La comptabilité analytique d'exploitation

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La comptabilité analytique tient une place essentielle dans l'enseignement des sciences de gestion, et cet ouvrage est un guide d'utilisation dont la finalité est d'acquérir et de mettre en pratique le raisonnement analytique. Toutes les méthodes de calculs de coûts y sont exhaustivement développées. L'ouvrage traite de la collecte de l'information, de la tenue des fiches de stocks, de la répartition des charges indirectes, de la détermination des différents coûts, etc.

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Date de parution 01 octobre 2013
Nombre de visites sur la page 421
EAN13 9782336327563
Langue Français

Informations légales : prix de location à la page 0,0005 €. Cette information est donnée uniquement à titre indicatif conformément à la législation en vigueur.

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COMPTABILITÉ ANALYTIQUE Oscar Assoumou Menye
D’EXPLOITATION
Cours, exercices et cas corrigés
La comptabilité analytique tient une place essentielle dans l’enseignement
des sciences de gestion, et cet ouvrage propose au lecteur un guide
d’utilisation dont la finalité est d’acquérir et de mettre en pratique le
raisonnement analytique. Toutes les méthodes de calculs de coûts y sont COMPTABILITÉ ANALYTIQUE
exhaustivement développées. L’ouvrage traite de la collecte de l’information,
de la tenue des fiches de stocks, de la répartition des charges indirectes, de D’EXPLOITATIONla détermination des différents coûts (coûts d’achat, coûts de production,
coûts de revient, etc.), des prestations croisées, des cessions internes, des
sous-produits et en-cours, de la méthode de l’imputation rationnelle des Cours, exercices et cas corrigés
charges fixes, des méthodes des coûts partiels, des coûts directs et indirects,
du seuil de rentabilité, du coût marginal, des coûts standards et de l’analyse
des écarts, de la comptabilité à base d’activité et de la création de valeur.
L’ouvrage, essentiellement initiatique, se propose de conduire le lecteur, Préface de Gérard Charreaux
aussi agréablement que possible et sans trop de difficultés, jusqu’à un niveau
de connaissance honorable, susceptible de l’aider dans l’emploi quotidien de Postface de Laurent Pujol
la comptabilité analytique. Les concepts sont explicités à partir des exemples
fictifs ou concrets, de QCM et de nombreuses études de cas qui facilitent
l’acquisition des connaissances ; ils font l’objet d’une correction détaillée et
commentée. Spécialement conçu pour les étudiants des universités (licences
et masters en comptabilité, contrôle de gestion, audit, etc.), des écoles
supérieures de commerce et de gestion, ce manuel sera également utile à
toute personne souhaitant comprendre et/ou approfondir ses connaissances
sur la CAE.
Docteur en sciences de gestion de l’université de Caen, diplômé de l’Institut de
l’administration des entreprises (IAE) de l’université de Caen, Oscar Assoumou
Menye est chargé de cours à l’École supérieure des sciences économiques et commerciales
(ESSEC) de l’université de Douala, où il enseigne la finance, la comptabilité,
les mathématiques financières et occupe le poste de chef du département « gestion
financière et comptable ». Il est aussi responsable du laboratoire « ingénierie financière »
et coordonnateur adjoint du programme doctoral en sciences de gestion de l’ESSEC.
Ses recherches portent essentiellement sur l’équilibre financier de l’entreprise,
l’ évaluation de l’entreprise, la restructuration des entreprises en difficulté et la
microfinance. Consultant dans plusieurs cabinets d’études, organisations internationales,
organismes privés, publics et parapublics sur les questions financières, il est l’auteur
de Mathématiques financières/outils et applications. 100 exercices et cas corrigés,
publié aux éditions de L’Harmattan en juin 2010.
ISBN : 978-2-343-01677-1
Cours & Manuels
33€
COMPTABILITÉ ANALYTIQUE D’EXPLOITATION
Oscar Assoumou Menye
Cours, exercices et cas corrigés






Comptabilité analytique
d’exploitation





















Collection « Cours et Manuels »
Harmattan Cameroun

Sous la direction de Roger MONDOUE
et Eric Richard NYITOUEK AMVENE

La plupart des élèves et étudiants africains achèvent leur cycle
d’apprentissage sans avoir accès directement aux sources des savoirs reçus. Les
cours et/ou manuels de leurs enseignants sont alors les seuls ou rares outils
pédagogiques disponibles. Il devient donc urgent de publier et diffuser ces cours
et manuels, afin d’assurer l’accès du plus grand nombre d’apprenants à une
éducation de qualité.
La collection Cours et Manuels est ouverte aux enseignants de toutes les
disciplines de l’enseignement maternel, primaire, secondaire et universitaire,
dont le souci majeur est de relever le niveau d’éducation et de promouvoir le
développement tant escompté sur le sol africain.


Déjà parus

Mathias Hyppolite BIKITIK, Précis de grammaire italienne pour les lycées et
collèges au Cameroun, 2013.
Jean Pierre MELOUPOU, Manuel de psychologie du développement de l’enfant
et de l’adolescent, 2013.
Christian TIAKO YOUADJEU, Diccionario comunicativo del español. Soy
competente, 2013.
Théophile MBANG, Thierry Stéphane NDEM MBANG, Didier Arnaud
ONAINA MBANG, La chimie dans les grandes écoles et classes scientifiques
préparatoires. Chimie générale, chimie minérale et mathématiques, 2013.
Salomon BILONG, Approche méthodologique du droit constitutionnel. Travaux
dirigés et concours administratifs, 2012.
Robert NGONTHE, Apprendre à apprendre, 2012.
Michel FONKOU, Règles, techniques et pratiques de la rédaction
administrative, 2012.
Alexis NGATCHA, Les devoirs à la maison. Réflexion autour des écoliers
africains, 2012.
Gabriel OHANDZA NGONO (éd.), L’épreuve de texte au cycle d’orientation
au Cameroun, 2012.
Lucas PONY, Éthique et développement et économie générale pour BTS 2.
Annales BTS et épreuves corrigées, 2012.
Théophile MBANG, Thierry Stéphane NDEM MBANG, La chimie dans les
grandes écoles et classes scientifiques préparatoires. Atomistique,
thermochimie et cinétique chimique, 2011.
Oscar Assoumou Menye







