Villeneuve, le roi, Michel et moi

-

Livres
76 pages
Lire un extrait
Obtenez un accès à la bibliothèque pour le consulter en ligne
En savoir plus

Description

Ce livre est l'autobiographie d'une médium ponctuée de flashs historiques liés à son enfance "indigo", à sa vie, et aux lieux où ont vécus nos derniers souverains. Une vie de femme atypique mais bien réelle, au sein du monde de la voyance.

Sujets

Informations

Publié par
Nombre de lectures 3
EAN13 9782490637096
Langue Français

Informations légales : prix de location à la page 0,0030€. Cette information est donnée uniquement à titre indicatif conformément à la législation en vigueur.

Signaler un problème
Michèle Chrystale Gomila De Gopass
Villeneuve, le roi, Michel et moi.
© Les éditions Ethen, 2019 ISBN numérique : 9782490637096 Courriel : contact.editionsethen@gmail.com Internet : www.leseditions-ethen.com
Le Code de la propriété intellectuelle interdit les copies ou reproductions destinées à une utilisation collective. Toute représentation ou reproduction intégrale ou partielle faite par quelque procédé que ce soit, sans le consentement de l’auteur ou de ses ayants cause, est illicite et constitue une contrefaçon sanctionnée par les articles L335-2 et suivants du Code de la propriété intellectuelle.
Je remercie chaleureusement tout le personnel des h ôpitaux Lariboisière et F.Widal. Mes fils, ma belle-fille, mes petits enfants, tous les amis qui m’ont encouragé, ma relectrice Nadine.K et sa famille, Bernard, Madame V.L. Mon assistante sociale, mes auxiliaires de vie. Les Editions ETHEN, pour autant je tiens à mettre e n avant William Inesta et Elodie Reis, qui me soutiennent et m’encouragent chaque jo ur depuis plusieurs mois, ainsi que Sylvain YARDIN, mon nouvel éditeur, qui a sué s ang et eau afin que je puisse participer à la journée du patrimoine de Villeune l e Roi, en tant qu’auteur pour la séance d’autographe au Centre Culturel dont Madame Blandine Maurice, la responsable, a décidé de faire connaître mon ouvrag e, inspiré par nos derniers souverains qui se sont manifestés à moi, en voyance médiumnique, en cette ville ! Sébastien, mon kiné et son équipe.
VILLENEUVE, LE ROI, MICHEL ET MOI Vingt-deux mai, je me tiens debout, contre cette grande baie vitrée, qui sert de fenêtre, je suis seule, devant ce panorama dont je ne me lasse pas : le Parc, MON parc !
Je regarde la petite allée sinueuse qui mène à la d emeure de mon enfance, tout en bas, mes yeux fouillent avidement, Maman va apparaî tre, avec Moogli, son chien qu’elle sort pour la promenade, plusieurs fois par jour, il fait humide, elle va porter sa petite robe chemisier en laine beige, rayée d’un éc ossais caramel, tirée par ce gros berger allemand qui n’est plus très jeune mais qui a assez de force pour la traîner elle !
Je réalise : NON ! Cette image chaleureuse n’existe que dans mes souvenirs, mes désirs impossibles : Maman est au ciel depuis une v ingtaine d’années, souvent, j’oublie, je pense que je vais l’appeler pour lui raconter un fait, lui demander conseil… puis l’horrible nostalgie qui brise le cœur,……… ça me mène à me revoir, moi.
Tout d’abord, fillette aux longues nattes châtaines , enfant indigo, suivant l’allée d’un pas pressé, le regard fixé au sol, afin de ne renco ntrer aucun regard, par timidité, un pot à lait vide à la main, je vais chercher à le fa ire remplir chez la fermière du haut pays, à côté de la libraire.
Puis, très vite c’est l’adolescente, belle plante, en toute modestie, toujours vêtue de noir, depuis le décès de Papa, ce qui m’av ait aidé à porter cette couleur que je prisais car j’ai toujours eu un comp lexe au niveau de ma taille, il est vrai que le noir amincit, mais cela permet, aus si, avec un petit bijou d’être très classe, et un peu moins accessible, mystérieus e : brune corbeau aux cheveux longs très bien coiffée, à la peau laiteuse , talons hauts, les ongles en amande toujours vernis, mon visage ovoïde aux yeux noisettes attirait, tout comme mon maintien altier, félin… mais, j’ai beau fixer le paysage, je ne vois pas ce que j’aimerais retrouver, je fixe : MON PARC. Tout y est si vert, entre les arbres, la terre couleur sable, dégouline sous la pluie, je suis triste, et heureuse, en même temps ! Heureuse, car je retrouve les odeurs, les paysages de mon adolescence, de mes premières années de femme. Il faut dire, que ce parc, m’a vue croître depuis l’âge de six ans, jusqu’à mes trente ans, à ce moment, je suis partie tourner ma page, sur Paris, là où j’ai vécu quinze ans à Saint Michel, dans le quartier Sa int Severin, de l’autre côté du boulevard Saint Michel, se trouvait le restauran t, rue Suger, où j’ai travaillé aux côtés de mon compagnon de l’époque : Taï, ce be au vietnamien, mais, surtout, si gentil, intelligent, cultivé, si mort à l’actuel, hélas !
