Le marché des infrastructures de transport : les aéroports et les ports

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Avec la libéralisation du transport, ce sont désormais les opérateurs de transport qui décident de la place des ports et des aéroports. L'évolution majeure : une concurrence nouvelle entre ces infrastructures. Le marché de ces infrastructures, "hétéro-déterminé", résulte d'une libéralisation spontanée, et la concurrence s'exerce à la fois pour et dans ce marché. Le droit a réagi à ce phénomène économique par le démantèlement des monopoles étatiques, qui s'est opéré au moyen de la privatisation ou de la décentralisation, et par la restructuration des infrastructures.

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Date de parution 01 juillet 2015
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EAN13 9782336387086
Langue Français

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Le marché
des infrastructures de transport :
les aéroports et les ports

Préface de Gérard Marcou et héodore Fortsakis

LOGIQUES
JURIDIQUES
























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OHV DpURSRUWV HW OHV SRUWV

/RJLTXHV -XULGLTXHV
Collection dirigée par Gérard Marcou

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)UDQFN /XGZLF]DNLes procédures alternatives aux poursuites : une autre
justice pénale
-HDQ3LHUUH )2)e '-2),$ 0$/(:$L’Administration de la preuve devant
la Cour pénale internationale. Règles procédurales et méthodologiques
(OHQD$OLQD 235($Droit de l’Union européenne et lois de police
'DQLHO /(9<Les abus de l’arbitrage commercial international
%RULV %$55$8'L’État. Entre fait et droit
3DQDJLRWD 3(55$.,La protection de la vie personnelle du salarié en droit
comparé et européen.Étude comparative des droits français, hellénique,
britannique et européen
+DWHP 0¶5$'La gouvernance : entre le citoyen et le politique
*DEULHO (&.(57 HW -HDQ3KLOLSSH .29$5 GLUL’interrégulation
6pEDVWLHQ (95$5'Les Tables de la loi : de l’argile au numérique. La
diffusion des la règle de droit à travers les âges
/DXUD 7$//(735(8'¶+200(L'articulation des voies de droit dans le
contentieux de la commande publique à l'initiative des tiers au contrat

*XLOODXPH 0$//(1L’appréhension des pratiques restrictives par les
autorités françaises et européennes de la concurrence, Analyse des pratiques
contractuelles abusives entre professionnels à l’épreuve du droit des
pratiques anticoncurrentielles,

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9

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« Le marché des infrastructures de transport : les ports et les aéroports » : tel
est le titre de la thèse brillamment soutenue à l'Université Paris 1
PanthéonSorbonne par Sofia Mitsiopoulou. Voilàbien un sujet paradoxal. Qui pourrait
imaginer que des ouvrages publics aussi importants, occupant des emprises
foncières aussi vastes deviennent l'objet d'un marché, entrent dans une logique
d'échange, soient confrontés à la concurrence ? Que peut-on trouver de plus
typique d'un monopole naturel qu'un port ou un aéroport ?
Et pourtant, Sofia Mitsiopoulou nous montre qu'il existe bien, à côté des
multiples marchés dont ces infrastructures forment l'assise, un marché des
infrastructures elles-mêmes, avec certaines particularités découlant des
caractéristiques physiques et économiques des infrastructures, mais un
marché cependant. Elle nous montre les mécanismes juridiques de la
construction de ces marchés des infrastructures. Car il s'agit bien d'une thèse
de droit, et non d'une thèse d'économie, bien que l'auteur maîtrise
parfaitement les aspects particuliers de l'économie des ports et des aéroports.
Le marché, en effet, n'est pas une sorte d' « état de nature » ; c'est un ordre
institué en fonction des besoins d'échange. Tout n'entre pas dans des rapports
de marché, et nombre d'activités publiques demeurent hors marché, mais il en
est ainsi davantage en raison de choix de société ou de décisions politiques
qu'en raison des propriétés particulières de ces activités. Rien de ce qui est
imputé au « régalien » n'échappe par nature au marché ; la sécurité comme
les aéroports peuvent être soustraits au marché ou au contraire être plus ou
moins largement soumis à un marché. Mais nous nous trouvons dans une
époque caractérisée par la généralisation du marché, ou encore
l'institutionnalisation du marché généralisé, dans le sens où les institutions du
marché gagnent, à des degrés divers tous les domaines d'activité, et où
l'intégration européenne par le marché soutient elle-même, par les moyens du
droit, cette évolution. Les grandes infrastructures de transport ne sauraient y
échapper.

L'auteur analyse très finement les particularités de ce marché, qu'elle qualifie
d' « hétérotopie ». A la différence d'autres infrastructures, les ports et les
aéroports ne s'intègrent pas dans des réseaux linéaires. Les réseaux sont
déterminés par les opérateurs des services de transport en fonction des
liaisons qu'ils décident d'exploiter. Ce sont donc ces flux qui rendent possible
un marché des infrastructures, valorisent celles-ci ou les dévalorisent. Les
enchères auxquelles les compagnies aériennes « low cost » soumettent
certains aéroports de régions touristiques en sont l'illustration la plus connue,
malgré le caractère public de leur propriété et de leur exploitation. Les
aéroports ne sont pas délocalisables et ne sont pas mobiles, mais les capitaux

11

qui en représentent la valeur le sont. D'abord entrées dans le marché comme
« infrastructures essentielles », support de la concurrence entre opérateurs de
transport, les ports et les aéroports sont devenus eux-mêmes en quelques
décennies des opérateurs autonomes devant agir pour conserver ou élargir
leurs parts de marché vis-à-vis des utilisateurs, non seulement les opérateurs
de transport, mais aussi les exploitants de toutes sortes d'activités pouvant
trouver place sur les emprises portuaires et aéroportuaires. Sofia
Mitsiopoulou fait appel aux différents concepts du droit de la concurrence
pour définir les marchés d'infrastructures ; elle met en évidence le critère de
la substituabilité de la demande comme étant déterminant dans la définition
des marchés pertinents, notamment par la définition zones de desserte selon
la nature de la demande, et montre comment la notion d'abus de position
dominante a pu être utilisée, notamment au Royaume-Uni, pour justifier des
mesures de démantèlement capitalistique. Elle étudie également la
concurrence internationale entre opérateurs portuaires ou aéroportuaires
pour la réalisation et l'exploitation de nouvelles infrastructures. Les modes de
gestion des aéroports sont également pris en compte.

