La formation continue - Utopie en 1970, urgence en 2012

-

Livres
246 pages
Lire un extrait
Obtenez un accès à la bibliothèque pour le consulter en ligne
En savoir plus

Description

Cet ouvrage retrace les évolutions de la formation continue depuis sa création en 1970 par Olivier Guichard, ministre de l'Education nationale du Général de Gaulle, jusqu'à nos jours.

L'auteur, placé au coeur de ce projet dans les années soixante- dix et observateur attentif ensuite, a réuni documentation et nombreux témoignages d'acteurs de la formation continue. Nous découvrons ainsi que, malgré une mise en place difficile, freinée par la discontinuité ministérielle, la lourdeur et les procédures de l'administration, les dispositions alors arrêtées ont apporté, sur tout le territoire, des services appréciés.

Le système mis en place a survécu. Il a permis de multiplier les types de prestations et d'innover selon les besoins. Partant de ce constat, l'actualité économique et l'urgence des problèmes de l'emploi imposent aujourd'hui de mettre en évidence les conditions dans lesquelles cet ensemble pourrait rendre beaucoup plus de services. Car si la formation continue fonctionne sous de nombreuses formes, des progrès sont nécessaires pour renforcer son efficacité et agir sur la qualification, puis sur l'emploi.

Plus que jamais, la formation continue doit permettre aux adultes de se perfectionner, d'évoluer, d'apprendre tout au long de leur vie. Au-delà de la formation continue, la société doit pouvoir désormais compter sur une éducation permanente des hommes et des femmes. La dernière partie de cet ouvrage présente donc le contexte actuel et propose une série de nouvelles mesures afin de développer et mieux utiliser la formation continue.

Organiser l'osmose entre recherche, formation, éducation, entreprise et industrie est devenu un véritable enjeu sociétal pour aider au renouveau industriel et économique de la France.

Sujets

Informations

Publié par
Nombre de visites sur la page 8
EAN13 9782847694116
Langue Français

Informations légales : prix de location à la page 0,0112 €. Cette information est donnée uniquement à titre indicatif conformément à la législation en vigueur.