Comptabilité analytique
d’exploitation
Cours, exercices et cas corrigés








Préface de Gérard Charreaux
Postface de Laurent Pujol























































© L’Harmattan, 2013
5-7, rue de l’Ecole-Polytechnique, 75005 Paris

http://www.harmattan.fr
diffusion.harmattan@wanadoo.fr
harmattan1@wanadoo.fr

ISBN : 978-2-343-01677-1
EAN : 9782343016771







À MES PARENTS


REMERCIEMENTS

Ce livre est le résultat de nombreux travaux de recherche ou d’applications
réalisés en entreprise et à l’université ces dernières années. Sa conception et sa
rédaction ont été possibles grâce à la collaboration de plusieurs personnes.
Je voudrais tout d’abord remercier chaleureusement Monsieur Gérard
Charreaux, Professeur à l'Université de Bourgogne, Responsable du Centre de
recherches en Finance Architecture et Gouvernance des Organisations
(FARGO), pour l’honneur qu’il me fait en acceptant de préfacer le présent
ouvrage. Ses écrits et ses enseignements sont et resteront pour nous une
source d’inspiration indéfectible et inépuisable.
J’exprime ensuite ma gratitude au Professeur Laurent Pujol, Doyen de la
Faculté de Droit, des Sciences Economiques et de Gestion de l’Université du
Maine qui a examiné ce texte et formulé des suggestions très utiles.
Je remercie également mes étudiants des universités et des écoles de gestion
pour leurs nombreuses questions et interrogations qui ont largement suscité la
rédaction de cet ouvrage.
Je ne saurais oublier messieurs Bangué Jules, Bindia Jules Ferry, Takengny
Fometio Serge pour la mise en forme du document, monsieur Ndjeukwé Eric
Lambert pour la relecture, mes amis et collègues Anaba Jaques Josué, Nguéma
Ondo Bertin, Mba Mleme David, Assoumou Jules, Ekani Pascal, Tonyé Patrice,
Ketchoua Gilles Enis, Yamb Elie Blaise Benjamin, Tchuenkamdom Isidore,
Nkakleu Raphaël, Onomo Cyrille, Enoa Abessolo, Ayou Bene, Ambassa Justin,
Guétsop Fabrice, Minko Gervais, Mbarga Axel, Amang A Gon, Ibrahima, Ikellé
Rose, Ntsama Francois, Biboum Altante, Nida II Elie, Kamdeu Daniel, Etoundi
Hubert, Etoundi Gilles, Bikoué Maxime, Kamdem Emmanuel pour leurs
conseils et encouragements.
Je ne saurais clore cette liste sans avoir une pensée toute particulière pour
mon épouse et mes enfants qui ont su maintenir dans notre famille une
atmosphère galvanisante et dithyrambique, propice à la finalisation de ce
travail.


PRÉFACE
La Comptabilité analytique d’exploitation (CAE) a été un des premiers outils
de gestion élaborés pour aider les dirigeants à mieux piloter leur entreprise en
vue de créer davantage de valeur. A ce titre, elle fait partie des disciplines qui
sont enseignées de façon universelle aux étudiants en sciences de gestion.
Le présent ouvrage a pour objectif de constituer un support permettant
l’initiation à cette discipline. Il s’adresse aux différents publics d’étudiants
gestionnaires des universités et écoles de commerce et nous est proposé par un
enseignant expérimenté. Oscar Assoumou Menye, Docteur en Sciences de
gestion, est chargé de cours à l’ESSEC de l’Université de Douala où il exerce
les fonctions de chef du département « Gestion financière et comptable ». Il
assure des enseignements en comptabilité et en finance. Par ailleurs, il est
responsable d’un laboratoire d’« ingénierie financière », coordinateur adjoint du
programme doctoral en sciences de gestion de l’ESSEC de l’Université de
Douala et consultant auprès de différentes organisations privées ou publiques.
Ces différentes expériences et charges ont permis à cet enseignant-chercheur
d’acquérir de multiples compétences qui s’expriment dans cet ouvrage et
confèrent une grande légitimité à son discours.
L’ouvrage est structuré en trois grandes parties. La première porte sur la
découverte de la CAE et s’organise en cinq chapitres consacrés successivement
aux objectifs de la CAE, à la découverte de son vocabulaire, à la tenue des
fiches de stocks, à la méthode des coûts complets et à la détermination du coût
de revient. La deuxième partie a pour objet les différentes méthodes de
traitement des coûts. Elle s’articule en quatre chapitres qui traitent de la relation
avec la comptabilité générale, des prestations croisées, des problèmes associés
aux déchets sous-produits et en cours et, enfin, de l’imputation rationnelle des
charges fixes. La troisième et dernière partie « Adapter ses coûts en fonction du
prix du marché », rend plus explicite la dimension managériale de cet outil de
gestion. Les sept chapitres qu’elle regroupe sont consacrés aux méthodes de
coûts partiels, au seuil de rentabilité, au coût marginal, à la comparaison des
différentes méthodes, aux techniques d’écarts, aux prix de cession internes et à
la comptabilité par activités. Le tour d’horizon proposé est donc
particulièrement riche.
Il faut en outre souligner l’effort pédagogique de l’auteur. Tous les
développements s’appuient sur de nombreux exemples et l’ouvrage offre de très
nombreuses applications permettant au lecteur d’acquérir la maîtrise technique
des nombreux outils qui lui sont proposés.
Cet ouvrage, en conclusion, constitue une très bonne introduction au
domaine de la comptabilité analytique et, sans aucun doute, il sera d’une grande
aide aux étudiants qui en feront l’acquisition.

