Les Stuarts – suivi d'annexes

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Nouvelle édition 2019 sans DRM de Les Stuarts de Alexandre Dumas augmentée d'annexes (Dumas, sa vie, son temps, son œuvre par de Bury).

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EAN13 9791027302963
Langue Français

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LES STUARTS
ALEXANDRE DUMAS – SA VIE, SON TEMPS, SON ŒUVRE
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LES STUARTS
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LES STUARTS Liste des titres Table des matières du titre
Table des matières
LES STUARTS Liste des titres Table des matières du titre
I
Trois siècles s’étaient écoulés depuis que les sorcières de Forres avaient prédit à Banquo que, quoiqu’il ne dût jamais être roi, les descendants de son fils Fleance monteraient sur le trône d’Écosse, lorsque, David II étant mort sans enfant, la branche masculine du grand Robert Bruce se trouva éteinte. Mais tels étaient la vénération et l’attachement que les Écossais portaient aux descendants de ce prince, qu’ils résolurent d’élire pour roi un de ses petits-fils du côté maternel. Sir Walter, lord high stewardoustuart,c’est-à-dire lord grand intendant, avait épousé Marjaria, la fille du roi Robert Bruce. C’était un capitaine plein de courage, qui donna un rude coup de lance en faveur de son beau-père à la bataille de Bannock-Burn, mais qui mourut jeune, laissant un fils. Ce fut cet enfant, destiné à accomplir la prédictio n des sorcières, qui, appelé par le choix de la nation et montant sur le trône à la mort de David II, fonda la dynastie des Stuarts, dont le dernier roi perdit sa double couronne à la grande révolution de 1688. C’était un prince doux et affable, et qui, comme so n père, avait été dans sa jeunesse un grand guerrier ; mais il avait déjà cinquante-cinq ans lo rsqu’il monta sur le trône ; de plus, il était atteint d’une inflammation aux yeux qui les lui rendait rouges comme le sang. Aussi passa-t-il sa vie presque entière dans la retraite, où il mourut le 19 avril 1390. Ce fut, avec Jacques VI, le roi le plus heureux de sa race. Son fils lui succéda. Il s’appelait John, c’est-à-dire Jean. Mais les princes qui s’appelaient John avaient été jusqu’alors si malheureux, qu’il changea de nom, et, prenant celui de son père et de son aïeul, il fut proclamé sous le nom de Robert III. Il n’en fut pas plus heureux que s’il avait continué de s’appeler John. Il avait deux fils. L’aîné, qui était duc de Rothsay, était un beau jeune homme, frivole d’esprit, emporté de sens, ardent à tous les plaisirs. Albany, son oncle, profitant de la faiblesse du vieux roi, régna en son nom et donna à son frère le conseil de marier Rothsay, comme le seul moyen qui pût ramener quelque régularité dans sa conduite. Ce conseil fut suivi, et le duc de Rothsay épousa la fille de Douglas, qui déjà lui-même avait épousé la fille du roi, et qui, de cette façon, se trouva toucher doublement au trône d’Écosse, sur les marches duquel ses aïeux et ses descendants mirent souvent le pied sans jamais parvenir à s’y asseoir. Rothsay continua de mener la même vie. Douglas se plaignait de son gendre à Albany. Albany, qui succédait au trône si Robert mourait sans enfant, était tout disposé à se débarrasser d’un de ses neveux, quitte ensuite à voir ce qu’il y aurait à faire de l’autre. Il alla trouver le vieux roi, lui exagéra les torts de son fils, parla même d’une conspiratio n qui n’avait jamais existé, obtint contre Rothsay un décret de prise de corps, et chargea un misérable, nommé Ramorny, de l’exécuter. Le prince, sans défiance, voyageait dans le comté de Fife. Au détour d’un chemin, Ramorny et sir Williams Lindsay se jetèrent à l’improviste sur lui, le renversèrent de son cheval et lui lièrent les mains sans qu’il eût même eu le temps de tirer son épée ; puis ils le mirent sur un cheval de bât pour le conduire au château de Falkland, qui appartenait à Albany. Au bout d’une lieue, un orage les prit ; mais, malgré la pluie qui tombait par torrents, Rothsay ne put même obtenir de se mettre à l’abri, et la seule grâce que lui accordèrent ses gardiens fut de lui jeter un manteau de paysan sur les épaules. Arrivé au château, Rothsay fut enfermé dans un cachot uniquement éclairé par une espèce de soupirail grillé et qui, à sept pieds de hauteur, s’ouvrait à fleur de terre sur une cour déserte, pleine d’herbes et de ronces. Au bout d’une semaine, on cessa de lui apporter à manger. Rothsay crut d’abord que c’était un oubli et attendit tout un jour avec patience. Le second jour, il appela, et toute sa journée s’usa dans les cris. Enfin, le troisième jour, les forces lui manquaient, et il ne pouvait plus que se plaindre et gémir. Lorsque la nuit fut venue, il lui sembla qu’on s’approchait du soupirail ; alors il rassembla toutes ses forces pour se traîner jusqu’au-dessous de l’ouverture. Il ne se trompait pas : une femme avait entendu ses cris de la veille et ses gémissements du jour. Se
