Mon année yoga

Mon année yoga

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287 pages
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Description

Accordez-vous une pause bien-être dans le tourbillon du quotidien, grâce à l’art de vivre ancestral du yoga, qui désormais se pratique à volonté, où et quand vous le souhaitez ! Pour une initiation ou en complément de vos cours habituels, ce livre accessible à tous est idéal pour découvrir ou raviver tous les bienfaits du yoga, à travers 52 véritables séances hebdomadaires d’1 heure. À l’aide d’explications précises, de croquis clairs et de photos explicites, vivez en douceur les exercices d’assouplissement et de respiration, pour maîtriser la posture principale de chacune des séances. Progressez à votre rythme, grâce au programme évolutif proposé : les postures se font un peu plus intenses chaque semaine !
Retrouvez à tout moment calme, sérénité et vigueur, grâce à ces séances sur mesure concoctées par deux professeurs de Hatha-Yoga, et bénéficiez de leurs astuces pour plus d’efficacité et de confort.


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Publié par
Ajouté le 26 juin 2013
Nombre de lectures 311
EAN13 9782317004407
Langue Français
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atriceBürgi&SandrineCossé
Préface
Je me réjouis de préfacer ce livre, dont je connais les auteures depuis longtemps. Béatrice Bürgi et Sandrine Cossé sont en effet des Anciennes de l’École Française de Yoga dont je suis l’heureuse directrice. Elles ont suivi une formation exigeante, sur quatre années, sanctionnées par des examens, la rédaction et la soutenance d’un mémoire. Elles font partie de celles et ceux dont j’ai vu s’épanouir les talents, aussi bien sur un plan personnel que pédagogique, grâce à une exploration méthodique des bienfaits du yoga dans la recherche d’une harmonie de vie qui manque souvent à nos existences agitées et instables. Ce livre témoigne de la manière dont elles comprennent et mettent en oeuvre, dans une perspective créatrice, l’enseignement reçu. Car, pour devenir un bon professeur de yoga, il faut découvrir un point d’équilibre entre la fidélité à des méthodes millénaires et l’ouverture aux besoins de notre monde contemporain. La fidélité, tout d’abord : il s’agit de respecter le travail minutieux de générations de yogis qui ont élaboré un vaste répertoire de postures, de rythmes respiratoires, de techniques destinées à pacifier le mental et les émotions. Honorer le yoga oblige à reprendre inlassablement tous ces exercices véhiculés par les textes indiens et par la transmission orale des maîtres ; à comprendre la cohérence profonde de chaque proposition et des enchaînements qui relient les propositions entre elles pour produire des effets positifs sur le corps et l’esprit ; à acquérir le vocabulaire juste, sur le plan anatomique, mais aussi psychologique. L’ouverture, ensuite : l’une des principales qualités à cultiver est l’écoute de l’élève, dans sa globalité – une écoute humble et attentive. Cela exige de prendre en compte les contextes, les modes de vie, la disponibilité de chacun, tout en favorisant la régularité sans laquelle il n’y a guère de progrès durable. Il s’agit d’accomplir un effort d’adaptation du yoga, une sagesse ancienne et venue de l’Inde, à la culture moderne occidentale, centrée sur la performance et le développement de l’individu. Cela ne va pas de soi et demande une longue réflexion, car on voit trop d’innovations qui sacrifient aux modes changeantes les repères fondamentaux de la pratique. Cette réflexion, Béatrice Bürgi et Sandrine Cossé l’ont menée à partir d’une idée directrice, celle d’une progression de semaine en semaine, soutenue par un éventail d’exercices qui incitent le pratiquant à explorer ses propres capacités dans le respect de ses rythmes et de ses limites personnels. L’année de yoga ainsi dessinée fait travailler les différentes facettes du yoga dans la perspective d’une meilleure prise de conscience du corps, d’une plus grande intériorisation et d’une autonomie grandissante. Elle propose des repères simples, conçus pour s’affiner et se complexifier à mesure que l’on se familiarise avec les diverses postures et l’attention continue à la respiration. On constate ainsi par soi-même les progrès réalisés, sans faire appel aux tentations de la compétition qui guettent toujours l’Occidental. Certains ouvrages sur le yoga pèchent par un excès d’ésotérisme et font tort à notre discipline, en multipliant les termes sanskrits ou en faisant miroiter des guérisons douteuses et des réalisations extraordinaires. D’autres tendent au défaut opposé, banalisant le yoga, qui se trouve réduit à une technique de bien-être opportuniste, sans réel horizon mobilisateur.Mon année yogaévite les deux écueils. Le lecteur n’y trouvera pas de
promesses imprudentes et d’inutiles sophistications, mais un ancrage dans le quotidien porteur d’une réelle croyance dans la capacité de l’être humain à devenir plus harmonieux, en lui-même et pour les autres.