Gérard CHARREAUX
Professeur à l'Université de Bourgogne.
Responsable du Centre de recherches en
Finance Architecture et Gouvernance des
Organisations (FARGO).

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AVANT-PROPOS
A. Le domaine de la comptabilité analytique
La comptabilité analytique d’exploitation permet de répondre à plusieurs
questions essentielles :
Quels sont les activités et les investissements que l’entreprise doit
promouvoir ?
Quelle est la meilleure approche d’optimisation de coût qui permettrait à
l’entreprise d’atteindre son optimalité ?
Comment assurer la rentabilité de l’entreprise de façon à garantir la
continuité de l’exploitation ?
L’objectif poursuivi dans cet ouvrage est la création de la valeur ou de
manière plus prosaïque, l’enrichissement de l’entreprise.
Il y a création de valeur si la rentabilité des investissements est supérieure
aux coûts qui leur sont alloués. Les décisions les plus fondamentales, à l’origine
de la création de valeur, sont de nature stratégique.
Le contenu de la Comptabilité analytique d’exploitation (CAE) a été
profondément renouvelé au cours de ces dernières décennies, en raison du
développement très important des marchés financiers et de l’évolution des
techniques de la recherche comptable. À l’origine peu structurée et
essentiellement fondée sur des bases comptables et juridiques, la CAE ne
proposait qu’un ensemble de recettes pratiques et de techniques rudimentaires.
Aujourd’hui, elle repose sur des apports plus féconds qui ont permis de
construire de nombreux outils, mais surtout, qui offrent un cadre de
raisonnement fondé sur deux dimensions principales : la rentabilité et le risque
sur lesquels s’appuie la théorie de la création de la valeur.
B. Le public auquel s’adresse cet ouvrage
Le contenu de cet ouvrage, intègre outre les connaissances comptables
requises à tout étudiant ayant reçu une formation supérieure de second cycle en
gestion ou en économie, celles plus approfondies, nécessaires à l’amélioration
de la prise de décision en entreprise. Les étudiants, notamment ceux qui
préparent le diplôme d’expertise comptable, doivent disposer, au-delà de la
culture comptable et financière, d’une maîtrise technique des principaux outils
comptables et financiers qui sera d’autant mieux assurée que ces outils auront
été assimilés.








C. Objectifs du manuel
Les objectifs suivants ont prévalu à la conception de cet ouvrage :
faire acquérir une logique comptable. La CAE se situe au carrefour des
sciences de gestion et de l’économie. Elle emprunte à l’économie ses
notions les plus fondamentales : la rentabilité, la valeur, le coût, le risque,
pour les appliquer aux décisions d’investissement et de financement. Une
entreprise saine est une entreprise qui crée de la valeur, c’est-à-dire
rémunère correctement les apporteurs de capitaux, en tenant compte du
risque que ces derniers encourent. La connaissance de la logique de la
création de valeur est indispensable ; elle implique celle des principales
théories de l’évaluation, notamment du principe d’arbitrage, qui
soustendent la plupart des techniques comptables et financières ;
présenter les connaissances indispensables à la pratique comptable et qui
constituent la culture managériale fondamentale.
D. Les principes de conception de l’ouvrage
Les choix suivants ont présidé à la rédaction de cet ouvrage :
accorder une place fondamentale aux principes et aux notions de base, sans
cependant sacrifier l’approfondissement des points techniques nécessaires à
la mise en œuvre des outils ;
donner une vue unifiée de la CAE. La plupart des ouvrages donnent une
vue démembrée voire parcellaire de la CAE en séparant d’une part,
l’étude des décisions d’investissement et de financement et celle du
diagnostic financier et d’autre part en opposant la gestion à long terme et
celle à court terme ;
mettre en exergue la notion de création de la valeur. La présentation
retenue dans cet ouvrage s’inspire de la conception qui prévaut sur le plan
international, en insistant sur les fondements théoriques de la logique
comptable et en privilégiant le cadre rentabilité-risque ;
retenir une conception moderne de la CAE.
A travers cette production, nous voulons :
donner une vue critique des différentes méthodes utilisées. Tout
comptable doit être en mesure de s’interroger sur les fondements, la
validité et les limites des outils qui sont mis à sa disposition, par rapport à
un référentiel théorique ;
adopter des normes internationales. Le développement des marchés
financiers, la mondialisation des échanges, la déréglementation, font que
la connaissance des coûts devient pour bon nombre d’entreprises, un
impératif de survie.
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E. Contenu
Ce livre permettra au lecteur de :
connaître les objectifs de la comptabilité analytique ;
situer la comptabilité analytique dans le système d’information de
gestion ;
découvrir le vocabulaire de la comptabilité analytique ;
tenir les fiches de stocks ;
résoudre le problème de la répartition des charges indirectes ;
suivre pas à pas les coûts jusqu’au coût de revient ;
s’accorder avec la comptabilité générale obligatoire ;
résoudre les difficultés particulières (les prestations croisées, les
sousproduits, les en-cours) ;
tenir compte de l’incidence de la sous-activité (méthode de l’imputation
rationnelle des charges fixes) ;
adapter ses coûts en fonction du prix du marché (les méthodes des coûts
partiels) ;
connaître la contribution de chaque activité (les coûts directs, coûts
variables et coûts spécifiques) ;
déterminer le chiffre d’affaires minimal à atteindre (le calcul du seuil de
rentabilité) ;
fixer un prix d’attaque (le coût marginal) ;
synthétiser nos connaissances en coûts partiels ;
confronter les coûts réels aux prévisions (la méthode des écarts) ;
négocier les conflits entre des divisions, des filiales (les prix des cessions
internes) ;
repenser nos systèmes d’information de coûts (introduction à la
comptabilité par activités)
F. Organisation des chapitres
Chaque chapitre comprend un rappel des concepts, des exercices en nombre
variable et des difficultés progressives. Les chapitres peuvent se lire
indépendamment les uns les autres. Le profane gagnerait toutefois à adopter une
lecture progressive. Les corrigés proposés sont étroitement en phase avec les
éléments développés dans les chapitres.
Ce livre est accessible à un large public. Son originalité tient au fait que
beaucoup d’exercices s’appuient sur des cas concrets vécus par nos entreprises.
J’ose croire qu’il éveillera votre curiosité et vous donnera envie de repousser les
limites de la discipline.
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PREMIÈRE PARTIE

