Le guide du mieux-être

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Le développement personnel, c'est quoi exactement ? Quelles techniques doit-on utiliser pour aller mieux, s'épanouir ? Qu'ont dit et écrit les thérapeutes fondateurs ? Qu'ont-ils découvert de si novateur pour nous ? Où faut-il s'adresser pour pratiquer ? Comment distinguer les bons des mauvais thérapeutes et éviter le piège des sectes ? Combien de temps durent vraiment les thérapies ? Pour quelle efficacité et quel coût ? Comment évaluer les résultats ? Doit-on être assisté par un thérapeute ou peut-on travailler en solo ?


Recensement minutieux et mise en pratique des méthodes de développement personnel citées ont permis à Gilles Prod'homme de concocter cet ouvrage et de répondre de manière claire, simple et directe à ces questions essentielles.


Ce guide pratique offre :



  • un repérage historique précis sur l'apparition du développement personnel

  • une présentation critique des concepts indispensables pour choisir ensuite la thérapie la mieux adaptée

  • un regard objectif et lucide sur ce que chacun peut raisonnablement attendre de l'épanouissement personnel et de ses techniques

  • des anecdotes, traits d'humour, conseils, retours d'expérience et des exercices à pratiquer chez soi.


En un mot, Le Guide du mieux-être est le livre-ami qu'on attendait tous.



  • Introduction - Développement personnel : de quoi parle-t-on au juste ?

  • Les principes du développement personnel

  • L'enfant terrible du vingtième siècle

  • Définir et comprendre d'abord, pour mieux agir ensuite

  • Les sept idées centrales du développement personnel

  • Quatre outils clés au coeur de toutes les méthodes

  • S'y retrouver parmi les psy-disciplines

  • Les méthodes du développement personnel

  • Panorama de la galaxie "DP"

  • Faux prophètes et charlatans

  • Méditation et développement personnel : deux chemins différents

  • La gestion des objectifs : une si délicate question

  • Conclusion - Pour une anthropologie du développement personnel

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Publié par
Date de parution 07 juillet 2011
Nombre de visites sur la page 222
EAN13 9782212470055
Langue Français

Informations légales : prix de location à la page 0,0127 €. Cette information est donnée uniquement à titre indicatif conformément à la législation en vigueur.

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Le guide du
mieux-être
Bien choisir sa thérapie

G i l l e sP r o d ’ h o m m e

Le développement personnel, c’est quoi exactement ? Quelles techniques
doit-on utiliser pour aller mieux, s’épanouir ? Qu’ont dit et écrit les
thérapeutes fondateurs? Qu’ont-ils découvert de si novateur pour
nous ? Où faut-il s’adresser pour pratiquer ? Comment distinguer les
bons des mauvais thérapeutes et éviter le piège des sectes ? Combien de
temps durent vraiment les thérapies ? Pour quelle efficacité et quel coût ?
Comment évaluer les résultats ? Doit-on être assisté par un thérapeute
ou peut-on travailler en solo ?

Recensement minutieux et mise en pratique des méthodes de
développement personnel citées ont permis à Gilles Prod’homme
de concocter cet ouvrage et de répondre de manière claire, simple et
directe à ces questions essentielles.

Ce guide pratique ofre :
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du développement personnel
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choisir ensuite la thérapie la mieux adaptée
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et de ses techniques
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et des exercices à pratiquer chez soi.

En un mot,Le Guide du mieux-êtreest le livre-ami qu’on attendait
tous.

Journaliste et sociologue de formation,Gilles Prod’hommetravaille de longue
date dans la presse économique et financière. Il est l’auteur d’une dizaine
d’ouvrages consacrés au développement personnel, au management et plus
récemment, à la philosophie.

barbary-courte.com | Photos : behindtheleaves.com

Code éditeur : G54319
ISBN : 978-2-212-54319-3

Le guide du mieux-être

Bien choisir sa thérapie

Groupe Eyrolles
61, bd Saint-Germain
75240 Paris cedex 05

www.editions-eyrolles.com

Du même auteur :
Pensez positif,LPM, 1993.
Maîtrisez votre timidité, LPM, 1993 (repris chez France Loisirs en 1994,
réédité en 1997).
Se faire des amis c’est facile, coécrit avec Chantal Siebenfoercher, LPM, 1994
(repris dans Le Grand Livre du Mois en 1995).
La visualisation positive,LPM, 1994.
S’affirmer sans s’imposer, techniques d’affirmation de soi pour gérer les
conflits et établir des relations positives,1999 (réédité en2003 Dunod,
et 2007).
Le Développement personnel, c’est quoi ?InterÉditions, 2002.
Métro, boulot… philo! Pratiquer la philosophie au quotidien pour vivre
mieux, InterÉditions, 2004.
S’exercer au bonheur, La voie des stoïciens, Eyrolles, 2008.