Cependant Sofia Mitsiopoulou aboutit à des conclusions nuancées et relève
aussi les faiblesses de cette nouvelle économie des infrastructures. Celle-ci
peut conduire à de considérables gaspillages de ressources. Une régulation
est nécessaire pour assurer que la concurrence sert l'intérêt général,
c'est-àdire celui des consommateurs et de la société tout entière, et non pas la
financiarisation du secteur. Le droit de l'Union européenne est déjà intervenu
en ce sens dans l'exploitation des infrastructures aéroportuaires, tout en
protégeant le développement de la concurrence.

L'ouvrage de Sofia Mitsiopoulou représente ainsi une synthèse magistrale et
novatrice de l'évolution de l'économie et du droit des infrastructures
portuaires et aéroportuaires et, si la thèse se concentre sur le droit français,
le droit grec et le droit de l'Union européenne, sa problématique intéresse la
plupart des pays. Ne doutons pas, alors, du succès de ce livre.

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12

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13

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7ULEXQDO GH 3UHPLqUH ,QVWDQFH GH O¶8QLRQ HXURSpHQQH
9ROXPH

16

« Une économie de marché ne peut exister que dans
une société de marché. (…) C’est à l’aide du concept
de marchandise (commodity) que le mécanisme du
marché s’enclenche sur les divers éléments de la vie
industrielle. (…) Par conséquent,chaque élément de
l’industrie est considéré comme ayant été produit
pour la vente, car alors, et alors seulement, il sera
soumis au mécanisme de l’offre et de la demande en
interaction avec les prix. Cela signifie en pratique
qu’il doit y avoir des marchés pour tous les éléments
de l’industrie ; que, sur ces marchés, chacun de ces
éléments s’organise dans un groupe d’offre et un
groupe de demande ; et que chaque élément a un prix
1
qui agit réciproquement sur l’offre et la demande ».

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/¶agora GHO¶$QWLTXLWp JUHFTXH FRQVWLWXDLW OH OLHX GH UDVVHPEOHPHQW GHV
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O¶agora FRQVWLWXDLWO¶HVSDFH GH UHQFRQWUHV GH WRXWHV VRUWHV OLHX G¶DFFXHLO GH
UpXQLRQV UHOLJLHXVHV SROLWLTXHV pFRQRPLTXHV VRFLDOHV FRPPHUFLDOHV RX
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G\QDPLTXH GX PDUFKp DXUDLWHOOH UHWURXYp VRQ DPSOHXU LQLWLDOH "

L’ « impérialisme » du marché

« Le marché est à la mode. Il paraît avoir les faveurs de beaucoup sinon de

tous » (Q SOXV LO VHPEOH TXH OH PDUFKp HVW pJDOHPHQW WUDQVPLVVLEOH GDQV OD
PHVXUH R LO VH SURSDJH GDQV GHV GLIIpUHQWV PLOLHX[ GH O¶pFRQRPLH HW GH OD


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O¶KLVWRLUH ªArchives de philosophie de droit SS

17

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proprement tout sur son passage ».GHV VHFWHXUV DIIHFWpV RX /¶pYHQWDLO
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'¶DLOOHXUV OH PDUFKp QH FRQVWLWXH SDV XQ IDLW PDLV XQ PRGqOH XQH LQYHQWLRQ
WKpRULTXH D\DQW SDU FRQVpTXHQW« toujours partie liée avec l’artificiel –
permettant d’expliciter le fonctionnement de la nature, nature des choses, des
âmes, des sociétés, etc., de leur donner un sens et une cohérence, de permettre
7
une certaine prévisibilité (…) » &H PRGqOH WKpRULTXH G¶RUJDQLVDWLRQ UHVWH j
rWUH YpULILp SDU GHV IDLWV HW GHV REVHUYDWLRQV HPSLULTXHV

,O HQ GpFRXOH SDU FRQVpTXHQW TXH G¶XQH SDUW OH PDUFKp HVW VDQV GLIILFXOWp
SDUWLFXOLqUH pWHQGX FRPPH PRGqOH pFRQRPLTXH PDLV TXH G¶DXWUH SDUW LO
FRQWLQXH GH QpFHVVLWHU XQ SURFHVVXV GH FRQVWUXFWLRQ 0rPH VL VRQ DSSOLFDWLRQ
j XQ VHFWHXU DXSDUDYDQW KRUV GHV UqJOHV GX PDUFKp SHXW VHPEOHU O¶pYROXWLRQ
QDWXUHOOH XQH LQWHUYHQWLRQ H[WpULHXUH V¶LPSRVH SRXU O¶pWDEOLVVHPHQW GX
PDUFKp &H GHUQLHU V¶HIIHFWXH QRUPDOHPHQW SDU OH ELDLV G¶XQ SURFHVVXV GH
OLEpUDOLVDWLRQ


)ULVRQ5RFKH 0$ © /H PRGqOH GX PDUFKp ªArchives de philosophie de droit
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7RUUH6FKDXE 0Essai sur la construction juridique de la catégorie de marché,/*'- 3DULV
FROO %LEOLRWKqTXH GH GURLW SULYp WRPH S

6HORQ OH GLFWLRQQDLUH /DURXVVH LO V¶DJLW G¶XQ PRWLI RX WKqPH DVVH] FDUDFWpULVWLTXH GHVWLQp j
UDSSHOHU GDQV XQ RXYUDJH PXVLFDO XQH LGpH XQ VHQWLPHQW XQ pWDW RX XQ SHUVRQQDJH :DJQHU
HQ D V\VWpPDWLVp O
HPSORL

'HOIDUG + © /D PDLQ LQYLVLEOH 0\WKH HW UpDOLWp GX PDUFKp FRPPH RUGUH VSRQWDQp ªRevue
d’économie politique Q SS

)ULVRQ5RFKH 0$ © /H PRGqOH GX PDUFKp ªArchives de philosophie de droit
SS

18

'DQV FHW HQYLURQQHPHQW pFRQRPLTXH G¶H[SDQVLRQ GX PDUFKps’inscrit le sujet
de notre étude OH PDUFKp GHV DpURSRUWV HW GHV SRUWV VXVFHSWLEOHV GH FRQQDvWUH
XQH FRQFXUUHQFH HQWUH HX[ 7RXWHIRLV VHORQ O¶DSSURFKH WUDGLWLRQQHOOH TXL