LA DÉCOUVERTE DE LA COMPTABILITÉ
ANALYTIQUE

CHAPITRE 1 :

LES OBJECTIFS DE LA COMPTABILITÉ ANALYTIQUE
La comptabilité analytique, longtemps considérée comme un instrument
superfétatoire, est devenue de nos jours un instrument de pilotage indispensable.
Plusieurs raisons expliquent ce cheminement : d’une part, la complexité de
l’environnement dans lequel fonctionnent les entreprises conduit ces dernières à
posséder forcément un système d’information pertinent et sûr ; d’autre part,
connaître ses coûts permet à l’entreprise de mieux mesurer l’impact de ses
choix sur sa rentabilité et son évolution.
L’entrepreneur, principal consommateur de la comptabilité analytique, dans
la mesure où celle-ci lui permet de détenir l’information, doit savoir en extraire
des éléments de prise de décision. Une chose est de détenir l’information,
l’autre chose est de savoir l’utiliser à des fins d’optimalité. Ce constat est
d’autant plus patent que la crise financière que viennent de traverser nos
économies ne laisse plus de place à l’approximation ou à l’improvisation.
Ce chapitre vise essentiellement à amener le lecteur à se familiariser au
vocabulaire de la comptabilité analytique, ensuite à pouvoir prétendre à un
niveau de connaissances supérieur. Des notions parfois confusionnelles dans
l’esprit du profane, par exemple la confusion entre le coût et le prix, seront
explicitées, et d’autres seront détaillées dans le souci de favoriser une meilleure
compréhension des concepts.
Le processus que nous préconisons semble linéaire et progressif. Néanmoins,
des rétroactions peuvent être nécessaires afin de favoriser une meilleure
progression dans la compréhension des concepts.
Il est parfois difficile pour un néophyte de comprendre à quoi sert la
comptabilité analytique tant il est vrai que ses mécanismes apparaissent la
plupart du temps incompréhensibles voire incongrus. L’objectif de ce chapitre
est d’amener la comptabilité analytique vers les gens, de leur montrer son utilité
et de les conduire à l’utiliser à des fins décisionnelles. Un tel objectif, quoique
loufoque a priori, a une énorme signification dans un monde devenu
multidimensionnel et protéiforme, un monde dans lequel la taille ou
l’appartenance sectorielle d’une entreprise ne commandent plus son efficacité
ou sa compétitivité. Dans cet environnement complexe, changeant voire
kaléidoscopique, la connaissance des règles de jeu, donc des mécanismes de
formation des coûts et de création de la valeur devient d’une importance accrue.
Ce chapitre, après avoir clarifié les notions de coûts et leurs techniques







d’évaluation, va nous montrer les mécanismes de calcul du résultat analytique et
de la formation des prix.
I- LA NOTION DE COÛT(S)
Nous pouvons dire, d’une manière simplificatrice, que la comptabilité
analytique d’exploitation permet d’atteindre deux principaux objectifs :
(1) - Elle permet d’obtenir différents groupements de charges, dont les plus
usuels sont les :
coûts par fonction économique : ensemble production, distribution,
administration ; sous-ensemble : étude, fabrication, vente, après-vente ;
coûts par moyen d’exploitation : ensemble magasin, usine ;
sousensemble : rayon, atelier, bureau ; unité : partie de rayon, machine ou
poste de travail ;
coûts par activité d’exploitation : ensemble des activités ; famille de
produits : marchandises, biens fabriqués, services rendus ; unité de
produits : marchandise, bien fabriqué, service rendu ; stade d’élaboration
de produit : étude, approvisionnement, fabrication, distribution ;
coûts par responsabilité : ensemble directeur général, directeur
commercial, directeur technique, directeur d’une famille de
marchandises, de biens fabriqués, de services rendus ; sous-ensemble :
chef de rayon, chef d’atelier, chef de service, contremaître ;
coûts par groupe de clients, secteur, région ou zone géographique ;
(2) - Elle permet à l’entrepreneur de connaître non seulement le coût de
revient (stade final des produits vendus) mais aussi tous les coûts
complémentaires voire explétifs aux différents niveaux de formation :
les coûts intermédiaires par produit, article acheté ou fabriqué ;
les rnes des services propres à l’entreprise.
II- RECHERCHE DES RÉSULTATS ANALYTIQUES
Il ne suffit pas seulement de calculer les coûts ; encore faut-il déterminer le
résultat analytique qui permet de mieux comprendre l’impact des coûts sur la
structure des charges et les performances de l’entreprise.
Traditionnellement, le résultat net calculé par la comptabilité générale a un
caractère global puisqu’il traduit l’activité d’ensemble de l’entreprise. Mais le
chef d’entreprise désireux de prendre des décisions de manière rationnelle ou
d’optimiser ses choix, attend de sa comptabilité qu’elle lui fournisse aussi les
résultats de chacune de ses principales branches d’activité, de ses principaux
produits et éventuellement, de ses circuits de distribution. Ainsi, dans un
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)

