L'échiquier de la fortune

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Effaré par l’absurdité des conseils d’investissement qu’il doit donner à ses clients, Denis de Chamberlanne quitte à 26 ans la banque d’affaires qui l’emploie pour entreprendre et investir à son compte. Entre témoignage et petit traité d’investissement, son Echiquier de la fortune, écrit d’une plume alerte et souvent pleine d’humour, est un regard lucide sur les mirages immédiatement visibles de la bourse et les formidables opportunités d’enrichissement qu’elle recèle pour qui sait les y dénicher.



En proposant un éclairage sans fard sur l’industrie financière, l’auteur montre comment exploiter l’irrationalité des marchés et plaide pour l’application méthodique d’une stratégie d’investissement en bourse qui repose sur l’analyse de la valeur et les intérêts composés.






Denis de Chamberlanne



a créé et dirige Core Investment, une société d’investissement qui réalise 26 % de rentabilité moyenne annuelle nette depuis 1996 en s’inspirant des stratégies développées par Warren Buffett chez Berkshire Hathaway.






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Publié par
Date de parution 05 novembre 2015
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EAN13 9782818806203
Licence : Tous droits réservés
Langue Français

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Couverture

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4e de couverture

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Titre

Denis de Chamberlanne

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

L’ÉCHIQUIER DE LA FORTUNE

 

Mettez la bourse
au service de votre patrimoine

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

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Copyright

Denis de Chamberlannea créé et dirigeCore Investment, une société d’investissement qui réalise 26 % de rentabilité moyenne annuelle nette depuis 1996 en s’inspirant des stratégies développées par Warren Buffett chez Berkshire Hathaway.

Entrepreneur en série et investisseur dans la valeur, Denis de Chamberlanne a travaillé deux ans dans le Groupe Suez comme gestionnaire d’actifs avant de créer, à 26 ans, Artistes en Direct, une agence d’artistes devenue leader en France en 1999. En 2000 il a fondé Proloft, une société immobilière qui gère un parc immobilier en France et aux États-Unis.

Auteur également du livreDeux semaines pour devenir chef d’entrepriseet de plusieurs articles dans les médias français et américains, il vit aux États-Unis avec sa femme et ses trois enfants.

Il peut être joint à : denis.chamberlanne@maxima.fr

www.maxima.fr

 

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8, rue Pasquier, 75008 Paris

Tél. : 01 44 39 74 00 – infos@maxima.fr

©Maxima, Paris 2016

EAN Epub :978 2 81880 620 3

Couverture : Agnès Szynkier

Le Code de la propriété intellectuelle interdit les copies ou reproductions destinéesàune utilisation collective. Toute représentation ou reproduction intégrale ou partielle faite par quelque procédé que ce soit, sans le consentement de l’auteur ou de ses ayant droit ou ayant cause, est illicite et constitue une contrefaçon, aux termes des articles L.335-2 et suivants du Code de la propriété intellectuelle.

Dédicace

 

À mes enfants, Charles, Gabriel et Brune.

 

« Le seul entre tous les jeux inventés
par les hommes qui
échappesouverainement
àla tyrannie du hasard. »

StephanZweig,Le Joueur d’échecs.

Sommaire

logo
Notre amie la presse
Le mythe de l’anticapitalisme
Comment rester serein lorsque que vous avez investi dans une société dont le cours plonge ?
Bande de Bollinger, courbe de Gauss et autres illusions
Gestion active, corbeille d’or et forfanteries ordinaires
« Sophistiqué »
La déesse Diversification
À vendre, leader mondial, valeur $140, bradé à $86
Mon premier coup de fusil
Le risque démentiel
La tulipomanie, première bulle financière
Le carnet de santé de M. Marché
Le pronostic
Les conseils
J’ai de l’argent, que faire ?

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Épilogue
logo

Annexe 1 : mon échiquier personnel
Annexe 2 : couple et patrimoine
Annexe 3 : Warren Buffett en vrai
Remerciements

Avant-propos

C’est tellement simple quand on y pense. Acheter la qualité quand le prix proposé est largement inférieur à la valeur intrinsèque. C’est tout. Chacun, non seulement comprend parfaitement ce principe, se range sans difficulté à cette évidence, mais bien plus encore, sait l’appliquer avec succès lorsqu’il s’agit d’acquérir un bien personnel, comme par exemple une maison.

Mais parce qu’elle est immatérielle, publique et médiatisée, la bourse déchaîne les passions. Sous prétexte que les prix changent en temps réel, le bon sens s’évapore, les produits dérivés fleurissent, les chiffres les plus farfelus s’imposent et une agitation étrange gagne le plus sage père de famille.