Signaler un problème
LA FORMATION CONTINUE UTOPIE EN 1970, URGENCE EN 2012
DU MÊME AUTEUR Développement des entreprises et promotion des hommes, Editions de l’entre-prise moderne, 1960, 240 pages. Ingénieurs et techniciens de la mécanique, PUF, Coll. « Carrières de la vie », 1962, 160 pages.
L’homme dans la société contemporaine, en coopération avec Robert Bosquet, Ed. Dunod, Coll. « Etudes Supérieures Industrielles », 336 pages.
e Le perfectionnement des cadresédition, en coopération avec Bernard Lietard,, 2 PUF, Coll. « Que sais-je », 1974, 128 pages.
Audit de la gestion sociale, Editions d’Organisation, 1988, 258 pages.
Contribution à l’Encyclopédie des ressources humaines, Groupe Térence, Tome 2, Editions d’Organisations, 1993.
Contribution à l’Encyclopédie du management, Tome 1, Chapitre « Audit So-cial », Vuibert, 1991.
Ouvrir l’école aux adultes, L’Harmattan, Coll. « Histoire et mémoire de la for-mation », 2008, 326 pages.
COLLECTION « QUESTIONS DE SOCIÉTÉ » dirigée par Luc BOYER
LA FORMATION CONTINUE
UTOPIE EN 1970, URGENCE EN 2012
Raymond VATIER
17 rue des métiers 14123 Cormelles-le-Royal
er Le code de la propriété intellectuelle du 1 juillet 1992 interdit expressément la pho-tocopie à usage collectif sans autorisation des ayants droit.
© Éditions EMS, 2011
Nous rappelons donc qu’il est interdit de reproduire intégralement ou partiellement sur quelque support que ce soit le présent ouvrage sans autorisation de l’auteur, de son éditeur ou du Centre français d’exploitation du droit de copie (CFC) 3, rue Hau-tefeuille, 75006 Paris (Code de la propriété intellectuelle, articles L.122-4, L.122-5 et L.335-2).
ISSN : 1777-439X ISBN : 978-2-84769-144-3
Sommaire
Avant-propos ........................................................................................................... 7 Préface de Michel ROCARD ............................................................................... 13 Introduction de Roland VARDANEGA .............................................................. 21 CHAPITRE 1 : UNE INITIATIVE D’AVANT-GARDE BLOQUÉE EN PLEIN ESSOR ........................................................................... 27 1. Un projet utopique ............................................................................................ 29 1.1. La volonté des partenaires sociaux ...................................................................... 29 1.2. Le projet d’Olivier Guichard et d’André Giraud .................................................. 31 1.3. Une carrière imprévisible...................................................................................... 32 1.4. Une référence capitale : le CESI et sa pratique des entreprises ........................... 33 1.5. Mobiliser l’Éducation nationale ........................................................................... 34 1.6. 1970 : Un démarrage prometteur.......................................................................... 35 2. Un élan brisé par la discontinuité ministérielle ................................................ 37 2.1. Pour Joseph Fontanet : « La formation professionnelle des adultes n’est pas l’affaire de l’école » ...................................................................................... 37 2.2. Avec René Haby : pas de place pour les adultes dans le collège unique .............. 41 2.3. 1974 : sur un échec total je n’ai plus qu’à partir.................................................. 42 CHAPITRE 2 : UN MILIEU RÉTIF À L’INNOVATION ................................ 45 1. Un positionnement politique incertain.............................................................. 48 1.1. Ignorance des réalités du monde économique ...................................................... 48 1.2. Absence de décision politique ............................................................................... 51 1.3. Un projet en porte à faux initial…......................................................................... 55 1.4. …sans discussion ni information au sein du ministère ......................................... 56 1.5. Un cadre logistique inachevé ................................................................................ 60 1.6. Chaque nouvelle mesure ignore les précédentes................................................... 62 1.7. L’apport refusé d’un tripartisme bénéfique ........................................................... 64 2. Cinq blocages récurrents................................................................................... 66 2.1. La discontinuité ministérielle et ses dégâts collatéraux........................................ 67 2.2. La tradition jacobine et l’initiative locale............................................................. 79 2.3. L’allergie réciproque entreprises-enseignants ...................................................... 82 2.4. La FEN fantasme sur la formation continue ......................................................... 91 2.5. Procédures lourdes et inadaptées.......................................................................... 100 3. Cinq échecs irrémédiables .............................................................................. 104 3.1. La gestion par les objectifs abandonnée, les directeurs délégués oubliés ............ 104 3.2. Les adultes resteront privés de procédures d’orientation ..................................... 110 3.3. Les enseignants n’iront plus en stages en entreprise ............................................ 118 3.4. Un événement symbolique à contretemps : la fin de l’ADEP................................ 128 3.5. Trop peu d’effets induits en formation initiale ...................................................... 134
6nLA FORMATION CONTINUE : UTOPIE EN 1970, URGENCE EN 2012 CHAPITRE 3 : L’UTOPIE A SURVÉCU ET AVEC DES PRESTATIONS APPRÉCIÉES ......................................................................................................139 1. Quatre facteurs de survie et d’innovation ....................................................... 142 1.1. La pertinence du système mis en place en 1970-1972 .......................................... 142 1.2. La discrétion fut une sauvegarde........................................................................... 143 1.3. Les ressources acquises sur le marché de la formation ........................................ 145 1.4. Compétence et motivation des acteurs de la formation ........................................ 146 2. 1970-1972 : Une préparation méthodique et pragmatique ............................. 149 2.1. Une référence précieuse : le CESI ........................................................................ 149 2.2. D’abord optimiser l’existant ................................................................................. 151 2.3. Soutenir les actions en cours et détecter les besoins nouveaux ............................ 153 2.4. S’en déduisent six orientations pour un réseau d’intervention ............................. 154 2.5. Prendre de significatives mesures d’accompagnement ......................................... 160 2.6. Instituer un haut Conseil de l’éducation permanente ........................................... 163 3. 1970-2010 : des prestations appréciées des professions ................................. 167 3.1. Quel enjeu pour la formation continue ? .............................................................. 167 3.2. Avec des entreprises évolutives.............................................................................. 170 3.3. Des structures accueillantes et évolutives ............................................................. 175 3.4. Des prestations de conseil aux entreprises............................................................ 