)
complexe cinématographique par exemple, l’on peut souhaiter connaître non
seulement le résultat global, mais aussi les résultats analytiques de chaque
branche (hôtel, restaurant, bar, vidéothèque, etc.).
Savoir si l’on gagne ou si l’on perd de l’argent sur chaque branche est
nécessaire. D’une part parce qu’en cas de distorsions fonctionnelles ou de
conflit, le chef d’entreprise aura en main quelques éléments objectifs (les coûts
et les résultats) pouvant lui permettre de décider. D’autre part, la connaissance
de sa fonction-objectif, caractérisée par la minimisation des coûts de
l’entreprise, est un vecteur de compétitivité. De nombreux logiciels de
comptabilité générale proposent désormais dans leur menu la confection d’un
compte de résultat analytique par secteur d’activité. D’autres permettent de faire
des croisements entre branches et des simulations des niveaux d’activité.
III- CONNAISSANCES DE GESTION
A- Établissement du bilan
Le bilan est l’outil de prédilection dont se sert l’entreprise pour apprécier son
équilibre financier et comprendre ses choix de gestion. Étant donné le rôle
moteur qu’il joue dans la plupart des choix managériaux et financiers, il
convient de le rendre le plus objectif et sincère possible. Sur ce, la comptabilité
analytique doit permettre de déterminer les bases d’évaluation de certains
éléments du bilan de l’entreprise :
coût d’acquisition des immobilisations acquises à titre onéreux ;
coût de production des immobilisations fabriquées ou produites par l’entreprise
pour elle-même ;
coût des stocks de marchandises, de matières premières, de produits finis
et des en-cours de production.
La régularité et la sincérité du bilan d’une entreprise (industrielle ou
commerciale) reposent nécessairement sur la tenue d’une comptabilité analytique
fiable donnant une information exacte sur la valeur des stocks de produits finis et
des stocks d’en-cours (entreprises qui ont un cycle de fabrication long).
B- Outil de gestion
La comptabilité analytique doit fournir tous les éléments de nature à
1éclairer les prises de décisions .
La connaissance des coûts internes est indispensable au chef d’entreprise
pour résoudre ses problèmes de choix et d’orientation des produits
fabriqués et/ou vendus.

1 Ici, nous considérons, à défaut d’un environnement certain, un environnement
probabilisable dans lequel l’incertitude est relative.
19 )
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)
La connaissance maîtrisée des coûts constatés constitue la base des
prévisions de gestion de l’entreprise.
La comptabilité prévisionnelle, encore appelée gestion budgétaire,
prolonge naturellement la comptabilité analytique.
Le rapprochement des coûts prévus avec les coûts effectifs fait apparaître
des écarts dont l’analyse favorise le contrôle de gestion de l’entreprise.
C- Quelques exemples de décisions prises à partir de la connaissance des
coûts
Orienter la production lorsque les facteurs de production sont limités ;
Créer, remplacer, développer, supprimer une activité, un produit ;
Sélectionner les clients, les fournisseurs de produits ;
Fixer un plancher de négociation ;
Investir, embaucher ou sous-traiter ;
Remplacer, changer des matériels, des implantations ;
Modifier l’organisation, les structures, l’organigramme ;
Promouvoir les responsables.
IV- COMMENT SITUER LA COMPTABILITÉ ANALYTIQUE DANS
UN SYSTÈME D’INFORMATION DE GESTION ?
Les organisations modernes ont de plus en plus besoin d’un système
d’information fiable et pérenne adaptable aux mutations du nouvel
environnement d’affaires. Connaître ses coûts est une chose mais connaître les
processus qui y conduisent en est une autre. Tout décideur se doit, à des fins de
crédibilité, d’organiser ou tout au moins, de mettre en œuvre un système
d’information susceptible de lui générer une meilleure information. Cette
dernière ne provient pas ex nihilo, elle est le fruit d’une prise de conscience au
niveau hiérarchique de la nécessité de faire de l’information comptable, un outil
de singularité économique.
A- Rappel des principes
La comptabilité analytique d’exploitation est un mode de traitement de
données dont les objectifs essentiels consistent à :
la connaissance des coûts des différentes fonctions assumées par
l’entreprise ;
l’explication des résultats en calculant les coûts des produits (biens et
services) pour les comparer aux prix de vente correspondants ;
20 �













la détermination des bases d’évaluation de certains éléments du bilan de
l’entreprise ;
établir des prévisions de charges et de produits (coûts préétablis et
budgets d’exploitation, par exemple) ;
constater la réalisation et expliquer les écarts qui en résultent (contrôle
des coûts et des budgets, par exemple) ;
fournir tous les éléments de nature à éclairer la prise de décision.
Pour atteindre ces objectifs, le système de comptabilité analytique
d’exploitation d’une entreprise doit être adapté à sa structure organique et aux
activités d’exploitation particulières qu’elle exerce.
B- Rapprochement entre comptabilité générale et comptabilité
analytique
Une manière d’appréhender les comptabilités générale et analytique serait de
montrer leurs singularités comparatives. Nous allons nous limiter à en donner
les plus frappantes afin de faciliter leur compréhension mutuelle.
(1) - La comptabilité analytique d’exploitation (CAE) est facultative alors
que la comptabilité générale est obligatoire (imposée par la loi).
La CAE est économique alors que la comptabilité générale est fiscale.
La comptabilité générale représente souvent pour les PME plus une
contrainte légale qu’une source de renseignements utiles à la gestion de
l’entreprise.
Les travaux comptables sont considérés comme la base des documents
fiscaux et sociaux qu’il faut périodiquement établir.
Les documents de synthèse font rarement l’objet d’une analyse détaillée
de l’exploitation ou de la situation financière de la part des dirigeants qui
utilisent souvent d’autres sources d’informations statistiques pour évaluer
les performances de leur gestion.
La comptabilité analytique n’a donc pas force obligatoire. Le plan
comptable général propose un plan de comptes, un répertoire de
terminologies et un catalogue de solutions contenus dans cinq chapitres :
dispositions générales ;
tableau général d’analyse comptable ;
nomenclature des comptes ;
méthodes de calcul ;
utilisation de la comptabilité analytique pour la gestion de l’entreprise.
21




En effet, le plan comptable analytique se présente comme un guide
proposant un éventail de solutions. Ses dispositions sont constituées par un
ensemble de solutions qui doivent inspirer la prise de décision de
l’entrepreneur.
Pour faciliter ces choix, l’éventail de solutions est présenté dans un cadre
général, adaptable à toutes les entreprises, quels que soient leur dimension, leur
dispersion géographique, leur structure organique, leur branche professionnelle
et leur degré d’intégration. Ce cadre général est donc un système ouvert à partir
duquel peut être établi un plan de comptabilité analytique en retenant les
solutions les mieux appropriées pour répondre aux besoins d’informations
exprimés par les responsables de l’entreprise.
La CAE n’a pas que des partisans. Ses détracteurs pensent que ses
méthodes traditionnelles de calcul ne sont pas adaptées au
fonctionnement de l’entreprise moderne. Une infime minorité utilise cette
comptabilité dans notre environnement dans la mesure où elle reste
facultative et peu contraignante. Ce caractère facultatif de la comptabilité
analytique disparaît progressivement avec l’augmentation de la taille de
l’entreprise ou la nature de l’activité :
L’évaluation des stocks dans les entreprises de transformation, le
recours à la méthode de l’imputation rationnelle des charges de
structure la rendent indirectement obligatoire.
Les entreprises de grande taille sont tenues d’établir des documents
prévisionnels.
Les experts comptables des comités d’entreprise ont légalement accès
à la comptabilité analytique.
(2) - La CAE étudie la zone interne de l’entreprise alors que la comptabilité
générale est axée sur l’étude des flux externes (comptabilité de transactions).
La comptabilité analytique d’exploitation s’attache à suivre tous les
mouvements de valeur de l’entreprise, ce qui implique la mise en place
d’un deuxième circuit d’information.
Consommation de Bons de matières
matière première
Consommation de Bons de travail
main-d’œuvre
Tenue d’une comptabilité matières
Consommation de (inventaire permanent) ; fiches de stocks
l’état de stocks
avec bons de réception ou bons
d’entrée ; bons de consommation ou bons de sortie
22
)

)


)

La comptabilité analytique implique la connaissance permanente des stocks
(suivi informatique). Ce stock informatique est recollé périodiquement
avec un inventaire physique.
La périodicité n’est pas identique. La comptabilité générale est annuelle
(l’horizon de travail des comptables est déterminé par l’établissement des
documents de synthèse annuels). La période de la comptabilité analytique
est plus courte (généralement semestrielle, trimestrielle, bimestrielle ou
mensuelle).
La comptabilité générale est exacte (on comptabilise au franc, au dollar, à
la livre ou à l’euro près), même si les évaluations des postes importants
de l’actif du bilan sont approximatives en raison des effets de l’inflation
sur les comptes. La comptabilité analytique doit être pertinente et fiable.
Le gestionnaire doit arbitrer entre la précision de l’information
recherchée et le coût entraîné par son obtention, l’un étant fonction de
l’autre. L’information sur les coûts doit être obtenue sans retard pour
faciliter la prise de décision.
La comptabilité générale est globale (calcul du résultat net de l’ensemble des
activités). La comptabilité analytique est partielle (connaissance des coûts
partiels par produit, par commande, par secteur d’activité). En fin de période,
le travail de concordance générale qui consiste à rapprocher le résultat de la
CAE du résultat de la comptabilité générale (CG) relève plus d’une
obligation comptable que d’une demande d’information émanant du chef
d’entreprise.
3) La comptabilité générale et la comptabilité analytique d’exploitation
sont établies a posteriori, c’est-à-dire après connaissance de l’événement.
Les méthodes de calcul des coûts réels (coûts complets ou coûts partiels)
permettent de mesurer l’évolution des coûts constatés par comparaison
d’une période de calcul sur l’autre. La comptabilité prévisionnelle
procède à des calculs de coûts a priori sur des charges prévues (méthode
de coûts préétablis).
C- Comptabilités analytiques multiples
Il n’existe pas de modèle unique de comptabilité analytique alors que les
comptabilités générales se ressemblent et sont standardisées (comptabilités
clients, fournisseurs, etc.). Chaque entreprise possède sa propre comptabilité
analytique qui doit être adaptée à son organisation administrative et à son
fonctionnement technique. Ainsi, une entreprise commerciale aura trois
fonctions au minimum :
Fonction achat ;
Fonction vente ;
Fonction administration générale.
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Ces fonctions sont divisées en services et sous-services selon la taille de
l’entreprise.
La première phase de l’établissement d’une comptabilité analytique est
constituée par la connaissance industrielle de l’entreprise c’est-à-dire la
connaissance de son processus de production. Il est donc utile de connaître
l’organigramme de l’entreprise et ses différentes interfaces internes ou externes.
Par exemple, à quel stade du processus de production intervient la
soustraitance et comment est-elle évaluée ?
L’usage voudrait qu’avant de résoudre un problème de comptabilité
analytique, qu’il faille commencer par construire l’organigramme de
l’entreprise étudiée et dégager les différentes étapes de son processus d’activité.
V- POINTS DE REPÈRE
OBJECTIFS DE LA COMPTABILITÉ ANALYTIQUE
Connaître les coûts Du fonctionnement des activités Pour avoir des bases de
décisions rationnelles de l’entreprise
Des produits
Évaluer certains éléments Pour valoriser les postes du Stocks en cours, produits
du bilan bilan (sincère et véritable) intermédiaires et produits finis
Certaines immobilisations
Expliquer les résultats Pour faire des choix Par fonction
Par produit
Par secteur
Établir des prévisions Par activité Pour définir et valoriser des
objectifs Par produit
Calculer des écarts Pour engager à temps des Matière
actions correctives Main-d’œuvre
Structure
Rendement
Activité
COMPARAISON COMPTABILITÉ GÉNÉRALE/COMPTABILITÉ
ANALYTIQUE
COMPTABILITÉ COMPTABILITÉ ANALYTIQUE
GÉNÉRALE
Classement par nature Classement par destination, par degré, par
Documents de base externes variabilité
Vue holistique, synthétique Documents de base internes
Vue détaillée, analytique Objectifs financiers
Objectifs économiques Utilisation par les directions
Utilisation par les responsables