« Quel est le secret de votre fortune ? » demande un jour un étudiant à Warren Buffett, l’une des premières fortunes mondiales. Le vieux sage répond : « Si je vous comprends bien, vous me demandez comment devenir vieux et riche, mais plus vite. » Méprisé dans un siècle où l’empressement est la norme, le temps demeure la clé de voûte d’un investissement réussi.

L’investissement en bourse est simple, cela ne signifie pas qu’il soit facile. Un adversaire tente en effet de vous détourner de la raison. Imprévisible, séduisant, manipulateur et tenace, il vous tiraille en permanence entre deux sentiments que Wall Street connaît bien : l’avidité et la peur.

Cet adversaire, c’est vous-même. Vous vous estimez plus fort que lui, et pourtant en bourse et par défaut, vos émotions vous dominent. Reprendre l’avantage nécessite une volonté froide et un travail de fond afin de se forger une conviction personnelle sur la valeur intrinsèque de votre cible si solidement ancrée, si profondément justifiée qu’elle doit pouvoir résister plusieurs années à l’influence moutonnière et contagieuse du « marché », cette hydre protéiforme dangereusement irrésistible dans sa folie.

Vous serez souvent incompris. Victoire acquise, personne ne vous félicitera. Mais si votre objectif est de battre le marché sur le long terme, continuez à acheter la qualité lorsqu’elle est bradée. Vous réaliserez alors que, coup après coup, affaire après affaire, votre vie financière ne sera plus une course contre la montre, mais un cercle vertueux à suivre à son rythme, qui ressemblerait à une succession de cases noires et blanches, comme sur un échiquier.

L’échiquier de la fortune

Une des légendes sur l’origine du jeu d’échecs raconte l’histoire d’un roi d’Inde nommé Belkib et qui, environ 3 000 ans avant notre ère, cherchait à tromper son ennui. Il promit une récompense exceptionnelle à celui qui lui proposerait une distraction qui verrait se confronter deux armées, sans toutefois devoir déplorer des morts.

Un mathématicien pauvre conçut et présenta le jeu d’échecs. Le souverain ravi lui demanda quelle récompense il souhaitait. Humblement, le vieil homme pria le prince de déposer un simple grain de riz sur la première case, deux sur la deuxième, quatre sur la troisième, et ainsi de suite pour remplir l’échiquier en doublant la quantité de grains à chaque case. Le monarque accorda bien sûr la récompense et félicita le vieil homme pour la modestie de sa demande.

Après le départ du mathématicien, le conseiller du roi expliqua à son souverain que s’il essayait d’acquitter sa dette, il signerait la mort du royaume car les récoltes de l’année ne suffiraient pas à le payer.

En effet, le total des grains à fournir sur les 64 cases de l’échiquier serait de (264-1), soit environ 18 milliards de milliards de grains (18 446 744 073 709 551 615), c’est-à-dire plus de 1 000 fois la production actuelle mondiale de riz.

Tel est le pouvoir des intérêts composés

J’ai entendu parler de Warren Buffett en 1999, et il m’est apparu immédiatement comme l’illustration financière de cette propriété mathématique. À cette époque, en pleine bulle Internet – que Buffett, massacré en bourse sur ses valeurs traditionnelles persistait à bouder – Forbes titrait : « Qu’est-ce qui ne va pas, Warren ? »1, et moi, tout juste contaminé par le virus de la valeur2, je me disais que s’il continuait son petit jeu de la tortue encore 10 ans, il allait finir par devenir l’homme le plus riche de la planète. Il le devint effectivement en 2008, classé premier par le journal qui l’avait moqué neuf ans auparavant.

Le miracle Buffett est l’application méthodique et constante d’une politique d’enrichissement personnel par les intérêts composés, appliquée le temps d’une vie.

En 1950, Warren Buffet avait 20 ans et possédait 9 800 dollars à son nom. En 2014, à 84 ans, il totalisait plus de 50 milliards d’actifs.

Le rendement annuel moyen des actifs sous gestion de Warren Buffett a été de 31 % pendant 60 ans. A ce taux-là, les actifs sont doublés en moins de trois ans. À 64 ans, Buffett était déjà au 18e carré de l’échiquier du mathématicien. Chaque dollar investi en 1950 s’était transformé en 142 476 dollars.

Ce modèle est-il imitable ? Comment ?


1 What’s wrong Warren ?”, Forbes, 1999.

2 Acquis aux principes de l’investissement traditionnel de long terme, comme on...

« Monte, je voudrais te montrer
quelque chose »

Nous sommes le 26 décembre 2008, à New York, et je suis attendu pour déjeuner au coin de Madison et de Park Avenue par un ami dont j’admire le parcours : c’est le numéro 3 de Bethworld Capital1, un fonds d’investissement qui gère trois milliards d’actifs, une réputation parfaite, des clients prestigieux.

