Trouver et conserver mon job - Ce qu’attendent aujourd’hui les employeurs

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Description

Que vous propose ce guide pratique ? Il s'agit d'abord d'une méthode destinée à ceux et à celles qui recherchent un emploi ou qui souhaitent tout faire pour conserver leur emploi actuel. Cette méthode est complétée par un ensemble d'outils (liste de questions que posent les recruteurs, modèle de lettre de candidature et de CV, tests…) et de recettes antichômage. Mais surtout il ne s’arrête pas à la porte de l’entreprise. Car une fois engagé, il ne s’agit pas de s’endormir ! Il faut comprendre les attentes de l’employeur, faire la preuve de son utilité, de son savoir-faire mais aussi de son savoir-être. L'engagement de l'auteur tient en quatre points : - Faire en sorte que vous ayez en main tous les éléments comportementaux pour sortir du lot, pour que votre candidature retienne vraiment l'attention des recruteurs. - Faire que vous puissiez devenir rapidement un collaborateur apprécié non seulement pour son savoir-faire mais aussi pour son savoir-être. Un collaborateur dont on n'aura pas envie de se séparer. - Vous permettre de disposer du premier ouvrage complet tout en un publié sur le sujet. - Vous donner une compréhension du monde du travail qui nous attend, dans un contexte économique et social en profond et rapide changement.

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Date de parution 01 janvier 2013
Nombre de visites sur la page 18
EAN13 9782128003095
Langue Français

