Cartes postales du Togo

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Français
122 pages
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Description

Cet ouvrage recense, décrit et resitue les quelque huit cents cartes postales éditées à l'époque du Togo "français" placé de 1922 à 1960 sous mandat de la SDN. On reconnaît définitivement aujourd'hui l'importance de l'iconographie pour une appréciation plus fine et plus véridique de l'histoire des pays africains pendant et depuis la période coloniale. Le Togo est en tous cas le premier d'entre eux à bénéficier d'un inventaire raisonné de cette nature publié dans d'aussi bonnes conditions.

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Date de parution 01 novembre 2016
Nombre de lectures 6
EAN13 9782140021909
Langue Français
Poids de l'ouvrage 26 Mo

Informations légales : prix de location à la page 0,0005€. Cette information est donnée uniquement à titre indicatif conformément à la législation en vigueur.

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Philippe David
CARTES
POSTALES
du TOGO
Période semi-moderne
1920-1960
Préparé avec de nombreux autres ouvrages dans le cadre de
l’association Images et Mémoires, que l’auteur a fondée en
1995 puis présidée jusqu’en 2009, celui-ci recense, décrit
et resitue les quelque huit cents cartes postales éditées à
l’époque du Togo « français » placé de 1922 à 1960 sous
mandat de la SDN. Il fait donc directement suite au premier
volume consacré aux cartes postales du Togo allemand
(1888-1914) et déjà édité par les éditions Sépia en 2007.
On reconnaît défnitivement aujourd’hui l’importance
de l’iconographie pour une appréciation plus fne et plus
véridique de l’histoire des pays africains pendant et depuis
la période coloniale. Le Togo est en tous cas le premier
d’entre eux à bénéfcier d’un inventaire raisonné de cette
nature publié dans d’aussi bonnes conditions.
18 € TTC
ISBN 979-10-334-0135-3
Éditions Sépia
25, rue des Écoles
75005 Paris
www.editions-sepia.com
Philippe David
CARTES POSTALES du TOGO 1920-1960CARTES POSTALES
du TOGO
II
Période semi-moderne
1920-1960Maquette et mise en page : Julien Denieuil
ISBN 979-10-334-0135-3
© Éditions Sépia, 2016Philippe David
CARTES POSTALES
du TOGO
(Inventaire illustré)
II
Période semi-moderne
1920-1960
45 éditeurs ou collections,
800 références, 130 illustrations
avec notes et commentaires
É
25, rue des Écoles
75005 Paris
www.editions-sepia.comLe Togo en 1914
TOGOIn T roduc TI on
Son exiguïté géographique et le caractère relativement récent de son
histoire documentée à partir de sources européennes pourraient faire illusion.
Il ne faut pourtant pas s’y tromper : le Togo est en réalité très complexe à
tous égards, et donc aussi en matière d’iconographie ancienne, plus délicate à
traiter que pour n’importe quel autre pays d’Afrique occidentale.
Il faut rappeler succinctement que le futur Togo, aujourd’hui République
Togolaise, résulte d’un “accident de l’histoire” coincé entre le Dahomey
français et la Gold Coast britannique. Tardivement et progressivement occupé
par les Allemands à partir de 1884 seulement, il a connu, en moins d’un
siècle, une triple domination coloniale et des variations de frontières si subtiles
qu’on se dispensera d’en donner ici le détail. “Territoire protégé” allemand
(1)(Schutzgebiet) de 87 200 km2 pendant seulement trente ans de 1884 à 1914 ,
il ft, au terme d’une brève campagne militaire franco-britannique de trois
semaines, l’objet d’un premier partage provisoire entre vainqueurs, à peu
près par moitié, puis d’un second, plus défnitif et plus inégal. Réduit à 56
000 km2, le Togo “sous mandat français” ( de la Société des Nations puis
de l’ONU) accéda à l’indépendance le 27 avril 1960, tandis que les deux
morceaux, nord et sud, du Togoland britannique, également sous mandat
(31 000 km2 environ), incorporés en fait et en droit au Ghana indépendant
dès 1957, étaient défnitivement “ perdus”. Trois périodes, trois pouvoirs, trois
confgurations et superfcies successives, en 76 ans, obligent évidemment les
iconographes, eux aussi, comme les philatélistes, à beaucoup de circonspection
historique et géographique.
