L'Europe médiévale en 50 dates

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478 pages
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Cinquante "tranches d'histoire" nous font parcourir le continent de l'Atlantique à l'Oural et de la Scandinavie à la Méditerranée, pour revivre quelques uns des grands événements qui ont infléchi le cours de l'histoire de l'Europe entre 476 et 1492 : naissance et déclin des empires et des royaumes, montée en puissance de la chrétienté et ses diffcultés, succès et insuccès de l'Islam conquérant, grandes querelles politiques, Croisades, la Grande peste, la guerre de Cent ans...

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Date de parution 01 septembre 2012
Nombre de visites sur la page 148
EAN13 9782296504677
Langue Français

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Jacques BLOEME
L’Europe médiévale 50 en dates
Les couronnes, la tIare et le turban
RUE DES ÉCOLES
L’Europe médiévale en 50 dates
Rue des Écoles Cette collection accueille des essais, d’un intérêt éditorial certain mais ne pouvant supporter de gros tirages et une diffusion large. La collection Rue des Écoles a pour principe l’édition de tous travaux personnels, venus de tous horizons : historique, philosophique, politique, etc. Déjà parus Simon JACQUES-YAHIEL,Ma raison d’être, 2011.Nicole MORIN,Entre-deux, 2011. Nathalie PEYNEAU,La tactique du bonheur, 2011. Jean-Louis CHARTRAIN,Sur le pré vert, 3 lignes pour le 15, Les haïkus du rugby, 2011. René-Jean ANDERSON,Le Stylibroscope, 2010. Jacques LESPARAT,Aubépine Brugelade,2010. Denise KAWUN,Journal de la vie absente, 2010. Sakina GAMAZ HACHEMI,Chemins croisés. De Sétif à Sétif en passant par Lyon, 2010. Daniel Verstraatt,Carnets de jeunesse d’un dinosaure. 1941-1943, 2010. Ange Miguel do SACRAMENTO,Ni noir, ni blanc. Une vie atypique, 2010. Véran CAMBON DE LAVALETTE,De la Petite-Bastide à la Résistance et au camp de Dachau, 2010. Patrick GERARD,Je n’ai jamais été vieille, 2010. Sonia KORN-GRIMANI,Un chant d’espoir. Souvenirs autobiographiques d’une survivante de la Shoah, 2010. Marie-Gabrielle Copin-Barrier,Robert-Espagne, une tragédie oubliée. Une femme de gendarme raconte, 2009. Nazly SADEGHI, Salut le Paradis.Une jeune Iranienne dans les labyrinthes de l’Occident, 2009. Gérard GATINEAU,30 ans de bitume ou les tribulations d’un flic du XXe siècle dans un univers hostile, 2009.
Jacques Bloeme L’Europe médiévale en 50 datesLes couronnes, la tiare et le turban L’HARMATTAN
Du même auteur Aux éditions l’Harmattan : L’Europe avant l’an Mil(de la préhistoire à Charlemagne) : – tome 1 (366 p.) : de l’éveil de l’Europe à l’apogée de l’empire romain – tome 2 (430 p.) : du déclin de l’empire romain au démembrement de l’empire carolingien Préface de Jean Tulard, de l’Institut. Aux éditions Corlet, à Condé sur Noireau : Sentinelles de la Seine en Normandie médiévale(238 pages en quadrichromie) L’évocation de quatre châteaux forts et de quatre abbayes de Haute Normandie dans leurs contextes respectifs (historique, juridique, religieux et architectural). Des aperçus de ces deux ouvrages sont accessibles sur le site de l’auteur : http://www.jacquesbloeme.fr© L'HARMATTAN, 2012 5-7, rue de l'École-Polytechnique ; 75005 Paris http://www.librairieharmattan.com diffusion.harmattan@wanadoo.fr harmattan1@wanadoo.fr ISBN : 978-2-296-96284-2 EAN : 9782296962842
De quoi sagit-il ?
Linterrogation introductive que lançait le Maréchal Foch en commençant chacun (1) de ses exposés est toujors pertinente. La méthode quintilienne du QQOPC per-met dy apporter une réponse complète et circonstanciée, quel que soit lordre des facteurs : Qui ? Quand ? Où ? Pourquoi ? Comment ?
Où ?
En Europe mais parfois un peu au delà.
LEurope, comme chacun sait, sarrête aux rives de la Méditerranée, aux détroits des Dardanelles et du Bosphore, et, vers lest, aux Monts Oural. Les limites de ce cadre géographique, déjà bien vaste, sont pourtant outrepassées en trois occasions :
 Si Constantinople, lancienne capitale de lempire byzantin, est géographique-ment placée dans lEurope telle que ci-dessus définie, le territoire de lempire débordait largement vers le Proche-Orient et le continent africain. Cest donc dans ces deux directions quont lieu certaines sorties des fron-tières européennes ;
e  Au VII siècle, un événement de portée considérable se passa en Arabie : la naissance du Prophète, entraînant léclosion de lIslam et sa fulgurante ex-pansion. Bien que non européen, ce fait de première importance, dont les répercussions furent immenses, ne pouvait pas ne pas être évoqué ;
 Au début du second millénaire, à loccasion des croisades, et durant deux siècles, des chevaliers européens « exportèrent » un peu dEurope chrétienne en terre dIslam. Là aussi, il était impossible de ne pas mentionner, ne fût-ce que brièvement, dans ces pages consacrées à lEurope, la présence de ces « royaumes latins » en Syrie et en Palestine.
1.- L «hexamètre mnémotechnique de Quintilien:» (35-95 ap. J.C.) comportait sept termes Quis, Quid, Ubi, Quibus, Cur, Quomodo, Quando (qui, quoi, où, avec quoi, pourquoi, comment, quand ?).
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Quand ?
Au Moyen Âge. Mais que recouvre précisément cette notion ?
