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Et si!...

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Description

Et si la capacité de changer le monde se trouvait en chacun d'entre nous? Comment comprendre l'histoire et nos croyances? Comment affronter l'avenir? Où se trouve la vérité, à qui se fier? La plupart des grandes épreuves peuvent trouver une résolution dans l'écoute intérieure, dans le silence de l'accueil et l'acceptation du noeud... Ésotérisme, spiritualité, tarot, astrologie... Réfléchissant à la nature humaine et au sens que l'on veut donner à nos sociétés, Sergine Louisanna Viney ouvre grand les portes de nos perceptions et livre une troublante leçon de savoir-être.

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Informations

Publié par
Date de parution 14 août 2014
Nombre de lectures 65
EAN13 9782342026788
Langue Français
Poids de l'ouvrage 1 Mo

Informations légales : prix de location à la page 0,0075€. Cette information est donnée uniquement à titre indicatif conformément à la législation en vigueur.












Et si !…
Sergine Louisanna Viney










Et si !…

(Fable initiatique et itinéraire pour l’à venir)




















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IDDN.FR.010.0119794.000.R.P.2014.030.31500




Cet ouvrage a fait l’objet d’une première publication aux Éditions Publibook en 2014



« Tout ce qui existe est une autre forme
de ce qui n’existe pas… »
Livre de THOT, tablette IV




Chapitre 1.
Le commencement



Et si… la vie n’avait pas dû apparaître, tout simplement
parce qu’elle n’avait jamais eu à disparaître ??


JE SUIS !
J’ai juste le sentiment d’une immense paix, d’un
bonheur immuable et sans fin mais renouvelé, du repos que je
savoure après cette longue, très longue période d’agitation.
Certes, J’apprécie aussi l’agitation, j’en suis d’ailleurs
encore tout frétillant d’énergie pure…

Maintenant ! C’est le point culminant qui ponctue le
mouvement de respiration : un inspire, une pause, un
expire, pause.

Il faut dire qu’il m’en (nous) en a fallu du temps pour
avoir assez de coffre et atteindre le réglage parfait du
mouvement perpétuel, mais cela était écrit dans mes
intentions : je voulais, je désirais, je me tendais vers la joie
d’être multiple et harmonieux malgré l’infinie complexité
de me (-nous) partager-distribuer de manière à rendre la
vie durable. L’expérimentation aidant, j’ai franchi des
caps qui, jamais plus ne se représenteront car le temps
linéaire n’existe pas. Je ne suis plus indivisible… tout en
le restant… ce qui a été, l’est pour l’éternité dans la
Grande Mémoire dite « Akasha ».

9 Nous y voilà : l’Énergie, (Je-Nous) est condensée à son
point d’extrême limite et déjà, le YANG ne l’est plus tout
à fait car un point central de mon Esprit-Conscience est
aspiré vers l’extérieur du TOUT pour entamer la bascule
vers la matérialisation-densité aussi nommée « obscurité ».

J’ai fini par intégrer que TOUT (Je) s’illustre dans la
dualité. Quand je suis Ether-Mouvement-Energie pure,
conscience dans l’inconscience du vide, impalpable, Je
suis lumière. Aucune lumière ne peut se distinguer ailleurs
que dans l’obscurité que Je créé à l’opposé du
rassemblement de mes particules lumineuses… quand je suis
matière concentrée, dense, palpable et peu mobile, Je suis
ombre, sombre, obscurité qui ne prend vie que dans la
lumière que laisse irradier la condensation extrême des
particules « nous »…

Autre incontournable loi cosmique, la vie est
uniquement le produit du mouvement : tout ce qui n’évolue pas
se meurt, rien ne peut rester indéfiniment dans un état
d’équilibre et je me suis appliqué à ne pas perdre le FEU
ETERNEL en répondant sans faillir à l’appel de mes sens.
De ce fait, la vie est un Je-jeux qui consiste en la poursuite
incessante d’une rythmique qui me fait passer du UN au
Multiple, de l’Éther à la Matière, de la Lumière à l’Ombre,
sans jamais repasser par le même point si l’on considère
que chaque oscillation me voit égal et différent, de par la
dernière expérience vécue.

Le début de mon « être » m’est impalpable, l’instant
d’avant Je n’étais pas, car plongé dans le sommeil, celui
qui suivit me vît apparaître au conscient avec la perception
de mon Unité, Présence, Brillance-vibration avec le
mouvement qui s’initia. Et ce fût le chaos avec profusion et
effusion d’énergie. D’aucuns disent 16 milliards d’années
en arrière.
10 Mais mon « désir » d’être a toujours été, il est et sera
toujours, ne dit on pas : la nature à horreur du vide… d’où
l’insolubilité du paradoxe de l’œuf et de la poule car rien
n’est uniforme… ni statique, ce qui justifie l’intrication du
Zéro et du UN car le vide est dilué dans l’unité et que
l’unité naît du vide.
Jeune et Petite étincelle, j’eus ma période insouciante,
caracolant dans l’infini, à la découverte de l’espace. Je ne
puis dire combien de Temps-terrestre ma récréation dura,
mais étant mon propre parent-professeur, Je dus me rendre
à l’évidence que jouer seul n’a pas grand intérêt : observez
discrètement un enfant « humain », au moindre moment de
liberté, il s’adonne à des jeux imaginaires, se parle, saute,
danse, rit et se créé des compagnons pour mettre en scène
ses plus chers désirs, mais c’est dans la rencontre avec
autrui qu’il se discerne en acquérant vertus et savoirs.
Alors, sans autre désir que celui d’atteindre la Sagesse,
que Socrate lui-même dit commencer avec
l’émerveillement, Je décidais de faire quelque chose de
moi… de créer quelque chose qui me qualifie et je me mis
à explorer mes-les possibles.
Condenser de mon énergie n’est pas une mince affaire,
apprendre à discipliner mes particules, les rassembler,
organiser mes intentions… cela me prit un moment et
nombre d’essais qui m’amenèrent à formuler dans
l’abstrait ce que Je désirais voir apparaître : ainsi naquît le
Di-eux (2, témoins, « yeux ») « LOGOS », mon premier
compagnon et miroir. A compter de cet instant, et dès lors
que Je fus duel-duo la vie se multiplia en évoluant en
forme et en représentation et ma conscience s’étoffa en
remplissant les mémoires akashiques de « savoirs ».
À l’origine « Je » étais yang car unique, lumière et
mouvement dans le vide plus yin, ma première création
« logos » qui était plus yang que moi car plus immatériel
que l’énergie qui me constituait me ramena à une nature
YIN, plus dense que… et le premier couple divin fût et se
11 perpétua. C’est au moment de l’apparition de LOGOS que
je fus en mesure de percevoir, prendre conscience du
sonvibration que j’émettais en tant qu’énergie. Dans le vide et
en étant UNique, il m’était impossible de ressentir mon
émanation : Je n’avais pas de possibilité de la comparer.
Depuis que « Je » étais duo, la perception de notre
différence m’était accessible.