er
Le code de la propriété intellectuelle du 1juillet 1992 interdit en effet expressément
la photocopie à usage collectif sans autorisation des ayants droit. Or, cette pratique s’est
généralisée notamment dans l’enseignement, provoquant une baisse brutale des achats
de livres, au point que la possibilité même pour les auteurs de créer des œuvres
nouvelles et de les faire éditer correctement est aujourd’hui menacée. En application de la
loi du 11 mars 1957, il est interdit de reproduire intégralement ou partiellement le
présent ouvrage, sur quelque support que ce soit, sans autorisation de l’Éditeur ou du
Centre Français d’Exploitation du Droit de copie, 20, rue des Grands-Augustins, 75006 Paris.

© Groupe Eyrolles, 2009
ISBN : 978-2-212-54319-3

Gilles PROD’HOMME

Le guide du mieux-être
Bien choisir sa thérapie

Remerciements

Mes remerciements vont à Chantal Siebenfoercher qui a collaboré
précieusement à la rédaction de ce livre.

© Groupe Eyrolles

V

« Puisqu’on continue de rêver, c’est que la création n’est pas achevée. »
Roger Bastide

« Imaginer, c’est hausser le réel d’un ton. »
Gaston Bachelard

« Rien ne fait plus peur aux hommes que la pensée. »
Bertrand Russell

« Dans la conscience il y a l’acte d’auto-affirmation du sujet,
et dans l’acte d’auto-affirmation du sujet humain,
il y a l’acte d’auto-affirmation de la conscience.
L’auto-affirmation du sujet est l’acte dans lequel
il prend possession de ses possessions,
l’acte d’appropriation de son destin. »
Edgar Morin

Sommaire

Prologue – Comment est né ce livre....................................................... 1
Introduction – Développement personnel :
de quoi parle-t-on au juste ?........................................................................ 9
Laissez-moi vivre ma vie !................................................................................. 9
À bas les discours moralisateurs !.................................................................. 10
Quand la réalité rattrape les libertaires.......................................................... 11
De la philosophie pour percer la nature du développement personnel...... 13
Deux penseurs vont nous être bien utiles :Edgar Morin et Karl Jaspers..... 13
Edgar Morin............................................................................................. 14
Karl Jaspers.............................................................................................. 17
Lancez-vous dans l’aventure........................................................................... 18

I. Les principes du développement personnel

1 – L’enfant terrible du vingtième siècle.............................................. 23
Une étude de cas édifiante pour nous mettre en bouche............................. 23
Les religions organisées ne répondent plus aux besoins existentiels........... 27
Souvent décevante,mais toujours indispensable :la politique.................... 30
Le lent déclin de l’influence des intellectuels............................................... 31
Poids écrasant de la médiasphère dansles représentations collectives....... 33
© Groupe Eyrolles

IX

L eg u i d ed um i e u x - ê t r e

Ces justiciables qui n’hésitent plus à aller en justice.................................... 35
Sans oublier la montée des valeurs féminines au travail,et pas seulement.... 38
L’Ouest américain,épicentre du développement personnel........................ 40
Abondance d’objectivité ne nuit pas,surtout avant de passer à l’action..... 44

2 – Définir et comprendre d’abord, pour mieux agir ensuite...... 47
Un curieux déficit de… curiosité.................................................................. 47
Les deux sources du développement personnel........................................... 48
Une première source :le mouvement de la pensée positive................. 48
Une seconde source :les thérapies comportementales
et cognitives ou TCC................................................................................. 53
• Les approches comportementales exploitent les acquis des théories
de l’apprentissage et du conditionnement............................................. 56
• Si le behaviorisme se concentre sur les mécanismes du comportement,
la thérapie cognitive se focalise sur les stimulus (ou stimuli)................. 58
Une revendication permanente :être plus et vivre mieux............................ 61
Le macro-concept du développement personnel.......................................... 65
Le développement..................................................................................... 65
La personne.............................................................................................. 68
• Les auteurs parlent indifféremment d’individu et de personne,
est-ce pareil ?......................................................................................... 69
• Que dire de la personnalité et de l’individualité ?............................... 71
• Mais quand les philosophes ou les mystiques parlent d’ego,
de sujet pensant (Descartes,Schopenhauer, Husserl…)
ou d’âme (Platon,Plotin…) parlent-ils de la personne ?......................... 71
• L’épanouissement de soi,n’est-ce pas simplement boursoufler
son ego,hypertrophier son Moi ?.......................................................... 72
• Le paradigme « DP » peut-il être dévoyé et comment ?........................ 73
• Finalement, qu’est-ce qui se développe dans le développement
personnel ?........................................................................................... 74
• Un mot de conclusion ?...................................................................... 75
Pour une définition synthétique du développement personnel................... 75

