Manuel de comptabilité Tome I

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Ce premier tome présente l'environnnement comptable OHADA. Il permet aux utilisateurs d'apprendre et de comprendre facilement, à l'aide d'exemples et d'exercices, chacun des aspects fondamentaux et des opérations courantes : la notion d'entreprise et de comptabilité, l'analyse des flux économiques ; la notion de bilan et de compte de résultat, l'enregistrement comptable des opérations courantes de l'entreprise : achats-ventes, encaissements et règlements, l'enregistrement et le mécanisme de déclaration de la TVA, la tenue des livres comptables.

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Date de parution 01 juillet 2017
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EAN13 9782336794778
Langue Français

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Kadiata Mory CAMARA Manuel de comptabilité Tome I Initiation à la comptabilité générale
Du même auteur, chez L’Harmattan Manuel de comptabilité, tome 2. Les travaux de fin d’exercice comptable, 2017. Manuel de comptabilité, tome 3. Éléments de technique comptable approfondie,2017. © L’Harmattan, 2017 5-7, rue de l’École-Polytechnique, 75005 Paris http://www.editions-harmattan.fr EAN Epub : 978-2-336-79477-8
AVANT-PROPOS
Le présent ouvrage est réparti en trois tomes de co mptabilité : initiation à la comptabilité, traitement comptable des opérations d’inventaires et technique comptable approfondie. Conçu selon les principes du Système Comptable OHADA, cet ouvrage s’adresse à tous ceux qui désirent s’initier, se former ou se perfectionner à la Technique Comptable. En effet, la méthodologie adaptée et la pédagogie r etenue permettent de comprendre les raisonnements comptables : de la formation initiale à l’enseignement supérieur. Chaque tome de cet ouvrage est composé en des chapi tres comprenant chacun, outre des informations et des démonstrations théoriques, des applications autocorrectives qui facilitent la mémorisation et la réflexion. C’est pourquoi l’ouvrage est particulièrement recommandé à toute personne qui désire étudier ou s’initier de façon autonome (ou assistée) à la comptabilité générale et notamment : – Les professionnels de la comptabilité ; – Les étudiants en BTS, IUT... – Les étudiants de l’enseignement supérieur (étudiants des facultés ou des écoles de gestion) ; – Les enseignants. L’auteur de cet ouvrage remercie particulièrement le PROFESSEUR CLAUDE PEROCHON du Conservatoire National des Arts et Métiers (PARIS). Le professeur CLAUDE PEROCHON est : Agrégé en Techniques économiques de gestion Diplômé Expert-comptable Docteur ès sciences économique Directeur honoraire de l’INTEC Le professeur PEROCHON m’a accueilli en France, m’inscrit à l’INTEC pour ma formation en expertise comptable en me facilitant l’obtention des dispenses nécessaires doublée d’une assistance particulière dans ma formation ; il a été également directeur de ma Thèse : FORMATION COMPTABLE ET LIBÉRALISATION ÉCONOMIQUE : CAS DE LA RÉPUBLIQUE DE GUINÉE, ANNÉE 1991 En conséquence, je dois toute ma formation professionnelle et études post universitaire à ce géant et père de la COMPTABILITÉ MODERNE. Que mon professeur et deuxième consultant LOUIS CLEE en soit aussi remercié et je lui reste reconnaissant. L’ouvrage est également l’œuvre des jeunes cadres et professeurs dont particulièrement : – Sandaly Keita, Docteur ès science – Fodé Lamine DIALLO, Diplômé : en Master Économie et Développement international et Gestion publique en France. Enfin nous tenons à remercier tous ceux qui ont par ticipé directement ou indirectement à la réalisation de cet ouvrage.