Mais, mes pensées s’égarent, la pluie tombe, en une mélopée lancinante, j’arriverais presque à croire que j’ai froid ! Non : il fait humide, j’entraperçois le bâtiment A, où j’ai vécu jusqu’à mon mariage avec J ean François.
LES ROIS LOUIS
Maintenant, je sais ! Elle a une histoire, notre ma irie, et pas des moindres ! : Le roi, Louis Quinze, l’avait acheté en mille sept cent tre nte-quatre, afin, d’agrandir ses chasses implantées à Choisy.
Oui, vous avez bien compris ! Choisy, le mien ! Qua nd je dis, que, tout est lié, rien n’est du au hasard ! je peux même expliquer le nom du quartier où nous vivions avec Pépère et Mémère, lorsque le roi allait au château de Choisy.
Il installa un système de gondoles, afin de passer d’une rive à l’autre de la Seine, d’où le nom du quartier, en face du château : les g ondoles ! Sans oublier, que le château fut offert à Madame de Pompadour, par son a mant, le roi, alors qu’elle n’avait encore que vingt-trois ans, en juillet mill e sept cent quarante cinq.
Le Roi considérait le château de Choisy, comme la d emeure familiale royale.
Devant, avait été creusé un saut de loup. Le Roi Lo uis quinze, profita avec délectation de la résidence royale, Il fit entre au tres choses, construire une serre, d’où vit le jour, le premier ananas, en France. Au mois de mai, sa vie de débauche, ses frasques, vinrent à bout de sa santé, Louis « l e bien aimé » mourut de la variole, nom bienséant pour la
« Petite vérole » Aussitôt Louis seize, Marie-Antoinette et leur cour, s’installèrent au château de Choisy, afin d’éviter l’air vicié des couloirs de V ersailles.
Bien entendu, le Roi, ne cessa pas ses chasses, aus si, Marie-Antoinette, s’ennuyait-elle, donc, elle trouva à s’occuper, en festivités, dîners fins, toujours servis à la Française, des buffets riches et moins riches, les boissons à la demande., entre temps, de retour à Versailles, elle fit la connaiss ance de Hans Axel de Fersen, ce beau Comte Suédois venu en France, parfaire son édu cation, il la fit si bien, que, lors d’une sortie à l’opéra du palais de Versailles, il rencontra la Reine, dont il tomba éperdument amoureux, et réciproquement.
Mais, quoi que l’on ait pu dire de Marie-Antoinette , elle était d’une droiture exemplaire, bien que, se languissant de son époux, qui l’ignorait, par : pudeur, cause d’éducation rigide et religieuse, elle profitait du « petit Trianon » que le Roi, lui avait offert.
En soupirant sur son amour pour le bel « Axel », elle jouait les bergères avec ses gens, ses amis, faisant de la musique, pratiqua nt les belles lettres à travers les auteurs de son époque, ainsi que des pe intres, musiciens, des acteurs……
Quelques fois, elle suivait Louis le « malheureux » à Villeneuve, où il chassait le faisan, régulièrement. Et nous voilà donc, dans Mon Parc de la faisanderie ! Hé oui, le serpent se mord la queue, nous y revenons ! D’où mon questionn ement : Qui était cette dame ? Qui m’accueillit ici, Marie-Antoinette, ou Madame de Pompadour qui avait reçu un château, ici même, cade au du roi Louis quinze afin qu’elle aussi, ait ses aises lorsqu’elle l’acc ompagnait à la chasse, pour préserver leur intimité !
M
STERE FAMILIAL
En marchant sur le chemin du retour,mes pensées repartaient vers Choisy, où cachée sous la grande table familiale, comme bea ucoup d’enfants, j’écoutais les « histoires des grandes personnes », c’est ainsi que j’appris l’existence de mon Grand Oncle « Charles Solmon », frère de Mémère, qui était télé kinésiste, au repas, je posais la questi on, à la volée, pour savoir ce qu’il faisait de si extraordinaire, je remarquais, de suite, une gêne de Maman et Grand-Mère.