3 – Les sept idées centrales du développement personnel............ 77
Des concepts pour y voir clair....................................................................... 77
L’optimisme.................................................................................................... 78
La culture du mieux-être................................................................................ 82

X

© Groupe Eyrolles

S o m m a i r e

La réconciliation du corps et de l’esprit........................................................ 84
L’estime de soi................................................................................................ 87
L’assertivité..................................................................................................... 89
La communication interpersonnelle.............................................................. 92
La transformation de soi par l’usage conscient de la pensée........................ 95

4 – Quatre outils clés au cœur de toutes les méthodes.................... 99
Priorité à la pratique....................................................................................... 99
La relaxation................................................................................................. 101
La suggestion................................................................................................ 104
La visualisation.............................................................................................. 111
Le dialogue thérapeutique........................................................................... 112
Socrate au pays des psys.............................................................................. 117

5 – S’y retrouver parmi les psy-disciplines....................................... 121
Entrée en scène............................................................................................ 121
La psychiatrie,pour commencer…............................................................. 122
La psychiatrie comme discipline.......................................................... 122
Le psychiatre comme praticien............................................................. 126
La psychologie pour continuer…............................................................... 127
La psychologie comme discipline......................................................... 127
Le psychologue comme praticien.......................................................... 129
L’inévitable détour par la psychanalyse….................................................. 130
La psychanalyse comme discipline....................................................... 130
Le psychanalyste comme praticien....................................................... 136
La psychothérapie,le bras armé du changement positif…........................ 137
Pas de définition officielle pour… de très bonnes raisons.................. 137
Et le développement personnel dans tout ça ?..................................... 146
Si vous optez pour l’auto-développement personnel…............................. 148

II. Les méthodes du développement personnel

6 – Panorama de la galaxie « DP ».......................................................... 153
Cadrage liminaire.......................................................................................... 153
La Gestalt-thérapie........................................................................................ 155
© Groupe Eyrolles

X

I

L eg u i d ed um i e u x - ê t r e

L’analyse transactionnelle............................................................................. 160
La Programmation neuro-linguistique.......................................................... 166
La sophrologie.............................................................................................. 171
L’ennéagramme............................................................................................. 176
Le mind control............................................................................................ 180
La méthode Alexander.................................................................................. 180
La bioénergie................................................................................................ 182
L’hypnose éricksonienne.............................................................................. 183
La relaxation progressive de Jacobson......................................................... 185
Le training autogène..................................................................................... 186
La thérapie primale...................................................................................... 187
Le rebirth...................................................................................................... 191
La méthode Vittoz......................................................................................... 195
L’eutonie....................................................................................................... 196
D’autres approches psycho-corporelles...................................................... 196

7 – Faux prophètes et charlatans.......................................................... 199
Un phénomène de société qui appelle la vigilance..................................... 199
Le public en attente d’une information exploitable.................................... 201
Priorité au discernement.............................................................................. 202
Décoder les signes qui ne trompent pas..................................................... 204

8 – Méditation et développement personnel :
deux chemins différents.......................................................................... 209
Méditation :une question à… méditer........................................................ 209
Un terme,deux niveaux de signification..................................................... 211
La méditation n’a pas sa finalité en elle-même............................................ 213
Passage progressif de la vie personnelle à la vie universelle....................... 216
Mon point de vue pour finir......................................................................... 220

9 – La gestion des objectifs : une si délicate question.................... 223
Dynamique du changement,dynamique de la vie....................................... 223
Préciser, préciseret préciser encore............................................................ 227
Conjuguer développement personnel et relationnel,
une nécessité plus qu’un objectif................................................................ 230

XII

© Groupe Eyrolles

S o m m a i r e

Conclusion – Pour une anthropologie du développement
personnel....................................................................................................... 235
L’histoire sans fin des sciences humaines.................................................... 235
Le bénéfice caché des études statistiques................................................... 237
Un rôle pour chacun de nous...................................................................... 239

Annexes

Glossaire......................................................................................................... 243
Bibliographie................................................................................................ 253
Le développement personnel sur Internet........................................ 259
Index des concepts..................................................................................... 275
Index des noms propres.......................................................................... 285

© Groupe Eyrolles

XIII

Prologue

Comment est né ce livre

La scène se passe au cours d’un dîner entre amis dans un
sympathique restaurant. Sont réunis: Éric, Olivia, Muriel et… l’auteur.
Thème de la conversation : le développement personnel et ses
techniques.
____________________________
MURIEL. – Depuis la rentrée je me suis inscrite à un cours de yoga.
Cela faisait longtemps que je voulais m’y mettre, mais vous savez ce
que c’est, avec le boulot et les vies de dingues que l’on mène, on ne
trouve jamais de temps pour soi. Malgré tout, j’ai franchi le cap.
Incroyable ! En trois mois de pratique, j’ai appris à vider mon esprit,
à retrouver mes marques et, du coup, je me sens moins stressée et
irritable au quotidien. Vous savez, les amis, vous devriez essayer.
OLIVIA. – J’ai une copine au bureau qui en fait également. Il paraît
que ça aide à maigrir et à moins fumer. On pourrait peut-être y aller
ensemble, j’aimerais bien essayer une séance pour voir si cela peut
m’intéresser. Tu m’invites ?
1
ÉRIC. – Le yoga, c’est pas un peuNew Agefumeux pour une fille* et
concrète et pragmatique comme toi, Muriel ?