doutant qu’il y avait là quelque victime à secourir, sinon à sauver, elle avait profité de la nuit pou r venir lui demander qui il était et ce qu’il avait. Rothsay répondit qu’il était le fils du roi et qu’il mourait de faim. La femme courut chez elle, et revenant au bout d’un instant, elle lui glissa à travers les barreaux une petite galette d’orge, lui en promettant une pa reille toutes les nuits. C’était tout ce qu’elle pouvait lui donner, car elle était pauvre. Il y avait juste de quoi ne pas mourir de faim. Mais, comme elle tint parole, Rothsay du moins continua de vivre. Au bout de cinq jours, le prisonnier entendit des pas qui s’approchaient de sa porte. Il devina qu’on venait pour écouter s’il était mort. Il poussa quelques gémissements. Les pas s’éloignèrent. Le lendemain, les pas revinrent encore. Rothsay se plaignit plus bas. Les pas s’éloignèrent de nouveau. Il en fut ainsi pendant toute une semaine. Le soir du huitième jour, la galette d’orge manqua. Les geôliers avaient compris que le prince ne pouvait vivre si longtemps sans être secouru ; ils avaient placé un homme en sentinelle dans la cour. Celui-ci avait vu la femme s’approcher du soupirail , jeter quelque chose à travers les barreaux et s’éloigner. Il avait fait son rapport et la femme avait été arrêtée. Deux jours se passèrent au milieu des tourments de la faim. Le soir du troisième jour, Rothsay entendit de nouveau du bruit au soupirail. La femme avait eu le temps de prévenir une de ses amies, plus pauvre encore qu’elle. Celle-ci n’avait pas même une galette d’orge à donner au prisonnier ! Mais, comme elle nourrissait un jeune enfant, elle venait lui offrir la moitié de son lait. Rothsay vécut neuf jours ainsi. Le soir du dixième jour, la femme ne vint pas. Elle avait été découverte et arrêtée comme la première. Rothsay l’attendit vainement cinq jours. Le soir du sixième, comme on n’entendait plus ni plaintes ni gémissements, on entra dans le cachot. Rothsay était mort, après s’être dévoré une partie du bras. En apprenant cette nouvelle, le vieux roi se souvint qu’il ne lui restait plus qu’un fils de onze ans, nommé Jacques, dont Albany pouvait se défaire comme du premier. Il résolut donc de l’envoyer en France, sous prétexte qu’il y recevrait une meilleure éducation qu’en Écosse. Mais le vaisseau qui le conduisait fut pris par les Anglais et le jeune prince fut ramené à Londres. Robert écrivit aussitô t au roi d’Angleterre pour le réclamer ; mais Henri IV, qui avait conservé ses prétentions sur l’Écosse, ne fut pas fâché d’en retenir sous sa main le prince héréditaire. Il fit donc répondre à Robert que so n fils serait tout aussi bien élevé à sa cour qu’à la cour de France ; et, en conséquence de ce raisonnement, il l’envoya en prison, où, conforméme nt à sa promesse, il reçut à ses frais une excellente éducation. Le vieux roi, qui se trouvait dès lors à la merci des Anglais, mourut dans les six mois de chagrin et de honte, laissant la régence à Albany. Celui-ci, comme on le pense bien, ne se donna point grand’peine pour obtenir la délivrance de son neveu Jacques. Aussi Jacques resta-t-il en Angleterre, complétant son éducation à l’école de la captivité et de l’exil. En 1419, Albany mourut à son tour. Son fils Murdac lui succéda. Autant Albany était ru sé, actif et soupçonneux, défauts qui en gouvernement deviennent souvent des qualités, autant Murdac était mou, simple et indolent. Au contraire de lui, ses deux fils étaient fiers et hautains, ne respectant rien au monde, ni Dieu ni leu r père. Or, il advint un jour que l’aîné, qu’on appel ait Walter Steward, chassant au faucon avec le régent, lui demanda le faucon qu’il portait sur le poing. C’était un oiseau d’excellente race, parfaitement dressé et auquel Murdac tenait beaucou p. Aussi, quoique Walter lui eût déjà souvent fait la même demande, il le lui avait toujours refu sé. Il en fut de cette fois comme des autres. Mais Walter, probablement plus mal disposé ce jour-là qu e d’habitude, arracha le faucon du poing de son père et lui tordit le cou. Celui-ci le regarda faire avec son apathie habituelle ; puis secouant la tête : — Ah ! ah ! c’est comme cela ? dit-il. Bien ! puisq ue tu ne me veux accorder ni respect ni obéissance, je ferai venir quelqu’un auquel il faudra bien que nous obéissions tous. En effet, à compter de ce jour, il traita de la dél ivrance du prisonnier, paya à l’Angleterre une rançon considérable, et Jacques rentra en Écosse et prit possession du trône à l’âge de vingt-neuf ans, après une captivité de dix-huit. Jacques Ier était bien l’homme qu’il fallait pour s uccéder au despotique Albany et au faible Murdac. Il avait toutes les qualités qui plaisent à la multitude. Sa figure était agréable, son corps robuste, son esprit orné et son cœur ferme. Son premier soin fut de s’enquérir de quelle manière le