Elaboré pendant de longues années (mais à temps très partiel), cet Inventaire
raisonné des cartes postales du Togo a été divisé en deux périodes,
18881914 (déjà publiée, Ed. Sépia, 2007) puis 1920-1960. Il devrait constituer le
premier élément, fondamental, d’un “Projet national d’iconographie ancienne
et moderne”, si toutefois la mise en oeuvre de celui-ci était un jour décidée
à Lomé. Il ne marque pas pour autant la première rencontre du Togo avec
(1) Colonie pure et simple, d’administration directe... et même très directe. Rien à voir avec la formule
juridique à la française du “protectorat” appliqué par exemple à la Tunisie puis au Maroc.l’iconographie de son passé précolonial puis colonial et, plus particulièrement,
avec les cartes postales d’autrefois. Rappelons ici en efet :
- l’Exposition du Centenaire, réalisée à Lomé grâce à l’appui de l’Allemagne
fédérale (1884)
- de même que le Musée régional d’Aneho (1884 également)
- les premières préétudes et conférences de l’auteur à Lomé (1988-1991)
- l’exposition consacrée au photographe A. Acolatse ( Institut Goethe de
Lomé,1992)
- les expositions “ Regards croisés sur le Togo “ de novembre 2006 au
Centre culturel français et à l’Institut Goethe de Lomé
- et divers ouvrages illustrés indiqués en bibliographie.

Les images du Togo, “anciennes” (avant 1920) et “semi-modernes” (de
(2)1920 à la fn des années 1950) sont surprenantes par leur qualité et leur
quantité pour un territoire si modeste et une si brève période. Cette remarque
vaut avant tout pour le Togo allemand, comme en a déjà témoigné le premier
volume de cet Inventaire. On compte en efet par dizaines les ouvrages, récits
et albums de voyages plus ou moins abondamment illustrés publiés dès avant
1914 en Allemagne, et même plus tard, lorsque le pouvoir nazi pleurera ses
colonies “volées”. De cette masse impressionnante de photographies, dessins,
croquis, afches et tableaux --documents des plus précieux pour toute analyse
historique complète -- on a choisi ici d’extraire et d’inventorier la catégorie
la plus populaire, la plus structurée, la plus facilement identifable et la mieux
maîtrisée après bientôt trente ans de recherche : les cartes postales.
Comme pour la période allemande, on ne retracera pas ici en détail l’histoire
de cet étonnant “objet de correspondance” imaginé en Prusse en 1865,
efectivement créé en Autriche-Hongrie en 1869, agréé ofciellement par
l’Union générale des Postes/UGP, (précurseur de l’Union postale universelle/
UPU) et promis, en quelques années, à un fulgurant succès dans le monde
(3)entier, Afrique comprise, dès le milieu des années 1880 . Massivement utilisée
dans tous les états d’Allemagne dès 1870-72, la carte postale, progressivement
illustrée de dessins à foritures puis de clichés photographiques, a accompagné
au Togo l’ouverture des premiers bureaux de la poste impériale : Klein-Popo
(futur Aneho) le 1er mars 1888, puis Lomé deux ans plus tard. Elle a donc
précèdé de dix, et même douze ans, les cartes des colonies françaises voisines,
tout juste apparues à la veille de 1900. Avec un total arrondi de 750 cartes
(2) Ce découpage chronologique n’est pas d’un grand intérêt pour l’étude des images en général, mais il est
toujours utilisé par les cartophiles dans le domaine particulier qui les concerne.
(3) Mentions et abréviations courantes à l’époque, à connaître: UPU (Union Postale Universelle) = WPV
(Weltpostverein). CP (carte postale) = PK (Postkarte).
6diférentes provenant d’une quarantaine d’éditeurs pour à peine plus de 25 ans
et une population de consommateurs européens très modeste, la production
(4)allemande est impressionnante .
