Les Basques de Labourd, de Soule et de basse Navarre

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Description

Publié initialement à Bayonne par le Musée Basque en 1943, tiré seulement à 2000 exemplaires, devenu introuvable en quelques mois, réédité par la suite par les Editions Arthaud, Les Basques est devenu un classique de la littérature régionale. Il est heureux qu’il redevienne accessible à tous grâce à cette réédition, préfacée par Olivier Ribeton, Conservateur de Musée Basque et de l’Histoire de Bayonne.

Philippe Veyrin a entrepris de tracer, à l’usage du grand public, une vue d’ensemble qui résume les tendances et précise les résultats d’abondants et remarquables travaux de détail. Cette « connaissance des Basques », limitée en l’occurrence aux trois provinces françaises  ne laisse pas de se référer quand il convient, aux pays basques d’outre-monts, Haute-Navarre, Alava, Biscaye, Guipuzcoa. Géographie humaine, histoire, traditions et folklore, tels sont les volets du Triptyque qui explique Les Basques.

Lire l’ouvrage de Philippe Veyrin, où le passé est sans cesse relié au présent, les évènements rattachés aux lieux où ils se sont déroulés, les traditions évoquées sous leurs aspects pittoresques et attachants, c’est s’initier de la façon la plus vivante à tout ce que recèle d’un peu secret  le sol millénaire d’Euskual Herria.

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Informations

Publié par
Date de parution 31 janvier 2013
Nombre de visites sur la page 45
EAN13 9782350683447
Langue Français

Informations légales : prix de location à la page 0,0082 €. Cette information est donnée uniquement à titre indicatif conformément à la législation en vigueur.