…« Au commencement était le Verbe, et le Verbe était
en Dieu, et le Verbe était Dieu. Il était au commencement
en Dieu. Tout par lui a été fait, et sans lui n’a été fait rien
de ce qui existe. En lui était la vie, et la vie était la lumière
des hommes, Et la lumière luit dans les ténèbres, et les
ténèbres ne l’ont point reçue. »

Prologue de l’évangile selon JEAN, traduction
d’Augustin CRAMPON 1864

La mythologie des DOGONS, peuple du MALI
explique que c’est la vapeur d’eau (brume à rapprocher de
l’Éther) qui créa le monde et l’union de deux eaux qui créa
la vie. NOMMO le dieu eau gère ainsi l’UNIVERS :
« Le Dieu créateur AMMA a lancé des boulettes de
terre dans l’espace, où elles se sont transformées en
étoiles… »

Dans la voie ou TAO des chinois, 道 est l’assemblage
des caractères qui signifient « pas », « arrêt » et « clé » ou
« tête-chef ». Le caractère antique peut se traduire dans un
de ses sens littéral comme le chemin qui mène à une idée
ou une compréhension. Tao est à la fois la route et
l’explication et on y trouve l’exposé du rôle essentiel du
vide.
« La voie qui peut être exprimée par la parole n’est pas
la Voie éternelle ; le nom qui peut être nommé n’est pas le
Nom éternel.
12 (L’être) sans nom est l’origine du ciel et de la terre ;
avec un nom, il est la mère de toutes choses.
C’est pourquoi, lorsqu’on est constamment exempt de
passions, on voit son essence spirituelle ; lorsqu’on a
constamment des passions, on le voit sous une forme
bornée.
Ces deux choses ont une même origine et reçoivent des
noms différents. On les appelle toutes deux profondes.
Elles sont profondes, doublement profondes. C’est la porte
de toutes les choses spirituelles. »
Tao te king, premier chapitre
Dans le panthéon d’Égypte, on trouve
Noun : Océan primordial représentant le néant et le
chaos, il fut repoussé à la périphérie du monde lors de
la création. S’il abritait les forces négatives cherchant à
détruire le monde organisé, il portait également en lui
le potentiel de vie. Ainsi, la crue du Nil en serait issue.
Dans l’Ogdoade d’Hermopolis, il incarnait l’infinité
liquide.


« J’ » ai appris à me découvrir, à clarifier mon
espritconscience car chaque tentative créatrice se soldait
immédiatement par un effondrement de l’énergie mobilisée si
j’omettais le moindre détail. En tout premier, se concentrer
sur le point focal et après plus d’un essai (j’ai vite perdu le
compte), je me suis découvert enflé et chaleureux, puissant
mais… incompétent. Ma maladresse était indéniable, je ne
parvenais qu’à propulser de l’énergie en gerbe mais si j’y
mettais également du mouvement, rien de bien probant ne
se produisait… à part une perte qui me valait une pause
obligatoire avant de me sentir en mesure de renouveler
l’expérience.
Mais j’apprends vite, et en ne répétant pas mes erreurs,
je suis parvenu à collecter assez de masse cohérente pour
obtenir ma première boule de matière dense… et là, une
13 impression étrange me parcourût : je fus secoué d’une
trépidation, d’un mouvement qui commença par une vague
d’énergie ascendante mais qui se transforma rapidement
en soubresauts que je trouvais d’abord désagréables.
Sachant qu’il ne faut offrir aucune résistance à un courant si
je voulais garder un maximum de cohérence intérieure, je
lâchais prise. J’avais déjà fait l’expérience de résister à un
courant rapide et puissant dans l’intention de l’utiliser à
des fins précises : j’avais été contraint de repartir à la
pêche aux particules pour me reformer car ma tension avait
été tellement comprimée qu’elle m’avait éparpillé loin
dans le vide. Et certes, on apprend plus de ses erreurs que
de ses réussites…
Cette vague m’amena une vibration qui connecta
encore plus intimement les particules qui me constituaient et
ma brillance s’accentua d’abord par intermittence, puis se
stabilisa et je me sentis exister de la manière la plus aigüe
qui soit. Je crois que c’est à ce moment que je découvris la
gaieté, le contentement et que c’était ma manière à moi de
rire ! Désormais, je savais que le meilleur guide dans la
création est la joie. Je pris aussitôt conscience que la
vague libérée avait été provoquée d’abord par la tension qui
m’habitait, arc-bouté que J’étais vers la concrétisation de
mon action. C’est donc en acceptant de risquer un nouvel
échec et en persistant dans mon activité que J’avais trouvé
comment aboutir à un résultat, bien que partiel.
J’avais donc fait deux découvertes de l’infini qui me
constituait et je ne comptais pas m’arrêter en si bon
chemin.
Pour poser les bases de mon grand plan, Je résolus
d’inscrire dans mon espace mes propres réalisations et de
là, est né le centre de LUMIERE – Je qui est la limite du
monde, de mon monde et donc de l’Univers puisque je
suis TOUT, car ce qui est haut est comme ce qui est en
bas, et que mon premier concept « logos » fût pétri par
mon désir embryonnaire de réalisation. Il est désormais
14 visible sous la forme de la planète MERCURE, aussi
nommé HERMES dont le titre courant est « messager des
Dieux », il préside donc depuis lors, aux mouvements, aux
activités de réflexion et d’organisation, à la relation, aux
réseaux physiques, premier ressenti de cohésion avec une
nature à qui je pouvais me fier pour enregistrer tout ce qui
provenait de mon activité.
Ma deuxième création m’a confronté à un nœud plus
complexe car ma première forme de matière pensée a
réveillé un concept encore inconnu. Autant
LOGOSMERCURE n’a été le résultat que de la loi de résonance :
toute particule de matière possède une polarité (négative
= yin ou positive = yang) et tout pôle attire son opposé
énergétique pour former une entité cohérente et forcément
équilibrée. Une quantité de matière positivement chargée
attire dans la pluralité infinie une quantité équivalente de
matière chargée négativement pour qu’elles s’arriment
durablement : il m’avait suffit de « penser » pour obtenir
une œuvre qui s’était parfaitement contenté d’être à mes
côtés… Réflexion faite, l’univers à ce stade était tellement
simple que rien ne s’aventurait à contrarier nos
mouvements parfaitement synchrones.
J’avais besoin de passer à plus complexe et J’eus à
travailler d’arrache-pied pour trouver comment, par mon
unique intention, obtenir une masse qui reflète également
ma pensée : il était là question de modeler la matière une
fois concrétisée. J’y mis du « cœur », effusion de chaleur,
condensation de l’élément aqueux auquel Je n’avais pas
encore eu affaire et bien entendu, J’appris une nouvelle
LOI en même temps que je l’inventais !
Mon intention m’avait permis d’atteindre un premier
but, mais si j’y mettais énormément de puissance,
l’objectif est plus complexe à réaliser puisque quand
naquît VENUS sa forme ne resta pas stable et se modifia
sans que mon « vouloir » n’y puisse rien.
15 Vivre à la fois sa première grande réalisation et sa
première frustration fait prendre conscience de la nécessité et
des dangers de l’excès… c’est en cela que VENUS porte
encore le nom de VENUS-LUCIFER (étoile du matin),
celle qui annonce l’aube.
Ce fût une étape décisive du grand Œuvre, mon plus bel
échec renferma l’arme absolue dont Je n’eus conscience
que bien plus tard…
Contrairement à MERCURE, son mélange de matière
n’accepta pas de refroidir de manière régulière : l’eau
condensée refroidissait en partie puis s’élevait en volutes
de vapeur épaisse déformant ma belle création qui me
résistait. Elle enflait par endroit, modifiait son mouvement
ce qui provoquait des heurts et une forme de chaos dans
ma mécanique bien huilée jusqu’alors. Elle était dure et
fortement polarisée au centre alors que son enveloppe
s’enflait sans limite au point qu’au premier passage de
LOGOS-MERCURE dans son champ d’activité, il se vit
attiré puissamment vers elle, mettant en danger le
mouvement et donc la vie que nous-Je avions esquissé…
NON !! je n’allais pas accepter de tout recommencer et
me laissant guider par mon instinct profond, je compris
que l’unique solution était de séparer sa matière-nature en
deux morceaux équivalents afin qu’elles s’équilibrent et
restent stables.
C’est ainsi que naquit GAIA, qu’on dit sœur jumelle de
VENUS : elles sont de densité, masse, vitesse équivalentes
mais l’une est restée chaude et humide avec sa longue
queue de plasma qui témoigne du mal que j’ai eu à en
séparer une partie du centre alors que Gaïa est plus froide
sur sa périphérie. Elle est l’illustration de mon expérience
de la dualité, de celle du chaos qui recèle, quelle que soit
la puissance dont on dispose, une part immuable
d’inconnu.
On peut expliquer ce duo par la collision de
MERCURE et de VENUS mais derrière cet événement, c’est
ma réaction en tant que DIEU créateur en plein
apprentis16 sage de ses pouvoirs qui se concrétisa de cette manière,
évidement, ce ne fût pas mon intention que d’obtenir deux
corps en un, mais ainsi fût fait. La deuxième version de
VENUS pris l’appellation d’HESPERUS puisque
modifiée, tout en gardant dans l’énergie qui la constitue la
valeur de spontanéité des émotions qui m’avaient motivé
quand Je l’ai imaginée. Je-Nous, maintenant 3, et 4 avions
tout intérêt à ne jamais omettre de tenir compte de
l’existence des autres (moi) pour créer de nouveau, il va
sans dire que la stabilité ne s’obtient que dans l’équilibre
mais que c’est dans le risque (recherche de croissance) que
l’on acquiert des savoirs-pivot. Bien sur, VENUS tourne
dans le sens contraire de mes autres créations pour me
rappeler que j’ai du m’y reprendre à deux fois pour la
finaliser et pour insister sur la nature antagoniste du désir.
Le triangle est une forme incontournable qui renferme
la valeur de croissance rapide, dans la spontanéité et
l’impulsion que confèrent le désir-joie de faire. Comme le
nombre 3, mais c’est une aussi un stade de déséquilibre
qu’il faut rapidement consolider si la puissance veut
s’affirmer et l’on passe de triangle à carré, de l’occasion à
la réalisation, de la paire IMPERATRICE (action) –
EMPEREUR (réalisation)… « le ternaire conduit à une
nouvelle intégration et apporte la solution en dominant la
1dualité »
J’étais encore tout secoué de ce vécu, que je m’aperçut
que Gaïa-Terre tournait encore bien trop vite, si je voulais
qu’elle constitue un équilibre avec VENUS, je devais
veiller à ce qu’elle n’évolue pas dans le même sens, et donc
trouver comment la refroidir sans qu’elle ne s’éteigne…
j’eus de nouveau recours à la collision en condensant et
faisant converger vers elle une masse venant de l’extérieur
de la zone déjà ordonnée ce qui l’orna d’un corps nommé
LUNE dans lequel reste imprimé les affres de sa naissance
agitée. J’observais rapidement un ralentissement de son