DWWULEXH OD JHVWLRQ GHV LQIUDVWUXFWXUHV GH WUDQVSRUW DX VHLQ GH O¶(WDW OHV
DpURSRUWV HW OHV SRUWV FRQVWLWXHQW GHV LQIUDVWUXFWXUHV PDVVLYHV IRUWHPHQW
LQGLYLVLEOHV j FRWV IL[HV pOHYpV H[LJHDQW GHV LQYHVWLVVHPHQWV LUUpYHUVLEOHV ,OV
VRQW DORUV FRQVLGpUpV WUqV VRXYHQW FRPPH GHV PRQRSROHV QDWXUHOV GDQV OD
PHVXUH R OHV VHUYLFHV UHVSHFWLIV VRQW IRXUQLV SDU XQ VHXO RSpUDWHXU
QRUPDOHPHQW O¶(WDW j XQ FRW PRLQGUH TXH QH OH IHUDLHQW SOXVLHXUV
IRXUQLVVHXUV GDQV OH PDUFKp /HV DpURSRUWV HW OHV SRUWV FRQVWLWXHQW GHV
LQIUDVWUXFWXUHV LPPXDEOHV GRQW OD SRVVLELOLWp GH FRQYHUVLRQ Q¶HVW TXH
WKpRULTXH /HV LQYHVWLVVHPHQWV QpFHVVDLUHV QH VRQW SDV VXVFHSWLEOHV G¶rWUH
IDFLOHPHQW PRGLILpV FH TXL LPSRVH XQH SODQLILFDWLRQ DWWHQWLYH DX ORQJ WHUPH
&H PDQTXH WRWDO GH IOH[LELOLWp LPSOLTXH FHUWDLQHPHQW G¶XQH SDUW TXH
O¶H[FpGHQW GH FDSDFLWp Q¶HVW SDV IDFLOHPHQW WUDQVIpUDEOH FRPPH F¶HVW OH FDV

SDU H[HPSOH SRXU XQH FHQWUDOH pOHFWULTXH '¶DXWUH SDUW OHV SUREOqPHV GH
FDSDFLWp OLPLWpH VRQW GLIILFLOHPHQW UpVROXV /HV FRWV pOHYpV GH OD FRQVWUXFWLRQ
GHV LQIUDVWUXFWXUHV FRQVWLWXHQW GHV EDUULqUHV j O¶HQWUpH VL LPSRUWDQWHV TXH OHXU
PDUFKp SRXUUDLW GLIILFLOHPHQW rWUH FDUDFWpULVp FRPPH FRQWHVWDEOH 6RQW
DMRXWpHV G¶DLOOHXUV GHV FRQWUDLQWHV LPSRUWDQWHV JpRJUDSKLTXHV GXHV DX U{OH
FUXFLDO MRXp SDU FHV LQIUDVWUXFWXUHV GDQV OH FDGUH GH O¶DPpQDJHPHQW WHUULWRULDO

6RXV WRXWHV FHV FRQGLWLRQV OH WUDLWHPHQW GX VXMHW G¶XQ PDUFKp GHV
LQIUDVWUXFWXUHV GH WUDQVSRUW VHPEOH SRXU OH PRLQV DPELWLHX[

Le processus de libéralisation

/D OLEpUDOLVDWLRQ G¶XQH DFWLYLWp SUpVXSSRVH OH GpVHQJDJHPHQW GH O¶(WDW DILQ
TXH FHWWH DFWLYLWp VRLW UpJLH SDU O¶pFRQRPLH GH PDUFKp (OOH V¶HIIHFWXH SDU OD
VXSSUHVVLRQ GHV PRQRSROHV pWDWLTXHV HW GURLWV H[FOXVLIV DLQVL TXH SDU

O¶LQVWDXUDWLRQ HW OD SUpVHUYDWLRQ GH OD FRQFXUUHQFH $LQVL OD OLEpUDOLVDWLRQ
SUpVHQWH XQ FDUDFWqUH WDQW IRQFWLRQQHO TXH G\QDPLTXH GDQV OD PHVXUH R HOOH
LQWHUYLHQW SRXU O¶pWDEOLVVHPHQWex nihiloPDUFKp /H PRGqOH HXURSpHQ G¶XQ



3RXU XQH DQDO\VH GX PRGqOH KLVWRULTXH G¶H[SORLWDWLRQ DpURSRUWXDLUH YRLU SDUWLFXOLqUHPHQW OD
SUHPLqUH SDUWLH GH OD WKqVH GH &KDSLHU*UDQLHU 1Les aéroports commerciaux entre économie
administrée et économie de marché. Aspects juridiques d’une mutation 380 S

([HPSOH FLWpSDU *URVGLGLHU GH 0DWRQV -Droit, économie etfinancesportuaires 3UHVVHV GH
O
(FROH QDWLRQDOH GHVSRQWV HW FKDXVVpHV SSTXL H[SOLTXHTXH O¶H[FpGHQW
G¶pOHFWULFLWpSURGXLWHSDU XQH FHQWUDOH pOHFWULTXH HVW WUDQVIpUDEOH j Q¶LPSRUWH TXHO
FRQVRPPDWHXU SDU O¶LQWHUPpGLDLUH GX UpVHDX GH GLVWULEXWLRQ

9RLU SDUPL G¶DXWUHV 'X 0DUDLV %Droit public de la régulation économique 'DOOR] 3DULV
S S

19

G¶RXYHUWXUH GHV PDUFKpV HVW FHOXL G¶XQH OLEpUDOLVDWLRQ SURJUHVVLYH TXL HVW
SUpFLVpPHQW pFKHORQQpH VRXV IRUPHV GH © SDTXHWV ª GH PHVXUHV 'DQV FH FDV
GH OLEpUDOLVDWLRQ SDU OH ELDLV G¶XQH LQWHUYHQWLRQ SRVLWLYH LO V¶DJLWgrosso modo
G¶XQ V\VWqPH GH UDSSURFKHPHQW SRVLWLI GHV OpJLVODWLRQV QDWLRQDOHV YLVDQW j
O¶pWDEOLVVHPHQW GH PDUFKpV GDQV GHV VHFWHXUV SUpFLV $ O¶DFFRPSOLVVHPHQW GH
FHW REMHFWLI SHXW FHUWDLQHPHQW FRQWULEXHU O¶DSSOLFDWLRQ MXULVSUXGHQWLHOOH GX
GURLW FRPPXQ GH O¶8QLRQ HXURSpHQQH GDQV OH FDGUH GH O¶pWDEOLVVHPHQW GX

PDUFKp LQWHUQH

'DQV OD PHVXUH R XQH FODULILFDWLRQ WHUPLQRORJLTXH V¶LPSRVH OH WHUPH GH
© GpUpJOHPHQWDWLRQ ª WUDGXFWLRQ HQ IUDQoDLV GX WHUPH DQJORVD[RQ

