L'entreprise émotionnelle

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Français
119 pages
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Description

Cet ouvrage est consacré à la gestion du capital émotionnel constitué par l'ensemble des collaborateurs de l'entreprise, quelle que soit sa taille. Le management doit prendre en compte ce facteur incontournable d'efficacité et de pérennité. Le rôle de leader d'une organisation du travail est essentiel. D'un statut de chef hiérarchique il va devenir le coach qui détiendra son autorité par sa capacité à fédérer. L'habileté émotionnelle du chef d'entreprise devient une qualité stratégique. L'intelligence émotionnelle montre une voie d'espoir pour l'entreprise de demain.

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Informations

Publié par
Date de parution 01 juin 2017
Nombre de lectures 6
EAN13 9782336791524
Langue Français
Poids de l'ouvrage 4 Mo

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Couverture

Cover

4e de couverture

4e Image couverture

Titre

Didier Gailliegue

 

 

 

 

 

 

L’entreprise émotionnelle

 

 

Une mutation incontournable

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

L’HARMATTAN

Copyright

 

© L’HARMATTAN, 2017

5-7, rue de l’École-Polytechnique ; 75005 Paris

 

http://www.editions-harmattan.fr/

 

EAN Epub : 978-2-336-79152-4

PREAMBULE

Si vous découvrez ces lignes, c’est que vous éprouvez au minimum une curiosité pour le sujet annoncé ou un intérêt réel, ce que je ne peux qu’espérer.

 

L’entreprise, ou plus globalement toute organisation accueillant une collectivité de travail, constitue la base des évolutions individuelles et collectives. L’histoire des civilisations a prouvé l’importance de ce vecteur même si les structures et modes de fonctionnement ont fortement évolué au cours du temps. L’homme a très vite constaté et compris qu’il avait besoin d’autrui pour améliorer sa propre activité d’où ma devise que « l’on n’est jamais intelligent tout seul ».

 

Peut-être avez-vous déjà lu mon premier livre intitulé L’intelligence émotionnelle. Dans ce cas, vous cheminerez dans la continuité de vos recherches et de votre évolution. Si tel n’est pas le cas, soyez rassurés : le présent livre a été conçu pour être compris sans qu’il soit nécessaire de maîtriser tous les aspects du précédent ouvrage. Bien évidemment, je ne peux que vous conseiller de le lire pour plusieurs raisons :

 

– L’entreprise de demain se transformera en fonction de la richesse de son capital humain, de son capital émotionnel,

 

– Cette collectivité de travail est constituée par un ensemble d’individualités dont la performance est directement liée au niveau de cette compétence majeure qu’est l’intelligence émotionnelle,

 

– Cette compétence, il appartient à chacune et à chacun de la développer et l’ambition de cette première publication était d’y aider.

 

En dehors d’une logique de continuité conduisant à cette deuxième publication, le contexte général dans lequel nous vivons renforce ma motivation à poursuivre avec vous ma réflexion en y adjoignant outils et méthodes pour optimiser la vision et le potentiel d’adaptation à un monde dont tous s’accordent à dire que sa mutation va être d’une ampleur sans précédent sous de nombreux aspects.

 

Vous commencez à être inquiet avec ces propos ? Ne le soyez pas car ces transformations et ces ruptures sont aussi une source d’opportunités individuelles et collectives. L’important est de s’y préparer. Cela suppose une prise de conscience accompagnée d’une vision pertinente étant entendu que « l’avenir, vous n’avez pas à le prévoir mais à le rendre possible » comme le précisait Antoine de SAINT-EXUPERY.