1 « Les tarots » , carte de l’impératrice, Colette HAEBERLE-1994
17 tourbillon et la concentration de vapeur fût absorbée par le
corps central… j’avais eu chaud… bien trop chaud
d’autant que je m’étais séparé de beaucoup de ma vapeur
et si je n’y prenais garde, ma forte irradiation pouvait
réduire à néant la nature de MERCURE qui avait pour
aptitude d’attirer la chaleur dont il manquait furieusement,
étant une part opposée de ce que Je fus : moi chaleur en
fusion, lui dense (métal) et froid.
Je résolus d’extraire de mon Énergie expansive une part
de la chaleur cumulée pour en faire une création, qui en y
réfléchissant, pouvait de surcroît ramener une forme
d’énergie au corps que j’avais cherché peut être un peu
trop à refroidir. D’ailleurs, je pré sentait que cet objet qui
ne provenait pas directement de ma volonté, serait sans
aucun doute la scène d’évènements très, très intéressants :
la zone qui condensait tout ce que je n’étais pas en mesure
d’imaginer, la part d’inconnu qui rend tout plus savoureux.
De là, naquit MARS, zone de chaleur sèche dont le
mouvement devait être légèrement plus lent pour
équilibrer celui plus rapide de VENUS et donner sur la ligne des
trois neuves, un mouvement qui s’entretienne.
Cette création exprima pendant un temps relativement
long sa nature agitée, explosant et émanant des gerbes en
fusion, rétif à toute conciliation, mais n’étant pas en
mesure de se soustraire au système que Je-nous formions, il
accepta de se discipliner un minimum tant que je fis
preuve de patience et de calme… s’agiter en réponse ne
faisait que perturber l’équilibre fragile des autres créations
et deux joutes entre nos énergies explosives donnèrent
naissance à PHOBOS (phobies = peurs panique) et à
DEIMOS (terreur en grec ancien) dont on dit qu’ils sont
les fils d’ARES, nom grec de MARS et d’APHRODITE
(version grecque de VENUS) que leur sœur se nomme
HARMONIE… dont la « parure » amena un destin funeste
à qui le tint en main !
N’y voyez aucune malice, la Terre et son satellite est et
sera le point de transmutation le plus magique !!
18 Nous-Je étions désormais 5 et je me pris à m’absorber
dans la contemplation d’un groupe imparfait dans leur
aspect visuel mais si harmonieux quand on tenait compte
du chemin parcouru… tout s’accordait et acceptait de
remplir le rôle absolument nécessaire à son expression
propre et à l’équilibre du tout !
J’avais désormais confiance-conscience de mes
capacités, en mon… POUVOIR créateur !
J’avais expérimenté le glissement vers le chaos et le
retour à la stabilité qui m’offrait des possibilités d’expansion
plus larges. Je m’étais hissé au rang de créateur confirmé,
raison pour laquelle le nombre 5 symbolise l’étoile à cinq
branches dans laquelle s’inscrit l’Homme réalisé,
harmonieux et équilibré dont le désir est le reflet de ma volonté
divine de présider à la perfection. C’est dont naturellement
que la croix est un symbole qui représente l’épreuve du 4,
le chemin de croix du messager (messie) qui précède à
l’illumination du savoir à l’unique condition qu’on ne se
cantonne pas à la peur du mouvement : c’est le symbole
du croisement de l’Espace et du Temps.
Remarquez ! C’est également l’addition du 2 (duo
SOLEIL-je et MERCURE-logos) couple originel de
l’individu-UN et sa conscience avec le 3 : trio du désir
exploré représenté par VENUS (Lucifer-Hesperus) –
GAIA et sa lune stabilisatrice (duo = YIN) – MARS et ses
deux satellites (trio = YANG) qu’on peut rapprocher de la
dite « passion du Christ » puisqu’il est décrit dans l’absolu
comme DIEU fait Homme. En passant, l’humain présente
5 sens par lesquels il perçoit le monde, reliés aux 5
souffles qui s’engendrent et se maîtrisent les uns les autres,
issus des 5 éléments (feu → terre → métal → eau →
bois). Ils s’engendrent dans le cycle harmonieux et se
contrecarrent dans un cycle perturbé.
Pour être plus précis, nous étions à la fois 4, 5 et 6 ce
qui nous fît passer du symbole carré à celui de d’étoile à 5
branches, puis à celui dit « étoile de DAVID » ou sceau de
Salomon qui comprend deux triangles tête-bêche signifiant
19 le triangle du spirituel imbriqué dans celui du matériel.
Encore bien compris dans sa signification énergétique par
les brasseurs qui ont font un initiateur et protecteur de
l’action des souffles ou éléments autour de leur activité
matérielle et commerciale.
C’est aussi une croisée des chemins décrite sur la carte
de l’amoureux du tarot de Marseille, l’épreuve consiste à
faire un choix, à renoncer a ses désirs ou à confirmer en
affrontant le terreur et la panique ressentie devant les
défis.
Le premier triangle est l’ancrage dans le biologique, la
phase de pétrissage qui donne forme, la sacrosainte sainte
trinité corps-âme-esprit : 1+2+3 = 6.
Le second trio amène la notion de Père-fils et saint
Esprit si l’on distingue la raison de l’existence : 4+5+6 = 15
représenté par l’image du DIABLE dans le tarot de
Marseille et qui pointe du doigt l’orgueil qui guette celui qui
prend conscience de sa « force ». La réduction du 15
donne… 6, valeur du choix de tourner sa face vers la
lumière ou vers l’ombre.
Dieu dit : Qu’il y ait des luminaires dans l’étendue du
ciel, pour séparer le jour d’avec la nuit ; que ce soient des
signes, pour marquer les époques, les jours et les années ;
et qu’ils servent de luminaires dans l’étendue du ciel, pour
éclairer la terre. Et cela fut ainsi. Dieu fit les deux
luminaires, le plus grand luminaire pour présider au jour (le
Soleil), et le plus petit luminaire pour présider à la nuit (la
Lune) ; il fit aussi les étoiles. Dieu les plaça dans
l’étendue du ciel, pour éclairer la terre, pour présider au
jour et à la nuit, et pour séparer la lumière d’avec les
ténèbres. Dieu vit que cela était bon. Ainsi, il y eut un soir,
et il y eut un matin :
Ce fut LE QUATRIÈME JOUR (le secondaire).
GENESE, religion Judaïque.


