Proposition pour le travail et la vie digne et décente pour tous

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Français
280 pages
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Description

Un nombre toujours croissant d'actifs de tous âges n'ont pas accès à une vie financière, professionnelle, sociale, culturelle, qui soit digne et décente. Ils vivent dans les interstices du contrat social et de l'organisation produits par la société industrielle. Ils ont une connaissance intime de cette période de transition entre économies et sociétés matérielles et immatérielles, sont porteurs de visions et projets créateurs de réalités économiques et sociales innovantes et durables, citoyennes. Collectivités territoriales, mairies pourraient reconnaître le travail immatériel de ces "nomades" locaux.

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Date de parution 01 décembre 2017
Nombre de lectures 0
EAN13 9782140053566
Langue Français
Poids de l'ouvrage 1 Mo

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Anne Caillères-Divoux
Proposition pour le travail et la vie digne et décente pour tous
Proposition pour le travail et la vie digne et décente pour tous
Anne Caillères-Divoux Proposition pour le travail et la vie digne et décente pour tous
© L’Harmattan, 2017 5-7, rue de l’Ecole-Polytechnique, 75005 Paris http://www.editions-harmattan.fr
ISBN : 978-2-343-11738-6 EAN : 9782343117386
I. SITUATION
I. ÉCONOMIE ET « IMMATÉRIEL » Économie de la connaissance 1 C’est dans les années 1990 que la formulation d’éco-nomie de la connaissance apparaît dans les documents de 2 l’OCDE. L’économie de la connaissance est une révolution : elle offre un bouleversement de société, porte une bascule des institutions et des représentations. Sa perspective donne place au travail immatériel, alors que nous vivons les derniers soubresauts de la société et de l’économie du travail matériel-industriel. 3 L’économie de la connaissance « change tout ». - En termes de capital : le capital devient capital immatériel de savoirs, informations, données, utiles à la production de connaissances : « Steve Jobs affirmait que le logiciel est le nouveau baril de pétrole… Apple possède une trésorerie de la taille du PIB du Vietnam… La Corée du Sud, dont l’économie croît exponentiellement depuis les années 1950, sans quasiment aucune réserve de matière
1  Ce sont les années 90 qui ont montré le choix du chômage par nos gouvernements, introduit la notion « d’employabilité », - ou pas -, des 2 Organisation de coopération et de développement économiques. 3 Ce qui est entre guillemets dans ce passage est inspiré ou extrait d’un article (2014) du Huffington Post- Idriss J. Aberkane Professeur chargé de cours à Centrale-Supélec, chercheur affilié à Stanford.
première, a expérimenté un ministère de l’Economie de la Connaissance. Aux Etats-Unis, la Confédération des travailleurs intellectuels date de 1920… » Toute production de connaissance remettant en cause les savoirs, reste à différencier production de 4 connaissances et production, capitalisation, formalisation d’informations, de savoirs, de données.
Savoir Ensemble organisé résultant d’un processus collectif d’explici-tation, de formalisation et de validation d’informations récoltées et de connaissances acquises dans un domaine donné.
Donnée Information présentée sous forme conventionnelle, en vue d’être traitée.
Information Ensemble de données organisées véhiculant un message, un renseignement. Savoir codifié, qui peut-être incorporé dans des biens matériels (machines, biens de consommation, etc.), qui peut être transmis via une infrastructure adéquate, peut exister en dehors des individus et des groupes. Le processus de réduction et de conversion du savoir en information peut être sans fin, agir constamment. Rendu plus aisé que par le passé par les technologies informatiques : leurs capacités de stockage, de transmission et de codification progressent journellement. L’information y est conçue cmme un produit qui peut être parcellisé, échangé et monétarisé.
Connaissance Les connaissances sont indissociables d’un sujet connaissant. Lorsqu’une personne intériorise un savoir en en prenant connaissance précisément en tant que sujet, elle transforme ce savoir en connaissance. La connaissance est le résultat d’un processus d’interprétation et d’expérimentation questionnant, testant informations, savoirs, données.
4 En anglais, langue des dossiers de soumission des rapports d’étape et finaux de projets financés par les « programmes européens », les mots « savoir » et « connaissance » ne sont pas différenciés, sont un seul mot : « knowledge ».
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L’économie de la connaissance « change tout ». - En termes de place de l’homme et de ses ressources utiles à une société, quel que soit cet homme, son niveau de qualification et de responsabilité : n’importe qui sur terre naît avec du pouvoir dans l’économie de la connaissance. « L’économie de la connaissance possède 5 une dimension intrinsèquement juste. » - En termes de relations sociales et économiques : « La connaissance a des propriétés sociales : elle est prolifique et collégiale. Si je vous donne du savoir, je le possède toujours et je peux, avec vous, produire de la connaissance. Quand on partage un bien matériel, on le divise, quand on partage un bien immatériel, on le multiplie. » Le travail immatériel et sa production de connaissances sont création des richesses, partage, et non 6 captation de richesses . - En termes de production : la production de connais-sances est infinie. - En termes de relations au temps du travail : les échanges de savoirs, le traitement d’informations, la production de connaissances ne sont pas instantanés. - En termes de travail : la production de connaissances exige des questions et approches nouvelles. Elle donne un sens nouveau au travail des hommes et à leur production : de problèmes à résoudre en objets mobilisateurs, la production de connaissances n’est plus extérieure aux hommes, n’est plus extérieure au monde, parce qu’elle s’adresse à ce qui « ne va pas », à ce qui doit être changé, pour soi, pour les autres… Elle est démarche « auto-référentielle », qui tient de la recherche de connaissance
5 Tout ce qui est entre guillemets dans ce passage est inspiré ou extrait d’un article (2014) du Huffington Post - Idriss J. Aberkane Professeur chargé de cours à Centrale - Supélec, chercheur affilié à Stanford. 6 ANNEXE - TEXTES - « VALEUR ».
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