Comprendre la bourse pour gagner - 2010-2011 - 15°ED

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Français
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Description

"... il est devenu indispensable de comprendre les mécanismes du marché, de connaître les avantages et les inconvénients des différents types de valeurs, de s'imprégner des grands principes de gestion d'un portefeuille et d'être capable d'appliquer les meilleures stratégies et tactiques pour mieux se défendre en période de baisse et profiter des hausses.

C'est l'objectif de cet ouvrage : expliquer simplement les choses compliquées, les mettre à la portée de tout un chacun, éviter le jargon."

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Date de parution 15 janvier 2010
Nombre de lectures 208
EAN13 9782818801369
Licence : Tous droits réservés
Langue Français

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Comprendre la bourse pour gagner à la hausse comme à la baisse

Olivier PICON

Olivier Picon, aujourd’hui consultant, a été en 1974 l’un des fondateurs de l’hebdomadaire Investir dont il a été Rédacteur en chef adjoint-éditorialiste. Diplômé de l’Institut d’Études Politiques de Paris et de sciences économiques, licencié en droit, il a entamé son parcours de journaliste à La Vie Française. Spécialiste de la Bourse, mais attentif à la vie des entreprises et soucieux des réalités industrielles, il a donné de nombreuses chroniques financières dans des revues techniques, notamment de pétrole, d’électronique, d’automobile, et à la radio (RTL, RMC).

L’auteur peut être joint à l’adresse suivante : olivier.picon@maxima.fr

infos / nouveautés / catalogue : www.maxima. fr

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192, bd Saint-Germain, 75007 Paris

Tél. : + 33 1 44 39 74 00 – Fax : + 33 1 45 48 46 88


© Maxima Paris 2010

9782840015949


Tous droits de reproduction, de traduction et d’adaptation réservés pour tous les pays.

Sommaire


Page de titre

Page de Copyright
Avant-Propos
Première partie - LE FONCTIONNEMENT DE LA BOURSE
Chapitre 1 - LA BOURSE, UN PLACEMENT SANS PAREIL
Chapitre 2 - LES MÉCANISMES DE COTATION
Chapitre 3 - COMMENT INTERVENIR EN BOURSE
Chapitre 4 - L’ORGANISATION DE LA BOURSE
I LES INSTITUTIONS BOURSIÈRES
II LES INTERMÉDIAIRES
III LES AUTRES ACTEURS
IV L’ORGANISATION DE LA COTE
V AUTRES MARCHÉS ET COMPARTIMENTS
Chapitre 5 - L’ART DE PRENDRE POSITION EN BOURSE ET LE SRD
I PRINCIPES DU SRD
II SAVOIR ACHETER À TERME
III LA VENTE À DÉCOUVERT
IV EFFET DE LEVIER ET COUVERTURE
V LA LIQUIDATION ET LES REPORTS
VI LES COMPTES DE LIQUIDATION
VII COÛT DU SRD : FIN DU CRÉDIT GRATUIT
VIII LES MARCHÉS DES CONTRATS À TERME
1 Deuxième partie - LES GRANDES CATÉGORIES DE VALEURS
Chapitre 6 - LES ACTIONS OU LE CAPITAL-RISQUE
Chapitre 7 - LES OBLIGATIONS OU LA RECHERCHE DU RENDEMENT
Chapitre 8 - LE RENDEMENT ACTUARIEL
Chapitre 9 - LES OBLIGATIONS CONVERTIBLES EN ACTIONS ET LES OCÉANES
Chapitre 10 - LES VALEURS ÉTRANGÈRES
Chapitre 11 - LA GESTION COLLECTIVE: SICAV ET FONDS COMMUNS DE PLACEMENT
Chapitre 12 - LES OPTIONS ET LES BONS DE SOUSCRIPTION
Chapitre 13 - DE NOUVEAUX OUTILS BOURSIERS : TRACKERS, WARRANTS ET CERTIFICATS
Troisième partie - GÉRER SON PORTEFEUILLE
Chapitre 14 - COMMENT LIRE LA COTE ET SUIVRE LES INDICES
Chapitre 15 - LES DROITS DES ACTIONNAIRES ET L’INFORMATION BOURSIÈRE
Chapitre 16 - COMMENT S’INTÉRESSER AUX INTRODUCTIONS EN BOURSE
Chapitre 17 - SAVOIR PARTICIPER AUX AUGMENTATIONS DE CAPITAL
Chapitre 18 - COMMENT PROFITER DES OPÉRATIONS FINANCIÈRES : OFFRES PUBLIQUES D’ACHAT ET D’ÉCHANGE
LES FRAIS SUR LES OPÉRATIONS EN BOURSE
Chapitre 20 - LA FISCALITÉ DES VALEURS MOBILIÈRES
Chapitre 21 - LE PLAN D’ÉPARGNE EN ACTIONS (PEA)
Quatrième partie - STRATÉGIE BOURSIÈRE ET CHOIX DES VALEURS
Chapitre 22 - LES MOTEURS DE LA BOURSE : CE QUI FAIT VARIER LES COURS
Chapitre 23 - LES ENSEIGNEMENTS DU PASSÉ ET DES PLACES ÉTRANGÈRES
Chapitre 24 - LES NEUF RÈGLES D’OR
Chapitre 25 - TIRER PARTI D’UNE BAISSE OU S’EN PROTÉGER
Chapitre 26 - COMMENT DIVERSIFIER SON PORTEFEUILLE
Chapitre 27 - LIRE LES COMPTES DES SOCIÉTÉS
Chapitre 28 - L’ANALYSE FINANCIÈRE ET LE CHOIX DES VALEURS
Chapitre 29 - L’ANALYSE GRAPHIQUE, SON INTÉRÊT, SA CRITIQUE
Chapitre 30 - OÙ VA LA BOURSE?
Lexique
Index