© GHUHJXODWLRQ ª UHQYRLH DX SDVVDJH G¶XQ V\VWqPH UpJOHPHQWp j XQ V\VWqPH
TXL QH O¶HVW SOXV 2U HQ FH VHQV VRQ XWLOLVDWLRQ VDQV GLVWLQFWLRQ DEXVH TXHOTXH
SHX GDQV OD PHVXUH R OH WUDQVSRUW HW OHV DXWUHV VHFWHXUV HQ UpVHDX UHVWHQW WRXW

GH PrPH UpJLV SDU XQminimun /D SROLWLTXH UDGLFDOH GHGH UqJOHPHQWDWLRQ
deregulation,j VDYRLU GH O¶RXYHUWXUH WRWDOH GHV PDUFKpV j OD FRQFXUUHQFH D pWp

DGRSWpH GqV OHV DQQpHV DX[ (WDWV8QLV ,O HVW SUpIpUDEOH DORUV GH V¶HQ
WHQLU DX WHUPH GH © OLEpUDOLVDWLRQ ª GDQV OH VHQV G¶XQH OLEpUDOLVDWLRQ GH O¶DFFqV
DX PDUFKp /D SROLWLTXH PHQpH SDU O¶8QLRQ HXURSpHQQH QH YLVDLW SDV j XQH
VLWXDWLRQ © GpUpJOHPHQWpH ª GHV VHFWHXUV HQ UpVHDX DX VHQV G¶XQH VXSSUHVVLRQ

TXDVLWRWDOH GH WRXWH UpJOHPHQWDWLRQ (OOH D SOXW{W LQVWDXUpXQH © Up
UpJOHPHQWDWLRQ ª GH FHV VHFWHXUV


,O HVW G¶DLOOHXUV VDQV UDSSHOHU O¶°XYUHSUpWRULHQQH GH OD &RXU GH -XVWLFH j O¶pJDUG GX PDUFKp
LQWHUQH 9RLU HQWUH DXWUHV 0DGGDORQ 3La notion de marché dans la jurisprudence de la Cour
de justice des Communautés européennes /*'- S

3DYDX[- © /H WUDQVSRUW DpULHQ KRUL]RQ ªI.T.A. S 9DUOHW - © /D
GpUpJOHPHQWDWLRQ GX WUDQVSRUW DpULHQ HW VHV FRQVpTXHQFHV VXU OHV UpVHDX[ HW VXU OHV DpURSRUWV ª
Annales de Géographie W Q SS ,O HVW LQWpUHVVDQW GH VLJQDOHU TXH
OHV HIIHWV REVHUYpV RQW pWp FRQWUDLUHV j FHX[ HVFRPSWpV 3UpFLVpPHQW LO Q¶\ D SDV HX GH EDLVVH
VSHFWDFXODLUH GHV SUL[ PR\HQV j ORQJ WHUPH PDOJUp OD PXOWLSOLFDWLRQ GHV WDULIV UpGXLWV HW PDOJUp
OHV JXHUUHV WDULIDLUHV TXH VH VRQW OLYUpHV OHV FRPSDJQLHV (Q SOXV OD OXWWH GpYHORSSpH HQWUH OHV
FRPSDJQLHV OHXU D FRWp WUqV FKHU SURYRTXDQW OD IDLOOLWH GH QRPEUH G¶HQWUH HOOHV 8Q GHV HIIHWV
OHV SOXV VXUSUHQDQWV GH OD OLEpUDOLVDWLRQ D pWp G¶DLOOHXUV OD FRQFHQWUDWLRQ GX VHFWHXU DpULHQ DXWRXU
GH TXHOTXHV PpJDFRPSDJQLHV FRQWU{ODQW O¶HVVHQWLHO GX WUDILF DLQVL TXH OD UHVWUXFWXUDWLRQ GH
OHXUV UpVHDX[ VRXV IRUPH GH UpVHDX[ pWRLOHV GH IDoRQ j UpDOLVHU GHV pFRQRPLHV G¶pFKHOOH HW GHV
pFRQRPLHV G¶HQYHUJXUH

,O QH FRQFHUQH HQ IDLW TXH O¶DVSHFW FRPPHUFLDO GX WUDQVSRUW

/D IRUPH GHderegulationOD SOXV UDGLFDOH FRQVLVWH HQ OD VXSSUHVVLRQ PrPH GX UpJXODWHXU GX
PDUFKp (OOH D pWp DGRSWp DX[ (WDWV8QLV HQ FH TXL FRQFHUQH OH WUDQVSRUW DpULHQ IHUURYLDLUH HW
URXWLHU DYHF O¶DEROLWLRQ GH ODCivil Aviation Board (CAB)HWInterstate Commerce Commission
(ICC)

« Il faut libéraliser. Ou plutôt libérer, car le mot « libéralisation » n’est pas dans le traité,
c’est le mot « libération » qui y est. Le traité de Rome est un acte de liberté, il veut que le citoyen

20

Les infrastructures de réseau confrontées à la libéralisation des marchés


/HV VHFWHXUV GH UpVHDXFRQVWLWXHQW XQ WHUUDLQ G¶REVHUYDWLRQ LGpDO GH OD
WUDQVLWLRQ GH O¶pFRQRPLH DGPLQLVWUpH j O¶pFRQRPLH GH PDUFKp /¶RXYHUWXUH j
OD FRQFXUUHQFH GH FHV VHFWHXUV D PLV ILQ DX WUDLWHPHQW SUpIpUHQWLHO GHV
FRPSDJQLHV QDWLRQDOHV SDU OHXUV (WDWV 8QH FRQGLWLRQ H[LVWHQWLHOOH GH OD
OLEpUDOLVDWLRQ GHV PDUFKpV HVW O¶RXYHUWXUH GH O¶DFFqV DX[ LQIUDVWUXFWXUHV
FRQVWLWXDQW GHV IDFLOLWpV HVVHQWLHOOHV DpURSRUWV SRUWV UpVHDX IHUURYLDLUH
LQIUDVWUXFWXUHV G¶pQHUJLH DX[ RSpUDWHXUV 8QH IRLV UHVSHFWpHV DORUV OHV
FRQGLWLRQV G
DFFqV DX PDUFKp OHV HQWUHSULVHV HQ VLWXDWLRQ GH FRQFXUUHQFH
GRLYHQW EpQpILFLHU G
XQ DFFqV WUDQVSDUHQW HW QRQ GLVFULPLQDWRLUH DX[
LQIUDVWUXFWXUHV HVVHQWLHOOHV ,O V
DJLW G
LQIUDVWUXFWXUHV«dont la nature est
complémentaire à une activité économique sur un marché lié mais distinct et
que tout nouvel entrant ne peut pratiquement ou raisonnablement

dupliquer ».

