La Route de Varennes – suivi d'annexes

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Nouvelle édition 2019 sans DRM de La route de Varennes de Alexandre Dumas augmentée d'annexes (Dumas, sa vie, son temps, son œuvre par de Bury).

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EAN13 9791027302949
Langue Français

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LISTE DES TITRES
LA ROUTE DE VARENNES
ALEXANDRE DUMAS – SA VIE, SON TEMPS, SON ŒUVRE
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LA ROUTE DE VARENNES
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Cet ouvrage est extrait de l'édition Michel Lévy. 1869. ***
Avant-propos I II III IV V VI VII VIII
LA ROUTE DE VARENNES Liste des titres Table des matières du titre
Table des matières
LA ROUTE DE VARENNES Liste des titres Table des matières du titre
Avant-propos
Une chose dont mes lecteurs ne sont peut-être point assez convaincus, et dont je tiens à les convaincre, c’est le scrupule et l’entêtement que je mets dans les recherches historiques qui précèdent ou accompagnent ceux de mes romans dont la fable se rattache à l’histoire. Je vais, en conséquence, pour guérir les incrédules, si incrédules il y a, raconter ici comment je m’y prends lorsqu’il me vient un doute dans l’esprit. Vous vous rappelez peut-être mon roman dela Comtesse de Charny.– Si vous ne l’avez pas lu, lisez-le ; si vous l’avez lu et que vous l’ayez oublié, relisez-le : c’est un de mes meilleurs. Eh bien, lorsque, dans ce roman, j’en fus arrivé à la fuite du roi, je commençai, moi aussi, par relire tout ce que j’avais déjà lu quand j’avais publié monHistoire de Louis XVI. Et j’avais lu, d’abord, tous les historiens qui ont traité le sujet. – Classons par ordre de date, pour ne point faire de jaloux : l’abbé Georgel, Lacretel le, Thiers, Michelet, Louis Blanc ; puis tous les mémoires particuliers : madame Campan, Weber, Léona rd, Bertrand de Molleville, Bouillé, Choiseul, Valory, de Moustier, de Goguelat : deux d e ces derniers, de Moustier et Valory, accompagnaient le roi ; MM. de Choiseul et Goguelat vinrent le rejoindre à Varennes ; ceux-là furent donc témoins des événements. En outre, j’ai personnellement eu l’honneur de connaître M. le duc de Choiseul, avec lequel j’ai causé dix fois de cette grande catastrophe. Eh bien, malgré la lumière que répandaient autour d’eux ces porte-flambeaux que l’on appelle les historiens, et ces porte-lanternes que l’on appelle les annalistes ; malgré la narration verbale du duc de Choiseul, dont la mémoire était aussi exacte que celle d’un jeune homme, j’étais, dans mon double récit, tombé, après eux et d’après eux, dans un certain nombre d’erreurs que quelques-uns de mes lecteurs de Châlons, de Sainte-Menehould et de Varennes avaient relevées avec une bienveillance tout amicale, – m’offrant des notes si jamais je faisais une seconde édition deLouis XVIde et la Comtesse de Charny, ou même un livre sur le même sujet. Un beau jour, rêvant un nouveau roman qui n’est pas encore et qui peut-être ne sera jamais fait, et dont la scène devait s’ouvrir à Varennes pendant la nuit du 22 au 23 juin 1791, c’est-à-dire pendant la nuit où furent arrêtés le roi et la reine, je résolus, une bonne fois pour toutes, d’éclaircir mes doutes et de refaire pas à pas, à partir de Châlons, la route que le roi avait faite de Châlons à Varennes. Mon investigation devait partir de Châlons seulemen t, attendu que c’est à Châlons que commence, par la reconnaissance du roi, la série des événements qui s’achèvent à Varennes, le soir de son arrestation. À partir de Châlons, je voulais, comme je l’ai dit, refaire pas à pas la route suivie par les illustres fugitifs ; à chaque halte, j’en appellerais non seu lement aux récits imprimés, mais encore aux traditions orales ; non seulement aux traditions orales, mais encore aux souvenirs des contemporains qui auraient vu de leurs yeux ces événements si graves lors de leur accomplissement, et qui n’ont fait que grandir pendant les soixante-huit ans qui se sont écoulés depuis cette époque. Et, en effet, lorsqu’on y songe, on est forcé de co nvenir que la fuite à Varennes est le fait le plus considérable de la révolution française, et même de l’histoire de France. C’est le point culminant de la royauté : elle a mis sept cent quatre ans à monter jusqu’à Varennes, elle ne met que dix-neuf mois à descendre de Varennes à la place de la Révolution ; en mettant le pied sur la première marche de l’escalier de l’épicier Sauce, l’infortuné Louis XV I mettait le pied sur le premier degré de son échafaud. Mais ce n’est pas au point de vue de la famille royale que nous constatons cette importance ; ce n’est pas parce que les têtes de trois des personnes devaient tomber sur la place de la Révolution, qu e nous disons que cet événement est le plus considérable de la révolution française, et même de toute
l’histoire de France ; c’est parce que l’arrestation du roi dans ce petit bourg, inconnu la veille encore du 22 juin, et, le lendemain, immortalisé fatalement et pour toujours, est la source de tous les grands cataclysmes politiques qui se sont succédé depuis. Si Louis XVI n’eût point essayé de fuir, ou bien, l’ayant essayé, y eût réussi, d’autres événements se substituaient à ceux qui se sont accomplis. Plus de guerre civile, plus de guerre étrangère, plus de coalition, plus de 2 septembre, plus de terreur, pl us de Bonaparte, plus de Napoléon, plus d’Austerlitz, plus de Fontainebleau, plus d’île d’Elbe, plus de Waterloo, plus de Sainte-Hélène. Et Dieu sait quels événements eussent remplacé les événements qui se sont accomplis et qui, depuis soixante et dix ans, font l’histoire de la France, et conséquemment l’histoire du monde. Je me suis donc dit que, même isolé de tout autre travail, ce serait un récit curieux que celui d’un voyage fait dans le but, non seulement de relever, d’après des pièces authentiques, les erreurs commises par les historiens qui n’avaient pas vu les localités, mais encore d’ajouter à ce qu’il y a d’exact dans les récits imprimés, les détails pitto resques que pourraient donner des témoins oculaires ; et, en effet, quoique soixante-quatre ans se fussent écoulés entre la fuite du roi et l’époque où je fis ce voyage, j’ai retrouvé des vieillards qui avaient vu : M. Nicaise à Châlons, M. Mathieu à Sainte-Menehould, M. Bellay à Varennes. Les siècles eux-mêmes ne sont-ils pas une chaîne de vieillards qui se donnent la main ? Enfin, chers lecteurs, à force de recherches, je me suis procuré une chose à laquelle n’avaient point songé nos grands historiens – que voulez-vous ! étant romancier, c’est mon état d’avoir de l’imagination ! – ; je me suis procuré un plan de la ville de Varennes telle qu’elle était à cette époque où, s’étant un soir endormie colline, elle se réveilla volcan. On a dit que la vérité parvenait difficilement à l’oreille des rois ; j’oserais hasarder cette maxime, que je ne vous empêche pas de traiter de paradoxe : c’est que, plus difficilement encore, elle parvient à l’oreille des peuples. Or, c’est pour le peuple que j’ai toujours écrit, et c’est pour lui encore que je déchire aujourd’hui ce feuillet de la gigantesque épopée de nos pères.