Propriétaires d'esclaves en 1848

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Le 25 février 1848, à Paris, les membres du Gouvernement provisoire décident d'abolir l'esclavage. Le décret, finalement signé le 27 avril, libère tous les esclaves détenus dans les colonies françaises. Les maîtres, eux, qui sont-ils? Une liste de procès qui leur sont intentés pour sévices illégaux sur leurs esclaves nous révèle quelques-uns de ces propriétaires békés de la Martinique, de Guyane, du Sénégal et de la colonie suédoise de Saint-Barthélemy.

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Date de parution 01 septembre 2011
Nombre de visites sur la page 816
EAN13 9782296467835
Langue Français

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Propriétaires düesclaves en 1848 Martinique, Guyane, Saint-Barthélemy, Sénégal
Oruno D. LARA et Inez FISHER-BLANCHET
Propriétaires düesclaves en 1848 Martinique, Guyane, Saint-Barthélemy, Sénégal
Cet ouvrage est le volume 2 de la publication des travaux réalisés par ses auteurs sur les propriétaires d’esclaves des colonies françaises en 1848. Un premier volume, relatif à la Guadeloupe, est paru chez le mêmeéditeur en 2010 :Guadeloupe. Propriétaires dòesclaves en 1848, Paris, Éditions L’Harmattan.
AVERTISSEMENT PRÉLIMINAIRE En vertu de la législation en vigueur, relative à la propriétéintellectuelle et à la protection des œuvresécrites, tout emprunt au texte du présent ouvrage devra porter en référence la mention de son titre et des noms de ses auteurs.
En couverture : fer d’esclave, Musée de Saint-Malo cliché «L’Escale Photo », Saint-Malo.
Ouvrage publiéavec le concours du Centre de Recherches Caraïbes-Amériques – CERCAM cercam@wanadoo.fr Site/blog : Oruno-D-Lara-Cercam-le blog.com
© LÈHarmattan, 2011 5-7, rue de lÈEcole-Polytechnique, 75005 Paris
http://www.librairieharmattan.com diffusion.harmattan@wanadoo.fr harmattan1@wanadoo.fr
ISBN : 978-2-296-56123-6 EAN : 9782296561236
Aux Femmes
Aux Hommes
Aux Enfants
Devenus libres en 1848
Et à leurs descendants
A tous nos ancêtres Nègres
Originaires de
Guadeloupe
Martinique
Guyane
Saint-Barthélemy
Sénégal
Qui se sont réappropriéleur identité
Leur force de travail et leur Histoire
«¦ Les Nègres n’ont été introduits (dans la colonie) que pour y demeurer dans l’état d’esclaves : première tache qui s’étend sur tous leurs descendants et que le don de liberténe peut effacer¦»
César-Gabriel de CHOISEUL, duc de PRASLIN, ministre de la Marine 7 janvier 1767.
PRÉFACE
Après la publication en mai 2010 de la liste des propriétaires desclaves de Guadeloupe en 1848,nous présentons au lecteur les relevés de noms de propriétaires concernant quatre autres colonies françaises : la Martinique, la Guyane, Saint-Barthélemy et le Sénégal. Comme pour la Guadeloupe, ces dénombrements ontétéréalisés en croisant des sources diverses. Le problème posédans le premier volume,Guadeloupe. Les propriétaires d’esclaves en 1848, par Oruno 1 D. LARA et Inez LARA , peut être posédans des formes semblables pour la Martinique et la Guyane. En revanche, il se simplifie dans le cas des deux autres colonies, Saint-Barthélemy et le Sénégal, où, par exemple, ne parurent pas de déclarations affichées de marronnage ou desclaves suppliciéset remboursés à leurs propriétaires, oùles éventuels procès de maîtres pour sévices ne firent pas lobjet de relevés spécifiques. Il faut se résoudre à inventorier les noms de propriétaires en se fondant uniquement sur des tableaux dressés pendant lémancipation générale. Cequi, nous le savons, nous empêche de connaître un lot de possesseurs qui se sont séparés de leurs esclaves peu avant labolition de lesclavage, pour des raisons diverses. Cette observation concerne surtout la colonie suédoise, lîle de Saint-Barthélemy qui a mis pratiquement une trentaine dannées avant de sextirper du système esclavagiste.
1 Paris, Editions LHarmattan, 2010.
Propriétairesd’esclaves en 1848
Pour des raisons évidentes, linventaire des propriétaires de la Martinique se détache nettement de celui des trois autres colonies.
Guadeloupe. Martinique. Des îles inextricablement liées dans lhistoire.
Guadeloupe et Martinique, deux colonies sous un même oppresseur, la France. Une histoire commune, certes, qui les rend indissociables du même contexte colonial. Qui se risquerait à vouloir esquisser une histoire de la Martinique sans parler de la Guadeloupe irait à la catastrophe. Une histoire de la Guadeloupe est inimaginable sans son versant martiniquais,étant donnéles rapports de ladministration coloniale, les liaisons familiales des populations békés, les fonctions et lactivité de larmée ou de la marine aux îles¶ Et pourtant, que doppositions entre les deux colonies insulaires !
Entre la Guadeloupe et la Martinique, le système colonial, depuis 1635,a façonné des écarts qui se distinguent à vue dœil. Deux colonies si dissemblables! La Martinique occupe jusquen 1714- date à laquelle fut crééle Gouvernement général de Saint-Domingue - une place prépondérante sur léchiquier colonial français, dans larc oriental des Caraïbes. La colonie oùréside le gouverneur général des îles du Vent et Sous le Vent, abrite également lintendant et une administration qui contrôle les autres colonies de la région. Cette suprématie coloniale de la Martinique explique, en partie, limportance que revendiquent les colons planteurs de lîle, qui veulent se démarquer par des noms et des titres ronflants.
Nous suivons pour la Martinique et, dans la mesure du possible, pour les deux autres colonies - sauf Saint-Barthélemy - le même développement que pour la Guadeloupe. Un sommaire qui apparaît sous cette forme :
I -Comment dénombrer les propriétaires d’esclaves? II - Les opérations préparatoires dans la colonie III - La liquidation IV - La liste définitive LT (Liste Totale) des propriétaires d’esclaves
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