3DU FRQVpTXHQW OD OLEpUDOLVDWLRQ GHV PDUFKpV HIIHFWXpH JUDGXHOOHPHQW GqV OD
GpFHQQLH GH D FRQGXLW j GHV ERXOHYHUVHPHQWV SURIRQGV GDQV OD VWUXFWXUH
HW OH IRQFWLRQQHPHQW GHV LQIUDVWUXFWXUHV UHVSHFWLYHV /D SUHPLqUH pWDSH GHV
HIIHWV GH OD OLEpUDOLVDWLRQ GHV PDUFKpV HQ UpVHDX VXU OHXUV LQIUDVWUXFWXUHV
FRQFHUQDLW OD UpDFWLRQ GHV LQIUDVWUXFWXUHVfaceDX PDUFKp ,O V¶DJLW GHV UqJOHV
DFFHVVRLUHV j OD OLEpUDOLVDWLRQ GX PDUFKp YLVDQW j FRQVROLGHU OD FRQFXUUHQFH
VXU OH PDUFKp OLEpUDOLVp (Q FH TXL FRQFHUQH OH VHFWHXU GH WUDQVSRUW LO V¶DJLW


européen soit le plus libre possible, libre de circuler, libre d’échanger des biens et des services,
libre de choisir où et comment il peut vivre, travailler ou voyager. Cette libéralisation, qui
correspond à la notion d’Europe « sans frontières », a de ce fait un sens précis, qui se distingue
clairement, sans nécessairement s’y opposer, des concepts de libéralisme et de dérégulation »
9LQFHQW 0 © /H U{OH GH OD &RPPLVVLRQ GDQV OD PLVH HQ SODFH GX PDUFKp XQLTXH ª
FRPPXQLFDWLRQ j O¶RFFDVLRQ GH OD -RXUQpH G¶pWXGH RUJDQLVpH SDU O¶(FROH QDWLRQDOH GHV 3RQWV HW
&KDXVVpHV j 3DULV OH MHXGL PDUV VXU OH WKqPH Transport aérien : libéralisme et
déréglementation $FWHV SXEOLpHV SDU OHV 3UHVVHV GH O¶(FROH QDWLRQDOH GHV 3RQWV HW &KDXVVpHV
3DULV

,O V¶DJLW SULQFLSDOHPHQW GHV VHFWHXUV GH WpOpFRPPXQLFDWLRQV GH WUDQVSRUW RX G¶pQHUJLH 3RXU
XQH YLVLRQ GpWDLOOpH GH OD QRWLRQ YRLU &XULHQ 1Economie des réseaux 5HSqUHV /D
'pFRXYHUWH S S

:HLQJDUWHQ © /D WKpRULH GHV LQIUDVWUXFWXUHV HVVHQWLHOOHV HW O
DFFqV GHV WLHUV DX[ UpVHDX[ HQ
GURLW FRPPXQDXWDLUH ªCJEG S 3RXU XQH DQDO\VH GH OD WKpRULH GHV IDFLOLWpV
HVVHQWLHOOHV YRLU OD WKqVH GH 'H]REU\ *La théorie des facilités essentielles : essentialité et
droit communautaire de la concurrence /*'- S

21


SDU H[HPSOH GH O¶RXYHUWXUH GH O¶DFFqV GHV WUDQVSRUWHXUV DX[ LQIUDVWUXFWXUHV

HW GH OD © UpQRYDWLRQ ª GHV VHUYLFHV FRQQH[HV

'DQV OD OLJQpH GH O¶DGDSWDWLRQ GHV JUDQGHV LQIUDVWUXFWXUHV GH WUDQVSRUW j
O¶pFRQRPLH GH PDUFKp V¶LQVFULW pJDOHPHQW OH GpVHQJDJHPHQW GH O¶(WDW GH OHXU
JHVWLRQ TXL HVW GH SOXV HQ SOXV JpQpUDOLVp HQ (XURSH /HV LQIUDVWUXFWXUHV LFL
YLVpHV VRQW OHV DpURSRUWV HW OHV SRUWV ,O FRQYLHQW GH SUpFLVHU TXH OD QRWLRQ
G¶LQIUDVWUXFWXUHV j VDYRLU G¶DpURSRUWV HW GH SRUWV FRPSRUWH HQ PrPH WHPSV
XQ DVSHFW PDWpULHO HW XQ DVSHFW LPPDWpULHO LO IDXW HQWHQGUH SDU FHV WHUPHV WDQW
OHV LQVWDOODWLRQV WHUUHVWUHV OHV LQIUDVWUXFWXUHVstricto sensu GHVVHUYDQW OHV

FRPSDJQLHV GH WUDQVSRUW TXH OHV HQWLWpV TXL JqUHQW FHV LQVWDOODWLRQV

&H GpVHQJDJHPHQW D FRQGXLW VXLYDQW XQ PRXYHPHQW LQWHUQDWLRQDO j OD
PRGLILFDWLRQ GHV VWDWXWV GHV RSpUDWHXUV TXL D pWp SODQLILpH DILQ TX¶LOV SXLVVHQW
V¶LQVpUHU GDQV OH PDUFKp pPHUJHQW ,O V¶DJLW G¶XQH pYROXWLRQ © VSRQWDQpH ª
F
HVWjGLUH QRQ YLVpH SDU XQ SURFHVVXV GH OLEpUDOLVDWLRQ VSpFLDOHPHQW PLV HQ
SODFH SDU OH GURLW HXURSpHQ (Q )UDQFH OHV PXWDWLRQV SUpGRPLQDQWHV
FRQFHUQDQW O¶H[SORLWDWLRQ GHV DpURSRUWV HW GHV SRUWV VRQW OD GpFHQWUDOLVDWLRQ HW
OD SULYDWLVDWLRQ 8Q PRXYHPHQW GH WUDQVIHUW PDVVLI DX[ FROOHFWLYLWpV

WHUULWRULDOHV GH OD SURSULpWp HW GH OD JHVWLRQ GH DpURGURPHV FLYLOVHW GH

SRUWV G¶LQWpUrW QDWLRQDOD pWp DFFRPSDJQp GH O¶RXYHUWXUH GX GRPDLQH GH OD
JHVWLRQ DpURSRUWXDLUH HW SRUWXDLUH DX[ FDSLWDX[ SULYpV DYHF SULQFLSDOHPHQW OD
WUDQVIRUPDWLRQ GH O¶pWDEOLVVHPHQW SXEOLF $pURSRUWV GH 3DULV $'3 HQ VRFLpWp