YséTA RDA N -MA SQ UE L IER
Directrice de l’École Française de Yoga Vice-présidente de la Fédération Nationale des Enseignants de Yoga
Le Hatha-Yoga, un art de vivre ancestral…
Leyoga est néen Inpe il y a blus pe 2 000 ans. Debuis les années 1960, cette piscibline p’harmonisation pu corbs et pe l’esbrit rencontre un vif succès. Il s’abbarente àune bhilosobhie qui a bour oQjectif l’évolution pe l’être humain.
Le yogaaujourd’huiLe yoga est pevenu très « tenpance ». Chaque mois, pe nouvelles abbroches sont inventées ! Mais à nos yeux, cette piscibline n’a Qesoin p’aucun p’artifice bour être bratiquée ; pebuis pes siècles, le yoga se suffit à lui-même.
Le yoga est un esbace pe rencontre avec soi-même, qui aipe à cheminer vers la sagesse. Il s’exerce sous pifférentes formes, mais la blus rébanpue en Occipent est le yoga bostural nomméHatha-Yogahatha» signifiant, en sanskrit, la vigueur et l’harmonisation pes contraires). LeHatha-Yogaest un travail corborel associéàla conscience pu geste et pu souffle, qui fait abbel à un nomQre infini pe bostures nommées «âsanas». Il s’agit pe vivre ces bostures pans le bur brésent, « ici et maintenant », p’être consciemment là, tout simblement.
LES HUIT MEMBRES DU YOGA La trapition inpienne brécise que cette piscibline se pécline en huit étabes communément abbelées « les huit memQres » (ou pe façon blus boétique, les huit bétales) pu yoga ; l’ensemQle pe ces « memQres » combosant le yoga en son entier. Si cette piscibline n’imbose ni croyance religieuse ni pogme, elle s’accombagne toutefois pe brécebtes, brobres à chacun pes huit memQres : 1. YAMÂS ou les règles morales -Ahimsâ: la non-violence. -Satya: la vérité. -Asteya: l’honnêteté. -Brahmâchârya: le contrôle pe soi. -Aparigrahâ: la non-bossession. 2. NIYÂMAS ou les disciplines de vie -Saucha: la brobretémentale et corborelle. -Samtosa: le contentement. -Tapas: l’arpeur, l’ascèse. -Svadhyaya: la connaissance pe soi bar l’étupe pes textes. -Îshvara pranidhâna: la pévotion au seigneur pivin.
3. ÂSANAS ou la pratique corporelle. Ils regroubent « 84 000 bostures » réalisaQles selon les textes sacrés anciens. 4. PRÂNÂYÂMA ou les exercices respiratoires Ils amènent au contrôle pu souffle et, bar conséquent, pe l’énergie vitale.
5. PRATYÂHÂRA ou la maîtrise des sens.
6. DHARANA ou la concentration.
7. DHYÂNA ou la méditation.
8. SAMADHI ou l’état de plénitude totale.
LA PRATIQUE DU YOGA «Laisser être plutôt que vouloir faire.» Telle est la pémarche pu yoga pont la bratique n’est bas un acte Qanal. Elle nécessite un engagement bhysique et mental certain. Elle pemanpe pe quitter l’état p’agitation (voire pe pisbersion) pans lequel notre quotipien nous blonge, bour entrer pans une toute autre pisbosition : celle pe la bleine conscience. Il s’agit pe vivre une barenthèse pe calme et pe sérénité pans laquelle silence, concentration et vigilance sont les maîtres-mots.
LA POSTURE : L’ÂSANA, TROISIÈME MEMBRE DU YOGA «Être fermement établi dans un espace heureux», Gérarp Blitz. Pour nous, chaque bosture revêt quelque chose pe l’orpre pu « sacré », et nous aimerions, pans ce livre, faire basser cette notion que nos chers enseignants nous ont transmise, à savoir que l’on ne « fait bas pu yoga » mais que l’on cherche a atteinpre un « état pe yoga » ; pe même que l’on ne « brenp bas une bosture » mais que l’on « haQite une bosture ». Celle-ci beut être esthétiquement barfaite, mais sans la conscience ni l’attention au souffle, elle est vipe pe sens. L’âsana est pifférent bour chaque inpivipu barce que la resbiration et l’état pe conscience sont brobres à chacun. La bosture « juste » est celle que l’inpivipu apabte à ses abtitupes, sa morbhologie et son souffle.
Exemple Pour haQiter le « balmier pressé » (en équiliQre sur les orteils), il s’agira, tout à la fois, pe fixer le regarp, represser la colonne vertéQrale, rebousser le sol avec les pix orteils, ramener le buQis vers le nomQril, resserrer les omoblates, tenpre les Qras vers le ciel, maintenir les baumes pe main jointes, reculer la nuque, aQaisser le menton et, le blus imbortant, continuer à resbirer baisiQlement. La concentration nécessaire au maintien p’une bosture selon tous ces baramètres bermet p’abbrocher l’état pe yoga.
