, l’arrangement ou la reproduction par un art ou un procédé quelconque (article
L. 122-4 du Code de la Propriété intellectuelle). La copie sur support papier à usage privé de
ces différents objets de droits est autorisée conformément à l’article L122-5 du Code de la
Propriété intellectuelle.
Dépôt légal : janvier 2014Vivre le Monde
Vivre la Corée de la collection Vivre le monde est un livre qui veut donner toutes les
informations nécessaires à ceux qui habitent ou souhaitent habiter dans le pays.
Il a été écrit par un journaliste qui réside en Corée depuis plusieurs années. Au-delà de
son travail pour des médias français et francophones, il a voulu faire partager son
expérience du quotidien : louer un appartement, payer son téléphone, aller à l’hôpital,
conduire... Vivre tout simplement dans l’un des pays les plus fascinants du monde.
Vous trouverez donc dans ces pages des informations pratiques, des contacts, des
conseils, bien entendu, sans jamais oublier de vous donner nos clés de la société
coréenne. Pour nous, une information doit toujours être comprise dans son contexte,
dans sa culture, dans son univers.
Ce guide vous offre également le seul regard indépendant sur la vie en Corée. L’auteur
comme l’éditeur sont libres de toute affiliation, ils ne dépendent d’aucun organisme,
d’aucune organisation qui possèderaient des intérêts dans les informations qui suivent.
Pour la prochaine édition, n’hésitez pas à nous faire part de votre expérience, de vos
idées, de vos trouvailles... Nous espérons que ce livre sera un compagnon efficace et
agréable de votre projet coréen.DÉCOUVRIR LA CORÉE
Que sait-on de la Corée ? Ce pays de l’Orient lointain, coincé entre le Japon et la
Chine, a longtemps été la perle oubliée de l’Asie de l’Est. Seul le conflit entre le Nord et
le Sud était parfois chroniqué par les médias étrangers. Les Occidentaux y avaient peu
d’intérêts, peu d’entreprises, peu de ressortissants à l’exception des dizaines de
milliers de GIs américains. Et puis le Pays du Matin calme s’est éveillé. Depuis la fin
des années 1980 et ses Jeux olympiques, il a explosé sur la scène mondiale. Il fait
e partie du G20, est devenu la 13 puissance économique mondiale, et a donné
naissance à des géants dans tous les secteurs, de l’électronique à l’automobile en
passant par la construction navale. La Corée du Sud est entrée dans nos quotidiens
par la grâce de la mondialisation.
Les échanges se sont ainsi multipliés entre le monde et la Corée. D’un vol
hebdomadaire entre Paris et Séoul en 1975, on est passé à trois vols quotidiens
aujourd’hui, et plusieurs dizaines de vols pour l’Europe.
Des dizaines de milliers d’étrangers viennent désormais s’installer chaque année en
Corée du Sud. Pour travailler, pour étudier, pour découvrir ou par amour. L’ambition de
ce guide est de leur donner quelques clés pour comprendre le pays où ils vont passer
quelques semaines ou quelques années.Dans la rue
Le premier choc, en arrivant à l’aéroport de Séoul, est celui d’une plongée dans la
modernité. L’aéroport, régulièrement primé comme le meilleur du monde, est
spectaculaire : immense, mais efficace. Les bagages arrivent en quelques minutes sur
les tapis indiqués par un affichage précis. Le sol de marbre est immaculé. Les
différents écrans informent le passager en temps réel. Tout semble respirer l’énergie et
la modernité.
C’est l’image que la Corée veut donner d’elle-même. La première impression qu’elle
espère durable sur ses visiteurs.
Arrivé à Séoul, on est pris par un tourbillon : écrans géants, jeunesse provocante,
voitures luxueuses. Certes, beaucoup d’immeubles semblent sortis d’une cité HLM des
années 1960. Mais on vient d’atterrir dans un monde nouveau, où l’on ne semble pas
se préoccuper de regarder dans le rétroviseur.