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III­
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L’auteur
Jean-Marc Gandy est consultant et formateur en entreprise. Il est
confronté depuis vingt ans aux questions de recrutement et de mana
gement d’équipe. Il participe directement à de nombreux recrutements.
Associé avec Armel Blanc, fondateur de Toucom, il développe actuel
lement une nouvelle branche d’activité exclusivement dédiée aux
recrutements.
Du même auteur chez le même éditeur
Collection « Solutions pour… » :
– Entretiens de vente effcaces, 2008.
– Fiabiliser ses études de marché et ses enquêtes de satisfaction, 2008.
– Motiver vos collaborateurs, 2008.
– Organiser sa démarche commerciale (avec Jérôme Léau), 2009.
– Se construire un moral gagnant (avec Françoise Faure), 2011.
© AFNOR 2013
ISBN 978-2-12-465436-9
Couverture : création AFNOR
Toute reproduction ou représentation intégrale ou partielle, par quelque procédé
que ce soit, des pages publiées dans le présent ouvrage, faite sans l’autorisation
de l’éditeur est illicite et constitue une contrefaçon. Seules sont autorisées, d’une
part, les reproductions strictement réservées à l’usage privé du copiste et non
destinées à une utilisation collective et, d’autre part, les analyses et courtes
citations justifées par le caractère scientifque ou d’information de l’œuvre dans
er laquelle elles sont incorporées (loi du 1 juillet 1992 - art. L 122-4et L 122-5, et
Code Pénal art. 425).
AFNOR – 11, rue Francis de Pressensé, 93571 La Plaine Saint-Denis Cedex
Tél. : +33 (0) 1 41 62 80 00 – www.afnor.org/editionsSommaire
Remerciements ............................................................................ VII
Introduction ................................................................................. XI
1 Rechercher un job et faire la diférence ............................... 1
1.1 J’échappe à l’uniformité des candidature s 1
1.2 Quel CV et quelle lettre de candidature ? ................................. 6
1.3 Les techniques de recrutement : ce qu’il faut savoi .............r 17
1.4 Les méthodes et techniques de recrutement ......................... 17
1.5 Après l’entretien ................................................................................. 37
2 Suis-je utile à mon employeur ? ............................................ 41
2.1 Tout notre environnement change, l’emploi aussi ! .............. 41
2.2 Logique de l’employeur et logique du salarié :
pas toujours totalement compatibles ! ...................................... 45
2.3 Évaluer ma propre rentabilité aux yeux
de mon employeur ............................................................................ 48
3 Efcacité, le mot qui fait peur ............................................... 53
3.1 Plus réactif, plus adaptable aux nouvelles situations ? ........ 53
3.2 Organisé et autonome au sein de l’équipe .............................. 60
3.3 Surmonter le stress, lutter contre le perfectionnisme ,
faire reconnaître ses talent ................................................................s 64Trouver et conserver mon job
4 Vers un nouveau savoir-vivre en entreprise ........................ 71
4.1 Ma maîtrise écrite du français est-elle sufsante ? ................ 71
4.2 Ma tenue vestimentaire, mon « look » :
de nouveaux « codes » en vigueur ? ........................................... 75
4.3 Ma ponctualité et mon assiduité ne sont pas négociables ... 78
4.4 Jamais sans PC ni téléphone mobile .......................................... 85
4.5 Dois-je vraiment obéir à mon chef ? ........................................... 92
4.6 Respecté par mes collègues .......................................................... 98
4.7 « J’ai droit à… » : mais est-ce bien vrai ? .................................... 110
5 Je dois manager une équipe ................................................. 115
5.1 Le formidable enjeu du management d’équip e.................... 115
5.2 Les 7 secrets des bons managers d’équipe .............................. 120
5.3 Je deviens le chef de mes anciens collègues… ...................... 128
5.4 Je gère une équipe composée de « moins de 30 ans » ........ 133
5.5 Je dois faire face à des « profls difciles » ............................… 135
5.6 J’assure un suivi individualisé de mes collaborateurs .......... 139
Annexe 1 : J’organise des réunions efcaces ............................ 149
Annexe 2 : Comment perçoit-on mon mode de management ?.. 153
Conclusion ................................................................................... 157
VI­
Remerciements
Merci à Frédéric Paris, expert qualiticien au sein du groupe AFNOR
pour sa contribution à notre réfexion et pour ses remarques pertinentes.
Merci à Catherine Dô Duc d’AFNOR Éditions. C’est suite aux discussions
que nous avons eues ensemble qu’est née l’idée d’écrire cet ouvrage.
Merci à Guillaume Segura pour son remarquable témoignage quant
aux recrutements qu’il a effectués.
Merci à Françoise Faure pour ses patientes relectures et suggestions.
À nos flles Laurianne et Léonore qui, d’ici quelque temps, aborderont
à leur tour le monde du travail.« Travailler dur n’a jamais tué personne.
Mais pourquoi prendre le risque ? »
Auteur inconnu
« Si quelqu’un te traite d’amateur, rappelle-lui
que ce sont des amateurs qui ont fait l’arche de Noé
et des professionnels qui ont fait le Titanic. »
Proverbe québécois­
Introduction
Crise actuelle : vers la fn de l’emploi salarié en Europe ?
Pas un jour ne s’écoule sans l’annonce par les médias de vagues
de restructurations, de délocalisations et de licenciements dans
les entreprises européennes.
Les mêmes explications sont données : baisse de la consommation,
concurrence sans précédent des pays à bas coûts de main d’œuvre,
réorganisations destinées à maximiser les profits d’actionnaires
fnanciers, etc.
Notre imagination à tous est frappée par quelques images fortes :
taux de chômage à 25 % en Espagne avec familles expulsées de
leur logement, retraités qui reprennent un travail en Angleterre pour
survivre, enfants qui ne mangent plus à leur faim au Portugal, jobs
à un euro de l’heure en Allemagne… Même si nous ne sommes pas
tous directement menacés, c’est quand même l’image du SDF dormant
dans la rue qui vient nous frapper. Et si ce SDF c’était moi demain ?
Nous avons vécu jusqu’à ces dernières années dans le règne du
1« toujours plus » remarquablement décrit par François de Closets .
Toujours plus de confort, toujours plus de consommation, toujours
plus de prise en charge par la collectivité.
1 François de Closets, journaliste et auteur français, a publié entre autres Toujours
plus (Grasset, 1982) vendu à 1 600 000 exemplaires, puis Plus encore (Livre de
poche, 2006).Trouver et conserver mon job
Notre logique était celle de la croissance continue du pouvoir d’achat.
Nous n’avons guère eu conscience des défcits publics colossaux
qui se creusaient, des charges des entreprises qui s’envolaient,
notamment en matière de cotisations sociales et de prélèvements
fiscaux. Nous n’avons pas vraiment réalisé que d’autres pôles
économiques mondiaux, sources de débouchés commerciaux mais
aussi sources de concurrence, se développaient à toute vitesse.
Le réveil est diffcile : il est évident que nous ne pouvons plus pour­
suivre cette course effrénée au « toujours plus » sur les mêmes
bases. Ne nous voilons pas la face : le pouvoir d’achat français et
européen baisse et baissera certainement encore.
En conclusion, si nous voulons conserver notre emploi (ou en
trouver un) nous allons devoir faire profondément évoluer nos
rapports au monde du travail.
Il va falloir améliorer notre productivité. Pourtant, ramenée à l’heure
travaillée, la productivité française est l’une des premières en Europe.
Le problème est que nous ne travaillons plus en quantité suffsante
pour permettre aux entreprises de faire face à une concurrence
mondialisée. De toute façon, nous sommes allés beaucoup trop loin
en matière de réduction du temps de travail.
La comparaison souvent employée est que nos entreprises (et surtout
nos PME) sont à l’image d’athlètes sur la ligne de départ d’une course
à pied. L’un des coureurs, le Français, doit se classer parmi une
multitude de concurrents. Sauf qu’il prend le départ avec un boulet
au pied. Cette image est­elle un peu exagérée ? En tout cas elle
comporte, hélas, une bonne part de vérité.
En revanche, il ne faut pas dramatiser à l’excès ni baisser les bras.
eD’abord, la France reste la 5 puissance économique mondiale. Sa
situation est toujours largement enviable aux yeux du monde même
si la mention « peut mieux faire » pourrait bien lui être attribuée.
La France n’est pas un pays fni. Elle va rebondir, tout comme ses
voisins européens (d’ailleurs une reprise isolée, purement française,
XII 