178 3.5. L’apprentissage, une autre voie pour devenir ingénieur ....................................... 181 3.6. Une activité vue par ses chiffres et ses moyens ..................................................... 183 3.7. Opinions et témoignages contrastés ...................................................................... 187 CHAPITRE 4 : UNE URGENCE DE L’HEURE, LA FORMATION AU LONG DE LA VIE........................................................191 1. Notre temps a besoin d’éducation pour tous................................................... 193 1.1. Formation, longévité et systèmes de retraite ......................................................... 194 1.2. Les quatre piliers de l’éducation ........................................................................... 195 1.3. Deux conceptions de l’école.................................................................................. 197 1.4. Instituer enfin des possibilités d’orientation tout au long de la vie ...................... 200 1.5. Redresser des dérives néfastes .............................................................................. 201 1.6. Une richesse potentielle : conseillers en formation continue ............................... 202 1.7. Des prestations décisives pour l’économie ........................................................... 203 1.8. L’audit social et la formation une heureuse conjonction ...................................... 205 2. Un impératif politique : mobiliser l’Éducation nationale ............................... 206 2.1. Des tranches de formation tout au long de la vie.................................................. 207 2.2. Sauvegarder des capacités de formation ............................................................... 208 2.3. Conforter la structure du système en place ........................................................... 209 2.4. Prendre des décisions politiques déterminantes.................................................... 212 2.5. Et si il y avait une voie meilleure que l’Éducation nationale ?............................. 214 2.6. Opérateur parmi les autres l’école est un opérateur différent .............................. 220 2.7. Une situation d’impérative urgence ...................................................................... 222 3. L’éducation pour la vie entière.........................................................................225 Et pour conclure................................................................................................ 231 Postface de Jean-Marie PERETTI .................................................................. 235 Annexes :Glossaire et Le concept de formation continue................................ 239
AVANT-PROPOS
© Archives du minsitère de l’Eductaion nationale.
Olivier Guichard (1920-2004)
Le fruit d’une multiple coopération
AVANT-PROPOSn9
Dans un précédent ouvrage j’ai conté une aventure imprévue. Ingénieur de l’indus-trie et fondateur du CESI (centre d’études supérieures industrielles), je fus appelé en 1970 par le ministre Guichard (voir ci-contre), comme « Directeur délégué à l’orien-tation et à la formation continue » au ministère de l’Education nationale.
Après un démarrage prometteur, la discontinuité ministérielle nous dote d’un nou-veau ministre René Haby qui annonce la fin de cette initiative. Pensant avoir échoué, je l’oublie.
Je n’en parle à personne et me consacre alors à la mise au point de l’audit social, à l’écriture et la peinture et j’assume des mandats municipaux et intercommunaux.
Puis, trente ans plus tard, vient une surprise : je rencontre des femmes et des hommes - des militants - qui, de façon quasi clandestine, ont consacré leur vie à la mission amorcée ensemble. Leur récit me rend compte d’une réalité inespérée : les GRETA existent toujours !
Un inventaire nécessaire
La publication de ce livre m’apporte nombre de contributions et témoignages et des apports irremplaçables d’acteurs actuels et de retraités récents. Les conseillers en formation continue débordent d’activité et d’initiative, leur association me fait le ser-vice de ses publications et m’invite à ses journées professionnelles nationales. Avec tous je peux mesurer les atouts dont dispose l’Education nationale pour développer aujourd’hui un projet qui, sorti de l’état d’utopie, est devenu une nécessité de grande urgence.
Mais, pour aboutir, il ne faut pas ignorer les obstacles structurels, psychologiques et politiques dont cette institution et ses personnels sont les victimes en même temps que les auteurs. Nous cherchons à identifier tous ces facteurs et à leur trouver des remèdes et des parades, pour en tirer le meilleur parti.
Je rencontre des responsables syndicaux du MEDEF et de la CFDT, cependant que des relations et des échanges, avec des partenaires de divers niveaux de responsabi-lité, m’apportent leurs informations. Au ministère, je rencontre des personnes char-gées de la gestion de ces activités et j’ai avec elles d’utiles échanges.
Le présent ouvrage est le fruit de ces échanges et contributions, dont l’objet est, fondamentalement, de faire des propositions nouvelles aux responsables éducatifs, administratifs et politiques.
En effet, c’est une chose de percevoir la mesure dans laquelle les facteurs positifs d’innovation peuvent être valorisés et comment dépasser les obstacles récurrents, rencontrés lors d’efforts de réforme et d’innovation au sein du service public d’édu-cation. C’en est une autre de proposer des mesures propres à valoriser les possibilités offertes et à mobiliser les moyens et les personnels de l’appareil éducatif public.
10nLA FORMATION CONTINUE : UTOPIE EN 1970, URGENCE EN 2012 C’est l’objet du dernier chapitre de cet ouvrage.
Des perspectives nouvelles
Or, il semble bien que des temps nouveaux sont arrivés, annonciateurs de profonds changements pour maintenir la qualification des plus âgés, procurer de l’emploi aux jeunes et regagner des marges de compétitivité perdues.
Le 7 janvier 2009 les acteurs syndicaux employeurs et salariés signent un nouvel accord national interprofessionnel tendant à une meilleure utilisation des moyens de formation professionnelle.
Le 24 novembre, le parlement arrête par la loi des dispositions publiques allant dans le même sens.
Sans attendre, le ministre Luc Chatel, dès septembre, donne aux Recteurs d’acadé-mie, des directives nouvelles, pour la formation continue.
En même temps des groupes de travail élaborent des propositions, qui ne sont utiles que si elles sont applicables avant un changement de gouvernement, qui se pro-duit en septembre 2010 (Un gouvernement qui, avec moins de ministres, comprend néanmoins l’arrivée d’une « Ministre-déléguée » à l’apprentissage et la formation professionnelle, près du ministre du Travail).
Un ensemble de mesures se préparent, ou sont déjà prises concernant la place de la formation au sein du ministère, la coopération régionale, les groupements d’éta-blissements, la refonte de l’ONISEP (rénovant les pratiques d’orientation) et, bien entendu, les statuts des personnels,… .
Il semble donc bien qu’un nouveau départ soit pris.
Un espoir encouragé par la préface donnée à cet ouvrage par Michel Rocard, avec l’introduction que lui apporte Roland Vardanéga, Président de notre association des ingénieurs Arts et Métiers, ancien Président de PSA et une postface par laquelle Jean-Marie Peretti, professeur à l’ESSEC et à l’université de Corse, Président de l’Institut international de l’Audit Social (IAS), conclut mes propositions.
Je souhaite, qu’à sa modeste place, cet ouvrage, contribue à l’essor de l’éducation permanente dans notre pays.
Saint-Rémy-les-Chevreuse, le 31 août 2011