24 VI - QCM 1
1) La comptabilité analytique d’exploitation est :
a. fiscale ..................................................................................................
b. économique .........................................................................................
c. financière ............................................................................................
d. sociale .................................................................................................
2) La comptabilité générale :
a. étudie la zone interne de l’entreprise ..................................................
b. est axée sur l’étude des flux externes .................................................
c. est axée sur l’étude des flux de trésorerie de l’entreprise ...................
d. vise à connaître l’équilibre financier de l’entreprise ..........................
3) La comptabilité analytique d’exploitation est :
a. annuelle ...............................................................................................
b. mensuelle ……. ...................................................................................
c. obligatoire ...........................................................................................
d. facultative
4) La comptabilité générale est :
a. partielle
b. globale ................................................................................................
c. obligatoire
d. facultative ...........................................................................................
5) Qu’est-ce qui prolonge la comptabilité analytique ?
a. la comptabilité générale ......................................................................
b. la comptabilité prévisionnelle .............................................................
c. la gestion financière ............................................................................
d. le contrôle de gestion ..........................................................................
6) En comptabilité générale, le classement est fait :
a. par destination .....................................................................................
b. par nature ............................................................................................
c. par degré .............................................................................................
d. par variabilité ......................................................................................
25 7) Le coût de production se compose :
a. du coût d’achat des matières achetées .................................................
b. du coût de distribution ........................................................................
c. du coût d’achat des matières consommées .........................................
d. des frais de main-d’œuvre directe .......................................................
e. des frais indirects de production .........................................................
8) Dans quel coût rentre directement le prix d’achat ?
a. coût de fabrication ..............................................................................
b. coût d’achat .........................................................................................
c. coût de distribution .............................................................................
VII - APPLICATIONS
Application N°1
M. Ndongo exploite un hôtel restaurant dont les immobilisations inscrites au
bilan sont les suivantes :
Désignation Montants (en KF)
Matériel et mobilier hôtel 600 000 mobilier restaurant 700 000
Installation hôtel 1 600 000
Installation restaurant 500 000
Totaux 3 400 000
À la fin du premier exercice, le compte de résultat (en KF) se présente
comme suit :
Charges Montants Produits Montants
Achats consommés 1 677 400 Ventes hôtel 912 000
Charge de personnel 742 000 Ventes restaurant 2 812 000
Impôts et taxes 263 500 Résultat (perte) 82 800
Autres charges 573 900
Dotations aux amortissements et provisions 550 000
Totaux 3 806 800 Totaux 3 806 800
M.Ndongo voudrait connaître les résultats de chacune des branches
d’activité : hôtel et restaurant. À cet effet, le comptable réunit les
renseignements suivants :
- Le livre des achats donne la ventilation suivante :
Achats denrées ......................................................................... 754 000
Achats liquides (vins et apéritifs) ......................................... 1 112 000
26 - Le dépouillement des charges donne les chiffres suivants :
Charges Hôtel Restaurant
Charge de personnel 212 000 530 000
Impôts et taxes 12 000 251 500
Autres charges 161 300 412 600
Totaux 385 300 1 194 100
- Les consommations du restaurant ont été les suivantes :
Hôtel Restaurant
Denrées 718 000
Vins et divers 3 000 956 400
Totaux 3 000 1 674 400
Les amortissements sont pratiqués aux taux linéaires suivants :
Matériel ........................................... 10%
Installations ..................................... 20%
Présentez un tableau de répartition des charges par centre d’activité et un
tableau des résultats.
Application N°2
Un fabricant vend des scooters et des vélomoteurs. Son compte de résultat de
l’exercice se présente comme suit (en milliers de francs) :
Charges d’exploitation :
Achats de matières premières et autres approvisionnements ........... . 9 400
Variations de stock (moins ou plus)
Stock initial ....................................................................................... 3 600
Stock final ......................................................................................... néant
Autres achats et charges externes ..................................................... 2 600
Impôts, taxes et versements assimilés ................................................. 400