Introduction
est impensable). Nous sortirons donc de cette crise même si nous
allons encore subir des coups durs. Des réformes d’une ampleur sans
pré cédent vont être engagées : retraite, réorganisation du découpage
territorial, simplifcation administrative… Le monde du travail va lui
aussi subir une révolution : trop de réglementations, de complexités,
trop de charges tuent littéralement l’emploi. Mais cette révolution
du travail va surtout être une révolution des mentalités. Nous
sommes devenus une sorte d’exception même au sein de l’Europe.
Nos valeurs sont aujourd’hui beaucoup plus fondées sur le loisir que
sur le travail. Or, il ne peut y avoir accès au loisir sans travail permettant
de fnancer cet accès.
  Emploi : plus rien ne sera comme avant !
Accéder à un premier ou à un nouvel emploi et le conserver, cela
implique dès maintenant bien des changements d’attitudes et de
manière de penser. L’affrmation qui suit est très dure : désormais,
pour obtenir un emploi et espérer le conserver, il faut faire preuve
d’un niveau d’implication plus fort au travail. Il n’y aura plus de
place pour ceux ou celles d’entre nous pour qui travailler consiste à
en faire le moins possible tout en touchant sa paye. Et vu la chasse
aux défcits, le chômage indemnisé ne pourra plus être un refuge
durable, parfois jugé relativement acceptable et confortable. Les aides
fnancières revien dront à leur vocation initiale : un tout premier secours.
À l’opposé, les employeurs qui n’ont pas encore compris que le salut
de leur entreprise passe désormais par le fait d’avoir des managers
réellement capables de motiver leurs collaborateurs, sont assurés
d’aller droit dans le mur.
  Petites vérités économiques pas bonnes à dire
Certaines entreprises, notamment les plus grandes, ont profité
des dernières décennies pour augmenter considérablement leurs
profts, leur marge nette, bref leur rentabilité. Où va donc l’argent
XIII­
­
­
Trouver et conserver mon job
gagné ? Bien sûr, la plupart des grands dirigeants bénéfcient de
rémunérations totalement déraisonnables si l’on compare leur travail
à celui de leurs collaborateurs plus « ordinaires ». Le coût de ces
rémunérations exagérées reste toutefois secondaire par rapport à la
formidable aug mentation des rétributions versées aux actionnaires
fnanciers. Certes, il est légitime que ces actionnaires gagnent de
l’argent en contrepartie de leur mise de fonds indispensable au bon
fonctionnement des entreprises. Le seul problème, ce sont les excès
de quelques gros actionnaires qui veulent gagner toujours plus au
détriment de tous les autres « ayants droit ». Les coupables seraient
ils donc tout désignés ?
Pas si simple ! Si l’on observe l’évolution de l’économie et plus généra
lement de la société au cours de ces dernières décennies, on peut
aussi affrmer que la plupart d’entre nous font pression pour gagner
toujours plus, pour bénéfcier de toujours plus d’avantages sociaux.
Ce qui pèse bien plus lourd encore en valeur absolue que la part des
bénéfces absorbée par les actionnaires. Pas politiquement correct
à dire…
Donc le coût absolu du travail a progressé sans pouvoir continuer à
être totalement compensé par des gains de productivité liés à une
meilleure organisation ou à une automatisation plus poussée.Et
cela, alors que nous exigeons d’accéder à toujours plus de biens de
consommation à des prix toujours plus bas.
Par conséquent nous faisons fabriquer dans des pays à moindres
coûts de main d’œuvre. Nous réclamons également toujours plus à la
collectivité (plus d’équip ements, plus de prises en charge). Comme il
faut bien fnancer ces dépenses collectives, les prélèvements fscaux
et sociaux s’alourdissent et frappent plus fortement les entreprises…
La boucle est bouclée.
Oui, nous pouvons l’affrmer : nous sommes tous coupables, vous,
moi… Tout n’est pas de la responsabilité de méchants spéculateurs
sans foi ni loi sur des marchés fnanciers sans âme. Et d’ailleurs, qui
retrouve­t­on parmi ces « méchants spéculateurs » ? Notamment des
XIVIntroduction
fonds de pension pour les retraites complémentaires des salariés et
des fonctionnaires français !
Pour survivre et se développer, les entreprises vont avoir clairement
besoin d’une main­d’œuvre plus productive et plus impliquée sur le
plan comportemental.
L’aspect « comportemental » va jouer un rôle d’autant plus important
que les processus d’automatisation ont actuellement atteint leur
limite d’effcacité.
Donc, comme nous l’avons laissé entendre, il n’y aura point de salut
sans salariés impliqués dans le travail. Les personnes travaillant « au
strict programme minimum » n’ont plus beaucoup d’avenir devant elles.
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