 

Une autre question vous vient sans doute à l’esprit : pourquoi associer l’émotion à l’entreprise ? Les raisons sont multiples :

 

– La collectivité de travail constitue un théâtre d’opération majeur pour l’intelligence émotionnelle,

 

– La performance de l’entreprise est directement conditionnée par une gestion optimale du capital émotionnel constitué par l’ensemble de ses salariés,

 

– Toute organisation du travail nécessite l’existence d’un leadership et, donc, la présence d’un leader. L’habileté émotionnelle de ce dernier est essentielle pour poser l’entreprise sur un parcours de pérennité,

 

– L’évolution des civilisations a toujours reposé sur la création de richesses. L’entreprise, en tant qu’organisation collective du travail, en demeure une source incontournable,

 

– Outil de mobilisation et de cohésion des intelligences, l’entreprise représente un potentiel d’évolution pour chacune et chacun,

 

– Historiquement, les gestionnaires ont porté leur attention sur les ressources matérielles, l’économie du système, son organisation. L’humain a souvent été ramené au niveau d’un moyen. Or les femmes et les hommes de l’entreprise sont bien plus que cela : elles et ils ont leurs propres existences appelant des besoins spécifiques, un environnement adapté, un sens à donner à leurs actions. Un autre schéma doit prendre place pour permettre à cette ressource d’exprimer pleinement ses potentialités,

 

– La synthèse des comportements individuels s’illustre, positivement ou négativement, par le capital émotionnel de la collectivité de travail. Le bien-être ressenti n’est plus une question de confort mais un facteur essentiel de productivité, d’adaptation aux marchés et, par conséquent, de réussite dont la seule preuve demeure la pérennité.

 

Vous l’avez compris : l’émotion conduit au sentiment qui détermine « l’humeur », cette dernière représentant le terreau d’un développement s’inscrivant dans la durée. C’est ce parcours d’analyse et d’orientations que je souhaite partager avec vous dans ce livre.

 

Nous conserverons le principe d’une démarche transdisciplinaire qui, en dehors de la détente et de l’intérêt de la variété qu’elle procure, rappellera que la vie est interactive et décloisonnée. Ainsi, nous aborderons ensemble des domaines très diversifiés : psychologie, santé, médecine, management, économie, prospective, philosophie, …le tout à un niveau facilement accessible mais en donnant les références nécessaires pour celles et ceux qui souhaitent approfondir un domaine particulier.

 

Bien évidemment, un de mes souhaits est de susciter votre intérêt mais la véritable ambition est de permettre à chacune et à chacun d’élaborer des axes de progression vers un mieux-être individuel forcément conditionné par la bonne tenue de cette collectivité de travail qu’est l’entreprise. Le premier devoir que nous avons vis-à-vis de l’acquisition d’une connaissance est de la partager. Merci de me le permettre par votre lecture.

1ère PARTIE
DU PASSE AU FUTUR….. EN PASSANT PAR LE PRESENT

Nos entreprises et collectivités de travail vivent dans un environnement comportant de nombreuses facettes. Il sera utile de se remémorer les principales évolutions des entreprises au fil du temps, de l’histoire mais également de se pencher sur les principaux facteurs qui impactent directement leur mode de fonctionnement et leur devenir.

 

Il ne s’agit pas d’écrire une encyclopédie mais de faciliter la compréhension du phénomène de l’intelligence émotionnelle au sein de l’entreprise. Pour chacune et chacun d’entre nous, la vie est assimilable à un théâtre d’opération1. Il en va de même pour l’entreprise qui « joue sa pièce » dans un décor donné avec d’autres acteurs et son propre scénario.

 

La vie étant en perpétuel développement, les mutations passées sont forcément intéressantes à analyser, les explications sur la situation présente aussi bien en France qu’à l’étranger également très utiles ne serait-ce que pour envisager les futures dispositions à préparer.

 

Par simplification et pour éviter les redondances, j’ai utilisé le chapitre dédié au futur et à la prospective pour parcourir les nombreuses disciplines qui vont interférer sur le devenir du travail et de son organisation, donc sur l’entreprise de demain. Elles seront également prises en considération dans la partie consacrée à l’accompagnement. Il n’y a pas lieu de vous étonner de ce que la géopolitique*2, l’économie, l’écologie, les sciences médicales et bien d’autres trouvent une place dans notre cheminement car, nous le verrons, tout compte : aussi bien pour l’individu que pour l’entreprise. C’est une complexité mais c’est aussi ce qui rend le sujet passionnant.