INTRODUCTION
Les dirigeants africains ont signé, à Port-Louis (île Maurice) le 17 octobre 1993, le traité de l’Organisation pour l’harmonisation en Afrique du droit des affaires (OHADA) dont le but, sur le plan économique, est de promouvoir le développement et l’intégration régionale ainsi que la sécurité juridique et judiciaire dans l’espace OHADA. Ce traité vise à doter les États partis, au nombre de dix-sept à ce jour (Bénin, Burkina Faso, Cameroun, Centrafrique, Comores, Congo, Côte d’Ivoire, Gabon, Guinée, Guinée-Bissau, Guinée équatoriale, Mali, Niger, République démocratique du Congo, Sénégal, Tchad et Togo), de règles communes, simples, modernes et adaptées à la situation de leurs économies. Les actes pris pour l’adoption de ces règles communes sont appelés « Actes Uniformes ». Ils sont directement applicables et obligatoires dans les États partis. C’est ainsi que l’Acte Uniforme portant organisation et harmonisation des comptabilités des entreprises, auquel est annexé le système comptable OHADA, a consacré un nouveau référentiel comptable dans tous les États signataires. er Cet Acte Uniforme est entré en vigueur le 1 janvier 2001 pour les comptes personnels des er entreprises et le 1 janvier 2002 pour les comptes combinés et les comptes consolidés. En effet, pour assurer la formation initiale et continue des comptables dans l’espace OHADA, il y a lieu de combler le vide en matière d’ouvrages didactiques. L’objectif de cet ouvrage en trois tomes est de contribuer à combler ce vide en Guinée. C’est un travail certainement difficile, ambitieux, mais nécessaire. Cette édition va répondre au souci d’enrichir conti nuellement le cadre professionnel de la comptabilité, de tenir compte des évolutions de la loi, des programmes académiques, et enfin de couvrir des besoins éventuels des praticiens comptables et financiers. Le premier Tomes’adresse : – aux praticiens de la comptabilité qui veulent mettre à jour leurs connaissances ; – aux étudiants (facultés de Sciences économiques et de gestion, Écoles Supérieures de Gestion, Écoles de commerce, BTS de gestion, etc.). Ses utilisateurs trouveront les éléments liés à la réglementation comptable basée sur les normes de l’Acte Uniforme portant sur l’organisation et l’har monisation des comptabilités des entreprises, l’étude sommaire du bilan et du compte de résultat, l’analyse des flux économiques, les systèmes d’organisation et livres comptables, et quelques opérations courantes. Le deuxième Tometraite l’essentiel des travaux de fin d’exercice comptable et est ainsi la suite logique du Tome 1. En effet, à la clôture de l’exercice, l’entreprise se retrouve avec une balance des comptes qui ont été mouvementés au cours de la période. Pour arrêter ses comptes et compte tenu : – du caractère discontinu de l’exploitation ; – de la nécessité des enregistrements des opérations de la période ; – et de la détermination du compte de résultat et l’établissement du bilan ainsi que l’État annexé, L’entreprise doit procéder aux opérations d’inventaires et passer les écritures de régularisations qui en découlent. Ces travaux conduisent à mettre la comptabilité en harmonie avec la réalité afin que les documents de synthèse (Bilan et Compte de résultat) reflètent une image fidèle de la situation et des opérations de l’entreprise. Le troisième Tome a pour objectif de donner aux utilisateurs quelques éléments de Technique Comptable Approfondie. Conforme aux normes comptables OHADA, il est destiné principalement aux praticiens de la comptabilité pour la solution des difficultés compt ables rencontrées dans l’exercice de leur profession ainsi qu’aux étudiants et professeurs pour les formations moyenne et supérieure. Chaque tome qui se veut complet est assorti de nombreux exemples chiffrés, de questions de
réflexion, de cas d’application, d’exercices pratiques judicieusement composés pour faciliter la compréhension et l’assimilation des thèmes traités. Fruit d’une certaine expérience théorique et pratique, cet ouvrage se veut le compagnon utile de tous les apprenants en comptabilité et gestion, le précieux instrument de travail de tous les professionnels de la comptabilité et de tous ceux qui souhaitent actualiser leurs connaissances et mettre en œuvre le système comptable OHADA.
CHAPITRE I L’ENTREPRISE ET LA COMPTABILITÉ
1. Notion d’entreprise :
1.1. Définition Dans le sens le plus général, l’entreprise est une organisation qui met en œuvre des moyens matériels et humains plus ou moins importants, dans le but de produire, échanger ou faire circuler des biens ou des services. Un individu ou un groupement d’individus exerçant u ne activité destinée à la satisfaction des besoins d’autres individus constitue une entreprise. En effet, de manière plus précise, l’entreprise est une organisation financièrement indépendante, une unité de répartition de richesse qui par la combinaison des facteurs de production, produit des biens ou des services destinés à être vendus en vue de réaliser un bénéfice. Exemples : – une librairie, une pharmacie, une boulangerie… – une plomberie, une menuiserie, un garage de réparation, – Port autonome de Conakry, EDG, Air Guinée, supermarchés, agence de voyages. – etc.