© Group1e.ELyreosl ltesermes suivis d’un astérisque sont repris au glossaire dans la partie « Annexes ».

1

L eg u i d ed um i e u x - ê t r e

MURIEL. – Je t’assure que non. Les techniques de respiration que l’on
nous enseigne sont vraiment apaisantes. En tout cas, moi, ça m’aide
à me sentir mieux, plus calme et même un peu plus sereine. Quand
je conduis, je m’énerve moins facilement alors que je ne suis pas
d’une nature patiente. Franchement, Éric, seul le résultat compte.
ÉRIC. – Tu as raison. C’est tout ce qui compte finalement. Et c’est cher,
tes cours ?
MURIEL. – À mon avis, le club de fitness où tu t’entraînes est aussi
onéreux. Si ça se trouve, ils doivent proposer des séances de yoga,
dans ton club de sport. Tu devrais te renseigner.
L’AUTEUR. – À propos, Muriel, quelle méthode de yoga pratiques-tu
au juste, car il existe beaucoup de courants et même de systèmes
différents ?
MURIEL. – Comment ça, ben, je ne sais pas moi, c’est du yoga. C’est
important ces distinctions ? Franchement, je ne vois pas trop l’intérêt
de la démarche ?
L’AUTEUR. – Effectivement, dans ton cas, ce n’est pas réellement
important, compte tenu de tes objectifs. En revanche, si ton désir était
de réaliser le programme d’une certaine variété de yoga, disons le
hatha-yogaendre les, très répandu chez nous, tu devrais en appr
fondements théoriques, puis les techniques, faute de quoi tu ne
pourrais jamais mesurer tes progrès, par exemple.
MURIEL. – Je ne suis pas certaine de te suivre…
L’AUTEUR. – Pour prendre une métaphore, pratiquer une technique
sans l’intégrer dans son contexte théorique revient à conduire sa
voiture et rouler au hasard, sans carte routière ni destination précise.
OLIVIA. – En se laissant aller au hasard des routes, c’est-à-dire en
suivant ses goûts et son instinct, on peut néanmoins découvrir de très
beaux paysages. C’est tout l’intérêt du développement personnel, de
faire ce que l’on veut comme on veut. Qu’en penses-tu ?
L’AUTEUR. – Que tu as entièrement raison, et je le dis sans ironie. Mais
tu peux aussi te fourvoyer, perdre du temps inutilement. Question de

2

© Groupe Eyrolles

C o m m e n te s tn éc el i v r e

perspective. En revanche, sache que le yoga, par essence, est à peu
près l’inverse du développement personnel !
ÉRIC. – Explique-nous ça !
L’AUTEUR. – Comme son nom l’indique, le développement personnel
vise l’épanouissement de la personne* et, dans un certain sens, de la
personnalité, alors que le yoga repose sur une métaphysique*
complètement orientée vers le dépassement, justement, de la
personnalité. Il faudrait beaucoup d’autres explications sur ces notions, mais
c’est l’idée générale. Peu de gens sont conscients de cet aspect quand
ils abordent l’étude du yoga. À leur décharge, leurs professeurs, ou
plutôt leurs moniteurs, n’ont pas toujours les idées très claires sur
tous ces points. Je l’ai expérimenté.
MURIEL. – Bon et les techniques genre sophrologie ou programmation
neuro-linguistique dont on parle beaucoup, notamment dans les
formations en entreprises, c’est bien du développement personnel,
ça ?
L’AUTEUR. – Absolument. Même si leurs créateurs, avec l’enthousiasme
propre aux pionniers, ont commis quelques confusions de concepts*
et souvent péché par manque d’esprit critique. Mais, au global, leur
contribution est très positive. Pour rien au monde je ne voudrais les
dénigrer, mais simplement rajouter quelques mises en perspective.
ÉRIC. – Attention, je sens que l’on va encore avoir droit au couplet sur
la philo…
OLIVIA. – Finalement, le développement personnel, c’est une forme
de thérapie*, non ?
L’AUTEUR. – À un niveau général oui, mais très vite, il est nécessaire
de distinguer entre thérapie, psychothérapie, voire psychiatrie,
optimisation du potentiel personnel, relation avec un professionnel et
d’autres choses encore, afin de savoir ce que l’on recherche et
pourquoi. Le développement personnel doit se situer par rapport aux
autres disciplines des sciences humaines, ce qui suppose d’en
extraire les spécificités.
© Groupe Eyrolles

