Le "Yombou". Les péripéties de l

Le "Yombou". Les péripéties de l'histoire politique d'une monarchie coutumière en pays Kissi

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Français
292 pages

Description

Après deux siècles de troubles et d'assujettissement qui marquèrent la région forestière, Gbéngbédou émerge et se constitue en une monarchie de type coutumier. Il s'impose alors comme l'une des forces politiques et militaires émergentes du pays Kissi dans la seconde moitié du XVIIe siècle. Mais dans une cohabitation forcée avec le colonisateur, l'exceptionnel destin de la monarchie est alors brutalement stoppé dans son évolution. L'épisode d'une « Révolution » impitoyable consacra le drame vécu par ce peuple et marquera le couronnement d'une époque, la fin d'une épopée et la chute d'une dynastie.

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Date de parution 18 juin 2019
Nombre de lectures 0
EAN13 9782140124334
Langue Français
Poids de l'ouvrage 6 Mo

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Mohamed Bouêdouno
LE « YOMBOU »
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LE « YOMBOU »
Les péripéties de l’histoire politique d’une monarchie coutumière en pays Kissi
e De la fin du XVII siècle à l’époque de la Révolution
Mohamed Bouêdouno
LE « YOMBOU »
Les péripéties de l’histoire politique d’une monarchie coutumière en pays Kissi
e De la fin du XVII siècle à l’époque de la Révolution
© L’Harmattan, 2019
5-7, rue de l’École-Polytechnique75005 Paris
www.editions-harmattan.fr
ISBN : 978-2-343-17588-1 EAN : 9782343175881
« L’Histoire c’est l’Homme, toujours l’Homme et ses admirables efforts. L’Histoire du continent africain, si elle est sincère et droite ne peut que déboucher sur tous les hommes à la fois, sur tous les peuples, sur le monde entier.»
FERDINAND BRAUDEL,Professeur au collège de France
« A tous ceux qui pensent que les racines africaines expliquent bien de choses dans les fleurs merveilleuses ou fanées, les fruits succulents ou amères de l’Afrique contemporaine. A tous ceux aussi qui croient que les africains sont les mieux placés pour interpréter leur propre passé. »
JOSEPH KI ZERBO,Histoire de l’Afrique Noire D’hier à Demain.
REMERCIEMENTS
Entamées en l’an 2000, les premières recherches pour la rédaction de ce livre ont été stoppées en 2004 pour des raisons administratives. Reprises en 2012 après le cinquantenaire du décès de Sâa N’Faly Yombounô, le dernier souverain de la dynastie des « Yomboua » elles n’ont pu être achevées qu’en 2014 et la rédaction proprement dite en 2018. Les contraintes administratives ou encore les questions de finances, ne m’ont pas très souvent donné le loisir de me consacrer à ce passionnant travail de recherche, seuls les congés annuels me permettaient de m’y replonger avec ardeur. C’est donc au bout de plus de quinze ans de travaux entêtés que ce livre a pu enfin aboutir et devenir un ouvrage qui pourrait être utile pour la postérité. Pour toutes les personnes qui ont contribué de près ou de loin à cet attachant travail de fouille et de recherche et que je ne pourrai toutes citer ici nommément, je réserve ma reconnaissance infinie. Ma profonde gratitude à mes guides en particulier, ces humbles et volontaires paysans qui m’ont accompagné, depuis les rebords périlleux des falaises et des grottes fangeuses de Gokodounki, dans la préfecture de Lélouma, jusqu’aux mythiques échelles e de Nyèguèrè datant du XVII siècle. Véritables monuments historiques, discrets de ces contrées des profondeurs du Fouta Djallon, ces mystérieux ouvrages sont, à ne pas en douter, l’œuvre d’hommes terrifiés fuyant les affres d’une guerre déclenchée par l’hégémonie peule. C’est là, dans ces contrées au paysage préhistorique, restées quasi virginales par les stigmates encore perceptibles d’un lointain passé et devenues ultimes refuges de fugitifs, que je fis la découverte d’une famille descendante des Kissia. Qu’il me soit permis de réserver une pensée toute particulière à ces hommes et femmes qui ont manifestement perdu et à jamais origines et repères. Humbles et visiblement altérés dans leur personnalité, je leur dis merci pour l’hospitalité qu’ils m’ont toutefois offerte. Je n’oublie pas non plus ceux que j’ai entrainés dans des parcours parfois assez longs mais assurément moins dangereux dans les limites des principales provinces de l’ancien "Yombou" entre Gbèlo, Fassaba et Kouéntô ; Yalando et Fèrô ; Bèndou et Domba, très souvent à pieds sur des sentiers sinueux et étroits qui caractérisent les parcours entre les villages Kissi de la forêt guinéenne. Plus je courais entre ces villages assez éloignés pour m’abreuver aux sources jugées fiables, plus la déception entamait ma passion. Un ardent désir alterné entre l’abandon et la poursuite des recherches rajoutait à mes souffrances, tellement les trajets étaient celui du combattant. De surcroit, les
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