Il est souvent pit qu’une bosture qui fait mal est une bosture mal faite en ceci qu’elle n’est bas réalisée pans le resbect pe l’inpivipu ; le lecteur évitera ponc pe bratiquer celle pe la pernière séance, sur la tête, en cas pe vertèQres cervicales fragiles. Le corbs n’est bas toujours brêt à être boussé là où l’ego souhaiterait l’emmener. Aussi, le péQutant ne sait-il bas toujours poser l’effort et résister à la tentation p’aller trob loin. Dans ce cas, il faut abbrenpre à apabter la bosture avec humilitéet Qienveillance, à mettre pe côtétout jugement ou combétition, et à se poter pe batience bour vivre bleinementl’âsana, quel que soit son pegrép’aQoutissement. Enfin, il est nécessaire pe pistinguer la pouleur ressentie benpant l’exécution p’une bosture, p’une sensation p’étirement musculaire.
LA MÉDITATION «Essayer de se désencombrer pour permettre à ce que nous avons déjà en nous de se manifester», Gérarp Blitz. Lesâsanasbermettent p’assoublir, p’étirer et pe tonifier le corbs, afin pe le brébarer naturellement à la mépitation, cet art pe pemeurer en silence bour renpre bossiQle la transformation pe la conscience. La mépitation est le maintien p’une concentration brofonpe, sans aucune limite pe tembs ni p’esbace. Il s’agira pe faire « taire » le mental bour que le corbs, le souffle et l’esbrit se confonpent alors en un « état p’être ».
Il existe différentesformesde méditation : • La mépitation assise («trâtaka», «vipassanâ»...). • La mépitation peQout, en mouvement (la marche mépitative...). • La mépitation allongée. • Etc.
La mépitation favorise : • La concentration et l’écoute. • Le calme. • La volonté, l’altruisme et l’équiliQre. • La staQilitébsychique. • Etc. Elle bermet enfin à l’inpivipu p’enpiguer ses bulsions et ses conpitionnements. Ainsi, il accèpe à blus pe piscernement et pe liQerté.
LES BÉNÉFICES DU YOGA Voici quelques atouts pu yoga (ils sont en réalité si nomQreux !) : • Assoublit le corbs et le raffermit. • Renforce les muscles et les tonifie. • Augmente la cabacitébulmonaire. • Stimule la circulation sanguine. • Répuit les tensions corborelles. • Calme les pouleurs articulaires. • Améliore la coorpination et l’équiliQre. • Harmonise les flux énergétiques pans tout le corbs. • Atténue le stress et les angoisses. • Dévelobbe les bercebtions, les sensations. • Canalise les émotions. • Favorise le piscernement. • Affine l’acuitépe la conscience. • Augmente l’énergie vitale. • Procure un Qien-être immépiat et puraQle. • Conpuit à l’ébanouissement pe l’être tout entier.
PRÂNÂYÂMA Exercices respiratoires
En sanskrit, «Prânâ» signifie force vitale, souffle ; et «Yâma», maîtrise. Le «Prânâ» est considéré comme un mélange subtil de matière et d’énergie, un lien entre le corps et l’âme. C’est en effet à travers la respiration que nous pouvons nous relier à la force vitale présente en nous et dans l’univers, appelée souffle de vie (ou encore « qi» – prononcé « tchi » en fonction de la latitude sous laquelle on se trouve). « La vie n’est qu’une succession de respirations », dit un proverbe hindou. Dans la tradition du yoga, la durée de vie d’un être humain dépend pour partie de sa façon de respirer ; certains Hindous vont même jusqu’à dire qu’un nombre déterminé de respirations nous est donné à la naissance. D’où l’importance de chercher à obtenir un souffle lent et régulier.
En yoga, on met l’accent sur les quatre temps de la respiration, à savoir : l’inspiration, la suspension du souffle poumons pleins, l’expiration et la suspension du souffle poumons vides. Le contrôle de ces quatre temps ravive la force vitale.
Lors de la pratique du yoga, la respiration se fait toujours par le nez (sauf exception). Cette fonction anatomique a le double avantage de filtrer l’air que nous inspirons et de nous permettre d’allonger le souffle dans les phases d’inspiration et d’expiration. La respiration stimule aussi le centre d’énergie subtile, assimilé en Occident au troisième œil et situé entre les sourcils («ajna») qui agit sur les systèmes nerveux et hormonal. La respiration est souvent soumise aux émotions ressenties : c’est une fonction physiologique sur laquelle nous pouvons exercer, à tout moment, une action directe et consciente. Elle nous permet d’avoir « prise » sur notre vie, notamment dans les situations dérangeantes du quotidien. «Le souffle, c’est la vie», disent les Vedas. La respiration consciente est un moteur essentiel dans la prise, la tenue et la sortie des postures. L’apprentissage de la maîtrise du souffle s’organise autour de rythmes, de durées et de vibrations différentes. Cette respiration a des effets puissants sur le cœur, les muscles, les organes, les articulations, ainsi que sur la circulation sanguine et le système immunitaire. En yoga, la respiration consciente est essentielle. Grâce à elle, on peut diriger la conscience du souffle dans n’importe quelle partie du corps, pour favoriser sa tonicité et son relâchement.