1  GAILLIEGUE Didier, L’intelligence émotionnelle, Editions L’HARMATTAN, p. 11 à 13.

2  En cas d’astérisque, se reporter p.161

Chapitre 1
Les mutations de l’entreprise : le passé

Il n’est pas question de vous infliger un cours d’histoire mais simplement de retracer les principales étapes afin de comprendre la situation actuelle et surtout de discerner les principales évolutions à venir afin de s’y préparer le plus intelligemment possible à l’aide de notre Q.I*, bien sûr, mais surtout avec notre intelligence émotionnelle qui nous procurera un positionnement et des comportements adaptés.

 

Les passionnés d’histoire pourront se référer au livre de Michel DRANCOURT3. C’est l’ouvrage de référence le plus récent en ce domaine et, parmi les nombreux documents que j’ai pu consulter sur le sujet, la classification utilisée me semble la plus équilibrée. Vous pouvez également vous référer à une remarquable synthèse publiée par Alexis PENOT4.

 

Rappelons qu’il s’agit uniquement de vous donner quelques repères simples destinés à vous permettre de prendre conscience des évolutions historiques ayant conduit à la situation actuelle. N’en concluez surtout pas que je souhaite vous amener à construire le futur par une projection du passé. Plusieurs raisons à cela :

 

– La situation actuelle est sans précédents : c’est à la fois passionnant mais, également, source d’interrogations, voire d’inquiétudes,

 

– L’avenir peut prendre de nombreuses voies différentes et c’est à chacune et à chacun de construire sa propre vision. Notre étude se situe en amont, pour comprendre comment l’intelligence émotionnelle individuelle et collective permettra la meilleure adaptation des comportements en fonction de ce qu’il adviendra.

UNE LONGUE GESTATION

Tout a commencé par le commerce et cela nous fait remonter à l’Antiquité. Avant la naissance des entreprises, il y a eu des entrepreneurs qui se consacraient au commerce. Dans l’Antiquité, pendant que certains s’exprimaient par la conquête des territoires, d’autres se consacraient aux activités marchandes avec des organisations soumises aux possibilités logistiques de l’époque à savoir les axes fluviaux et les caravanes.

 

A noter l’émergence d’une première tendance : le passage des frontières, autrement dit la mondialisation avant l’heure. Cela fait dire très justement à Michel DRANCOURT que la civilisation romaine a constitué « un véritable marché commun » avant la lettre de 80 millions d’habitants, en quelque sorte une Europe méditerranéenne.

 

Autre fait marquant : Rome consommait beaucoup, provoquant par là un déficit de la balance commerciale. Conséquence : une hausse de la pression fiscale et un interventionnisme de l’Etat qui seront l’une des causes de la décadence de l’Empire romain. Dont acte pour nos gouvernants actuels ! Là aussi, avant l’heure socialiste, un soutien économique par la demande.

 

A l’époque, les unités de production étaient petites et les activités agricoles prédominantes. La dimension des organisations de production était limitée par les débouchés d’une consommation de proximité. Pas plus que de capitaux financiers, on ne trouvera trace de gestion du capital émotionnel d’une collectivité de travail. Il existait néanmoins.

LES PREMISSES : DE LA RENAISSANCE A L’ERE INDUSTRIELLE

Les croisades ont sensiblement modifié le théâtre d’opération économique par l’accroissement des échanges entre l’Europe et l’Orient. Les mouvements de monnaies d’échange ont posé les bases des techniques bancaires, particulièrement avec les marchands italiens dans les ports de Gênes et de Venise.

