L'unité sacrée, principe du langage mégalithique

-

Français
124 pages
Lire un extrait
Obtenez un accès à la bibliothèque pour le consulter en ligne
En savoir plus

Description

Stonehenge, les alignements de Carnac… Ces sites sacrés demeurent mystérieux. La civilisation mégalithique reste muette. L'auteur s'appuie sur les mystérieuses pierres bleues de Stonehenge pour fonder son hypothèse de l'unité sacrée, un concept qui va faire parler les pierres. Ce prisme de lecture nous permet de retrouver la vision de l'univers et donne des indications sur les croyances religieuses. La notion d'unité sacrée restitue le langage de nos ancêtres, celui du symbole.

Sujets

Informations

Publié par
Date de parution 01 juin 2013
Nombre de lectures 9
EAN13 9782336667898
Langue Français
Poids de l'ouvrage 5 Mo

Informations légales : prix de location à la page 0,0005€. Cette information est donnée uniquement à titre indicatif conformément à la législation en vigueur.

Signaler un problème
différents dans leurs formes mais proches dans leur signiIcation,
les croyances religieuses de cette civilisation, justiIant les efforts
millénaires. Au fur et à mesure de sa réLexion a émergé le concept de l’unité sacrée, qui s’est afIné avec le temps. Ainsi cet ouvrage a
pàUl cHRISToPHE
L’unité sacrée, principe du Langage mégaLithique
sToNEHENGE, càRNàC ET àUTRES MySTèRES RÉSolUS
L’unité sacrée Principe du langage mégalithique
Paul Christophe L’unité sacrée Principe du langage mégalithique Stonehenge, Carnac et autres mystères résolus
Illustration de couverture : Beaghmore (Comté de Tyrone Irlande), d’après Harbison, ©Thames and Hudson © L’Harmattan, 20135-7, rue de l’Ecole-Polytechnique, 75005 Paris http://www.librairieharmattan.com diffusion.harmattan@wanadoo.fr harmattan1@wanadoo.fr ISBN : 978-2-343-00565-2 EAN : 9978-2-343005652
Chapitre 1 STONE(ENGE : le temple universel Stonehenge (Wiltshire, Grande Bretagne) est l’un des plus étranges sanctuaires du Néolithique. Son architecture particulière l’a rendu célèbre bien au-delà des frontières de l’Angleterre. Malgré les avancées, le monument reste toujours une énigme. Pendant longtemps, Stonehenge a été considéré comme une sorte de calendrier servant à des visées astronomiques pour prévoir des moments importants de l’année. Actuellement, il semblerait que ce soient les rayons du solstice d’hiver qui se projettent dans l’édifice et non ceux du solstice d’été comme cela était admis depuis longtemps.Les hypothèses les plus récentes assimilent Stonehenge à un lieu de guérison. Ce sont notamment les fameuses pierres bleues qui porteraient ce pouvoir thérapeutique. On a retrouvé des fragments de ces pierres dans des tombes avoisinantes. Les fouilles de 2008 ont apporté des éléments de datation mais n’ont pas permis d’expliquer l’architecture particulière du monument qui a été remanié à de nombreuses périodes. La
compréhension de l’édifice était-elle perdue à jamais ? Inversement, pourquoi la solution ne serait-elle pas à notre portée, inscrite dans le plan du site ? Une solution simple, accessible à tout le monde. Notre étude repose sur l’architecture du monument tel qu’il a été restituépar les archéologues dans sa dernièrephase :
Fig. 1: Stonehenge reconstitué. 1) Description Le monument est composé de plusieurs « couches » concentriques, étudions-les de l’extérieur vers l’intérieur. Nous sommes tout d’abord confrontés à une « enceinte », formée d'un fossé et d’un talus de terre qui entoure l’édifice de pierre. Celui-ci, de diamètre moindre, estplacé au centre de ce cercle :
Fig. 2: Stonehenge et son « enceinte ».
8
Au niveau de cette enceinte s’abouche « l’Avenue », également bordée d’un fossé et d’un talus. Cette Avenue est rectiligne sur plusieurs centaines de mètres puis change deux fois de direction pour rejoindre la rivière Avon. La longueur de l’Avenue est d’environ 3 km :
Fig. 3: Stonehenge et l’Avenue. La pierre la plus célèbre du site est la Heel Stone qui est placée dans l’Avenue qui rejoint le cercle de terre entourant l’édifice mégalithique(fig. 2). C’est sur elle que se lève le soleil au solstice d’hiver pour projeter ses rayons au centre de l’édifice. Le premier cercle de pierres est formé de blocs de trilithes de hauteur constante (un trilithe = trois pierres, pouvant être comparées aux montants d'une porte coiffée d'un linteau). Les linteaux des différents trilithes se touchaient de telle sorte, que vu de haut, le cercle périphérique était continu. Les deux montants possédaient un tenon sur leur sommet dans lequel venait s’emboîter une cavité ménagée dans les linteaux. Juste à l’intérieur du cercle extérieur de trilithes se situe un cercle de pierres bleues (fig. 1 et 2). Celles-ci sont relativement petites et cachées par les trilithes. Ces pierres qui prennent des reflets bleutés une fois mouillées et fraîchement taillées avaient une importance capitale pour les constructeurs qui les ont cherchées à plus de deux cents kilomètres (Monts Preseli, Pays de Galles). Elles ont fait couler beaucoup d'encre, on leur a attribué diverses significations : pierres magiques… pierres thérapeutiques.
9