Avant-Propos

Depuis que la Bourse a cessé de monter régulièrement et traverse des zones de turbulences déconcertantes, il ne suffit plus de suivre le courant pour gagner de l’argent. Il est devenu plus nécessaire encore que dans le passé de comprendre les mécanismes du marché, de connaître les avantages et les inconvénients des différents types de valeurs, de s’imprégner des grands principes de gestion d’un portefeuille et d’être capable d’appliquer quelques stratégies et tactiques simples, ne serait-ce que pour mieux se défendre dans les périodes de baisse.

Cet ouvrage est destiné à mettre tout le monde en mesure d’atteindre ces objectifs. Dans cette quinzième édition, entièrement remise à jour, on trouvera en particulier toutes les nouveautés qui concernent la fiscalité ou le développement du marché des trackers, des certificats et des warrants.

Pour essayer de rendre la lecture plus simple, un résumé est placé en tête de chaque chapitre: il permet de prendre connaissance d’un seul coup d’œil de l’essentiel du sujet. Comme d’habitude, nous avons voulu être avant tout pratique en multipliant les exemples concrets et les conseils. À cet égard, quelques « trucs » et conseils sont rassemblés en fin de chapitre sous l’intitulé « les tactiques d’Investir ».

Nous sommes restés fidèles à la vocation d’Investir: expliquer les choses compliquées de la manière la plus simple, les mettre à la portée de « l’honnête homme », éviter tout recours à un jargon qui cache parfois le vide de la pensée ou obscurcit les questions les plus simples. Bref, essayer de faire de la vulgarisation sans tomber dans la simplification outrancière.

Bien que plusieurs fois refondu, cet ouvrage conserve quelques passages des précédentes éditions dus à la plume de Gérard Vidalenche, Jean-Claude Regnier, François-Xavier Pietri, Rémi Le Bailly, Sylvie Aubert, Géraldine Toby et Pascal Estève, ainsi se perpétue l’esprit d’Investir !

Grâce à la solide initiation que vous aura dispensée ce guide, nous vous souhaitons de gagner de l’argent en Bourse. Faites appel aussi à votre flair, au bon sens et surtout à la patience, vertu toujours payante à long terme en matière de placements.

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Guerres, crises et inflation ont pesé lourdement, mais l’envolée des dernières années a permis à la hausse de l’emporter, en dépit de rudes corrections en 2000-2002 et 2007-2009.