Cependant, cette impression va rapidement se heurter à la nature profonde, d’abord
invisible, de la société coréenne. Voici un pays à la culture traditionnelle extrêmement
vivace, qui dicte pratiquement chaque pas de sa population. Un contrôle social qui est
responsable de la plupart des dérives que connaît l’étranger : la folie de la chirurgie
esthétique et le culte de la réussite en sont deux exemples. Nous aurons l’occasion d’y
revenir dans ces pages.
Pour l’étranger, la Corée est donc à la fois un lieu de vie simple, à l’américaine où
l’esprit de service permet pratiquement tout, et une société dont le conservatisme
apparaît plus on la découvre. Vivre en Corée est une aventure urbaine et ultramoderne,
mais reste une aventure.́
E c o n o m i e
La Corée est devenue un pays riche. Y vivre est coûteux, même si cela dépend
essentiellement du style de vie que l’on souhaite. Reproduire un mode de vie à
l’occidentale tient du luxe. S’adapter au mode de vie local permet de dépenser
considérablement moins que dans une capitale européenne.
e Un pays riche donc, avec un P.I.B. par habitant qui le place au 25 rang mondial selon
e le FMI avec près de 32000 dollars par habitant. Juste derrière la France, 23 avec
35000 dollars. On vient de loin : en 1962, le P.I.B. par habitant était de 103 dollars... Et
la Corée du Sud, au sortir de la guerre de Corée, était l’un des pays les plus pauvres
d’Asie, donc du monde.
Il faut ajouter que cette réalité brute est renforcée par le fonctionnement économique
du pays. La fiscalité est assez faible. La solidarité familiale est forte. Résultat : le
revenu disponible par habitant, un des critères préférés par le FMI, montre que les
Coréens ont un pouvoir d’achat aujourd’hui bien supérieur, en moyenne, aux Français,
et aux Européens en général. Et la tendance ne fait que s’amplifier chaque année.
Cette réalité cache de fortes disparités entre les grandes villes, notamment la capitale
Séoul, et la province. Mais il est aujourd’hui évident que les Coréens disposent d’un
pouvoir d’achat comparable aux pays les plus riches d’Europe ou à l’Amérique du
Nord. Circuler dans Séoul, une ville où les rues sont d’interminables galeries
marchandes, achève de convaincre. Comme ailleurs en Asie, la croissance
économique a d’abord donné naissance à une société hyper-consumériste, où la
possession est le reflet d’une réalisation individuelle. Voitures, sacs de luxe,
résidences protégées... il faut afficher une réussite sans failles.
Beaucoup d’étrangers seront frappés par cette omniprésence de l’argent, un peu
obsédante. Par l’opulence affichée. Par le rythme effréné du monde du travail. Mais, là
encore, cette frénésie n’est qu’une façade, l’économie coréenne fonctionne selon des
traditions et des habitudes propres et il faudra du temps au résident pour en
appréhender complètement le fonctionnement.Les chaebols
Les Chaebols
Ce mot ne vous dit rien? Mais si, vous les connaissez bien : Samsung, LG, Hyundai... et des
dizaines d’autres, qui forment la colonne vertébrale de l’économie coréenne. Les chaebols
sont une spécificité nationale, ce sont des groupes économiques très différents des grands
groupes dans le reste du monde.
En Occident, un groupe industriel se développe sur la base d’une compétence de départ. Par
exemple Ford, Renault, Bouygues, etc. Certes le groupe peut ensuite se diversifier, mais
classiquement par capillarité de son expertise initiale.
En Corée, le développement se fait par connivence. En clair, vous avez un atelier de matelas,
qui commence à bien tourner. Et bien vous mariez votre fille avec le fils du garage automobile
de la ville. Qui lui fait des affaires avec son cousin, qui vend des téléphones. Et ainsi de suite.
Quelques générations plus tard, vous avez un chaebol. Dont la caractéristique est d’être
détenu par une famille ou un clan, souvent large, et d’avoir une multitude d’activités sans lien
apparent entre elles. Lotte fait des dentifrices, des parcs d’attractions, des biscuits, des
supérettes, du sport, etc.
Tout est dans l’étymologie. Chaebol ( ) est l’alliance de deux notions : chae, la propriété ou la
richesse, et bol, le clan.