– Je suis en bas, lui envoyé-je par téléphone,

– Monte, je voudrais te montrer quelque chose, me répond-il bizarrement.

Je m’engage dans le building, laisse ma carte d’identité, entre dans l’ascenseur, monte, suis accueilli par une hôtesse élégante et découvre une pièce silencieuse à la moquette épaisse, qui respire la sérénité et l’intelligence.

Deux petits drapeaux français et américain se dressent sur un large bureau. Au mur, une télévision est branchée sur la chaîne d’information financière CNBC, mais le concerto K21 de Mozart remplace l’agitation des présentateurs. De la fenêtre, une vue sublime donne un sentiment de toute-puissance sur la ville. Au centre, mon ami, assis dans un fauteuil, les mains jointes, me reçoit posément. Un masque de gravité couvre son visage.

Il m’explique calmement qu’il est fini, qu’il était numéro 3, mais que comme il n’y a plus de numéro 1, son avenir est compromis.

Je n’ai pas lu les...

Un soir dans la nouvelle économie

Et pourtant, de 23 à 26 ans, j’ai été moi-même ce financier incapable de remettre en question l’industrie que je servais. J’ai vendu des investissements sophistiqués avec acronymes complexes et montages abscons pour le compte d’une banque d’affaires française. C’était mon premier job.

J’ai fini par comprendre que les soi-disant spécialistes de l’investissement étaient très mal chaussés dès qu’on commençait à parler de leur patrimoine personnel. Dans le meilleur des cas, ils bénéficiaient de bonus annuels enviables mais, au fond, au sens capitaliste du terme, ils « pesaient » rarement lourd. Et puis, je ne me voyais pas passer 40 ans de vie professionnelle à raconter des salades avec un air sérieux et un costume cintré.

Me mettre à mon compte : tel devint, à 26 ans, mon nouveau graal, le secret du bonheur et de l’intégrité retrouvés. Je créai une petite agence dans le domaine qui me parut la plus éloigné de l’industrie financière : le spectacle vivant.

En appliquant les procédures rigoureuses issues de la banque d’affaires dans un métier aussi bohème que la vente d’artistes, et la transparence des tarifs dans un secteur qui pratiquait ses prix à la tête du client, ma petite société1 devint en 1999 le premier employeur français d’artistes. J’avais 29 ans.

Pour la première fois, je disposais d’une épargne personnelle à investir. Oui, mais dans quoi ?

Nous étions en pleine euphorie Internet. J’observais en silence les valorisations invraisemblables des nouveaux acteurs de la nouvelle économie, parfois plus jeunes que moi.

« Comment !, pensais-je la nuit seul pendant mes insomnies, ces sociétés peuvent-elles brasser des millions en bourse alors qu’elles affichent un chiffre d’affaires inférieur au mien ? »

Pressé d’en avoir le cœur net (et curieux de savoir si moi aussi je pouvais faire la culbute), je me rendis un soir aux « First Tuesdays », grande messe des startups de l’époque, organisée à la bourse de commerce de Paris.

Des financiers en jeans draguaient des entrepreneurs en jeans, chacun se tutoyait et moi j’enquêtais :

– À combien ils t’ont valorisé ta société ?

– 5 millions d’euros.

– Mais elle vaut vraiment cela ?

– Bien sûr, nous faisons 70 000 clics par mois.

Là, j’appris que dotée d’un site internet, ma société vaudrait dix fois son estimation comptable. On m’expliquait que les notions de chiffre d’affaires, de point mort, de marge brute, de résultat net après impôt étaient dépassées, qu’il fallait avant tout être le premier et pour cela dépenser des fortunes en publicité. Paris, en effet, regorgeait de 4 x 3 vantant les dotcom.

Planté au beau milieu de ce grand cirque capitaliste, entouré d’investisseurs qui finançaient les gamins aux cheveux longs de la nouvelle économie, j’eus pour la première fois de ma vie, intuitivement et sans avoir encore lu Benjamin Graham, le réflexe « valeur ». Je ne comprends pas, me disais-je dans mon basique cerveau d’agent d’artistes, comment cette société peut être valorisée 5 millions d’euros. Elle est exclusivement constituée… d’un site Internet. Où est la valeur ?

Les gens échangeaient de vrais millions contre des parts de sociétés sans chiffre d’affaires dont les sites pouvaient être intégralement dupliqués en quelques heures par mon informaticien. J’avais envie de grimper sur une table, saisir un micro et crier : pardon d’interrompre vos transactions Messieurs, mais quelqu’un peut-il m’expliquer où est la valeur ?

Je n’en fis rien bien sûr. À la place, j’investis dans une valeur bien palpable : l’immobilier.


1 L’agence Artistes en...

Les pieds dans la boue

Mon chef de chantier ne portait pas de costume trois pièces mais un bleu de travail large et élimé. Toute ancienne économie qu’il était, il savait repérer la valeur d’un actif.