1.2. Classification des entreprises Les entreprises sont diverses en raison de l’origine des capitaux, de leur taille, de la nature de leur activité. Ces facteurs agissent à la fois sur leur comportement à l’égard des éléments de leur environnement et sur leur organisation interne. Les entreprises peuvent être classées suivant divers critères : a- D’après leur domaine d’activités : les entreprises commerciales (ou de distribution)des biens en vue de la revente en achètent l’état sans transformation ; les entreprises industrielles (ou de production)ont pour but la fabrication des produits finis à partir des matières premières ; les entreprises de servicesexercent leur activité dans les transports, les banques, les assurances, etc. b- D’après leur dimension : Se fondant sur l’importance des effectifs, chiffres d’affaires, capitaux utilisés, etc., on distingue : les petites entreprises ; les moyennes entreprises ; les grandes entreprises. Cette classification est une classification relative ; elle est variable dans le temps et surtout dans l’espace. Elle est fonction du niveau de développement du pays qui l’effectue. Ainsi, une grande entreprise (selon le chiffre d’affaires par exemple) d’un pays par exemple en Guinée n’est qu’une entreprise moyenne ou même une petite entreprise d’un autre pays. c- D’après leur statut juridique : Ce critère permet de distinguer : – les entreprises privées : appartiennent à un seul individu (entreprises individuelles) ou plusieurs individus (entreprises sociétaires ou sociétés) ; – les entreprises publiques ou semi-publiques : appartiennent, en tout ou partie à l’État.
1.3. Organisation de l’entreprise L’entreprise est organisée en grande fonction. Les fonctions correspondent aux différentes actions nécessaires à la réalisation d’un même objectif global. Chaque fonction regroupe donc un ensemble de taches, d’activités qui peuvent être de nature différente, mais concourent toutes à une même
action. Les principales fonctions que l’on peut rencontrer dans une entreprise sont les suivantes : – la fonction commerciale, – la fonction technique, – la fonction comptable et financière, – la fonction personnelle – la fonction administrative
1.3.1. Fonction commerciale Elle est subdivisée en fonction approvisionnement (recherche de fournisseur, achats et gestion de stock) et en fonction vente ou distribution (recher che de marché et de vente des produits de l’entreprise)
1.3.2. Fonction technique Appelée aussi fonction production, elle a pour rôle de préparer le travail de transformation de le faire exécuter et d’en contrôler les résultats.
1.3.3. Fonction comptable et financière Elle est chargée de la saisie des informations chiffrées, de la recherche des capitaux et de leur gestion.
1.3.4. Fonction personnelle Cette fonction est chargée de la gestion et de la recherche des ressources humaines
1.3.5. Fonction administrative L’essentiel de ses attributions est d’ordre intelle ctuel : « Prévoir, organiser, commander, coordonner et contrôler ».
1.4. Moyens de l’entreprise Pour assurer son fonctionnement, l’entreprise dispose de moyens financiers, de moyens matériels et de moyens humains.
1.4.1. Moyens financiers Ce sont les ressources financières dont dispose l’e ntreprise. Elles se divisent en ressources externes (emprunts, subventions, etc.) et en ressources internes (bénéfices générés par l’activité de l’entreprise).
1.4.2. Moyens matériels Ce sont les outils de travail (machine) et les matières premières utilisées par l’entreprise.
1.4.3. Moyens humains C’est l’ensemble du personnel travaillant pour l’en treprise et ayant en contrepartie une rémunération.
1.5. Entreprise et environnement
L’entreprise ne constitue pas un système isolé, sans relation avec l’extérieur. De par sa fonction, même elle est un système ouvert sur son environnement avec lequel elle entretient des relations qui se traduisent principalement par les échanges de biens, de services, de monnaies et d’informations. À ce titre, elle est considérée comme un carrefour d’échanges.
1.5.1. Partenaires de l’entreprise L’entreprise met en relation une diversité de partenaires constituant son environnement : • Fournisseurs :
Ils constituent le marché des approvisionnements de l’entreprise. Sur ce marché, l’entreprise procure deux types de biens : ations de production, ce sont lesbiens d’équipements destinés à servir les opér  Les investissements. Les marchandises et les matières qui vont être incorporées dans la production. Ces biens sont acquis par l’entreprise contre paiement de leur valeur monétaire. • Ménages Ils représentent le marché qui fournit le travail à l’entreprise. En contrepartie, ils reçoivent une rémunération appelée communément salaire. • Établissements financiers Constitués par les banques, centres chèques postaux et autres organismes financiers nationaux ou internationaux, ces établissements représentent le marché des capitaux de l’entreprise. • Administration Elle soutient l’entreprise en lui versant des subve ntions. Elle se fait également soutenir par l’entreprise en lui prélevant des impôts et des cotisations sociales. • Clients : Ils constituent le marché des biens et services final de l’entreprise. Sur ce marché, l’entreprise écoule ses marchandises ou sa production. Elle reço it en contrepartie la valeur monétaire de ces biens écoulés.
1.5.2. Schéma simplifié