20 Le « VEDA », origine du mot sanscrit « dévanagari »
signifie vision ou connaissance révélée par le sens de
l’audition (soulignant au passage l’importance de la
transmission orale).
C’est une connaissance éternelle et unique qui, au fil du
temps, intègre successivement ses multiples
manifestations.
Le Véda des origines intègre d’abord sa propre
perception au sein d’une « écoute ». On peut y lire :

« L’espace, autrefois, était calme et silencieux,
immense comme une montagne. Privé de lune, de soleil et de
vent, il paraissait endormi.
Alors l’eau naquit comme une seconde ténèbres dans la
ténèbre. De cette eau qui se précipitait, s’élevèrent des
vents.
De même qu’un vase intact ne fait aucun bruit, mais
quand on le remplit d’eau, un souffle d’air se fait,
De même, quand les limites continues de l’espace sont
emplies d’eau, un vent bruyant s’élève en crevant la
surface de l’eau.
Ce vent, créé par la pression des eaux, circule et n’est
pas arrêté par la texture de l’espace.
De la friction du vent et de l’eau, jaillit une flamme
puissante à l’éclat brillant, qui débarrasse le ciel de ses
ténèbres.
Ce feu uni au vent chasse l’eau de l’espace. L’union du
vent et du feu produit quelque chose de dense.
La portion visqueuse du feu tombe dans l’espace et
s’épaissit pour former la terre.
La terre, sur laquelle tout naît, est la mère des saveurs,
des odeurs, des onguents et des êtres vivants. »
Les dimensions de l’Univers (XII, 175-186) traduction du
MAHATBHARATA de Gilles SCHAUFELBERGER et Guy VINCENT


21 J’eus la nette intuition de devoir inscrire les premiers
2repères, les LOIS-LOAS qui avaient régi mes premières
créations et il me parut évident que la première notion à
rendre palpable serait celle de l’expansion… Expansion
qui a régi mon désir d’être, d’exister, autant que celui de
m’inscrire dans l’espace, puis de m’étoffer et de protéger
chacune de mes œuvres, aussi imparfaite soit-elle.
JUPITER, grosse masse gazeuse symbolise à mon avis
la pensée mêlée au « vouloir » qui pousse à l’audace : la
chaleur est condensée en une tâche rouge sur sa face et qui
augure de la volonté. Afin de stabiliser cette forme, un
centre dense et ne pas perdre l’éther qui l’entoure, des
anneaux et une multitude de « lunes »… elle sera l’image de
mon état émotionnel quand j’ai découvert ma capacité
créative tout autant que mon intention de protection envers
chacune d’elles… n’appelle t-on pas encore ce corps : « le
GRAND BENEFIQUE » ??
Et si je le décidais, là, maintenant, je pourrais lui
octroyer également la fonction de professeur, de sage, de
juge… Et comme j’ai fais un choix éclairé pour la
façonner, il en reste une ceinture de particules libres qui n’ont
pas été choisies. Cette masse désordonnée qui séparera
désormais la notion de jeunesse ou d’immaturité et l’accès
à la volontaire recherche qui préside à la sagesse.
C’est d’ailleurs dans cet espace et en puisant dans les
particules de trois sortes que je ne me manqua pas de
donner un compagnon à ma dernière née.
Croyez vous que j’aurais oublié que chaque création se
doit d’être équilibrée par son opposé ?? Donc, un parent
bienveillant, un sage bon-homme se doit d’être
accompagné d’un parent censeur, d’un ascète renfrogné afin que
tout soit à sa juste place et SATURNE, le vieux grincheux
apparût. Je le fis à l’image de mon ressenti quand je fus
confronté à la part d’inconnu : c’est en passant par une
stricte discipline que je touchais à la régularité dans mes