3

L eg u i d ed um i e u x - ê t r e

MURIEL. – Et la psychanalyse dans tout ça ?
L’AUTEUR. – Passionnante question, mais la psychanalyse a ouvert un
autre champ dans les sciences humaines, en général, et dans celui de
la psychologie, en particulier. Là encore, on doit s’entendre sur les
définitions, les principes et les méthodes avant de pouvoir discuter
de manière valable sur la psychanalyse.
ÉRIC. – Qu’il est pénible celui-là avec ses définitions et ses précisions.
Et le yoga, c’est quoi ? Et la psychothérapie, c’est quoi ? Et la
psychanalyse, ça repose sur quels fondements ? Arrête un peu, tu nous
fatigues.
L’AUTEUR. – C’est la pratique de la philosophie* qui veut ça. Isoler
pour relier, distinguer pour…
ÉRIC. – Distinguer pour unir, oui, je sais, tu me l’as assez répété!
Justement, la philosophie est-elle une forme de développement
personnel ?
L’AUTEUR. – Pas du tout, mais la philosophie peut réfléchir utilement
sur le sujet, comme sur tout le reste d’ailleurs, la science, l’art,
l’homme, la nature, la vie… À mon sens, c’est tout l’intérêt de la
pensée par concepts de pouvoir prendre en compte n’importe quelle
activité humaine.
MURIEL. – Toi qui es si malin, tu pourrais peut-être pondre un
bouquin pour expliquer ce qu’est le développement personnel, parce
que, du coup, je ne comprends plus trop de quoi il s’agit au juste.
OLIVIA. – Et si, en plus, tu pouvais décrire les principales techniques,
puis évoquer les auteurs clés, le tout dans un seul livre, mais pas trop
gros, ce serait super-sympa. Et si tu proposais une liste d’adresses
utiles à la fin, tu serais un amour.
MURIEL ET– Bravo Olivia, bien envoyé. De cette façon, on va Éric.
avoir la paix pour un moment !
L’AUTEUR (visiblement pris de court…). – Euh… Je vais étudier la
question. Faut voir… Enfin, vous savez ce que c’est : relier des idées,
enquêter, lire des tonnes de livres, pas mal de boulot, quoi. En
atten

4

© Groupe Eyrolles

C o m m e n te s tn éc el i v r e

dant, pour prendre des forces, je vais me laisser tenter par la
farandole de desserts. Tous ces gâteaux n’attendent que moi. À l’attaque !
ÉRIC. – Je n’ai jamais vu un type engloutir autant de pâtisseries et sans
prendre un gramme de graisse. C’est sidérant.
L’AUTEUR. – Ma technique est imparable. J’émets des images mentales
avant de m’endormir pour programmer mon corps à rester mince. Et
je mange tout ce que je veux ensuite.
ÉRIC. – Tu es sérieux ?
L’AUTEUR. – Bien sûr que non ! Les images mentales m’aident
simplement à orienter ma pensée vers un certain contrôle alimentaire. Pour
le reste, il n’y a pas de miracle : quand j’abuse de la bonne chère,
comme ce soir, je fais attention le lendemain et surtout je multiplie
les séries d’«abdos ».On n’a pas trouvé mieux pour conserver un
ventre plat, crois-moi !
____________________________
C’est pour tenter d’éclairer la lanterne de ces amis, et plus largement
des candidats à la croissance personnelle, que je me suis lancé dans
la rédaction de ce livre. Le lecteur l’a compris, les conditions de ce
dîner sont imaginaires, mais nullement le contenu des propos
échangés, répétés, repris en de multiples occasions avec de
nombreuses personnes, et souvent autour… d’une table
copieusement garnie.
On trouvera dans cet ouvrage :
•une définition claire et précise du développement personnel en
tant que concept et paradigme* ;
•une explication précise de son contexte d’émergence ;
•une synthèse des techniques les plus couramment utilisées, leurs
principes de fonctionnement et leurs applications ;
•une évocation du travail en solitaire et avec un thérapeute ;
•une perspective critique sur les idées véhiculées par les
fondateurs des thérapies brèves ;
© Groupe Eyrolles