Frais de personnel ............................................................................. 3 560
Dotations aux amortissements sur immobilisations .......................... 1 200
Autres charges .................................................................................. 1 600
Charges financières :
Intérêts et charges assimilés ............................................................ …. 100
......................................................................................................... 22 460
Solde créditeur bénéfice ................................................................ . 2 000
Total général ................................................................................. 24 460
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Produits d’exploitation :
Production vendue (biens et services) .......................................... .. 24 460
Total général ................................................................................. 24 460
Concernant les deux secteurs d’activité, les renseignements suivants sont
fournis :
Éléments Total Scooters Vélomoteurs
Matières utilisées 13 000 5 000 8 000
Frais d’approvisionnement 1 600 500 1 100
Frais de fabrication 7 060 4 000 3 060
Frais de distribution 800 360 440
22 460 9 860 12 600
Production vendue 24 460 8 460 16 000
1) Pour chaque secteur d’activité, calculez :
- le coût d’achat
- le coût de production
- le coût de revient
- le résultat
2) Comparez les résultats obtenus avec ceux de la comptabilité générale.
Application N°3
Une société fabrique des fûts métalliques de cinquante litres destinés à
contenir des liquides divers. La production est organisée de la manière
suivante :
les cylindres sont obtenus à partir d’une tôle mince dans l’atelier 1 ;
les fonds et les dessus sont obtenus à partir d’une tôle épaisse dans
l’atelier 2 ;
les différentes pièces sont assemblées dans un atelier de montage où l’on
fixe aussi les bouchons.
Cette société dispose :
d’un magasin d’approvisionnements ;
de trois ateliers de production (fabrication des cylindres, fabrication des
fonds et des dessus, montage) ;
d’un magasin de produits fabriqués ;
d’un service commercial (pour la distribution) ;
d’un service administratif.
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Présentez un organigramme pouvant servir de base à la comptabilité
analytique de la société. Faites-y apparaître les divers coûts et les stocks.
Application N°4
Une société industrielle fabrique des savonnettes. Elle achète des corps gras
et de la soude, et les mélange dans des cuves chauffées. On obtient une pâte de
savon et de la glycérine. On moule l’ensemble, ce qui donne des savonnettes.
Ces savonnettes sont ensuite emballées.
L’entreprise dispose de :
un magasin de matières premières (corps gras et soude) ;
un magasin de produits destinés à la vente emballés ;
ateliers de fabrication (cuvage, séchage, moulage, emballage). Les
produits en cours de fabrication passent d’un atelier au suivant sans
stockage ;
un service des approvisionnements ;
un service commercial (distribution) ;
un service administratif.
Présentez un organigramme pouvant servir de base à la comptabilité
analytique d’exploitation.
VIII - Corrigés du QCM 1 et des applications N°1, 2, 3 et 4
A - Corrigé du QCM 1
1) b 5) b et d
2) a et d 6) b
3) b et d 7) c et e
4) b et c 8) b
B - Corrigé des applications N°1, 2, 3 et 4
Corrigé de l’application N°1
1) Tableau des charges par activité.
Nature des charges Hôtel Restaurant
Consommation denrées 718 000 ation divers vins 3 000 956 400
Charges de personnel 212 000 530 000
Impôts et taxes 12 000 251 500
Autres charges 161 300 412 600
Amortissement matériel 60 000 70 000
Amortissement installations 320 000 100 000
Totaux 768 300 3 038 500
29 2) Tableau des résultats.
Hôtel Restaurant
Produits 912 000 2 812 000
Charges 768 300 3 038 500
Résultats + 143 700 (226 500)
3) - Concordance
La somme des résultats partiels [+ 143 700 - 226 500].
Correspond au résultat net global [- 82 800].
On se rend compte que l’activité du restaurant est déficitaire alors que l’hôtel
est bénéficiaire. Il serait présomptueux à ce niveau d’analyse de tirer des
conclusions managériales. Des investigations plus approfondies seront
nécessaires pour une meilleure prise de décision.
Corrigé de l’application N°2
1) Tableau de détermination des résultats par activité.
Activité scooters Activité vélomoteurs
Matières utilisées 5 000 8 000
+ Frais d’approvisionnement 500 1 100
= Coût d’achat 5 500 9 100
+ Frais de fabrication 4 000 3 060
= Coût de production 9 500 12 160
+ Frais de distribution 360 440
= Coût de revient (1) 9 860 12 600
Ventes (2) 8 460 16 000
Résultat = (2)-(1) (1 400) 3 400
2) La somme des résultats partiels est équivalente au résultat net global :
+ 2 000. Le chef d’entreprise obtient des renseignements sur sa gestion puisqu’il
sait désormais que l’activité scooters est déficitaire et que l’activité vélomoteurs
est bénéficiaire, mais il s’agit d’une information limitée car il ne connaît pas les
coûts unitaires, les prix de vente unitaires à pratiquer, etc.
30 Corrigé de l’application N°3

Coût de fabrication
Coût d’achat des cylindres
Stockage
Prix Stockage TÔLE TÔLE
ATELIER 1cylindres MINCE MINCE d’achat



Frais d’achat Charges defabrication


Coût de fabrication
Coût d’achat des fondsdessus
Stockage
Prix StockageTÔLE TÔLE
ATELIER 2des fondsÉPAISSE ÉPAISSE
d’achat



Frais d’achat Charges defabrication

Coût de fabrication Coût
Coût d’achat des fûtsderevient

AtelierStockageCentre Centre Prix Stockage montagedes fûtscommercial administratif BOUCHONS bouchons
d’achat


Frais d’achat Charges Charges
de distribution administratives
Schéma 1