2 Référence au panthéon et vocabulaire VOUDOO. LOA = DIEU
22 résultats. Plus concentrée et ramassée que sa compagne,
doté d’une tâche blanche qui reflète sa compétence à
calmer les ardeurs indisciplinées.
De par leur position, en dehors d’une zone plus centrale
et chauffée directement par mon irradiation, je leur
confère la qualification de « GARDIENS DES PORTES » car
la vie n’est accessible qu’à la condition qu’on y intègre et
respecte les lois édictées.
Au delà de cette « porte », mon œuvre sera… grandiose
et encore plus complexe, Je le veux ! Au delà des limites
du matériel, à condition qu’on parvienne à dépasser sa
nature matérielle, on accède au grand œuvre mais la route
sera longue et jonchée de difficultés. C’est le sens premier
de l’alignement de JUPITER-ZEUS et
SATURNECRONOS qui signifie le temps parlant du dernier, la
vieillesse mais également la sagesse et la maîtrise.

Je m’évertuais à concrétiser mon idée du dépassement
et il est vrai que si loin de mon ancrage, du centre de mon
« MOI -nous », j’eus du mal à fabriquer assez de chaleur
pour pétrir et je n’obtins qu’un nuage de glace. Ayant
appris qu’il vaut mieux aller avec le courant que s’acharner
contre, je résolus de le faire grossir afin qu’il émane de sa
forme une impression de puissance et de mystère :
qu’allais-je encore déclencher ? Quelle nouvelle loi sortira
de cette tentative ??
Tout compte fait, OURANOS-URANUS reflétait bien
par sa nature peu dense et presque terne de mystère : il
faut le chercher pour tomber dessus ! D’ailleurs, c’est plus
souvent elle qui nous tombe dessus, sans crier gare,
comme l’illustre mon aventure de création. J’avais rêvé
d’une expression grandiose et spectaculaire, j’obtenais un
résultat discret, un boule bleuté géante mais sans lumière
qui se dissimulait sous celle de SATURNE… elle se
laissera apprivoiser seulement par une volonté forcenée de
23 voir l’invisible, de dépasser le convenu, de sortir des
limites, de « secouer le cocotier » : en cela, je fus comblé !
Saturne, narré dans bien des légendes comme un
parricide-fratricide d’OURANOS (son père → promesse du
TOUT) explique la relation entre leurs natures en tension.
L’un est la limite extérieure d’une vision pragmatique et
carrée de l’existence, la réduit à des contraintes sans
beaucoup de poésie. Quand l’autre est l’intention, le rêve
d’accéder à un sens plus infini, à des notions plus
spirituelles que l’on peut résumer par la conquête de sens. Ce
n’est d’ailleurs pas un hasard si certaines de ses lunes
portent des noms d’Ange comme « ARIEL », ange numéro 46
dont la valeur planétaire est soleil-venus, l’arme est celle
du chevalier (gantelets) qui porte la force de vie et «
UMBRIEL » qui est lié à celui d’HAZIEL Uranus-uranus, le
numéro 9 qui porte la valeur de paix… synchrone du
neuvième corps céleste !

Une des figures de SATURNE est d’ailleurs JANUS,
qui symbolise la fête après le travail, la récompense
inhérente à l’effort (représenté par la faucille = travaux
agraires, perpétuels et énergivores) mais également
fondateur d’une civilisation (sédentarisation, sécurisation,
organisation, ordre établi) porteur d’une croissance dont il
faudra, un jour, se détacher pour évoluer de nouveau : la
vie est mouvement perpétuel !
A partir de là, je décidais d’équilibrer l’expression par
des lunes multiples, la matière dense servant de bouclier et
de réceptacle à l’immatériel… tiens, ça me ramène à tout
ce que j’ai pu créer jusque là… c’est ça !!! je vais nommer
ce concept : GRAAL et il s’inscrira à l’infini dans tout
processus de vie ou de création.


24 Je précise en passant que le langage est une émanation
de MERCURE-TRIMEGISTE (rassembleur et «
mainteneur ») et dans sa conception, il permet de rendre
compréhensible, de transmettre et d’enrichir une vérité, il
se nomme, de par ses faces multiples : THOT – seigneur
du temps, savoir illimité, ASCLEPIOS – dieu de la
médecine qui ressuscite les morts, HERMES – dieu des voleurs
et gardiens de carrefours…
Un texte d’Edfou relate sa naissance : wikipédia
(panthéon égyptien)
« Au sein de l’océan primordial apparut la terre
émergée. Sur celle-ci, les Huit vinrent à l’existence. Ils firent
apparaître un lotus d’où sortit Rê, assimilé à Shou. Puis il
vint un bouton de lotus d’où émergea une naine, auxiliaire
féminin nécessaire, que Rê vit et désira. De leur union
naquit Thot qui créa le monde par le Verbe. »
Au delà de la « porte » d’incarnation que l’on
parviendra à franchir une fois la « matière » maitrisée et les désirs
refroidis on trouve juste après, l’inattendu, le rêve… ou la
folie ! N’est ce pas lui qui guide nos pas, celui dont on
croit qu’il nous mène à la béatitude, à la disparition de
toutes nos frustrations… NEPTUNE-POSEÏDON !
J’avais voulu incarner ou plutôt représenter l’état de
l’eau d’où vient la vie, mais pas dans sa forme matière…
plus dans un état intermédiaire qui évoque à la fois une
promesse et un inaccessible. C’était d’ailleurs mon
humeur du moment, je sentais que je tenais quelque chose
avec ce que j’avais jusque là réalisé, mais qu’un grain de
silice, un coup de vent pouvait tout faire dérailler,
disparaître momentanément ! Mais il n’était pas question de
donner une énergie plus qu’utile à des pensées qui
pourraient projeter, justement, ce que je souhaitais éviter. Je
me mis donc à rêvasser et cette idée me vint :
conceptualiser le rêve, l’agréable errance sans but, le temps de la
germination.
25 Sa représentation physique est une des masses les plus
éloignées, elle est constituée essentiellement de liquides et
de gaz, ce qui lui vaut sa symbolique vaporeuse et bleutée
(eau, méthane, hydrogène, hélium), emballée dans la ouate
de ses nuages… d’ailleurs l’histoire de sa « découverte »
en dit long sur sa « fonction » : elle fut le premier objet
astronomique trouvé par le calcul alors que les autres le
furent par l’observation fortuite. J’ai dû la stabiliser par la
dotation de dizaine de petits satellites qui n’ont pas
accepté de garder une forme parfaitement sphérique à cause du
manque de densité. J’ai vite compris que l’inconnu faisait
partie d’elle et j’ai laissé faire le hasard… il s’en est passé
des choses fascinantes.
D’abord, les particules qui lévitaient en suspension
autour des créations antérieures se sont misent à accélérer
leur mouvement, d’abord désordonnées quelques unes ont
capté des parts pour devenir plus importantes ce qui a
modifié leur déplacement en amplitude et en vitesse.