5

L eg u i d ed um i e u x - ê t r e

•une bibliographie fournie offrant un panorama du domaine
couvert pour orienter le lecteur dans ses éventuelles recherches ;
•un recensement commenté de sites Internet permettant
d’organiser son propre système de veille.
Par ailleurs, au travers de mes lectures, de mes conversations et de
ma pratique du développement personnel, plusieurs constats se sont
progressivement imposés à moi :
1. Contrairement aux sciences humaines, le champ de cette
discipline, en tant que concept, n’a pratiquement jamais été analysé,
au moins dans le cadre d’un livre destiné à des non-spécialistes.
Il est révélateur de noter que les rares tentatives en ce sens
proviennent principalement de philosophes. Nous les signalerons
au fil des pages. En particulier, les concepts spécifiques du
développement personnel (nombreux) sont souvent insuffisamment
définis par leurs créateurs eux-mêmes.
2. Ledeuxième constat découle du premier : si les ouvrages sur les
techniques abondent (il en existe d’excellents), ceux offrant une
vision d’ensemble du phénomène « dév’ perso » sont en nombre
réduit. En réalité, cette discipline a rarement fait l’objet d’études
consistant à la situer dans le cadre général des sciences de
l’esprit, et plus encore dans le contexte historique qui a rendu
possible son émergence. Les pages suivantes, modestement, vont
contribuer à réparer cette omission.
3. Laplupart – pour ne pas dire la totalité – des candidats au
développement personnel se lancent dans la pratique d’une technique
(seuls ou avec l’aide d’un thérapeute) sans se soucier le moins du
monde d’une compréhension générale. Conséquence: faute
d’une vision globale sur les fondements théoriques, les individus
se condamnent, c’est ma conviction, à accumuler les méthodes et
à multiplier les efforts dans des directions parfois contradictoires.
Au risque, finalement, en cas d’insuccès, de jeter le bébé avec
l’eau du bain.

6

© Groupe Eyrolles

C o m m e n te s tn éc el i v r e

4. Ledésintérêt pour l’intellectualisation d’un modèle de pensée, au
profit de sa mise en pratique immédiate (c’est-à-dire, pour parler
en philosophe, le rejet de la nécessairemédiationréflexive),
incombe aux spécialistes eux-mêmes. La valorisation sans
discernement de l’action, véritable tare du « dév’ perso », fait de lui une
sorte d’éternel adolescent, incapable d’entrer dans l’ère de la
maturité psychologique et intellectuelle. Je suis néanmoins
persuadé qu’au fil du temps, des ouvrages de mise en
perspective, pour faire court, verront le jour.
5. Je me suis aperçu que le développement personnel avait tout à
gagner d’une réflexion critique, au sens philosophique du terme,
et que cette approche ne limitait en rien l’efficacité des
techniques. J’insiste à nouveau sur le fait, et je demande au lecteur de
garder cet élément à l’esprit, que jeréfléchissur les techniques,
tout en lespratiquantquotidiennement depuis des années. Par
conséquent, dans cet ouvrage, je me positionne dans un double
rapport :de distanciation en prenant appui sur deux disciplines
(la philosophie et la sociologie) et d’engagement (récits
d’expériences, conseils). Comme l’acte de philosopher, la fréquentation
des exercices de croissance personnelle est devenue chez moi
une sorte de seconde nature, quasiment un réflexe
auto-conditionné.
En synthèse, dans ce livre, je me suis attaché à opérer un travail de
définition, de distinction et, je l’espère, d’explication critique, dans un
but précis : fournir au lecteur les moyens intellectuels de juger pour
lui-même de l’intérêt – ou pas – de se lancer dans le développement
personnel, ou d’approfondir l’idée qu’il s’en fait, s’il pratique déjà,
bref, de penser et agir lucidement. Les yeux ouverts.

© Groupe Eyrolles

7

Introduction

Développement personnel :
de quoi parle-t-on au juste ?

Laissez-moi vivre ma vie !

Qu’est-ce que le développement personnel? Posée de façon aussi
abrupte, la question peut surprendre, tant chacun de nous est
persuadé de savoir ce dont il s’agit. Après tout, entre publications
généralistes ou spécialisées, reportages télévisés, émissions de radio,
sites Internet, portails Web et autres blogs, sans parler des tuyaux et
des conseils provenant des proches, amis ou collègues, le public
n’est-il pas en passe de crouler sous l’information ? Et c’est vrai qu’un
examen quantitatif de l’offre disponible peut donner le vertige. Une
visite dans n’importe quelle grande enseigne de librairie est, de ce
point de vue, édifiante : le « dév’ perso » est devenu un genre à lui
seul, physiquement balisé par des signalétiques imposantes et de
nombreuses « rubriques-à-brac » : santé, couple, sexualité, créativité,
imagination, éducation des enfants, soins palliatifs, animaux,
management, communication… À croire que tout, ou presque, en fait
partie.
Une plongée dans cette production littéraire massive est également
riche d’enseignements: à l’instar d’autres domaines des sciences
© Groupe Eyrolles

9

L eg u i d ed um i e u x - ê t r e

humaines, des ouvrages remarquables côtoient des livres
insignifiants, visiblement rédigés à la hâte, des fonds de catalogues très
sérieux accompagnent dans les rayonnages les auteurs d’une saison.
Phénomène propre à l’édition contemporaine ? Sans doute. Sauf que
le lecteur, à moins d’être lui-même un connaisseur, manque de
repères et de critères d’appréciation pour discerner la qualité sous la
quantité.