Les historiens, dans leur majorité, en situent le début à cette année 476 qui vit la disparition juridique de lempire romain dOccident. Cest sur cette date que souvre la présente étude. Il faut noter cependant que certains médiévistes proposent des dates quelque peu différentes. Cest ainsi que Jacques Le Goff, lun des grands spécialistes de la période, place plutôt lorée du Moyen-Âge un siècle plus tard, lorsque la mort de Justinien, en 565, marque la fin du rêve de reconquête des territoi-res romains perdus, tandis que la naissance de Mahomet, en 570, va profondément modifier le devenir de lEurope et du monde.
La détermination de la fin de la période médiévale est un peu plus controversée. Certains chronologistes sont des tenants de lan 1453, sonnant la fin de lempire byzantin après la prise de Constantinople par les Turcs. Peut-être y voient-ils lévènement symétrique, pour lempire romain dOrient, de celui qui marqua, en 476, le coup denvoi du Moyen âge. Mais dautres historiens préfèrent retenir lannée 1492 durant laquelle les « rois catholiques » entrèrent en propriétaires dans la cité de Grenade, consacrant ainsi la fin du dernier royaume musulman dEspagne.
Pour faire bonne mesure, cette seconde date a été choisie comme terme de cette excursion dans le passé. Elle a lavantage denglober la totalité du cycle « con-quête - reconquête » de lEspagne. Lannée 1492 est également celle où lEurope se prit à regarder avec attention au delà de ses propres frontières : les Allemands Glockenthon et Martin Behaïm de Nuremberg fabriquaient le premier globe terres-tre « moderne », tandis que le Gênois Cristoforo Colombo appareillait de Palos vers des horizons lointains.
Qui?
Ceux qui font lhistoire: ils portent« les couronnes, la tiare ou le turban ».
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 «Les couronnes »renvoient aux empereurs et aux rois qui ont participé à la naissance, au développement ou à la disparition des domaines quils ont gouvernés : lempire romain dOccident, qui nexiste plus dès les premières pages de cet ouvrage ; le fugitif empire carolingien, disparu moins dun demi-siècle après sa création ; le Saint empire, qui portera plus tard le qualificatif de « romain germanique » ; lempire grec  ex romain dOrient  , disparaissant au milieu du quinzième siècle, après mille ans dune existence agitée. Ce sont aussi les royaumes, qui cherchent leur survie dans des conflits quasi perma-nents : ils sont anciens (France, Angleterre, Espagne, Italie ), ou nouveaux venus (la Hongrie, la Pologne, le Portugal ou encore la Russie, qui fut un royaume avant dêtre un empire ).
« La tiare »fait référence à la communauté des occupants du trône de saint Pierre, réunissant sous une même appellation de « pape » les personnages les plus éminents (Grégoire III, Grégoire VII) et les moins recommandables (Jean XII). Cette puissance spirituelle fut plongée, elle aussi, dans des con-e flits plus ou moins aigus avec les puissances temporelles : au VIII siècle, ce e fut la Querelle des images avec lempire byzantin ; au XI siècle, la Querelle e des investitures, et, au XII siècle, la lutte du Sacerdoce et de lEmpire, oppo-sèrent violemment pontifes et empereurs Mais la sainte institution fut aussi e en conflit avec elle-même : le Grand schisme dOccident vit, au XIV siècle, des papes et des antipapes assis simultanément sur un même trône pontifical, où il était parfois ardu de distinguer le vrai chef de lEglise du faux.
 «Leturban» enfin, suggère lexistence des sultanats et des khalifats, ces régimes théocratiques dont lIslam, né en Arabie, fut le fondement, et qui devinrent rapidement des acteurs majeurs de lhistoire européenne. Lun deux sinstalla durablement en Espagne. Un autre fut ladversaire récurrent des e e Européens durant le cycle des croisades des XI et XII siècles. Un autre e encore devint, au XV siècle, le fossoyeur de lempire byzantin.
Cest en la compagnie de ces multiples acteurs de lhistoire européenne médiévale que seffectue ce voyage au fil du temps.Il respecte lordre chronologique, indis-pensable à une perception dynamique de la situation, mais ignore les frontières politiques, au demeurant instables, de ces temps troublés. Des coups de projecteur sont ainsi dirigés sur une cinquantaine dévénements, connus ou moins connus, qui ont ponctué notre passé médiéval commun, et qui sont évoqués dans ces pages comme autant de tranches dhistoire.
Pourquoi ?
Pourquoi «cinquante tranches dhistoire» ?
A léchelle dun continent, et durant un millénaire, il se passe chaque année quel-que chose dimportant quelque part. Alors se pose un problème de choix. Ne pouvant être exhaustif dans un ouvrage de quatre cents pages, il fallait naturelle-ment faire un tri. Un reproche peut, dès lors, être formulé, car tout choix a nécessai-rement un caractère subjectif. Si la formule de Marcel Proust (« dès quil y a choix, il (2) ne peut être que mauvais ») est quelque peu outrée, celle dun autre auteur, dont le nom méchappe aujourdhui, est incontestablement vraie : « Là où il y a choix, il y a sacrifice ». Cest ainsi que certaines dates qui ont été retenues dans cet ouvrage pourront apparaître, à tel et tel lecteurs éclairés, moins pertinentes que dautres qui nont pas été choisies. Que ces lecteurs-là veuillent bien faire preuve de quelque indulgence.
2.- La citation exacte est celle-ci : « On a tort de parler, en amour, de mauvais choix, puisque dès quil y a choix, il ne peut être que mauvais » - Marcel Proust - «A la recherche du temps perdu - Albertine disparue».
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