DQRQ\PH $LQVL O¶LQWpUrW JpQpUDO pWDWLTXH VHUYL SDU GHV LQIUDVWUXFWXUHV


6RLW SDU OD YRLH MXULVSUXGHQWLHOOH DYHF pYRFDWLRQ GH OD WKpRULH G¶LQIUDVWUXFWXUHV HVVHQWLHOOHV
VRLW SDU OD YRLH OpJLVODWLYH SDU OD SULVH GH PHVXUHV FRQFUqWHV GH UpJXODWLRQ GH O¶DFFqV H[
DWWULEXWLRQ GHV FUpQHDX[ KRUDLUHV VLOORQV IHUURYLDLUHV HWF

'HPrPH XQ QRPEUH G¶DFWLYLWpV RQW pWp RXYHUWHV QRWDPPHQW SDU O¶LQWHUYHQWLRQ
MXULVSUXGHQWLHOOH H[ PDQXWHQWLRQ SRUWXDLUH HW G¶DXWUHV SDU O¶LQWHUYHQWLRQ OpJLVODWLYH H[
DVVLVWDQFH HQ HVFDOH 9RLU DX QLYHDX GRFWRUDO $OTXLp 3Infrastructures de transport et
concurrence VRXV OD GLU 'H /,GRW 3DULV HW &KDSLHU*UDQLHU 1Les aéroports
commerciaux entre économie administrée et économie de marché. Aspects juridiques d’une
mutation 380 S

9RLU SRXU OD QRWLRQ GHV © LQIUDVWUXFWXUHV ª LFL YLVpHV OHChamp matériel de l’analyseGDQV
FHWWH LQWURGXFWLRQ

3RXUOD GpFHQWUDOLVDWLRQ DpURSRUWXDLUH YRLU j WLWUH LQGLFDWLI © /D GpFHQWUDOLVDWLRQ
DpURSRUWXDLUH ª &ROORTXH GX *5$/(&156 MXLQ 3HUSLJQDQRFDA S

9RLUj WLWUH LQGLFDWLI 'HEULH - /DYDXG/HWLOOHXO 9 VRXV GLULa décentralisation
portuaire : réformes, acteurs, territoires /¶+DUPDWWDQ HW %UDV -3 2UDQJH * FRRUG
Les ports dans l’Acte II de la décentralisation 3DULV /¶+DUPDWWDQ

/D WUDQVIRUPDWLRQ GH O¶pWDEOLVVHPHQW SXEOLF $pURSRUWV GH 3DULV $'3 HQ VRFLpWp DQRQ\PH
HVW LQWHUYHQXH OH MXLOOHW ORUV GH OD SXEOLFDWLRQ GX GpFUHW Q GX MXLOOHW
UHODWLI j OD VRFLpWp $pURSRUWV GH 3DULV DSSURXYDQW OHV VWDWXWV HW OH FDKLHU GHV FKDUJHV GH OD
QRXYHOOH VRFLpWp HQ DSSOLFDWLRQ GH O¶DUWLFOH GH OD ORL Q GX DYULO

22

JpUpHV SDU O¶DGPLQLVWUDWLRQ FHQWUDOH HVW GpVRUPDLV DVVRFLp j G¶DXWUHV LQWpUrWV
VRLW GpFHQWUDOLVpV FHX[ GHV FROOHFWLYLWpV ORFDOHV VRLW SULYpV FHX[ GHV JUDQGHV
FRPSDJQLHV WUDQVQDWLRQDOHV TXL VRQW GpVLJQpHV FRPPH JHVWLRQQDLUHV

L’environnement concurrentiel des transports en pleine évolution

7DQW OHV DpURSRUWV TXH OHV SRUWV VRQW GHYHQXV GHV SDUWHQDLUHV GX WUDQVSRUW
DpULHQ HW PDULWLPH GDQV XQ HQYLURQQHPHQW GH SOXV HQ SOXV FRQFXUUHQWLHO /HV
DpURSRUWV IRQW IDFH DX WUDQVSRUW DpULHQ VHFWHXU HQ PRXYHPHQW FRQVWDQW GRQW
OHV RSpUDWHXUV GHV HQWUHSULVHV VRXYHQW SOXV SXLVVDQWHV TXH OHV DpURSRUWV OHV
GHVVHUYDQW DGRSWHQW GHV VWUDWpJLHV G\QDPLTXHV HW H[HUFHQW XQH SUHVVLRQ GH
SOXV HQ SOXV IpURFH VXU OHV DpURSRUWV '¶XQH SDUW OHV FRPSDJQLHV DpULHQQHV
WUDGLWLRQQHOOHV PRWLYpHV SDU OHV FDUDFWpULVWLTXHV G¶pFRQRPLHV G¶pFKHOOHV
IRUPHQW GHV DOOLDQFHV VWUDWpJLTXHV DX QLYHDX LQWHUQDWLRQDO '¶DXWUH SDUW OHV
FRPSDJQLHV j EDV FRWV VRQW H[WUrPHPHQW PRELOHV HW DGRSWHQWSDUIRLV GHV
SUDWLTXHV FRPPHUFLDOHV WUqV RIIHQVLYHV GDQV ODSRXUVXLWH GH O
DpURSRUW TXL OHXU
JDUDQWLUD OHV PHLOOHXUHV FRQGLWLRQV G
LPSODQWDWLRQ ,O D G¶DLOOHXUV pWp HVWLPp TXH
OHlow costHVW« le plus grand événement concurrentiel depuis trente ans ».
3RXU FHUWDLQV JHVWLRQQDLUHV G¶DpURSRUWV OHV FRPSDJQLHV j EDV FRWV
UHSUpVHQWHQW OD VHXOH SRVVLELOLWp GH PDLQWLHQ G¶XQ WUDILF UpJXOLHU