Ces chaebols dominent outrageusement l’économie, ce qui pose de très nombreux problèmes
sociaux et politiques. Le plus connu en Corée est bien entendu Samsung. Une blague
coréenne dit qu’on peut vivre sa vie sans sortir de Samsung, qui possède ses maternités, ses
voitures, ses appartements, ses banques, ses supermarchés, etc., en plus des produits que
l’on connaît à l’étranger. Le groupe, férocement défendu par la famille Lee, représente 17 %
du P.I.B. coréen.La météo
Il n’y a pas de hasard. Les premières pages de ce livre vous expliquent que la Corée
est le pays des extrêmes, des excès, des contraires qui s’attirent dans une harmonie
vitaminée. La météo répond exactement à la même logique.
Les hivers sont froids, secs, rugueux et longs. Les étés sont étouffants, humides et tout
aussi longs. Le printemps et l’automne sont les saisons les plus agréables et les plus
courtes.
À Séoul, l’amplitude des températures est importante. La moyenne est de -2,5°C en
janvier et 25°C en juillet et août, avec des taux d’humidité autour de 80 %.
Il pleut environ deux fois plus à Séoul qu’à Paris ou à Québec : 1 300 mm de
précipitation par an contre environ la moitié dans la capitale française. Mais ce chiffre
est à relativiser : plus de la moitié de ces précipitations sont concentrées sur les mois
de juillet et août, où les torrents de pluie, quasi tropicaux, sont courants et entraînent
parfois de graves inondations. Disons-le, entre la chaleur collante et la pluie
permanente, l’été n’est pas une saison très agréable au Pays du Matin calme. L’été
2011, par exemple, a vu des records de pluies faire des dizaines de morts lors
d’inondations et de coulées de terrain à Séoul, y compris dans le fameux quartier de
Gangnam (rendu célèbre par le tube de Psy, Gangnam style). Les riverains ont accusé
alors le siège gigantesque de Samsung d’avoir bouleversé l’écoulement des eaux du
quartier, aggravant la catastrophe. L’été 2012, lui, a été extraordinairement chaud,
avec des centaines d’hospitalisations pour les personnes les plus incommodées par
les températures, entre 32°C et 40°C avec une humidité suffocante, de jour comme de
nuit. En 2013, après un mois de juillet à nouveau torride, le mois d’août a encore battu
tous les records, avec une chaleur et une humidité exceptionnelles. Pour ne rien
arranger, les bâtiments qui accueillent du public (commerces, administrations, etc.) ont
eu en 2013 l’interdiction de faire baisser la température en dessous de 26°C avec la
climatisation, d’habitude omniprésente, en raison de la pénurie d’électricité qu’a
connue le pays.
Le reste de l’année, les précipitations sont très modérées, voire rares. Il neige assez
peu en hiver, obligeant les stations de sports d’hiver qui se préparent à recevoir les
Jeux olympiques de 2018 autour de Pyeongchang, à recourir massivement aux canons
à neige.
Les Coréens vous feront souvent remarquer que leur pays possède « quatre saisons »,
ayant l’impression de partager avec vous un privilège sacré dont seul leur pays jouirait.
Cela peut sembler un peu futile, mais le système éducatif a visiblement martelé cette
richesse à des générations de Coréens, oubliant de préciser qu’elle était partagée par
une grande partie de l’humanité. C’est une forme touchante de nationalisme un peu
naïf que le long isolement coréen a fait perdurer. Aujourd’hui, les jeunes générations,
plus ouvertes au reste du monde, s’abstiennent en général de ce genre de
commentaire.
Il faut dire la vérité : la Corée possède en effet quatre saisons. Ce n’est pas
extraordinaire. Mais la transition d’une saison à l’autre, en général sur le cycle lunaire,
est parfois très brutale. On peut circuler en manches courtes et se réveiller le
lendemain à la recherche d’un lourd manteau. Si on en fait la remarque à un Coréen, il
vous répétera avec fierté que son pays possède quatre saisons. Quatre saisons très
marquées.