Papa prit la parole, contrarié : - « Bon, puisque Andrée à entendu parler de ça, autant lui expliquer ! » c’est Mémère qui s’y colla : - « Mon frère avait compensé sa petite taille par d es choses dont on ne parlaient pas, à l’époque : il a pratiqué la télékinésie ! » devan t ma mine interrogative, elle approfondit : - « Un jour, parti avec ton Grand-Père Jojo, mon Fils, le papa de ta Mère, ils entrèrent dans un café, pour se réchauffer, à cette période-là, les joueurs de billard, lorsqu’ils gagnaient, recevaient une poule plumée, à cuire.
Désirant se détendre, les deux hommes s’approchaien t de la table de billard, quand un méchant garçon, lança à ton Oncle – « toi, le gn ome tu prétends jouer et… gagner, peut-être ! », Rires de la salle ! Mais ; Oncle Charles de répliquer :
– « oui, et si je gagne, tu vois la poule, sur le c omptoir, ben, tu la recevras dans la figure ! », et… il gagna, la poule vola toute seule sur le « méchant » qui parti sans demander son reste ! Une fois lancée, Mémère ne tarissait pas sur le sujet, en effet, lorsqu’ils étaient enfants, à Paris, les gens atten daient sous la fenêtre de leurs parents, les choses « étranges » créées par tonto n !
Souvent, ils en avaient pour leur peine, car, lors de ces colères, tout « valsait » chez eux : les boulets de charbon passaient par la fenêtre, les portes claquaient toutes seules………
Le summum de l’histoire fut lors du mariage de mon Grand Père : comme l’Oncle Charles s’était beaucoup occupé de lui, ils étaient très attachés l’un à l’autre, Tonton espérait être son témoin, mais, à cause de ces « to urs de passe-passe », Mémère décréta, qu’il devait en être autrement, donc, le m atin de ce grand jour, Mémère toqua à la porte de la chambre de son frère, qui do rmait.
Elle lui intima l’ordre de se préparer, mais, la ré ponse fut : - « Vous n’avez pas voulu de moi, je ne serais pas là en personne physique ! » Le mariage passé, Mémère vint pour lui raconter sa journée, il répliqua : – « inutile, je sais, j’ai tout vu, et de lui narrer en détail ce qui s’était passé, puis, il ajouta : - Tu vois, aujourd’hui, c’est le mariage, dans huit jours, sera mon décès ! » Et, en effet, j’ai vérifié, Tonton nous a bien quitté comme il l’avait dit, et sans attenter à sa vie !
LEDON
Je ne m’étonnais donc plus de ce que je voyais et e ntendais, inconnu aux autres ! C’était rassurant pour la fillette que j’é tais !
En effet, depuis que j’avais l’âge de réflexion, je voyais des chose et des gens, dans le jardin, avec moi, dans la petite mais on en planches que Pépère m’avait construite autour de l’abricotier, ou bien, des fondations de la maison, Pépère avait installé une chambre pour la sœur de M émère, et l’entrepôts à boulet côte à côte, qui ne couvraient pas la totali té du pavillon, mais d’où sortaient des messieurs habillés en soldats, ils mo ntaient vers le garage où était entreposée une voiture noire, alors que perso nne ne conduisait chez nous ! Nous vivions près d’un bras de Seine… Résistance passive…… ! Yes !
Puis, en primaire, les copines se fichaient de moi, les enfants sont méchants, entre eux ! Sur ce, je répliquais que mes « grands frères « allaient venir me protéger ! Je ne savais pas ; alors, que j’avais effectivement, troi s frères aînés du premier mariage de Papa ; que j’ai retrouvé en faisant mes recherches généalogiques.
LAVIE DU QUARTIER DU HAUT PAY
La vie de petite fille s’installait doucement, à Villeneuve, l’école primaire, avec Madame Marti, qui, pardon, portait bien son nom ! D ure, intransigeante, après tout, elle faisait bien son métier, de nos jours, elle se rait remise à sa place par les parents, mais, en ces années-là, elle était toute puissante ! Et c’est bien ! C’est ainsi que j’ai réussi à écrire sans faire de pâtés d’encre, et don c, je peux, aujourd’hui, écrire mon courrier au stylo plume, ce que je prise par-dessus tout ! Les petites filles étaient sages, les récréations se passaient autour du beau vieil arbre central, qui nous donnait de superbes marrons luisants dans leur bogu e, en automne, nous les ramassions comme des trésors, que nous emmenions ch ez nous, ce qui n’était pas vraiment du goût de nos mères, qui devaient ranger un peu plus nos