La coupure historique de 1914 fut telle au Togo qu’elle justifait la
présentation de cet Inventaire en deux volumes successifs. On notera que la
production générale de cartes postales pendant cette seconde période, après
quelques années creuses (1914-1920), demeure sensiblement la même que
pendant la précédente (environ 800 cartes diférentes, dont on ne connaît
d’ailleurs guère le tirage, contre 750, et toujours pour moins d’une cinquantaine
de collections ou d’éditeurs diférents) alors qu’elle est étalée sur quarante
d’années au lieu de trente, et pour une clientèle toujours essentiellement
coloniale (française, européenne ou “assimilée”) mais toutefois en nette
(5)augmentation . Avec environ 340 cartes sur 810 (plus de 40 %) le poids
écrasant des congrégations missionnaires (catholique et protestante) entre les
deux guerres perpétue la situation allemande d’avant 1914. On remarquera ici
l’imbrication des collections des Missions africaines de Lyon et de leurs sept
satellites. En comparaison, les grandes frmes françaises du commerce colonial
installées au Togo comme sur toute la côte ouest-africaine ne sont guère
(6)intervenues dans l’édition des cartes postales après 1920 . On remarquera
aussi -fait exceptionnel pour toutes les colonies françaises de la région- que le
second contributeur en importance, avec 90 cartes (soit plus de 10%) est un
(7)photographe-éditeur africain : Alex Acolatse, pionnier dans son domaine .
Voici donc un second lot d’images du Togo pour illustrer les quarante
années d’une vie moderne techniquement et politiquement accélérée qui
va rapidement s’acheminer vers l’indépendance. Comme les précédentes,
certaines de ces images sont banales ou répétitives. Pourtant, en
quasitotalité, elles doivent être considérées a priori comme précises et véridiques,
riches d’informations et témoignant d’une réalité inégalement disparue ou
préservée selon les domaines représentés : végétation, paysages ruraux et
urbains, vie quotidienne, cuisine et marchés, costumes, coifures, équipement
technique, chemin de fer, routes et ponts, navigation maritime et fuviale,
fêtes et revues, activités missionnaires, cérémonies et symboles de la religion
(4) Voir en détail le premier volume TOGO Cartes postales 1888-1914, Ed. Sépia, 2007.
er(5) Au 1 janvier 1930, le Togo français dispose de 14 bureaux de poste (bureaux proprement dits et
“agences postales”) et la population européenne et “assimilée” compte déjà 477 personnes (dont 435
Français et 9 “indigènes français”). /Rapport de la France à la SDN, 1931/. Elle atteint 841 personnes en
1948 puis 1443 en 1950. Une petite frange de la classe marchande et fonctionnaire autochtone instruite en
allemand, en anglais ou en français, s’ajoutera toujours aux consommateurs coloniaux de cartes postales.
(6) La célèbre S.C.O.A., par exemple, en a publié en Gold Coast mais pas au Togo.
(7) En liaison avec sa famille, j’ai eu à coeur de lui rendre un hommage particulier en plusieurs occasions.
Voir rubrique ACOLATSE/ACO- et “bibliographie” en fn d’ouvrage.traditionnelle. Elles nous donnent en tout cas toutes les images marquantes
d’un Lomé monumental avant et après la seconde guerre mondiales. Et c’est
par une superbe coïncidence historique que les toutes dernières cartes
“semimodernes”, noir-et-blanc, au format 9 x 14, avant de disparaître juste au
lendemain de l’indépendance, à la fn de 1960, nous en révèlent les premiers
feurons tout neufs.
Il faut souligner que le rassemblement, pour l’instant imaginaire, de ces
documents n’a été possible qu’à l’issue de longues recherches, à la fois dans
plusieurs collections privées en France, en Allemagne et en Suisse et dans toutes
les institutions repérées et visitées partout où l’a imposé l’imbroglio togolais,
avec ses intervenants multiples et leurs archives dispersées dans pas moins
de sept pays : Allemagne ( et même deux Allemagnes avant 1989 !), Suisse,
(8)France, Pays-Bas, Togo, et, dans une moindre mesure : Ghana et Bénin .