/HV SRUWV GH OHXU SDUW VXELVVHQW OHV FRQVpTXHQFHV GHV SURIRQGHV PXWDWLRQV GX
WUDQVSRUW PDULWLPH QRWDPPHQW GH OD FRQWHQHXULVDWLRQ GX WUDQVSRUW GH IUHW
'HSXLV OD ILQ GHV DQQpHV OD FRQWHQHXULVDWLRQ DSHUPLV GHVJDLQV GH
SURGXFWLYLWp WHOOHPHQW LPSRUWDQWV HQSDUWLFXOLHU HQ FHTXL FRQFHUQH OD
PDQXWHQWLRQSRUWXDLUHTXH OH WUDQVSRUW FRQWHQHXULVp DSUHVTXH WRWDOHPHQW
UHPSODFp OH WUDQVSRUW FRQYHQWLRQQHO SRXU WRXWHV OHV PDUFKDQGLVHV VXVFHSWLEOHV
G
rWUH FRQWHQHXULVpHV /H PRGqOH TXL SUpGRPLQH HVW FHOXL GH FKDvQH ORJLVWLTXH
© VXSSO\ FKDLQ ª GDQV OHTXHO OHV SRUWV QH FRQVWLWXHQW TXH GHV Q°XGV
SDUWLFXOLHUV /D SOXSDUW GHV JUDQGV RSpUDWHXUV GX WUDQVSRUW PDULWLPH
FRQWHQHXULVp SRXUVXLYHQW OD VWUDWpJLH FRPPHUFLDOH GH WUDQVSRUW © SRUWH j SRUWH
ª © GRRU WR GRRU ª ,OV GHYLHQQHQW GHV WUDQVSRUWHXUV JOREDX[ HQ LQWpJUDQW GDQV
OHXU RIIUH GHV VHUYLFHV ORJLVWLTXHV /HV JURV DUPDWHXUV V¶LQWqJUHQW DYHF
G¶DXWUHV RSpUDWHXUV HQ IRUPDQW GHV VFKpPDV WDQW KRUL]RQWDX[ TXH YHUWLFDX[
DYHF GHV RSpUDWHXUV SRUWXDLUHV (Q RXWUH OD ILQDQFLDULVDWLRQ LQWHQVH GX PDUFKp
GHV DpURSRUWV HW GHV SRUWV DERXWLW j XQH IRUWH PRELOLWp SXLVTXH OHV DFWLIV
SHXYHQW FKDQJHU SOXVLHXUV IRLV GH PDLQV DSUqV OHXU FHVVLRQ DX VHFWHXU SULYp

La thèse principale

6HORQ O¶DSSURFKH SOXV UDGLFDOH LFL DGRSWpH OHV DpURSRUWV HW OHV SRUWV GHYLHQQHQW
HX[PrPHV GHV RSpUDWHXUV GDQV OHXU SURSUH pFKLTXLHU FRQFXUUHQWLHO IRUPDQW

23

XQmarché des infrastructures $SUqV OD UpDFWLRQ GHV LQIUDVWUXFWXUHVface DX
PDUFKp OD QRXYHDXWp GH O¶DSSURFKH LFL DGRSWpH FRQVLVWH DORUV HQ O¶H[DPHQ GHV
LQIUDVWUXFWXUHV GH WUDQVSRUWdansPDUFKp 3UpFLVpPHQW HQ SOXV GH OH
O¶DGDSWDWLRQ QpFHVVDLUH GHV LQIUDVWUXFWXUHV LPSRVpH SDU OH GURLW HXURSpHQ DX
QRXYHDX V\VWqPH GX PDUFKp OLEpUDOLVp OHV DpURSRUWV HW OHV SRUWV RQW VXEL XQH
PXWDWLRQ EHDXFRXS SOXV SURIRQGH /HV UqJOHV GX PDUFKp OHV RQW DIIHFWpV
WHOOHPHQW TXH QRXV VRPPHV FRQGXLWV j XQmarché des infrastructures TXL
DGRSWHQW GHV VWUDWpJLHV LQWHUDJLVVHQW HW PrPH VH FRQFXUUHQFHQW FRPPH GHV
DFWHXUV DXWRQRPHV PDMHXUV HW VWUDWpJLTXHV

(Q HIIHW VRXV O¶HIIHW GH OD OLEpUDOLVDWLRQ GX PDUFKp HXURSpHQ GHV WUDQVSRUWV
QRXV QRXV SHUPHWWRQV GH SDUOHU G¶XQH OLEpUDOLVDWLRQ GHV LQIUDVWUXFWXUHV
UHVSHFWLYHV OHXU UpJLPH MXULGLTXH pWDQW FRPSULV 0rPH VL OH GURLW HXURSpHQ
UHVWH RIILFLHOOHPHQW QHXWUH SDU UDSSRUW j OD TXHVWLRQ GX VWDWXW GH SURSULpWp

FKRLVL SDU OHV (WDWV LO VHPEOH TXH OD SURFpGXUH GH OLEpUDOLVDWLRQ D LQIOXHQFp
pJDOHPHQW OH VWDWXW GH SURSULpWp HW OD JHVWLRQ GHV LQIUDVWUXFWXUHV GH WUDQVSRUW
3DU FRQVpTXHQW O¶H[WHQVLRQ GH OD ORJLTXH GH PDUFKp DX[ LQIUDVWUXFWXUHV GH
WUDQVSRUW FRPPH OHV DpURSRUWV HW OHV SRUWV D HX GHV FRQVpTXHQFHV j GHV QLYHDX[
GLIIpUHQWV GH OD VWUXFWXUH GX VHFWHXU /D FRQVpTXHQFH OD SOXV LPSUHVVLRQQDQWH
GH FHWWH ORJLTXH GH PDUFKp HVW FHUWDLQHPHQW OH PDUFKp GHV LQIUDVWUXFWXUHV
stricto sensu j VDYRLU OH PDUFKp DX VHLQ GXTXHO OHV RSpUDWHXUV LQWHUDJLVVDQW
VRQW OHV LQIUDVWUXFWXUHV DpURSRUWXDLUHV HW SRUWXDLUHV HOOHVPrPHV

$\DQW H[SRVp OD WKqVH SULQFLSDOH j pWXGLHU LO FRQYLHQW HQVXLWH GH VRXOLJQHU
O¶intérêtSDUWLFXOLHU TXH SUpVHQWH O¶pWXGH GH FH VXMHW , GH GpOLPLWHU OH VXMHW
HQ SUpFLVDQW OHchamp de la recherche,, DYDQW G¶rWUH FRQGXLW j O¶H[SRVp GH
O¶angle d’attaqueDGRSWp ,,,

(I)

L’intérêt du sujet de recherche

/H VXMHW GH UHFKHUFKH SRVH OD TXHVWLRQ IRQGDPHQWDOH GH OD OLJQH GH
GpPDUFDWLRQ HQWUH PRQRSROH HW FRQFXUUHQFH /HV FHUWLWXGHV DQWpULHXUHV
FRQFHUQDQW OHV GHX[ QRWLRQV HW OHXUV IURQWLqUHV VRQW OHYpHV '¶DLOOHXUV OD
FRQFXUUHQFH QH FRQVWLWXH SDV XQ pWDW VWDEOH RX XQH VLWXDWLRQ PDLV XQ