– Il y a une cave ou un métro dessous ?

– Non, je ne crois pas. Pourquoi ?

– Parce que si vous n’avez rien en dessous, il y a un coup à jouer. Vous avez 4,5 m de hauteur de plafond et vous êtes au rez-de-chaussée. Décaissez de 70 centimètres, ajoutez un étage, doublez la surface et là, vous faites une bonne affaire.

En 2000, j’achetai un morceau d’usine dans la banlieue est de Paris avec le concours de ma banque de quartier. Grâce aux travaux et au doublement de la surface, sa valeur avait quadruplé en six mois. Je réalisais que j’avais créé plus de valeur en six mois d’investissement immobilier qu’en quatre ans de prestations artistiques.

Parallèlement, après l’explosion de la bulle Internet en 2000 puis des tours jumelles en 2001, je découvrais l’excès inverse de la bulle. Je me demandais comment une société toujours extraordinairement profitable comme Total avait pu perdre la moitié de sa valeur en bourse. Activités inchangées, actifs identiques, chiffre d’affaires en augmentation. Pourquoi diable cette société solide et rentable valait-elle deux fois moins sur le marché qu’un an plus tôt ?

Je réalisais de plus en plus que la notion de valeur était la clé. Où est-elle, et surtout, comment des financiers expérimentés peuvent-ils à ce point se tromper tous ensemble ? Je compris que pour beaucoup, une valeur n’existe que lorsqu’un nombre suffisant pense qu’il y a valeur. Or, en immobilier, toute ma démarche consistait à dénicher la valeur précisément là où personne ne la voyait pour la payer moins cher.

Où est la valeur ? La réponse de Warren Buffett me fit l’effet d’un détonateur :

« Le prix est ce que tu payes, la valeur est ce que tu obtiens. »1

Je relisais ces lignes, incrédule. Enfin, une formalisation académique de ce que je faisais empiriquement. Warren Buffett traduisait en mots ce que j’appliquais intuitivement depuis des années sans en saisir le fil rouge. J’étais investisseur dans la valeur avant d’en connaître le terme.

Car derrière cette déclaration d’apparence banale et anodine, tout était dit : les termes prix et valeur ainsi opposés, cela sous-­entendait que non seulement les deux notions étaient différentes, mais que surtout, on pouvait en tirer avantage.

Cela revenait, comme le disait Buffett, à « acheter pour 40 cents des billets de 1 dollar ». Ensuite, il suffisait d’attendre que les autres réalisent que ledit dollar valait bien un dollar. Quand ? Nul ne le savait : il fallait savoir être patient. Mais une chose était sûre : la Nature revenant toujours à l’équilibre, le prix finissait toujours par rejoindre la valeur.


1 Rapport annuel de Berkshire Hathaway...

Qui est assez fou pour vendre
des billets de 1 dollar à 40 cents ?

Pour brosser le portrait de ce fascinant personnage, je dois remonter à notre ancêtre, chasseur dans un groupe d’Homo sapiens d’Europe occidentale (300 000 ans av J.-C.).

Ce chasseur devenu trop vieux pour exercer remet à un jeune son premier arc. En langage financier, il investit sur un entrepreneur – le jeune – dont il espère des résultats – du gibier – et compte bien percevoir des dividendes – des morceaux de viande.

Imaginons qu’un troisième Homo sapiens se mette à vendre des options de morceaux qui n’ont pas encore été chassés, c’est-à-dire à créer des produits dérivés de morceaux de viande à venir, à définir le prix de ces titres en fonction des performances passées des chasseurs. Imaginons encore qu’un quatrième Homo sapiens achète les titres ainsi créés à un cinquième pour le compte d’un sixième (le client final) dont il prélève 2 % des titres gérés + 20 % des plus-values1 (mais pas 20 % des moins-values).

Le groupe est en droit de considérer que :

• la création de valeur n’est assurée que par l’entrepreneur chasseur, financé par l’investisseur offreur d’arc,

• l’existence économique des cinq autres est subordonnée à la production du premier,

• quand les créateurs et vendeurs de titres paradent dans des pirogues de luxe, le cours du gibier est sur le point de s’effondrer.

Le terme « d’industrie » financière sous-entend que la finance « produirait » quelque chose, alors qu’il n’en est rien ! Pour comprendre les incroyables revenus néanmoins générés par cette « industrie », rien ne surpasse l’éclairage de Fred Schwed dans le préambule de son best-seller2 de 1940 :

« Il y a très longtemps de cela, un étranger visite la Bourse de Wall Street. En sortant, son guide lui montre la marina :

– Et ici, vous pouvez admirer les yachts des banquiers et des agents de change !