Avec émerveillement, je vis la part d’inconnu
s’exprimer et dans la première ceinture, celle que j’avais
laissé se former en limite entre l’intérieur et l’extérieur,
des corps plus compacts sont apparus dont Dame CERES.
Un noyau solide s’est vu emballé d’un beau manteau de
glace ce qui ordonnait la possibilité de la matière de
découvrir l’immatériel autour d’elle, une image du YIN
caché dans du yang et son mouvement s’organisa entre
MARS et JUPITER pour pousser vers le concept d’action
ou de lutte pour atteindre l’expansion.
Elle eut des petites sœurs, mais aucune n’atteint son
importance… pourquoi CERES serait elle plus une fille
que les autres corps-matière ? tout simplement parce que
son symbole est une faucille qu’on peut aisément
rapprocher de celui de VENUS-APHRODITE et de la valeur
terrestre de JANUS. Dans le même temps, plusieurs autres
26 corps se formèrent de manière différente : PALLAS naquît
d’une chute de JUPITER en feu et se stabilisa après une
danse échevelée, quasi martienne, exprimant clairement sa
nature guerrière et créatrice ; VESTA, également ignée,
montra plus un feu couvant, un mouvement plus tranquille
évoquant sa pugnacité et son côté stratège… elle en garde
d’ailleurs une brillance qui lui vaut le surnom de «
gardienne du foyer ». La dernière du lot, JUNON, est un trait
d’union entre le yin et le yang dans sa manière physique
d’attirer toute particule positive…
Chacune de ses nouvelles apparitions exprimaient une
caractéristique de la matière, du Féminin-YIN qui entra en
résonance avec celles qui prirent forme dans la deuxième
ceinture d’astéroïdes dont il est aisé de penser qu’elles
sont Masculines, donc yang.
Ils furent connus sous le nom de « CENTAURES »,
titans mi dieux-mi bête (a chaque fois que je pense à
l’image, je souris), et l’image évoque le joyeux désordre
qui présida à leur formation. Autant le groupe de YIN se
coordonna et se distribua les rôles sans grand mal, autant
les yang se bousculèrent, se confrontèrent, se disputant les
places et rôles jusqu’à ce que l’une d’entre elles décide
d’en prendre et d’en assumer le commandement. Toujours
en vertu du principe des opposés, le groupe des «
déesses » avait à sa tête une meneuse rigoureuse dont l’autorité
ne faisait aucun doute, elle n’était jamais remise en cause,
alors que chez les petits dieux, c’est KIRON, le plus sage
d’entre les sages qui parvint à imposer sa suprématie à
force de patience et de sagesse. En tout état de cause, ils
s’acharnaient tant dans la confrontation physique et les
excès, qu’ils ont tous eu recours au grand guérisseur, à son
savoir, sa magie, ses connaissances et qu’ils n’ont pu
qu’accepter sa nature. Par ailleurs, son corps physique se
caractérise par le fait qu’il se comporte comme une
comète et présente entre autre sa queue et sa chevelure mais
27 qu’il semble présenter une masse supérieure à celle des
autres comètes.

J’étais assez content de voir s’animer le monde, ma
création, même si le fait qu’elle m’échappe froissait un
peu ma superbe. J’appréciais cette passionnante distraction
et je mis vite à observer les dominantes de chaque
« étoile » en y voyant avec fierté, et à chaque fois, une
expression de moi-même. Aussi, l’irritation ne tenait
jamais très longtemps…
Il fallait que je me rende à l’évidence, chaque création
devenait un « DIEU » à sa mesure qui pouvait, après un
temps plus ou moins long créer lui-même et le monde que
je devinais serait foisonnant. Qui ne connait pas la légende
de NEPTUNE, frappant de son trident le sol de la terre, en
faisant surgir les premiers chevaux qui lui permirent de se
déplacer en tirant son char…
Ce sont, à l’origine, ces fameux centaures, qui
connurent cette phase énergétique débridée qu’on assimile aux
beuveries, à l’attrait des états modifiés de conscience
symbolisés par NEPTUNE (d’ailleurs, un anesthésique est
également un agent qui modifie les perceptions), dont
KIRON est le guide suprême. Celui qui mène de l’étroitesse
de perception qui ne fait référence uniquement et par peur
du vide, au matériel, au pragmatisme, aux preuves et
raisonnements vers l’imaginaire, l’absence de limites, à
l’improvisation et tout le petit monde de l’occulte.
D’ailleurs, tous les pseudo vices des centaures de la
troupe sont des portes vers le divin, ne dit on pas « in vino,
veritas », que « la vérité sort de la bouche des enfants » et
les plus partagés des rites initiatiques ne se basent ils pas
sur l’absorption de drogues comme le peyotl, le LSD ou
que sais-je ?? Il s’agit tout simplement de casser les
perceptions figées et organisées pour accéder à un univers
d’immédiateté : faire tomber les limitations.
28 Nous y voilà, dans ces petits corps très personnifiés,
j’avais vu se constituer des interlocuteurs, médiateurs,
parfaits pour entrer en résonance avec les plus petites
formes de vie conscientes… tout s’ordonnait à propos et il
n’y avait point de vérité qui ne fût à portée de main pour
celui qui cherche avec son cœur.
Dans le but de parachever mon œuvre, il me restait à
rendre palpable la notion de transformation, la valeur de
transmutation qu’elle provienne d’un volontaire pétrissage
de matière pour en tirer une forme ou des imperceptibles
changements que l’expérimentation fait se matérialiser
dans la pensée. PLUTON naquît, il se nomme également
HADES, il est le maître des Enfers, affublé de son
compagnon CHARON passeur du Styx. Au delà de lui, on ne
saurait imaginer le vide infini, l’impalpable, la noirceur
totale qui n’est perceptible que dans l’état éthérique,
l’absence de densité car c’est ce même contenant qui fait
naître la peur… celle de perdre, celle de disparaître, celle
des changements. C’est par la traversée du monde des
morts qu’on ressort changé profondément : plus éveillé !