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Philippe VEYRIN
Les Basques
De Labourd, de Soule et de Basse-Navarre Leur histoire et leurs traditions
Aux éditions Cairn
Le Pays Basque, Jean-Marc deFaucompret.
A mort les sorcières, Janine Garrisson.
Le dernier des corsaires ou la vie d’Etienne Pellot-Montvieux
de Hendaye; J. Duvoisin
Maisons du Pays Basque (Labourd, Basse-Navarre, Sou le),
textes Odile Contamin, dessins Dominique Duplantier
Episodes des guerres napoléoniennes au Pays Basque, Dominique Halty
Pays Basque et culture, Bernardo Atxaga
La vie au Pays Basque au temps de Napoléon III et d ’Eugénie,
Marie-France Chauvirey
La traite bayonnaise au XVIIIe siècles, Jacques de Cauna,
Marion Graff
Lettres du Chili, Elie et Léopold Etcheverry, emplo yés de commerce
1883-1894, texte annoté et présenté par Arianne Bru neton
Raconte-moi le Pays Basque, Béatrice leroy, Mayana Itoiz
Le solstice des maudites, Gracianne Hastoy
La mer console de toutes les laideurs, Marie Darrie ussecq
Petite histoire du Royaume de Navarre, Béatrice Leroy
Le Pays Basque, terre de couleurs, Joëlle Verbrugge
Dico passion de la côte basque, Christian Artigau
Echapées belles au Pays Basque, Stéphanie Labé
Euskadi sacré, Marc Large, Gilles Kerlorc’h
L’éditeur remercie M. Christophe Veyrin-Forrer et l es ayants-droits de M. Philippe Veyrin d’avoir autorisé la réédition de l’ouvrage « Les Ba sques »
Ouvrage publié avec le concours du Conseil Régional d’Aquitaine et de la DRAC.
Lithographie de couverture : Hélène Feillet (1812 – 1889) représentant « Les marchandes de sardines à Saint-Jean-de-Luz, vers 18 50 », Musée Basque et de l’histoire de Bayonne, Inv. n° 72.29.24.35.
© Cairn, 2012
ISBN : 978-2-35068-344-7
editions-cairn@wanadoo.fr
www.editions-cairn.fr
PRÉFACE À LA NOUVELLE ÉDITION
Le Musée Basque de William Boissel, son fondateur e t premier directeur, est à l’origine de la publication Les Basques de Philippe Veyrin (L yon, 1900 – Urrugne, 1962), sorti en 1943 à 2 000 exemplaires. De nombreuses fois édité par la suite, ce livre connaît le succès pour plusieurs raisons énumérées par Boissel : le sujet d’abord, « rares sont les pays de France qui possèdent, avec autant de charme , des aspects plus divers, des modes de vie plus variés, des traditions plus ancie nnes et soulèvent, tant par leur race que par leur langue, des problèmes plus attachants ». Ensuite, « Philippe Veyrin était particulièrement indiqué pour le traiter. Il sait m ettre un tempérament d’artiste au service d’un esprit cultivé et précis. Collaborateur du Mus ée Basque depuis sa fondation, excellent observateur, ayant passé toute sa vie dan s le Pays basque, il possède sur lui des connaissances très sûres et très étendues. Il l es tient constamment à jour, aidé par ses nombreux amis (...). Son livre résume les acqui sitions les plus solides et les plus récentes des études basques en même temps qu’il déc rit la vie actuellement menée dans nos trois provinces ; il pose enfin avec clarté les questions qui restent à résoudre ».
Paru pendant la deuxième guerre mondiale qui a suiv i le traumatisme de la guerre civile d’Espagne, Les Basques de Veyrin privilégie le Pays Basque de France, et ne traite du Pays Basque péninsulaire qu’à travers le prisme de l’histoire de l’ancien royaume de Navarre et des conflits entre la France et l’Espagn e. L’auteur envisageait un complément avec une Histoire des Pays Basques de France et d’E spagne qu’il n’a pu mener à terme. La géographie et l’histoire (évènementielle mais au ssi sociale, juridique et économique) traitées de façon exhaustive occupent la moitié de l’ouvrage, les traditions populaires l’autre moitié. Cette dernière partie est la plus o riginale et la plus précieuse.
En 1975, Jean Haritschelhar, souhaitant actualiser le livre de Veyrin plus de trente ans après sa première publication, écrivait une préface et un nouveau chapitre avec l’accord de la veuve de l’auteur. Sous le titre « Le Pays Ba sque en mutation », le troisième directeur du musée, après William Boissel et Jean I thurriague, complétait Les Basques en montrant l’évolution rapide de la société basque de l’après-guerre dans sa dimension européenne. Depuis, un nombre impressionnant de pub lications, s’appuyant sur les recherches les plus fouillées côtés Nord et Sud des Pyrénées, a livré une vision ample et multiple d’Euskual Herri et de ses habitants qui ne nécessite plus le maintien d’un ajout à l’œuvre originale de Veyrin. Jean Haritschelhar, qu i dirigeait en 1983 la publication d’une autre somme chez Privat, Être Basque, raconte comme nt, jeune étudiant, il se plongeait avec délectation dans ce beau livre : « Enfin, grâc e à la plume prestigieuse de cet homme tombé dans le giron du Pays Basque*, notre pa ys vivait. Il existait, il nous était