Première partie

LE FONCTIONNEMENT DE LA BOURSE

Chapitre 1

LA BOURSE, UN PLACEMENT SANS PAREIL

Aucun placement ne fascine autant que la Bourse. Elle se confond avec la fortune, parfois avec le pouvoir ou la chance. On lui prête des sortilèges miraculeux ou au contraire une influence maléfique et excessive sur les affaires du monde. Il arrive aussi qu’elle rebute et intimide. Bien à tort, trop de gens s’estiment insuffisamment préparés, mal informés ou pas assez riches pour y accéder.

Mais au fait qu’est-ce que la Bourse? C’est tout simplement le marché des valeurs mobilières (ou des titres) : d’une part les actions ou valeurs à revenu variable et d’autre part les obligations ou valeurs à revenu fixe. Les premières sont des parts de propriété d’entreprises, les secondes sont des parts d’emprunts émis par l’État, une collectivité ou une entreprise.

Plutôt que de valeurs mobilières, on tend à parler auj ourd’hui d’instruments financiers. Ce dernier vocable recouvre les valeurs mobilières traditionnelles, mais englobe aussi:

  • – des titres qui en dérivent (la formule « dérivé » ou « produit dérivé » est souvent utilisée) et donnent le droit d’obtenir à certaines conditions des actions (ou des obligations), tels que les options, bons ou warrants ;
  • – des certificats indexés et surtout des « trackers » qui représentent des indices ou des « paniers » de valeurs ;
  • – des contrats à terme (appelés souvent « futures ») qui permettent de gagner ou de perdre à la hausse (ou à la baisse) d’un titre ou d’un ensemble de titres, représenté par exemple par des « paniers » de valeurs, des indices ou des emprunts abstraits.

I UN RÔLE ÉCONOMIQUE IRREMPLAÇABLE

Contrairement à certaines idées reçues, la Bourse n’est pas un casino ou un jeu réservé à quelques privilégiés. Elle joue un rôle économique et social irremplaçable.

La première fonction du marché des valeurs est d’assurer la mobilité du capital des entreprises cotées. Leurs propriétaires, les actionnaires, peuvent se défaire de leurs titres s’ils le désirent ou éprouvent le besoin de mobiliser leur argent. Ils sont certains de trouver des acquéreurs. Au pire, la cession d’un nombre d’actions important pèsera sur les cours.

La Bourse est une des sources de financement des entreprises. Elle contribue aux investissements et donc à la création d’emplois. Bon an, mal an, elle draine en France entre une vingtaine et une trentaine de milliards d’euros sous forme d’actions nouvelles émises par les sociétés. Il faudrait y ajouter les sommes récoltées par les introductions en Bourse et les privatisations. Une bonne partie des investissements qui n’ont pas été autofinancés a été ainsi « payée » par la Bourse.

La diffusion des actions est une nécessité pour les grandes entreprises, qui prennent une dimension multinationale. Elle devient aussi un impératif pour les PME, qui ont besoin, pour étoffer leurs fonds propres, de s’ouvrir et de bénéficier de capitaux extérieurs.

Avec l’intensification de la concurrence et l’internationalisation de l’économie, les entreprises ont de moins en moins le choix : elles doivent procéder à des acquisitions ou se laisser racheter. Dans les deux cas, une cotation en Bourse est un avantage déterminant.

II DES AVANTAGES QUE N’OFFRE AUCUN AUTRE PLACEMENT

Accélérateur de croissance pour les entreprises, la Bourse, pour les particuliers, est un placement qui offre des avantages incomparables. Nous en dénombrerons cinq.

A Possibilité de réalisation immédiate et faible coût

Les valeurs mobilières constituent la seule forme de placement qui puisse être mobilisable immédiatement à un cours précisé dans une confrontation libre et quotidienne.

Cet avantage représente le premier trait caractéristique d’une Bourse de valeurs. On imagine les difficultés que l’on peut avoir pour vendre un appartement, un bijou, une œuvre d’art ou même sa voiture.