On objectera que c’est finalement très bien ainsi. Discipline
protéiforme par excellence, le développement personnel, par principe, ne
doit rien s’interdire : certainement pas les métissages conceptuels, ni
les phénomènes de modes, encore moins la diversité des techniques,
méthodes, écoles et auteurs. Après tout, comme son nom l’indique,
il est une pressante invitation à l’accomplissement de soi, à
l’autonomie de choix, bref, à l’exercice de la liberté, loin de tout carcan
doctrinal ou conceptuel.

D’autant plus que notre époque encourage – et revendique – les
métissages culturels et conceptuels. Cela est devenu furieusement
« tendance »,voire «politiquement correct». Chacun doit pouvoir
affirmer le droit de construire son appareil théorique et sa panoplie
de techniques, en suivant l’inspiration du moment ou les besoins de
l’heure. J’adhère en partie à cette vision. Mais en partie seulement.

À bas les discours moralisateurs !

C’est vrai que, dans l’univers de la croissance personnelle, on ne
s’encombre pas d’un intellectualisme excessif, pour dire le moins.
Hormis quelques dérives que nous signalerons, les « vaches sacrées »
n’existent pas. Mieux : on n’hésite pas à brûler aujourd’hui ce que
l’on a adoré hier. Car le maître mot, c’est de rester fidèle à soi ! Pas
question d’embrasser le développement personnel comme on
entrerait dans les ordres. On en prend, on en laisse, on adapte à son cas,
telle est la règle implicite. Et surtout, pas de leçons de morale ! Une
technique jugée inefficace est abandonnée sans autre forme de

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D é v e l o p p e m e n tp e r s o n n e l: de qu o ip a r l e - t - o na uj u s t e?

procès au profit d’une autre, réputée plus performante. Cette
consommation en mode zapping a ses bienfaits, mais oui: les
adeptes font souvent preuve d’un réel esprit d’ouverture à des
paysages mentaux différents, acceptent la loi du changement (parfois
même un peu trop) aiment s’ouvrir à de nouvelles idées. Cette
curiosité, louable, comporte néanmoins son revers : butiner est utile, mais
à un moment donné il faut bien faire son miel; flâner parmi les
œuvres et les idées peut effectivement ouvrir des portes, mais un jour
on doit fixer des caps précis; pratiquer l’esprit de tolérance est
toujours une vertu, mais il faut aussi savoir faire des choix, autrement
dit, sélectionner des options et renoncer à d’autres.

Surtout, le manque de compréhension générale peut, à la longue,
obérer lourdement les possibilités d’action et de transformation de
soi. Car tel est bien le but recherché, en dernière analyse : modifier
sa vie dans un sens qualitatif et positif. Précisons : dans la mouvance
du développement personnel, il ne s’agit pas – ou plus – de changer
lavie maissa propreexistence. C’est pourquoi, l’observateur
remarque vite que cette activité humaine parle constamment à la
première personne (Moi,Mon,Mien,Mes,Ma) et se projette dans un
perpétuel devenir, demain devant réaliser les promesses
d’aujourd’hui. Dans ces conditions, pas question de se laisser happer
par le poids des traditions, des doctrines et des morales du passé. À
l’exception notable du mouvementNew Ageconcilie, en un qui
curieux syncrétisme, culte du présent, fascination pour les
technologies du futur, recours aux enseignements ancestraux et goût de la
spiritualité, d’Orient ou d’Occident.

Quand la réalité rattrape les libertaires

Comme je l’ai indiqué plus haut, le brave «DP »,bien qu’il ait
aujourd’hui atteint l’âge légal du départ en retraite, se conduit
toujours comme un adolescent attardé. Il en a le charme et… les
inconvénients. Pour continuer avec la métaphore sur les âges de la
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L eg u i d ed um i e u x - ê t r e

