Le management de l'information : des données aux connaissances et aux compétences (Coll. Management et informatique)

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Description

Ce livre a pour but d'identifier et de distinguer les concepts communs de l'information : donnée, information, document, mémoire, contenant, contenu, connaissances, savoirs, compétences, etc. Il propose, après avoir défini leurs liens, un management coordonné des informations et des connaissances en entreprise. Il détaille, dans une "échelle du sens", divers niveaux qui vont des signes simples aux savoirs et compétences, en passant par les données, les informations élémentaires et les connaissances. Il tire enfin de cette analyse des recommandations opérationnelles, ancrées dans le réel de l'entreprise, qui constituent un nouveau "management de l'information".
Des données aux connaissances. L'information, une notion à clarifier. Les approches de la connaissance. Le Management de l'information (Mi), héritier de l'art de manager l'entreprise. Les niveaux de sens d'un message et de l'information. Saisir et manager l'information. Le système informationnel et les compétences. Un système informationnel pour toute l'information. Développer les Savoirs et les compétences. Capitaliser des données pour capitaliser des connaissances. Les méthodes et outils du système informationnel. Mettre en place le Management de l'information. Références. Bibliographie. Index.

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Date de parution 05 octobre 2005
Nombre de visites sur la page 53
EAN13 9782746228337
Licence : Tous droits réservés
Langue Français

Informations légales : prix de location à la page 0,0585 €. Cette information est donnée uniquement à titre indicatif conformément à la législation en vigueur.

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AVANT-PROPOS
On se préoccupe énormément en entreprise, et en beaucoup dautres lieux, dinformation. Elle est la matière sur laquelle travaillent dinnombrables spécialistes de linformatique, des télécommunications, des autres sciences et techniques, de la communication et des médias, de lenseignement, de la gestion, etc. On peut même dire que chacun dentre nous est en fait obligatoirement devenu, dans sa vie professionnelle comme dans sa vie privée, un spécialiste de ses propres informations, de leur recherche, de leur manipulation, de leur création parfois.
Ce qui est frappant, cest quaucun de ces spécialistes ne parle vraiment de la même chose sous le nom générique dinformation. Les bits des informaticiens ont bien peu à voir avec les révélations des journalistes. Les programmes de télévision, avec les banques de données des gestionnaires. Les comptes-rendus des Projets, avec les antisèches des élèves, etc. Tout cela, cest « de linformation ». Mais il ny a pas de définition ni de compréhension commune.
Cest très ennuyeux.
Dune part, chacun de nous risque en permanence dêtre englouti sous le flot incessant dinformations semi-brutes ou peu utiles, sans avoir la possibilité, faute de temps, den tirer ce qui lintéresse vraiment, et encore moins dy réfléchir, de lassimiler.
Dautre part, très souvent des spécialistes divers, monsieur tout le monde compris, doivent travailler ensemble sur ou avec de linformation, mais ils ne se comprennent pas. Les mots ne sont pas clairs, et plus grave encore, les concepts derrière les mots non plus : donnée, information, connaissance, document, mémoire, contenant, contenu, innovation, compétences, savoirs, etc. Cest le flou et lincompréhension généralisés, en entreprise à peine moins quailleurs.
12 Management de linformation
Au cours de ma vie professionnelle, jai constaté les ravages de ce flou et de cette incompréhension. On gère comme un unique document ses incarnations successives et évolutives, doù des non-qualités graves, des documents qui ne correspondent pas au produit livré, etc. On transfère des données dune base à lautre en perdant leurs définitions précises et leurs contextes. On nomme « innovations » des applications répétitives de procédures rigoureuses. On paye des sommes énormes pour acquérir des informations dont on est absolument incapable destimer la quantité utile même à 50 % près, les bits ou nombres de pages ne pouvant absolument pas la représenter. On submerge les apprenants de textes et supports ou exposés, sans les aider à en tirer les connaissances car on ne sait pas définir ces dernières. On pense capitaliser les connaissances alors quelles sont dans nos cerveaux, jusquà preuve du contraire bien peu stockables, etc.
Et pourtant, en y réfléchissant un peu, on découvre des ressemblances entre les concepts et les situations informationnelles de tous ces spécialistes. Les révélations des journalistes nous surprennent ou pas, de même quune machine est surprise ou pas par la valeur du bit qui arrive. Le téléspectateur cherche, dans les programmes télévisés, des émissions intéressantes comme le gestionnaire cherche des paquets de données dans sa base. Le compte-rendu du Projet résume ses résultats comme lantisèche de lélève lui résume le cours, etc.
Bref, on doit pouvoir trouver des similitudes exploitables entre des cas informationnels apparemment très divers. Dans ce livre, en première partie, jai eu lambition (trop ?) considérable de chercher quels concepts communs de linformation on pouvait tirer des pratiques diverses des spécialistes, et jai essayé de les décrire en termes simples, parfois même de les compléter de façon originale quand cela ma paru nécessaire. Et comme il y a urgence, comme nous payons cher la non-maîtrise actuelle de linformation, faute de savoir bien ce quelle est, jai appliqué en deuxième partie, ces concepts pour en tirer des recommandations opérationnelles immédiates de Management de linformation, particulièrement en entreprise (mais pas uniquement). Et jai mis une majuscule pour désigner ce Management de linformation renouvelé suivant les recommandations de ce livre.
Fort heureusement, lhumanité a énormément travaillé, et depuis fort longtemps, sur linformation. On ne part pas de zéro. Jai donc commencé par refaire une revue, forcément rapide mais tout de même assez complète, de ces travaux, et jai pu en faire émerger une vision de linformation en partie commune aux diverses disciplines. Et jai utilisé lexpérience assez longue que jai eue des problèmes de linformation en entreprise, pour détailler linformation en cinq niveaux de sens et pour exprimer des recommandations nouvelles pour son Management. Jai, certes, un peu extrapolé en le faisant, car les justifier complètement demanderait un travail considérable qui ne finira jamais. Mais le propre du manager et de lingénieur, et
Avant-propos 13
finalement de toute personne qui veut agir, nest-il pas de prendre des risques ? Et je compte sur les lecteurs de ce livre pour le critiquer et compléter.
Remerciements
Je remercie chaleureusement :  les spécialistes de linformation et du management dont les travaux mont inspiré cette nouvelle approche. En particulier, ceux duKnowledge Management. Celui-ci ne ma pas satisfait pleinement, mais jen ai tout de même beaucoup hérité. Merci spécialement à ceux qui ont présenté des exposés toujours très intéressants à Lamsade de lUniversité Paris-Dauphine, et aux organisateurs de ce séminaire (Michel Grundstein, Camille Rosenthal-Sabroux, etc.) ;  mes collègues de BB&J Consulting, avec lesquels nous avions envisagé un livre sur la « Maîtrise de linformation », projet qui na pas vu le jour, mais qui a été loccasion de mes premières rédactions sur le thème du présent livre ;  Gérard Battail, Michel Berry, dautres encore, à qui jai présenté mes premiers travaux, qui ont pris le temps de les critiquer, de dialoguer, et mont permis ainsi de les améliorer ensuite et darriver à la démarche que je présente dans ce livre ;  Christian Vouillon qui a vérifié des passages sur les documents électroniques ;  Sabine Lhuillier-Lévi qui a vérifié des passages sur le message ARN ;  Nicolas Manson qui ma donné de bons conseils pour améliorer le texte et polir certaines de ses aspérités ; mon épouse et ma famille qui pendant plusieurs années ont supporté les longues journées où je nétais plus guère disponible que pour ce travail.Jean-Noël LHUILLIER