La propriété des valeurs mobilières est peu coûteuse si on la compare à la propriété immobilière. Les frais d’achat et de vente sont relativement modiques par rapport à l’immobilier, qui exige des coûts d’entretien ou de réparation.

Acheter et vendre ne pose guère de problème. Il n’y a pas d’autre placement qui offre cette possibilité.

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Source: IEIF

Malgré les krachs, les actions tiennent tête à l’immobilier sur la distance. On trouvera des commentaires sur ce graphique page 19.

B Marché fluide

Le volume des capitaux qui changent de mains en Bourse peut atteindre des sommes considérables. Les échanges sur les seules actions françaises représentent en moyenne 6 milliards à 10 milliards d’euros par jour qui, malheureusement, sont trop concentrés sur un petit nombre de valeurs. Une bonne Bourse est une Bourse fluide. C’est-à-dire que, quelles que soient les circonstances, les offres et les demandes doivent pouvoir s’équilibrer et s’exprimer dans un cours sans provoquer de trop fortes fluctuations.

C Un « supermarché des affaires »

La Bourse est, en quelque sorte, le plus grand supermarché de l’épargne. On y trouve des titres de sociétés représentatives de toutes les activités économiques.

Depuis que les distinctions entre premier, second et nouveau marché ont été abolies, les actions de près de 600 sociétés françaises sont rassemblées sur Euronext (ex-Eurolist). Un peu plus de 300 de ces « lignes » de la cote viennent du second marché, qui a été de 1983 à 2004 le vivier du renouvellement de la Bourse de Paris. Au chiffre de 600 que nous venons de citer, on peut joindre près de 120 valeurs négociées sur le marché récemment créé baptisé Alternext, ce qui donne un total de près de 720. À noter que les 128 titres, dont le poids est le plus grand et les transactions les plus étoffées, font l’objet d’une cotation au SRD (service de règlement différé) qui permet de faire éventuellement des opérations à terme sur ces actions.

Avec le marché libre (250 sociétés environ), le nombre des actions françaises avoisine les 1000. Il s’y ajoute environ 90 sociétés étrangères cotées à Paris (dont une dizaine au marché libre). Les investisseurs ont donc l’embarras du choix.

En plus de cette variété et de cette originalité des sociétés cotées, il faut souligner que les affaires inscrites à la cote sont en général les plus performantes dans leur secteur d’activité. Il s’agit le plus souvent de firmes qui ont su prendre une dimension internationale et peuvent soutenir une expansion plus rapide que celle que laisserait espérer le seul marché national.

D Une large ouverture internationale

Un des attraits de la Bourse est de permettre aux actionnaires français de s’intéresser aux actions étrangères. La fusion de Paris, Bruxelles, Amsterdam et Lisbonne au sein d’Euronext rend les titres des quatre pays aussi accessibles les uns que les autres pour les épargnants français. De nombreuses valeurs de la zone euro, mais aussi de Grande Bretagne, de Scandinavie, du Japon et des Etats-Unis sont cotées à Paris et il est possible d’intervenir relativement facilement sur les grandes places internationales si on veut se procurer des titres qui ne sont pas négociés à Paris. Réciproquement, Paris attire les investisseurs étrangers, si bien que, aujourd’hui, plus du tiers des titres des grandes sociétés françaises sont aux mains d’institutions de placement internationales. Aucun autre placement ne permet de réaliser aussi aisément une diversification internationale de ses avoirs.

E Des garanties sérieuses pour les usagers

Enfin, la Bourse est un marché public qui présente de sérieuses garanties pour les usagers. C’est ce qui distingue les valeurs mobilières, par exemple, des placements immobiliers ou des investissements en biens divers, souvent promus par des officines louches.

Les transactions boursières engagées sont systématiquement conduites à bonne fin. Une opération frauduleuse ne pourrait être menée aux dépens des clients que dans des circonstances tout à fait exceptionnelles. Enfin, la surveillance exercée sur le marché, essentiellement par l’AMF, assure une garantie assez solide aux détenteurs de valeurs mobilières.

Simplicité, économie de frais, sécurité réelle : quels autres placements peuvent offrir les mêmes avantages ?