D’ailleurs, la polémique sur le classement de mon
dernier né m’a apporté de la distraction à bon compte, qu’il
soit classé ou non en tant que planète naine n’induit pas de
différence dans l’énergie qu’il dégage, ni dans ses inter
actions mais cela en disait long sur la relation de l’humain
aux changements et à l’occulte. Imaginons un instant
qu’un symbole de transformation soit lui-même soumis à
des mutations rapides et multiples… cela expliquerait les
différences de perceptions dans l’évaluation de sa masse et
de son volume, non ?
D’autant que tout ne découle que de déductions et
d’observations de processus qui dépassent largement la
durée d’une vie humaine.
J’avoue que ce système solaire n’est pas unique, mais
ma tendresse particulière pour celui-ci vient du fait qu’il
29 constitue le pivot de tout ce que j’ai pu façonné. La
présence de cette terre extérieurement fertile : GAIA en fait
un incomparable point focal, qui à la fois freine
l’expansion et évite la chute de toute l’énergie vitale. C’est
le ferment de l’énergie car passer d’éther à biologique puis
de biologique à l’impalpable dégage une flopée de
particules-ÉONS qui booste le mouvement global, nourrit les
conceptions antérieures et active les conceptions
postérieures.
Je reconnais également que plus d’un point comme
celui-ci aurait pu me poser problème, mais fort
heureusement, une chose créé sort définitivement du stock
de création future… l’univers est illimité mais uniquement
en modèles exclusifs !
J’avais énormément appris :
- d’abord, créer demandait beaucoup d’énergie
focalisée ou concentration
- que chaque création volontaire faisait
automatiquement surgir quelque part son exact opposé, pour
l’équilibre ; sans cet aspect, rien ne dure.
- Que vouloir exclure quelque chose revenait à le
renforcer quelque part, autrement dit, nourrir par la
pensée ou l’intention revenait à créer.
- Le moteur le plus efficace pour créer est l’affinité
ou « l’amour », il est plus efficace de maintenir une
intention agréable et détendue, puisqu’elle peut
durer sans fluctuer.
- Que le processus créatif est intimement lié à celui
de l’inconnu : on ne peut maitriser durablement ce
que l’on a créé, il faut donc accepter de s’en
détacher afin qu’elle entame sa vie propre jusqu’à
devenir créatrice à son tour.
- Que la création, la vie, est synonyme de
mouvement, de mutation, d’évolution et que rien ne reste
30 statique, c’est ce qui implique que le temps est un
vecteur de complexité…et donc, d’évolution : c’est
automatique !


J’étais d’un coup tiré de ma contemplation par un
chuintement dépassant le bruit ambiant des mouvements
planétaires… jetant un œil au loin, je fus un peu surpris de
voir croiser au loin, une masse dense et rougeoyante dont
le mouvement était lourd mais puissant. Je dus me rendre
à l’évidence, j’avais moi aussi créé mon double quelque
part, puisque toutes mes fabrications avaient eu droit au
leur, mais que me réservait mon opposé. Elle était bien
plus compacte que ma représentation, elle était bien moins
brillante dans le sens ou sa lumière se dégageait dans son
intérieur, mais sa masse était tout de même
impressionnante.
En tant que SOLEIL – hélios centre du monde, j’étais
une naine jaune représentant 99,8 % de la masse du
système, fixe et pourvoyeur de chaleur et de lumière, je
devais donc m’attendre à ce que ma jumelle soit plutôt
froide, mobile et émettrice d’anti matière ou de vide. Si je
m’étais concentrée sur l’équilibre et le mouvement,
possible qu’elle induise du déséquilibre et de la statique… mon
« esprit » tournait à toute vitesse, à la fois tendu à l’idée
d’une anicroche mais également excité à l’idée de mettre
en œuvre mes tout nouveaux savoirs. Le défi est si
intensément source de plaisirs !
Il me paraissait évident que condenser la matière avait
provoqué la contraction de la part de vide qui séparait
chaque particule et qu’en rapport, le vide-objet, dit matière
noire (incréé) en opposition à la matière lumineuse
densifiée, voulait sa part.
C’est d’ailleurs cette perpétuelle danse de l’équilibre
que l’humain nomme la guerre du « bien » et du « mal »,
comme si l’existence de l’un pouvait se dissocier de celle
31 de l’autre… l’un des deux concepts ne peut exister sans
l’autre dans le sens ou originellement, ils sont
indissociables et que condenser l’un en une unité palpable rejette les
particules de l’autre vers l’extérieur, qui, à échéance, se
reconstituent en unité.

« Les naines brunes sont des soleils ratés, trop petits
pour que s’allument en leur sein les réactions de fusion
nucléaire qui, dans les étoiles " normales ", produisent
lumière et chaleur en abondance.
Très faiblement lumineuses, elles sont pendant
longtemps resté un chaînon manquant théorique, et n’ont été
découvertes qu’au milieu des années 1990.
En fait, une naine brune est un astre intermédiaire entre
planète et étoile. Sa masse doit être comprise entre treize
fois celle de Jupiter (limite basse) et 0,08 fois celle du
Soleil, masse critique à partir de laquelle les réactions de
fusion nucléaire peuvent s’enclencher durablement.
Plus petite, c’est une planète, plus massive, c’est une
étoile. »
Dictionnaire de l’astronomie.
32


« La foi c’est l’essence des choses qu’on espère,
la preuve des choses qu’on ne voit pas »
S. KING