 

C’est à partir du 15ème siècle que des évolutions « techniques » impactent les capacités de produire en plus grande quantité et d’améliorer la circulation des biens, donc, des échanges commerciaux.

 

L’invention des moulins à eau, des moyens mécaniques de transmission avec l’arbre à came, les bateaux avec des coques lourdes autorisant des volumes d’emport de marchandises plus importants, les attelages pour les transports terrestres, le papier et l’imprimerie pour la diffusion des connaissances, les instruments de mesure du temps et des poids,…autant de facteurs qui permettront plus tard de concevoir des moyens de production et de les organiser en « entreprises ».

 

En Europe, le rôle de l’Eglise a été pour le moins ambigu : elle a freiné l’organisation des mouvements de capitaux en s’opposant à la rémunération des investissements avec l’interdiction de l’« usure »5. Mais en même temps, avec la construction des cathédrales, elle a contribué au développement de véritables entreprises en donnant du travail (création d’emplois), en organisant le financement, en améliorant les moyens de production (scies, engins de levage), sans compter l’organisation des tâches.

 

Nous sommes dans un monde où l’entrepreneur est avant tout un marchand. D’ailleurs, c’est à cette période que le centre économique se déplacera de l’Italie vers les Pays-Bas et qu’émergera l’Angleterre avec ses grands navigateurs, son implantation en Amérique du Nord. C’est en Angleterre que se produira plus tard la révolution industrielle et c’est malgré elle que les Etats-Unis naîtront.

LA REVOLUTION INDUSTRIELLE

De la fin du 18ème siècle à la première partie du 19ème, les innovations techniques vont accélérer les évolutions. Elles ont permis, entre autres, de perfectionner la machine à vapeur dont l’efficacité a été multipliée par trois. Il faut surtout retenir que ce sont les interactions entre les différents progrès techniques qui vont provoquer une évolution générale. Par exemple, le charbon a permis de baisser le coût de production du fer et de fabriquer des outils qui ont amélioré la production agricole. Comme il était lourd à transporter, des moyens de transport comme les chemins de fer sont devenus nécessaires. Avec eux, le transport de passagers s’est développé. Autre exemple donné par Michel DRANCOURT, l’industrie textile : l’invention des turbines a amélioré la production du coton mais, parallèlement, la machine à vapeur est venue concurrencer ce moyen de production. Résultat : la mise en place de ces deux moyens a généré un challenge et une compétition qui ont fait progresser l’ensemble. On retiendra donc qu’à cette période les interactions entre les différentes techniques, elles-mêmes soutenues par les avancées scientifiques, ont accéléré les évolutions.

 

Logiquement, les acteurs et le décor ont changé. Si les artisans n’ont pas développé de grosses entreprises, les inventeurs sont devenus de véritables entrepreneurs constituant des structures plus importantes permettant de concentrer les moyens de production afin de rentabiliser par l’échelle les investissements. L’Angleterre a fait émerger ce que l’on a appelé une noblesse d’affaires qui a été très efficace. Pour l’anecdote, la révolution a fait prendre près de 20 ans de retard à la France par rapport à son voisin d’outre-Manche. Si au plan économique le bilan n’est pas très glorieux, au plan philosophique il est tout de même plus positif si l’on fait abstraction des guerres napoléoniennes.

 

C’est au cours de cette période qu’apparaît le salariat de l’industrie qui, avec des revenus réguliers, commence à acheter des biens. Cela conduit à l’éclosion de la notion de marché, d’autant plus que la population est, en Europe, en forte augmentation. Naturellement, les premiers « rassemblements » de travailleurs apparaissent…genèse de l’émotion collective. Nous aurons bien évidemment l’occasion de revenir sur cette notion.

 

Une autre relation se fait jour : celle du fournisseur avec le client. Autre terrain de jeu de compétence comportementale, nous retrouvons au cœur de cette relation une application des différentes composantes de l’intelligence émotionnelle.