Evidemment, le gros de ces cartes se trouve encore aujourd’hui dans les
exmétropoles, en Allemagne et en France. Mais avec leur aide, les Archives
nationales du Togo, ont entrepris déjà ce difcile efort de rassemblement.
Que la perfection ne soit pas de ce monde, cet inventaire le confrme : il
n’est pas et ne peut être exhaustif. Outre les productions anonymes allemandes
non numérotées du début du siècle, de nombreuses lacunes subsistent
provisoirement dans certaines collections incomplètement reconstituées.
Cet ouvrage peut sembler rigide, un peu fastidieux même, c’est sa nature.
Il n’en est pas moins fondamental, incontournable, d’abord pour que les
Togolais et leurs amis dans le monde sachent, le plus exactement possible,
quelle est l’ampleur du trésor d’images qui les concerne, même s’il est encore
aujourd’hui très dispersé. Celui-ci, une fois rassemblé au sein du patrimoine
national, deviendra un jour -c’est notre voeu le plus cher- accessible à tous
pour une exploitation désormais illimitée.
Alors, tous les utilisateurs possibles, iconographes, enseignants, historiens,
géographes, sociologues, artistes, voyageurs et chercheurs de toutes les
disciplines, tirant un fructueux proft d’une connaissance plus fne et plus
documentée du Togo d’autrefois, pourront mieux comprendre le Togo
d’aujourd’hui pour mieux façonner encore celui de demain.
(8) Voir “sources” en fn d’ouvrage.
8Pr I nc IP es de c L assemen T
e T modes de L ec T ure
Ici, comme dans le premier volume, les collections sont présentées
alphabétiquement par éditeur, en fonction des mentions d’auteur(s)
(photographe, éditeur, imprimeur) portées en général sur les cartes postales
elles-mêmes. Viennent ensuite les indications relatives aux caractéristiques de
chaque collection. Aux caractéristiques essentiellement techniques -mention(s)
- support - cliché/illustration - légende - période - quantité - thème(s-, on
a ajouté toutes les informations d’ordre historique, géographique et culturel
concernant ces auteurs et leur environnement, voire leur propre évolution
lorsqu’il s’agit, par exemple, d’une institution ofcielle, d’une grande société
commerciale, d’une personnalité ou d’une congrégation religieuse. Du coup,
l’inventaire, rigoureux mais forcément répétitif et parfois austère, se transforme
en un véritable livre d’histoire largement illustré et, par nature, plus séduisant.
Dans la description des caractéristiques, on a utilisé les abréviations
suivantes : cl (iché), lég (ende, m (arge), g (auche, d (roite), R° pour recto, V°
pour verso, gd/gde pour grand/grande, pt/pte pour petit/petite, ill (ustration),
n° pour numéro, inf (érieure), sup (érieure), pl (eine) c(arte), s/ pour sur, V
(ertical-e).
Chaque carte répertoriée est indiquée sur une ligne, avec sa légende entière
et exacte même lorsqu’elle comporte des erreurs ou des bizarreries. Sur la
même ligne mais à droite et entre / /, et parfois, si nécessaire, sur la (ou les)
ligne(s) suivante(s), on a porté toutes les rectifcations ou précisions, tous les
commentaires et compléments jugés nécessaires, ainsi que les équivalences (ou
ressemblances) éventuelles avec une carte d’une autre collection ou d’un autre
n° .
Ex.: BRN-(5) /=ATM-(1)/
MAL-I-5 /= MAL-II-22 et MAL-III-3/
OPF-43 /=SDP-II-(9)/
Afn de faciliter l’identifcation précise et rapide de chaque carte, chaque
collection est désignée aussi par un groupe de lettres-code composé selon les
principes suivants :
9- lorsque la collection est connue par son nom entier ou par un sigle d’au
moins trois lettres, elle est désignée par un groupe de trois lettres :
- ACOLATSE
ACO- ESTEL STL-
- FOULADOU
FOU- VIE AU PATRONAGE VIP-
(exception obligée pour la collection G.O. qui n’a que deux lettres : GO-)
- A la seule collection anonyme recensée ici, (il y en eut au moins sept à
l’époque allemande), on a attribué, faute de mieux, un code arbitraire à une
seule lettre : A-.