« processus de découverte ».OD SUREOpPDWLTXH V¶DYqUH SOXV FRPSOH[H 2U
TXH OD VLPSOH GpILQLWLRQ G¶XQH IURQWLqUH HQWUH PDUFKp HW PRQRSROH GDQV OD
PHVXUH R HOOH Q¶HVW SDV PRQROLWKLTXH PDLV VH FRPSRVH G¶XQ HQVHPEOH GH
TXHVWLRQV VHFRQGDLUHV


9RLU O¶DUWLFOH IDPHX[ 7(& GHYHQX 7)(8

+D\HN )© &RPSHWLWLRQ DV D 'LVFRYHU\3URFHGXUH ªinNew Studies in Philosophy, Politics,
Economics and the History of Ideas,5RXWOHGJH .HJDQ 3DXO 5RXWOHGJH /RQGRQ

24

3OXV SUpFLVpPHQW O¶LQWpUrW SDUWLFXOLHU GH FH WUDYDLO UpVLGH GDQV OD UHFKHUFKH GH
O¶pTXLOLEUH HQWUH XQH VpULH GH GXDOLWpV /H PDUFKp GHV LQIUDVWUXFWXUHV GH
WUDQVSRUW VH WURXYH j OD FKDUQLqUH GH GHX[ VLWXDWLRQV FRQWUDGLFWRLUHV OH PDUFKp
HVW G¶XQH SDUW OLEpUDOLVp PDLV FRQWLQXH GH O¶DXWUH GH SUpVHQWHU SDU QDWXUH
TXHOTXHV FDUDFWpULVWLTXHV FODVVLTXHV GH PRQRSROH QDWXUHO 'H SOXV OH PDUFKp
LFL pWXGLp FRQVWLWXH OH SRLQW GH UHQFRQWUH GH OD FRQVWDWDWLRQ pFRQRPLTXH HW GH
O¶LQWHUYHQWLRQ MXULGLTXH GH O¶LQWpUrW JpQpUDO JDUDQWL SDU OH GURLW SXEOLF GH OD
FRQFXUUHQFH HW GH O¶LQWpUrW LQGLYLGXHO SUpVHUYp SDU OH GURLW SULYp GH OD
FRQFXUUHQFH GX GRPDLQH SXEOLF HW GH O¶HVSDFH PDUFKDQG

La particularité du cas aéroportuaire et portuaire

/¶LQWpUrW GX VXMHW pWXGLp UpVLGH GDQV OD QDWXUH SDUWLFXOLqUH GHV LQIUDVWUXFWXUHV
LFL YLVpHV &HWWH SDUWLFXODULWp VH SUpVHQWH G¶XQH SDUW SDU UDSSRUW DX[ DXWUHV
LQIUDVWUXFWXUHV G¶DXWUH SDUW SDU UDSSRUW DX[ DXWUHV PDUFKpV

…par rapport aux autres infrastructures


/HV DpURSRUWV HW OHV SRUWV V¶LQVFULYHQW GDQV XQ FRQWH[WH ODUJHPHQW FRQIOLFWXHO
/HV UHODWLRQV GH FRPSpWLWLRQ HW GH FRRSpUDWLRQ HQWUH OHV RSpUDWHXUV GH WUDQVSRUW
HW OHV LQIUDVWUXFWXUHV OHV GHVVHUYDQW O¶RSSRVLWLRQ GH OD VSKqUH SXEOLTXH
DXWRULWpV DpURSRUWXDLUHV PXQLFLSDOLWpV JRXYHUQHPHQWV FHQWUDX[ HW ORFDX[ j
OD VSKqUH SULYpH WUDQVSRUWHXUV RSpUDWHXUV SULYpV RX OHV FRQIOLWV HQWUH OHV
DFWHXUV GHV IRQFWLRQV DpURSRUWXDLUHV HW © OH PRQGH H[WHUQH ª FRQVWLWXHQW
VHXOHPHQW TXHOTXHV H[HPSOHV ,O FRQYLHQW GH QRWHU pJDOHPHQW OD FRPSpWLWLRQ
SRXU O¶HVSDFH XVDJHV UHODWLIV DX IRQFWLRQQHPHQW GH O¶LQIUDVWUXFWXUH FRQWUH
XVDJHV XUEDLQV OHV FRQIOLWV HQYLURQQHPHQWDX[ SROOXWLRQ GHV VROV GH O¶DLU
SROOXWLRQ YLVXHOOH QXLVDQFH VRQRUH OHV FRQILWV OLpV j OD FRQJHVWLRQ GHV
LQIUDVWUXFWXUHV

'¶XQH SDUW OHV DpURSRUWV HW OHV SRUWV VH GLVWLQJXHQW GHV LQIUDVWUXFWXUHV
UHVSHFWLYHV GHV DXWUHV VHFWHXUV HQ UpVHDX /D OLEpUDOLVDWLRQ GHV LQGXVWULHV GH
UpVHDX[ D LPSOLTXp O¶RXYHUWXUH GH O¶DFFqV j GHV WLHUV G¶LQIUDVWUXFWXUHV GRQW
O¶DFFqV HVW LQFRQWRXUQDEOH FRPPH OH UpVHDX GH WpOpFRPPXQLFDWLRQV OLJQHV GH
WUDQVSRUW GX FRXUDQW pOHFWULTXH RX DFFqV DX[ UpVHDX[ GH GLVWULEXWLRQ
SRVWDOH /¶RXYHUWXUH j OD FRQFXUUHQFH GH VHFWHXUV GH UpVHDX[ D LPSRVp GHV
PXWDWLRQV GHV RSpUDWHXUV KLVWRULTXHV SUpVHQWV VXU OH PDUFKp 3UpFLVpPHQW SRXU
IDLUH IDFH DX QLYHDX pOHYp G¶LQWpJUDWLRQ GHV RSpUDWHXUV KLVWRULTXHV GpWHQDQW OHV
LQIUDVWUXFWXUHV GH UpVHDX[ TXL UHQGDLW SOXV GLIILFLOH OH GpYHORSSHPHQW GH OD



9RLUj WLWUH LQGLFDWLI SRXU OH VHFWHXU SRUWXDLUH 3DUROD )La conflictualité portuaire : le
public et le privé au défi de la mondialisation ,15(76 6pPLQDLUH 0DULWLPH (0$5