« Petits bazars », autrement, je ne sortais pas de l’appartement, l’éducation était stricte à la maison : Papa avait instauré une règle incontournable : pas de sorties, même devant les croisées ! Et Maman a continué., ce dont je lui suis fort grée, une éducation sans faille, qui m’a servi dans toute ma vie.
Lorsque l’école était finie, j’allais en cours du s oir, où je faisais mes devoirs, après la récréation pendant laquelle nous mangions, souve nt j’avais un fruit : une pomme acide, du chocolat entre deux tartines beurrées, je trouvais ce goûter le repas le plus délicieux de la terre après, nous rentrions, mon frère Pierre et moi, à la maison pour terminer nos leçons avec maman, qui supervisait le tout.
Lorsque Papa rentrait, il jetait un œil acéré sur m on travail, souvent c’était lui qui faisait mes dessins, pour décorer mes cahiers j e me souviens surtout de ma première récitation : le renard et les raisins, il me dessina un renard devant une treille, une merveille ! C’était un magicien, j ’en étais si fière !
Quand notre petit frère, Laurent, fut plus grand, M aman nous ôta des cours du soir elle venait nous chercher à seize heures, le roi n’était pas notre cousin !
MACHUTe
Un soir, après dîner, notre Père demanda à Maman de s comprimes d’aspirine il avait mal à la tête, Maman nous coucha… quelques heures plus tard.
En pleine nuit, Maman se mit à crier, ce qui me rév eilla, j’accourus dans la chambre parentale, mon Père était couché, de sa bou che coulait un filet de sang, et les draps blancs, étaient envahis par une mare de ce liquide rouge, une bassine, près de lui, où Maman avait laissé un gant de toilette, ensanglanté aussi.
Notre Mère me repoussa hors de la pièce, me demanda nt d’aller téléphoner chez notre voisine du premier, la seule qui avait l e téléphone, je partis, investie d’un si grand devoir : appeler le Docteur Blondeau, le médecin de famille, je savais que j’allais réveiller cette famille, mais, mon rôle était si important à jouer, que j’aurais combattu des dinosaures si il a vait fallu, pour sauver les miens, et aider notre Mère, enfin, lui être utile ! C’était important pour moi, j’allais remplir mon devoir de sauveur ! On allait me prendre au sérieux ! Me reconnaitre !
Non pas que je passais inaperçue, non, mais j’en av ais assez d’être prise pour la « petite fille ronde » bien gentille, la petite plante qui faisait joli, voilà, non, surtout la
« Princesse » première née, dont, tout le monde se mettait en quatre pour les grâces : sourire, rire, un mot, un bisou, un câlin, moins depuis la naissance des petits frères, depuis… Villeneuve, donc !……… Le docteur arriva, longtemps après, puis, l’ambulan ce, mon père n’avait pas repris connaissance, il partit à l’hôpital sans avoir sa c onscience, pour la première fois, sans nous embrasser. Maman me proposa de dormir dans son lit qu’elle ava it refait pour ne pas penser, parce que c’était une fée du ménage ; avec elle, ho nneur suprême ! Je la consolais, la rassurait, je prenais la place du chef de famill e au féminin.
Au matin, Maman partit à l’hôpital, elle nous laiss a à la garde de notre voisine de palier, dont les filles allaient à l’école avec moi , donc, Pierre et moi, partîmes accompagnés par nos copines, Laurent dormait dans l e lit de la brave femme.
Ce jour-là, fut notre premier déjeuner à la cantine , Maman, ayant écrit un mot à notre directrice d’école, nous étions les héros exc eptionnels, du jour, tout le monde se pliait en quatre pour être gentil avec nous, je dois avouer, que c’était agréable de ne plus être : le vilain petit canard gras !
Puis, le soir, Maman était là, elle se cachait pour essuyer ses larmes, le repas fut silencieux, chez nous, on ne parlait pas aux enfants des problèmes d’adultes, moi, je savais… je retournais à l’école, le lendemain, inve stie d’un rôle de nurse, je rentrais avec Pierre, la semaine suivante, nous déjeunerions chez la mère d’une amie de maman : la femme du cafetier !
Maman avait prévu de reprendre son travail de mécan ographe comptable à l’Assistance Publique, qu’elle avait gelé pour nous , au cas, ou… bien lui en pris ! ;