Dans la majorité des cas, l’identifcation de chaque carte se fait facilement
par le numéro d’ordre qu’elle porte, au recto ou au verso, liée ou non à la
légende. Les cartes de chaque collection sont donc listées en fonction de cette
numérotation. Il est alors très facile de les désigner une par une en utilisant
à la fois le groupe-code de la collection à laquelle elles appartiennent et leur
n° d’ordre dans cette collection (ou dans un type précis de cette collection,
lorsqu’il y en a plusieurs) :
ACO-44 CCO-7 STL-6357 LRY-28 STO-17
L’afaire se complique lorsque les cartes ne sont pas numérotées. Dans
ce cas, on les a listées par l’ordre alphabétique de leur légende (à partir du
premier substantif ou du premier mot long, sans tenir compte des articles
ou des petites prépositions) et l’on a porté, en face de chacune d’entre elles, à
l’extrême droite de la ligne, un numéro fctif entre parenthèses. L’identifcation
devient alors aussi facile que pour les cartes numérotées :
BRN-(6) G0-(31) MEV-(7) VAR-(2)
Il faut toutefois signaler l’inévitable inconvénient qui s’attache aux séries
non numérotées ainsi classées par ordre alphabétique tant qu’on en ignore la
quantité exacte : en efet, toute carte découverte ultérieurementement sera
inévitablement rajoutée en bout de liste sans plus tenir compte de l’ordre
alphabétique imposé aux premières.
Lorsque la même collection comporte à la fois une série numérotée et une
qui ne l’est pas, aucune confusion ne sera possible, p. ex. entre :
BRN-(4) et BRN-4 MNN-(5) et MNN-5A STO-(12) et STO-12
même s’il s’agit -ce qui est parfois le cas- du même cliché.
Enfn, lorsqu’une même collection comporte plusieurs présentations
indiquées par : type I, type, II, type III… (jusqu’à type V pour les Missions
Africaines de Lyon/MAL-), le n° du type a été inclus dans la désignation. On
distinguera donc aisément :
MAL-I-20 et MAL-II-20 MAL-II-3 et MAL-III-3 EMC-I-1 et EMC-II-(1)
ACO-IA-(7), ACO-IB-(7) et ACO-II-7 SND-I-(1), SND-II-(1) et SND-III-(1)
A noter aussi chez certains éditeurs comme Gaud ou Menant, des systèmes
de numérotation insolites qui n’ont pu être élucidés.
10Tableau des éditeurs et de leur production
(périodes 1888-1914 et 1920-1960)
Production
Éditeurs Code certaine
(ou estimée)
Période allemande
AGUIAR (AUGASCHER) AGR- 15
ASCHER AHR- 1
AUST AST- 2
BöDECKER & MEYER BMR- 10
BREMER KOLONIALHAUS BKH- 4
C.A.E. CAE- 1
C.A.W.G. CWG- 10
DAMASUS OAD- 20
DAVIES DVS- 4
DEUTSCHE KOLONIAL GESELLSCHAFT DKG- 1
DEUTSCHE LICHTBILD-GESELLSCHAFT DLG- 1
DEUTSCHES KOLONIALHAUS DKH- 4
DEUTSCHE TOGOGESELLSCHAFT DTG- 3
D. WESTAFRIKANISCHE
HANDELSGESELLSCHAFT DWH- 15
FEIST FST- 2
Fr. M. V. FMV- 10
GLüCKSTADT u. MüNDEN GLM- 1
KAISERHOF KHF- 2
KATHOLISCHE MISSION LOME KML- 300
KNACKSTEDT u. NäTHER KNR- 2
KRINKE KRK 2
LOHMEYER LOM- 5
METZ MTZ- 1
MöLLHOFF MHF- 1
MüLLER MLR- 100 (?)
NORD-DEUTSCHE MISSIONSGESELLSCHAFT NDM- 170
OLOFF OLF- 1
O. A. DAMASUS OAD- 2O
OLYMPIO OLY- 10
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