loisible de le rencontrer dans son aspect physique, son histoire, sa civilisation ». Eugène Goyheneche, quelques mois après le décès de Veyrin, lui rendait hommage et estimait Les Basques « pierre milliaire des études basques e t qui doit aider les Basques à prendre conscience de leur personnalité, ce livre e st en lui-même un événement important de l’histoire basque ».
Aujourd’hui, le livre Les Basques, de Labourd, de S oule et de Basse Navarre, leur histoire et leurs traditions possède la saveur un p eu désuète d’un témoignage authentique sur l’histoire et les mœurs d’une popul ation, essentiellement rurale, dont le mode de vie appartient à une époque à peu près révo lue. Ce livre, d’une richesse descriptive inégalée, a eu le mérite de maintenir v ivante la mémoire de coutumes très anciennes que le monde d’alors croyait voir dispara ître. En réalité, Philippe Veyrin a transmis le flambeau de la tradition aux créateurs d’aujourd’hui qui ont puisé dans son récit les éléments qui ont permis la renaissance d’ une identité basque exprimée dans la culture populaire : la danse, le chant, le carnaval ou le théâtre de pastorale. Exemple parmi d’autres, la description attentive de costume s folkloriques dans Les Basques, a aidé à leur reconstitution à la fin du XXe siècle e t à leur utilisation dans les carnavals d’aujourd’hui.
La clarté de l’écriture et la fluidité du récit ren dent l’ouvrage agréable à lire et toujours instructif. Il demeure, selon les mots de Jean Hari tschelhar, une « magnifique synthèse de l’anthropologie basque ».
Olivier RIBETON
Conservateur du Musée Basque et de l’histoire de Ba yonne
PRÉFACE
Publié à Bayonne par le Musée Basque en 1943, tiré seulement à deux mille exemplaires souscrits en quelques semaines, devenu introuvable en quelques mois, accueilli avec bienveillance par le plus grand nombre, avec une ce rtaine méfiance par d’autres, Basques authentiques ou basquisants notoires, ennem is de la littérature facile, de la documentation superficielle ou des théories fantais istes dont l’Eskual-Herri fournit trop souvent le thème, ce livre a été, en fin de compte, apprécié par tous. Le grand prix Gustave Schlumberger décerné chez nos voisins du Bé arn a reconnu ses mérites. Le jlanchet, Membre de l’Institut, etury qui l’a couronné était présidé par M. Adrien B composé de MM. Joseph Calmette, Membre de l’Institu t, professeur honoraire à la Faculté des Lettres de Toulouse ; Paul Courteault, Correspondant de l’Institut, professeur honoraire à la Faculté des Lettres de Bordeaux ; Re né Vallois, Correspondant de l’Institut, professeur à la Faculté des Lettres de Bordeaux ; Henri Gavel, professeur à la Faculté des Lettres de Toulouse ; Paul Ourliac, pro fesseur à la Faculté de Droit de Toulouse.
Ces spécialistes éminents approuvaient ainsi l’opin ion générale, et la consacraient. Les raisons d’un semblable succès apparaissent claireme nt.
Il faut les chercher d’abord dans le sujet lui-même . Rares sont les pays de France, on l’a dit bien souvent, qui possèdent, avec autant de cha rme, des aspects plus divers, des modes de vie plus variés, des traditions plus ancie nnes et soulèvent, tant par leur race que par leur langue, des problèmes plus attachants.
Ce beau et multiple sujet, Philippe Veyrin était pa rticulièrement indiqué pour le traiter. Il sait mettre un tempérament d’artiste au service d’u n esprit cultivé et précis. Collaborateur du Musée Basque depuis sa fondation, excellent obse rvateur, ayant passé toute sa vie dans le Pays Basque, il possède sur lui des connais sances très sûres et très étendues. Il les tient constamment à jour, aidé par ses nombreux amis ; et peu de livres paraissent, peu d’événements se produisent, peu de tendances se dessinent entre l’Ebre et l’Adour qu’il n’en soit informé dans une de ses studieuses retraites et qu’il n’en retienne avec sagacité ce qui mérite de durer.