Chapitre 2.
Du chaos à l’ordre



La Terre est née il y a environ 4,54 milliards d’années
en arrière… un bail, mais l’épopée énergétique à bien du
débuter il y a 13 ou 16 milliards de vos années humaines.
Il s’en est passé du temps, des évènements avant que des
corps soient assez volumineux et solides pour constituer le
système solaire. Une chose est immuable, tout ce qui a
existé un jour, existe et existera a pris naissance dans la
soupe plasmatique ou matière incréée et chaque
transformation, information, reste gravée dans la mémoire
commune aussi dénommée annales Akashiques.
En sanskrit, Akasa (akasha) signifie éther, l’espace qui,
dans la philosophie jaïne comprend deux facettes : une
nommée loakasa et désigne la partie constituée du monde
matériel et l’autre aloakasa qui parle de la part vide, de
l’au-delà.
Les ethnies amérindiennes et la fonction chamanique
sont construites autour de la notion de pont entre les
mondes reliés, mais séparés (tonal et nagual chez les Yaquis)
"La règle est la matrice hors de laquelle les moules
d’une espèce extraient leur énergie. Vous pouvez le
comprendre comme le plan évolutif de chaque existence
vivante, non seulement terrestre, mais appartenant à
n’importe quel coin de l’Univers où existe la conscience.
Personne ne peut se détacher d’elle. La seule chose que
nous pouvons faire, c’est d’en ignorer l’existence, ce qui
nous ferait passer au travers de la vie en ignorant ce que
nous sommes vraiment : une masse vivante au service
d’un but que nous ne pouvons pas comprendre."
« L’art de la traque », CARLOS CASTANEDA
35 « Il maîtrisa l’obscurité et conduisit l’âme des hommes
vers des sommets qui étaient Un avec la lumière. Avec le
pouvoir de YTOLAN il savait condenser l’ETHER pour
constituer une substance palpable qui prenait la forme
qu’il concevait avec son esprit.
D’une couleur noire sans être noire, obscure comme
l’espace-temps, cette substance était L’ESSENCE DE LA
LUMIÈRE. Il divisa la terre en dix royaumes qu’il confia
au gouvernement des hommes, et dans le onzième,
l’habitant de UNAL construisit un temple fabuleux grâce
au pouvoir de son Logos qui moulait et formait l’Ether
selon son vouloir. Espace après espace, ce temple se mit à
grandir et s’étendit sur une superficie de plusieurs lieux
jusqu’à couvrir l’île de ses splendeurs.
LIVRE DE TOTH, tablette 5
Il est probable que tous les systèmes solaires existants
aient été créés par mon action, de manière simultanée…
C’est concordant avec la notion quantique de mondes
parallèles ! Mais, évidemment, leur apparence, leur rôle, leur
situation varient avec le temps qui passe, même si la
notion de temps linéaire n’est qu’une pure illusion. Je préfère
faire allusion au principe d’action-réaction : chaque
création, qu’elle qu’en soit son importance supposée, existe
sous une forme unique dans un monde à cause des
disponibilités physiques ; elle est donc d’apparence différente
mais dans le fond, renferme le même type de principe qui
correspond à son univers. Un exemple ? Une belle femme
en Afrique est faite de courbes, sa première qualité est
d’enfanter et de materner (Valeur CANCER en
astrologie), une belle femme en Europe est plus anguleuse car
son rôle implicite actuel est la séduction et la compétition
(valeur VENUS)… il va sans dire qu’en reculant dans le
temps, les notions étaient sensiblement les mêmes, elles
36 ont divergé par l’action de l’évolution (=
temps+expériences) et quand bien même, en Afrique, les
femmes sont gagnées par les désirs-besoins du monde
moderne, leur apparat est différent de celui de l’Européene,
de l’Asiatique ou de l’Inuit… histoire et culture obligent !
Homme, je t’ai donné mon savoir et ma lumière.
Maintenant sois attentif et reçois ma sagesse qui provient des
dimensions de l’au-delà. Sache que je me suis libéré de
toutes les dimensions et de tous les plans de l’existence.
Dans chacun d’entre eux je dispose d’un corps, dans
chacun d’entre eux je peux changer de forme à ma guise.
Livre de THOT, tablette VIII
Il en est de même dans les mondes à plus grande
échelle, les systèmes solaires sont distincts mais liés… la
dualité y est représentée comme principes primordiaux de
l’énergie aussi connus en médecine chinoise comme le
YIN et le YANG… Le système solaire de la terre étant un
centre ou une limite entre les deux zones où les deux sont
étroitement mêlés : yin est la plus dense, la plus sombre,
celle qui est qualifiée d’enfer ou mondes inférieurs
puisqu’y règnent les entités les plus denses, les plus obscures.
Oui, je parle bien des démons ou daimons, issu de
daimonion (grec) signifiant « pouvoir divin, divinité » donc…
DIEU. D’ailleurs dans l’antiquité, démons désignait autant
les bons que les mauvais génies, et de ce que je sais, «
génie » n’est pas automatiquement synonyme de mauvais.
D’ailleurs, même ce qui est co-noté « mal » appartient à la
création, nous y reviendrons plus tard.
Venons-en au terme « enfer » qui est traduit de maintes
façons : lieu de séjour des morts, en bas, tourments…
Un enfer, lieu, réunion, vie commune où règnent la
discorde, la confusion…



37 Personne n’a mieux qualifié l’enfer que J.P SARTRE :
« l’enfer, c’est les autres »… si les autres sont notre
tourment, nous sommes par conséquent le tourment d’autrui…
Dans un monde de dualité, le TEMPS et l’ESPACE
sont indiscutables, la notion de bas indique plus
l’infériorité qu’une direction, si l’on s’y réfère, on revient
à l’idée que tout évolue dans une direction souhaitée par
Moi-Dieu-TOUT (donc chacun) et qu’il est contre
productif de prendre la file à contre courant.

Alors écoute bien mon avertissement, Ô Homme, parce
que la lumière vient seulement à celui qui fait des efforts
et qui persévère. Il est difficile le sentier qui conduit à la
sagesse et qui mène à la LUMIÈRE. Plusieurs pierres
obstruent ce sentier. Il y a plusieurs montagnes à gravir vers la
lumière. Ne te laisse pas tromper par l’illusion de l’effort
matérialiste en vue de se procurer des biens. Ce n’est pas
de cela qu’il s’agit. Nous parlons de l’effort en vue
d’intensifier sa lumière intérieure et de pouvoir traverser le
voile de la nuit comme un SOLEIL DE LUMIÈRE.
Regarde les étoiles et les soleils du Cosmos et tu
comprendras qu’ils voyagent depuis toujours à travers les
grandes ténèbres de l’espace infini. Et pourtant ils
demeurent intacts et brillants. Voilà l’effort demandé, rester
brillant et lumineux tout en traversant les ténèbres les plus
obscures. Et ce n’est pas une mince tâche. Voilà pourquoi
les Soleils de lumière durent de toute éternité ; "parce
qu’ils sont constants dans leurs efforts".
Sache, Ô homme, que celui qui ira jusqu’au bout du
sentier de LUMIÈRE sera libre.
Livre de THOT, tablette IV « La clef de la magie »

Tout ce qui est créé est basé sur L’ORDRE. La LOI
ordonne l’espace partout à l’infini. Les grandes époques de
l’histoire se dirigent en harmonie et en équilibre vers
l’éternité de la fin. Sache, Ô homme, que loin dans
38 l’espace temps, l’INFINI lui-même se transformera.
Écoute-moi et sois attentif à la Voix de la Sagesse : Sache
que Tout est en Tout pour toujours.
Sache qu’avec le temps tu trouveras davantage de
sagesse et de lumière sur ton chemin.
Ton but est une cible en mouvement. A mesure que tu
t’approcheras du but, tu le verras se dérober devant toi et
prendre une autre forme.
Livre de THOT, tablette VII « les 7 seigneurs »

La vision du cosmos et de son évolution pour moi est
celle de cercles concentriques, comme ceux qu’on produit
on jetant un caillou dans un lac d’eau dormante… les
ondes se propagent en cercles qui s’écartent du point de
chute. Ce point central (ou point zéro) est ce que l’homme
terrestre appelle BIG BANG, mais la vie n’a pas
commencé avec lui car l’apparence biologique ne résume pas ce
qu’est la vie, loin de là.
La différence avec le milieu aqueux, c’est que l’Ether
est infiniment fluide ce qui provoque une infinité de
cercles qui au lieu de se propager sur une ligne horizontale,
s’élève vers le haut de la sphère de départ, en repoussant
vers le bas le « vide » ou matière noire. Sachant que
chaque cercle représente un monde en cohérence, chaque
nouveau cercle impacte l’équilibre interne des premiers, et
c’est à ce titre que ce qui est inscrit dans l’Histoire peut
s’annuler comme l’explique la notion de karma et de
dharma. Imaginons un contenant dans lequel on ait accès à
un grand nombre de molécules diverses, on en extrait de
quoi fabriquer de la terre (silice, métaux…) il en reste
moins de cette sorte dans le contenant, logique ! Mais on
dégage des molécules de type gaz et liquide libérées par la
disparition d’ions plus denses. Puis on y puise de quoi
faire de l’eau (hydrogène, oxygène) qu’on mêle à la terre,
le dur subira de l’érosion et dégagera des ions silice ou
autres… puis l’oxygène se dégage des ions eau qui
subis39