 

La description de cette période ne peut se finaliser sans aborder l’incontournable développement du savoir-faire bancaire. Là aussi, l’influence de l’Angleterre a été considérable.

 

Vous avez noté qu’au milieu du 19ème siècle, les principales composantes de ce que l’on dénommera l’entreprise sont présentes. Nous allons aborder maintenant ce qu’il est coutume d’appeler la seconde révolution industrielle.

L’ENTREPRISE TECHNIQUE ET INDUSTRIELLE

La seconde moitié du 19ème siècle a été très structurante. Les aspects logistiques ont été déterminants en conduisant à des innovations techniques et à la nécessaire organisation des activités en…entreprises. En effet, les chemins de fer s’implantent dans de nombreux pays suscitant des avancées technologiques avec une exploitation des lignes nécessitant une main-d’œuvre importante regroupée dans des organisations structurées pour permettre l’émergence d’activités associées aux transports.

 

L’évolution technique a été un peu plus longue sur les mers. Il a fallu attendre la fin du 19ième siècle pour que les bateaux à vapeur s’imposent à hauteur de 50% dans les flottes commerciales. Cela n’empêchera pas la naissance des premières compagnies de transport maritime internationales.

 

C’est à cette époque que, logiquement, naissent de nombreuses entreprises dans la métallurgie aussi bien en France, qu’en Allemagne, en Angleterre ou aux Etats-Unis. C’est l’ère de l’acier.

 

Parallèlement, grâce aux systèmes de formation mis en place, l’Allemagne prend le leadership dans l’industrie chimique : BAYER, BASF, HOESCHT datent de cette période. On notera au passage leur pérennité.

 

N’oublions pas la fée électricité avec l’émergence des premières centrales de production en fin de siècle avec une mention particulière pour SIEMENS qui, avec son chef Werner, associe les talents de chercheur à ceux d’entrepreneur. Encore une autre organisation durable…germanique !

 

Pour nous rapprocher de notre sujet, il est impératif d’accorder une mention particulière pour GENERAL ELECTRIC qui, d’entrée de jeu, a mis en place des méthodes de management avancées pour l’époque. Et là aussi, l’expérience se prolonge.

 

Il est intéressant, donc, de relever que bon nombre de ces entreprises existent encore aujourd’hui, fait remarquable qui met en évidence un potentiel d’élaboration de stratégies d’adaptation et d’anticipation permettant de placer ces organisations dans la longévité. Plus clairement, il s’agit des premières traces de gestion du capital émotionnel.

 

Vous pensez que j’oublie le pétrole et son industrie ? Bien sûr que non. Même si son exploitation débute vers 1860, les débouchés immenses pour les automobiles ne sont pas encore présents. Cela n’a pas empêché John ROCKEFELLER de fonder une grande entreprise destinée à alimenter de pétrole…les lampes.

 

Si on limite la notion d’entreprise par la mesure des effectifs salariés, on peut dire qu’elle date de cette période. Mais c’est aussi durant cette période que se construisent les éléments de la modernité :

 

– Le juridique prend sa place avec la notion de « société ». La loi française sur les sociétés anonymes date de 1867 et l’on voit apparaître les notions spécifiques de propriété des entreprises et de responsabilité des dirigeants,

 

– Le traitement financier des actions des sociétés conduit au développement des « Bourses », des banques d’affaires. Emergence aussi de l’étalon or qui facilitera les échanges internationaux avec les systèmes monétaires,

 

– Le concept d’organisation se fait jour avec la notion de Direction Générale, la distinction entre les tâches opérationnelles de production, d’organisation et de préparation du travail, d’animation, de relation avec les clients. Bref, la professionnalisation se met en place,

 

– Le « client » commence à prendre une importance telle que les moyens de distribution vont évoluer. Les « grands magasins » datent de cette époque et ce n’est pas un hasard.

 

Venons-en à notre préoccupation : l’humain et le social. Les prémisses de ce que nous vivrons activement au 19ème siècle sont présentes :