Son livre résume les acquisitions les plus solides et les plus récentes des études basques en même temps qu’il décrit la vie actuellem ent menée dans nos trois provinces ; il pose enfin avec clarté les questions qui restent à résoudre. Il offre ainsi cette vue d’ensemble qu’il est indispensable de prendre à int ervalles et qui, écrivions-nous en 1943, pourrait être utile, dans un proche avenir, t ant à ceux qui auront mission de réorganiser la France qu’à ceux qui seront la matiè re même de cette réorganisation.
Une prompte réédition de l’ouvrage était donc souha itable ; on la réclamait de toutes parts. Mais trop d’obstacles, et trop difficiles, n ous condamnaient à l’attente, sinon à l’inaction. Ils sont enfin franchis et nous avons l e champ libre.
L’heure est opportune. Il se trouve que notre Pays Basque, préservé comme par miracle pendant ces années tragiques, n’a pas reçu les coup s qui le menaçaient de divers côtés et l’auraient couvert de ruines. On saura plus tard exactement les dangers qu’il a courus. Mais il reste intact matériellement et aussi sembla ble à lui-même moralement qu’on pouvait le souhaiter après tant d’événements bien f aits pour compromettre son équilibre. Tout porte donc à croire qu’aux saisons propices sa population mobile s’augmentera dans des proportions plus élevées encore que par le passé. Beaucoup de ceux qui s’arrêteront ainsi dans le Pays Basque, venant comm e jadis de tous les points du monde, ne se contenteront pas, l’expérience l’a prouvé, de prendre avec lui un contact superficiel ; mais, subissant son attrait, voudront pénétrer plus avant dans sa connaissance. Ce livre les y aidera et nous sommes heureux, pour toutes les raisons qui viennent d’être dites, de pouvoir en présenter aujo urd’hui une nouvelle édition.
William Boissel
AVANT-PROPOS
Ce livre est surtout un livre d’histoire ; il préte nd moins à peindre ou à évoquer – ce que d’autres ont déjà fait avec succès – qu’à essayer d ’expliquer les Basques et leur pays. En écrivant ces pages, ma préoccupation dominante a été en toute occasion de relier le présent au passé, de rattacher les sites de l’Eskua l-Herri aux événements grandioses ou minimes qui s’y sont déroulés, aux traditions ancie nnes ou relativement récentes qui ont en partie survécu.
Plus favorisé que mes prédécesseurs, j’ai pu étayer cette vue d’ensemble sur une multitude de remarquables travaux qui, en particuli er depuis le début du xxe siècle, ont presque entièrement renouvelé la connaissance d’un sujet passionnant entre tous.
Les limites qui m’étaient assignées – déjà amples p our le contenu d’un seul volume – ne dépassent pas le Pays Basque français ; celui-ci n’ est pourtant, je prie le lecteur de s’en souvenir, qu’une minime partie d’un plus vaste ense mble ethnique, linguistique et culturel, dont le cœur se trouve au-delà de notre f rontière dans les montagnes de la Navarre et du Guipuzcoa.
Bayonne, en revanche – qui, avec ses alentours immé diats, forme un bastion avancé du gascon – a pourtant trouvé place dans maints chapit res. On ne saurait en être surpris. S’il est vrai que l’union du Pays Basque avec cette petite capitale provinciale a souvent connu des orages, il reste que, de cet antagonisme même, s’est tissée la trame durable d’une longue histoire commune. Au fond, entre Basqu es et Bayonnais, dans ces divergences qui nous éclairent vivement sur les uns comme sur les autres, revit surtout l’éternelle querelle d’intérêts et de points de vue qui oppose toujours et partout ruraux et citadins ; les questions de race et de langage para issent n’y avoir jamais tenu qu’une assez faible place. En fait, Bayonne – et c’est peu t-être son plus vif attrait – demeure à travers les siècles le point de contact et de fusio n de deux parlers et de deux tempéraments. Les plus gascons de ses enfants peuve nt, en effet, malaisément renier une part certaine de sang basque. D’un autre côté, on sait comment l’apport massif et continu des langues romanes dans le vocabulaire de l’eskuara constitue aujourd’hui un des principaux motifs de l’intérêt que portent aux études basques les spécialistes de la linguistique.
En ce qui concerne les nombreux mots ou phrases en langue basque incorporés à cet ouvrage, j’ai suivi l’orthographe moderne, simple e t pratique adoptée par les rédacteurs de l’Eskualduna et de Gure-Herria ; exception faite toutefois des citations textuelles anciennes, ou de quelques mots, tels que Bilçar, do nt la forme est consacrée par un usage traditionnel dans des documents historiques. D’autre part, lorsqu’il m’est advenu d’introduire des vocables euskariens dans le cours d’une phrase française, je les ai – sur