III DES TRANSFORMATIONS RADICALES

En un peu plus de vingt ans, la Bourse française a connu plus de transformations qu’en un siècle.

A Sur le plan institutionnel

La Bourse a cessé d’être le monopole des agents de change qui ont disparu, transformés en sociétés de bourse, puis en sociétés de service en investissement membres du marché. La Bourse n’est plus un service public mais une affaire commerciale. Elle a fusionné avec ses sœurs de Bruxelles, d’Amsterdam et de Lisbonne pour former le marché transnational Euronext qui a racheté le Liffe de Londres, spécialisé dans les options et les contrats à terme. Cette « entreprise de marché » s’est « autocotée » sur son propre marché, puis a fusionné en 2007 avec la Bourse de New York (NYSE). Euronext est désormais la branche européenne de ce groupe international coté sous la dénomination de Nyse-Euronext. En outre le cadre juridique de l’activité boursière dépend aujourd’hui en partie de règlements européens, notamment des directives sur les services en investissement (DSI) de 1993 et sur le marché des instruments financiers (MIF) de 2004, entrée en vigueur en 2007.

B Internationalisation

L’euro qui est devenue la monnaie de la Bourse dès 1999 a largement contribué à accélérer l’internationalisation du marché français. Toutes les valeurs des seize pays de la zone de la monnaie unique peuvent être facilement comparées entre elles. Une concurrence croissante s’instaure entre les titres des différents pays – et pas seulement ceux d’Europe – pour séduire les investisseurs. L’abolition des frontières financières et la circulation instantanée des informations et des ordres de bourse autour de la planète contribuent à créer un vaste marché financier mondial.

C Révolution de l’informatique

Sur le plan technique, l’informatique a apporté une véritable révolution. Les cotations qui avaient lieu à la criée, notamment à la célèbre corbeille, ou par boite avec des craies et des crayons sont maintenant totalement informatisées dans le cadre d’un marché continu qui fonctionne plus de 8 heures par jour. Il est surtout possible d’être relié au marché de n’importe quel point du monde à condition de disposer d’un écran branché sur le système d’Euronext. Par Internet, par minitel ou en consultant les écrans placés dans des banques ou chez des intermédiaires, chacun dispose de la faculté de prendre connaissance à tout instant de l’état du marché d’une valeur. Il n’y a d’ailleurs plus de marché localisé. Le Palais Brogniart a été déserté pour Aubervilliers devenu le centre informatique de la Bourse, avant que, en 2009, Euronext ne le déplace à Londres.

D Créativité financière et sollicitations des banques

Toute cette effervescence s’est accompagnée d’une grande créativité financière avec l’ouverture de nouveaux compartiments de marché dédiés notamment aux dérivés (options, contrats à terme) et l’invention de nouveaux instruments financiers (warrants, trackers,…). Le public est désormais systématiquement prospecté pour placer son argent de multiples manières et par de nombreux canaux, y compris des courtiers en ligne.

IV PEUT-ON GAGNER DE L’ARGENT EN BOURSE?

Après une longue période pendant laquelle les gains en Bourse ont été rognés par l’inflation, une série d’années exceptionnelles, de 1983 à 2000, a montré que, en monnaie constante, la valeur d’un placement en actions avait pu décupler en une petite vingtaine d’années, malgré de nombreux soubresauts (krach de 1987, guerre du Golfe, krach obligataire de 1994-1995, …crises en Asie ou en Russie…).

2000-2003, avec l’effondrement des valeurs dites technologiques, les attentats de New York, les guerres d’Afghanistan et d’Irak, apparaissent comme des millésimes épouvantables, mais une partie des gains a été préservée pour les actionnaires anciens et fidèles.

Faisant preuve d’une étonnante vitalité, la Bourse est repartie de l’avant et a presque triplé au plus haut de 2007 par rapport au plus bas de 2003 avant de connaître son plus grand krach depuis 1929, marqué par une chute de l’ordre de 60 %. La remontée entamée ensuite permet en août 2009 de se situer à un niveau supérieur de moitié environ à celui d’ilyavingt ans.

A Les meilleures performances sont faites dans la durée