vie, un jour, la peau tendre de l’ado doit laisser place au cuir de
l’adulte. Bref, le principe de réalité s’impose inéluctablement.
À l’intention des lecteurs « adultes » ou des lecteurs « ados » – ils ont
toute ma sympathie –, j’affirme que comprendre la nature et la portée
du développement personnel nécessite de le situer par rapport aux
sciences de la santé mentale (psychiatrie, psychologie) et à leurs
pratiques (je veux parler de la psychothérapie). Pour une raison
simple : à un moment donné, la question du travail en solo, à coups
de livres et de conseils d’amis, ou de la consultation auprès d’un
professionnel se pose.Idempour les techniques mises en œuvre. Or,
cette phase de réflexion suppose au préalable la maîtrise de certains
termes, repris dans un glossaire et répertoriés en annexe pour
faciliter leur repérage dans ces pages.
De même, j’ai jugé opportun de traiter dans deux chapitres séparés
la question du charlatanisme, voire des dérives sectaires, comme
celle de la méditation. Mon expérience m’a montré que dans le
monde de la croissance personnelle, statistiquement, ces sujets
concernent directement ou non la plupart des candidats au
mieuxêtre. D’où, de profitables mises en garde dont les professionnels
euxmêmes pourront s’inspirer, trop de thérapeutes, à mon sens, étant
sous influence, maligne ou non, d’une école, d’un guide, d’un
gourou,etc. Bref, ce livre fait rimer épanouissement de soi avec
prudence et vigilance.
Pour rester dans des limites que je me suis imposées, mon propos se
concentre sur le cas de la femme ou de l’homme adulte, laissant ainsi
de côté la question de la thérapie appliquée aux enfants, aux
adolescents, aux groupes familiaux ou aux individus souffrant de
pathologies importantes, en particulier les dépendances aux substances
psychotropes*. Tous ces sujets font d’ailleurs l’objet de nombreux
ouvrages spécifiques. Mon but, plus modestement, est de tenter une
réponse globale à cette triple interrogation, on ne peut plus
concrète :
•Qu’est-ce que le développement personnel ?

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D é v e l o p p e m e n tp e r s o n n e l: de qu o ip a r l e - t - o na uj u s t e?

•Quelles sont ses principales techniques ?
•Que peut-on raisonnablement attendre de leur mise en pratique ?

De la philosophie pour percer la nature
du développement personnel

Pour structurer ce travail, j’ai utilisé la philosophie comme fil
conducteur. Pourquoi ?
•Cette discipline, dans la mesure où elle consiste, techniquement
parlant, à penser par concepts, confère rigueur et profondeur à la
pensée. Sans oublier une bonne dose d’esprit critique, très
nécessaire dans le monde du développement personnel, en général, et
celui duNew Ageen particulier.
•L’apport de la philosophie, notamment au travers d’un de ses
courants de pensée, à savoir le personnalisme*, permet d’enrichir
puissamment la compréhension des notions d’individu, de
personnalité et de «personne* »,des termes abondamment
utilisés par les théoriciens-praticiens de la psychologie du Moi, de
Maslow à Rogers et bien d’autres.
•En écrivant ce livre, j’ai réalisé qu’un nombre significatif de
fondateurs étaient dotés d’une certaine culture philosophique qui
a imprégné leur œuvre. C’est également le cas de plusieurs
auteurs-praticiens contemporains. L’ajout d’unarrière-plan
« philo » n’a donc rien de superflu.

Deux penseurs vont nous être bien utiles :
Edgar Morin et Karl Jaspers

Comme support de cette démarche, j’ai privilégié deux penseurs:
Edgar Morin (né en 1921) et Karl Jaspers (1883-1969). Pourquoi eux,
spécifiquement ?
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L eg u i d ed um i e u x - ê t r e

Edgar Morin
Dans mes propres réflexions, depuis des années, je m’inspire
beaucoup des travaux de ce formidable penseur qu’est Edgar Morin et de
son étonnante entreprise éditorialeLa Méthode(six tomes publiés à
ce jour entre 1977 et 2004), où il développe patiemment son fameux
paradigme de complexité. Son approche donne la possibilité de relier
et d’articuler toutes les dimensions de la connaissance et de viser ce
que l’on pourrait appeler une sorte de point de vue en surplomb,
auquel j’espère hisser le lecteur. Edgar Morin a lui-même pris soin de
synthétiser les principes de la pensée complexe (et non pas
compliquée, ou encore moins confuse, comme se plaisent à dire ses
détrac1
teurs). Ainsi, dans son livreUne année Sisyphe, il reprend plusieurs
thèmes centraux :
« 1. La pensée complexe : a) aptitude à globaliser/contextualiser, b)
aptitude à négocier avec l’incertitude.
« 2.La pensée planétaire (corollaire contemporain de la pensée
complexe).
« 3.La rationalité ouverte qui devait supplanter la rationalisation,
délire logique qui se croit rationnel.
« 4. La restauration de la réflexion : a) problématiser, b) objectiver ses
idées à soi-même et chercher un méta point de vue.
« 5. La restauration de la culture dans les conditions contemporaines ;
dépasser la disjonction des cultures scientifique et humaniste et les
faire communiquer.
« 6.La constitution d’une vision du monde et de l’homme dans le
monde comportant le triple paradoxe de l’être humain : a) enfant du
cosmos, b) enfant de la vie et être méta-biologique, c) être individuel
et être social.

1. EdgarMorin,Une année Sisyphe, Le Seuil, 1995.

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